mardi, 18 octobre 2011

Spin's doctor et " stratégie digitale"

jpg_jpg_annemeaux-7e849.jpgEmakina.fr est chargée de piloter le marketing Internet de l'UMP. Cette agence de 50 personnes appartient à un groupe coté à Bruxelles ( 350 personnes et 31,8 millions d'euros de CA en 2009). Elle vient de confier ses propres problématiques de communication à Anne Méaux, fondatrice de l'agence de communication Image Sept et grande prêtresse du lobby historique des personnalités de droite.

> " L’UMP, Anne Méaux et Emakina sont dans un bateau."OWNI

" L'UMP est un client à risque. Isobar et Guillaume Multrier, ex-directeur général d'Aegis Media, en ont fait la douloureuse expérience. Agence digitale du parti au pouvoir sous la présidence de Xavier Bertrand et la houlette du publicitaire Christophe Lambert, Isobar avait lancé en janvier 2010 le réseau social «les créateurs de possibles» dont la fermeture en janvier dernier a mis le parti, repris par Jean-François Copé, en grande difficulté. L'UMP qui s'était constitué une base de données de 300 000 sympathisants en 2006, après dix-huit mois de campagne e-marketing, est très en retard à moins d'un an de la présidentielle."

> Emakina.fr mobilisée par l'UMP - Stratéghie.fr

- L' Histoire pas à pas : 2010 -

Anne Méaux,  présidente d’Image 7 - 15 millions de chiffre d'affaires  -, conseille utilement les plus grands patrons français  du CAC 40 : François Pinault, Jean-Charles Naouri (Casino), Henri Proglio (Veolia) , Alain de Pouzihac (France 24), etc.

Image 7, en contrat avec le Ministère des Affaires étrangères depuis 2008, avait également conseillé l'inénarrable Kouchner, après la publication du livre de Pierre Péan. Sans oublié l'ex-dictateur Ben Ali pour qui Anne Méaux a géré la Communication extérieure de la Tunisie tout comme sa société  y a organisé des séjours pour industriels et journalistes :

" du 20 mai au 24 mai 2009, Etienne Mougeotte (Le Figaro), Nicolas de Tavernost (M6), Dominique de Montvalon (Le Parisien) et Alain Weil, patron de RMC-BFM TV seraient partis à Tunis avec leurs épouses ;  du 22 juin au 24 juin 2007, Michel Schifres et Marie-Ange HorlavilleGérard Gachet, ancien de Valeurs actuelles, serait parti avec sa femme en vacances à Tozeur cinq jours ;  fin 2004, Image 7 aide Françoise Laborde, alors présentatrice du JT de France 2, à organiser un réveillon à Zarzis avec son compagnon et ses deux enfants. Devenue depuis membre du CSA, elle reviendra en 2010 en vacances et bénéficiera d'une voiture avec chauffeur. (Nolwenn Le Blevennec) (journaliste du Figaro spécialiste du luxe) auraient bénéficié d'un séjour VIP dans la capitale tunisienne ; en juin 2004,

Anne Méaux, est  une grande amie de Christine Ockrent, femme de Kouchner et directrice générale du holding France Monde et de son président, Alain de Pouzilhac, tous deux sous la tutelle de Bernard Kouchner , l' honnête diplomate désintéressé que la planète nous envie.

Comme " Toute entreprise ou institution française ou internationale doit accompagner sa politique de développement d’une stratégie de communication maîtrisée afin de gérer son image et d’asseoir ainsi sa crédibilité." - à quoi ça tient la crédibilité !

Anne Meaux, chevalier de la Légion d'Honneur, a évidemment pris fait et cause pour Woerth,  et elle prodigue à la bête traquée dans l'horrible chasse à l'homme,  ses conseils de relooking & packaging comme elle le fit d'ailleurs pour l'ex-garde des Sceaux, mais là c'était à l'œil  : " un coup de main bénévole et gratuit à Rachida Dati, par solidarité féminine".

Anne Méaux a commencé sa carrière de communicante dans la politique : jeunesse d'extrême droite (GUD Assas, Ordre Nouveau) , services de presse de Valéry Giscard d'Estaing, puis d'Alain Madelin... Nul doute que la contre-offensive médiatique - "notre société de défiance ne croit plus ce qu'on lui dit " - sera un triomphe.

_-_-_

> "Anne Méaux, reine de com’ " - Portrait par Fred Lonah - 2009 - Bakchich-info

> " Le Canard épingle des journalistes hôtes de Ben Ali - Nolwenn Le Blevennec - Rue89

> "Le secret du succès médiatique d'Eric Woerth "-  sur le blog Rimbus

> Messire, un Sarrasin" ( à propos de "Bernard Kouchner, les limites d’une marque"- le blog du Grand Charles

> Woerth, Joyandet, Blanc: qui paye la propagande gouvernementale ? - Marianne 2 Sarkofrance - 7 juillet

jeudi, 01 septembre 2011

Stratégie élyséenne

"Je n'aime pas la politique de l'ordure, car c'est dans cela qu'on est aujourd'hui",

Alain Juppé, Premier ministre

Les services de renseignement français ont bien espionné Gérard Davet, journaliste au Monde pour tenter d'identifier ses sources dans l'affaire Bettencourt. Le quotidien résume la situation : En espionnant un journaliste, le pouvoir n'a pas hésité à bafouer la législation sur les écoutes mais aussi la loi sur la liberté de la presse."

Il y a  un an.. l'Histoire pas à pas.

Arrêts sur Image

"La stratégie élyséenne : diffuser des extraits d'audition tronqués"

"Un pouvoir politique écartelé entre le désarroi et la fureur, et même pris de panique devant les révélations de la presse sur l'affaire Woerth-Bettencourt. Cela faisait très longtemps que l'on n'avait pas vu cela en France, peut-être même depuis que le Monde avait révélé que le Rainbow Warrior de Greenpeace avait été coulé par des espions français, dans les années 80.

La violence de l'affrontement entre le pouvoir et nos confrères de Mediapart chamboule toutes les lignes de partage entre les nouveaux et les anciens médias, et pose de nombreuses questions sur le rôle, et les méthodes, du journalisme d'investigation en France.

Pour évoquer ces thèmes d'importance avec nous sur le plateau, deux acteurs-clé : Fabrice Lhomme, l'un des auteurs des révélations de Mediapart, et Gérard Davet, qui suit l'affaire au jour le jour pour le Monde."

> RTL : enquête pour "blanchiment de fraude fiscale dans l'affaire Bettencourt

> le dossier de RTL

samedi, 09 juillet 2011

J'abuse... !

La meilleure défonce c'est l'attaque

IL y a un an, Frédéric Lefebvre, prenait les accents d'un Zola de théâtre de boulevard pour dénoncer " certains médias aux relents d’extrême droite et de trotskisme mêlés" quia vait le tort de mettre le nez dans  l'affaire Bettencourt qui secouait alors le monde politique.

"J'attendais qu’une voix s’élève contre ce torrent de boue. L’attente est trop longue !" 

Frédéric Lefebvre

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L'umpiste et porte-parole Lefebvre, ex-député remplaçant   de Santini, a " mal à la politique, mal à la démocratie, mal au peuple, mal à la France".  Aussi a-t-il voulu  commettre un pastiche du fameux "J'accuse...! " d'Émile Zola, publié  le 13 janvier 1898 en première page du quotidien parisien L’Aurore pour défendre Dreyfus contre les antisémites, la droite cléricale et l'armée. (Accusé d'espionnage, Dreyfus fut  condamné par un tribunal militaire à la dégradation et à la déportation dans l'île du Diable..).

Sa tribune, à Lefebvre, est parue dans France-Soir, propriété à 85 %
du jeune Alexandre Pougatchev - fils de  Sergueï Pougatchev, oligarque russe et "banquier de Vladimir Poutine" dont la fortune est estimée à 2,4 milliards de dollars. Précision nécessaire pour apprécier tout le sel de l' accusation lancé contre Médiapart : "  un site aux méthodes inqualifiables financé par un riche homme d’affaires" - à savoir Xavier Niel, présent à hauteur de 3% dans le capital...

En fait le pastiche s'arrête au titre, ce qui n'enlève rien au comique de l'ensemble qui dénonce :

" L’alliance d’une opposition rageuse et sans idées, et de certains médias aux relents d’extrême droite et de trotskisme mêlés, auxquels s’ajoute la vengeance de riches fraudeurs qui ne pardonnent pas à un ministre de les avoir combattus… Cette alliance immonde veut mettre à bas les principes qui fondent notre société. J’attendais qu’une voix s’élève contre ce torrent de boue. L’attente est trop longue ! Je le fais, moi, en sachant parfaitement qu’une fois de plus le " système " va me prendre pour cible car il n’aime pas les vérités qui dérangent, et qu’on va me dire en " service commandé".

A comparer avec le combat de Zola qui, dans une lettre à sa femme, datée du 24 novembre 1897, commentait son premier article sur l'affaire Dreyfus à paraître le lendemain dans Le Figaro - rien à voir avec l'actuel.

" Tu ne sais pas ce que j’ai fait ? Un article, écrit en coup de foudre, sur Scheurer-Kestner et l’affaire Dreyfus. J’étais hanté, je n’en dormais plus, il a fallu que je me soulage. Je trouvais lâche de me taire. Tant pis pour les conséquences, je suis assez fort, je brave tout !

Ah ! la dure vie des martyrs contemporains et modernes de la Vraie Vérité Véridique ! Les temps ont bien changé...

"Il y eut un sursaut. La bataille pouvait recommencer. Toute la  journée dans Paris les camelots à la voix éraillée crièrent L’ Aurore, coururent avec L’Aurore, en gros paquets sous le bras, distribuèrent L’Aurore  aux acheteurs, empressés. Ce beau nom de journal, rebelle aux enrouements, planait comme une clameur sur  la fiévreuse activité des rues. Le choc donné fut si extraordinaire  que Paris faillit se retourner."

Charles Péguy,
Cahiers de la Quinzaine, 4 décembre 1902.

Attendons le sursaut. Attendons le retournement.

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> La lettre de Zola au Président de la République Félix Faure - Wikisource

red : 08/07/2010

vendredi, 14 janvier 2011

"Prise illégale d'intérets"


1468841874.jpgL'ancien ministre du Budget puis du Travail Eric Woerth devra s'expliquer devant les juges d'instruction de la cour
de la Cour de Justice de la République. Elle  est chargée de juger des délits commis par un ministre en fonction au moment des faits et, dans le cas présent, d'une "prise illégale d'intérets" à propos de la vente de l'hippodrome de Compiègne.

- Les copains d'abord-

Juste avant son transfert au ministère du Travail, en mars 2010, le encore-ministre du Budget Woerth  organisait la vente de l’hippodrome de Compiègne à des amis d’amis.
Il s’était assuré de la cession d’une parcelle sur laquelle est installé l’hippodrome de Compiègne, situé dans son département de l’Oise, contre un chèque de 2,5 millions d’euros.
France Domaine a reçu l’ordre de céder la soixantaine d’hectares à la Société des courses de Compiègne (SCC), l’association qui en était jusqu’à présent simple concessionnaire.

> Exclusif : quand Woerth bradait le domaine pour faire plaisir aux copains - Daniel Bernard - Marianne

- Passion de  famille-

"Mme Woerth qui crée sa société, une écurie réservée aux femmes qui s'appelle Dam's. Vous pouvez aller sur son site... Elle a créé cette association avec qui ? Avec un certain nombre de femmes dont Mme Nathalie Belinguier qui, à l'époque où cette écurie a été créée, n'était rien d'autre que la femme du patron du PMU",

Noël Mamère dénonçait ainsi un "conflit d'intérêts" entre la création par Florence Woerth de l' écurie - sise à Chantilly, "ville  princière et capitale du Cheval" dont le maire est sa crème de mari -  et le fait que "quelques mois plus tard", le même  mari, ministre du Budget qui  "vit modestement, aime la montagne et la varappe", ait présenté une loi sur l'ouverture des jeux en ligne,

mardi, 11 janvier 2011

A dada sur mon bidet ! Les écus rient (6) - Signe extérieur de pitrerie -

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Les burlesques en liberté

C'est le Haras des Bréviaires - le bien nommé - qui est en charge de Kheir,  cheval barbe arabe, blanc, offert par  en 2007 par le président algérien Abdelaziz Bouteflika à Sarkozy.
Le haras, proche de Rambouillet, accueille les meilleurs étalons de France appartenant à l'Etat ainsi que les éleveurs qui viennent de concert avec leurs juments assaillir, et ce dans l'espoir d'obtenir des poulains aussi vigoureux que le papa… Ah, l'amour !

Selon son entraîneur, Kheir " est une vraie vedette, très joueur ". De plus il montre "montre une prédisposition certaine à monter sur le tabouret et adore se coucher" et c'est pourquoi  son  numéro équestre burlesque,  au programme  du dernier salon du cheval, fin 2010, fut justement intitulé "les pitreries du cheval du Président"

Face à l'outrage, coup de sang de l'Élysée !  Pilonnage de la plaquette de présentation malséante, supression de la  référence Sarkozy/Bouteflika et  de la mention  " numéro burlseque en liberté", nouvelle plaquette et nouveau titre  " Kheir en liberté ". Coût de l'opération : "quelques dizaines de milliers d'euros".

> Nouvel Obs, Libération, Cavadeos

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lundi, 15 novembre 2010

Aux innocents les mains pleines

"Si je dis à Eric de partir, ça voudra dire qu'il y a quelque chose."

Sarkozy - 30 juin 2010

Woerth souhaitait rester au gouvernement après le remaniement et ce pour deux raisons : "La première est que je considère qu'il n'y a pas d'"affaire Woerth"...  "On a beau depuis quatre mois salir mon nom et celui de ma famille, j'ai ma conscience pour moi". "La seconde raison est que je bénéficie du soutien du président de la République."

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Après son départ forcé du gouvernement, Woerth  ne redevient pas pour autant un justiciable ordinaire.  Il retrouvera automatiquement son siège de député et jouira d'une bénéficiera d'une immunité parlementaire qui empêche un juge d'instruction de recourir à des mesures coercitives - sauf si cette immunité est levée par un vote du bureau de l'Assemblée nationale à Pâques, à la Trinité ou aux calendes grecques.

"Eric est loyal, compétent ; il est dur sur le fond, souple sur la forme",

Sarkozy 30 juin 2010

11:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : woerth, sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 04 novembre 2010

Woerth ou Woerth ?

Charité bien ordonnée...

Vent-de-Liberté rappelle que le Canard enchaîné du 14 octobre raconte qu' Eric Woerth, alors ministre des comptes publics à Bercy, sauva le système de retraite très avantageux des conseillers régionaux de Picardie en faisant intervenir une filiale de la Caisse des dépôts et consignations. 
or il se trouve que Woerth a été conseiller régional de Picardie de 1986 à 2002. Le ministre Woerth serait donc intervenu pour sauver la retraite bonus du conseiller Woerth.

> Politique.net "

"En 1990. Éric Woerth, 34 ans,  est simple conseiller municipal à Chantilly. Il est  le directeur général de l’Agence de développement de l’Oise (ADO), organisme que préside son ami Jean-François Mancel, patron de la droite départementale et du conseil général. (...)  Éric Woerth flirte avec le conflit d’intérêts. La sanction tombe le 26 janvier 1990. Un arrêt du Conseil d’État annule son élection au conseil municipal de Chantilly. Exerçant aussi un mandat de conseiller régional, il préfère démissionner de l’ADO.  "

>
Quand Woerth était épinglé pour " gestion dispendieuse" Le Courrier

> et sur ce blog

12:01 Publié dans "Vent de Liberté", Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : woerth | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 21 octobre 2010

Comment couler un journal

Depuis  2007, Rue89 a été plusieurs fois poursuivi pour diffamation sans jamais perdre un procès...

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Aujourd'hui c'est Eric Le Moyne de Serigny, conseiller très spécial du ministre du Travail Eric Woerth - son nom n’apparaît pas dans l’organigramme officiel du cabinet- , qui  poursuit  Rue89 et réclame la modique somme  de cinq millions d'euros ( 5 000 000 € ) pour un " préjudice irréversible " ainsi que "  la publication du jugement sur la page d'accueil de Rue89 pendant un minimum d'un an, le retrait de l'article en question sous astreinte de 5 000 euros par jour de retard .
Du jamais vu et d
e quoi couler le journal en ligne.

Sont visés par cette plainte le directeur de la publication de Rue89  et le journaliste David Leloup pour un article paru le 28 septembre 2010 sous le titre :
« Serigny, conseiller de Woerth, ange du paradis fiscal panaméen. »
David Leloup y  révélait comment le conseiller du ministre du Travail avait été administrateur de sociétés off-shore basées dans des paradis fiscaux, et serait toujours administrateur de trois d'entre elles aujourd'hui.

"Un conseiller de Woerth réclame 5 millions d'euros à Rue89"  - Par Pierre Haski.


En août, une enquête très complète de France Inter sur " la double casque du discret conseiller d'Eric Woerth" rappellait les nombreuses activités de ce personnage méconnu : 

  • Conseiller d'Eric Woerth aux ministères du Budget puis du Travail ;
  • Proche des grands donateurs de l'UMP, lorsqu'Eric Woerth en était le trésorier ;
  • Président du directoire de la société d'investissement Alternative Leaders France ;
  • Administrateur du groupe Imerys, spécialisé dans les minéraux industriels, et détenu par deux milliardaires connus et proches de Nicolas Sarkozy, le Belge Albert Frère et le Canadien Paul Desmarais.

lire aussi > Woerth : les relations gênantes de Serigny, conseiller de l'ombre, par François Krug - Rue89

lundi, 13 septembre 2010

Cabinet noir et petites choses

Le Monde a décidé de porter plainte contre X pour violation du secret des sources d'un de ses journalistes, après la révélation d'une enquête menée par le contre-espionnage (DCRI) dans l'affaire Bettencourt-Woerth.

Comme le rappelle le quotidien dans son éditorial du 13 septembre
"Le Monde", l’Elysée et la liberté d’informer:

"La loi est sans équivoque : "Le secret des sources des journalistes est protégé dans l'exercice de leur mission d'information du public. " C'est sous la présidence de Nicolas Sarkozy que cet article a été ajouté à la loi sur la presse. C'est sous sa présidence qu'il vient d'être transgressé.
Il y a quelques semaines, un service de l'État a été mis à contribution pour identifier la source d'un journaliste du Monde qui enquêtait sur l'affaire Woerth-Bettencourt.
Une initiative décidée en violation du principe qui institue les journalistes en nécessaire contre-pouvoir.
"

Mais il est toujours plus simple de commander les ténèbres que de faire la lumière.

La loi précise également :

" Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi."

Encore faut-il ne pas confondre l'intérêt public et l'intérêt du pouvoir,  l’intérêt général et les intérêts particuliers...

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> Editorial : "Le Monde", l’Elysée et la liberté d’informer

> LOI n° 2010-1 du 4 janvier 2010 relative à la protection du secret des sources des journalistes - legifrance.gouv

samedi, 11 septembre 2010

Le nez rouge à rebondissements

On les paye très cher,
mais qu'est-ce qu'on s'marre !

Woerth  - alors ministre du travail - serait intervenu en 2009 en faveur du dégrèvement fiscal d’un casinotier impliqué dans les jeux d’argent en ligne. Alors qu'en vérité "  dans ce dossier, Eric Woerth a suivi strictement la position de l'administration fiscale qui considérait que les éléments apportés par le contribuable concerné conduisaient à réduire le montant du redressement" communique-t-on de source proche bien informée.

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Pour faire taire la rumeur calomniatrice qui n'en finit pas de rebondir, le parti du président a décidé de s'attaquer à la racine du mal :

"L'UMP soutient corps et âme son ministre. Elle le fait aussi via internet. Le mot " perquisition " tapé sur Google renvoyait hier sur le site de l'UMP, grâce à un achat de mot-clé par le parti majoritaire souhaitant rectifier l'usage, selon lui abusif du terme, après une opération de police visant son siège parisien dans l'affaire Bettencourt. Résultat : à la requête " perquisition" sur Google répondait l'affichage en tête de page d'un lien proclamant " l'UMP pas perquisitionnée "Le Progrès


18:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : woerth, ump, sarkozysme, droite, affaires | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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