samedi, 31 mars 2012

Sidaction 2012

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Le 12 mars dernier, Line Renaud et Pierre Bergé ont donné officiellement le départ du Sidaction 2012 en compagnie des présidents des médias partenaires. Plus de 600 personnes avaient répondu présentes à l’occasion de la soirée de lancement.

Vous pouvez dès à présent faire votre don soit directement sur le site internet, soit en composant le 110 ou par SMS au 33 000.

De Lionel


Le sida, la gauche et les sujets qui fâchent

Act Up-Paris invite à une discussion publique les candidatEs PS, EELV, Front de Gauche et NPA

publié en ligne : 30 mars 2012

Dans le cadre de son action autour des élections, “Sida : battre la campagne”, Act Up-Paris organise une discussion publique avec les représentantEs des partis de gauche suivants : PS, EELV, Front de Gauche, NPA. Cette réunion aura lieu le jeudi 12 avril, à partir de 19 heures. Elle abordera les questions liées aux drogues, aux malades en prison, au travail du sexe et à l’impact de la politique migratoire sur la santé des personnes.

Pourquoi une discussion publique sur “les sujets qui fâchent” ?

Ces sujets sont centraux dans la lutte contre le sida. Notre expérience de malades, celle du terrain et la recherche scientifique ont largement montré que la discrimination, la stigmatisation et la répression font le jeu de l’épidémie, détournent les personnes des dispositifs de prévention, de dépistage et de soins. Dès lors, une politique de gauche ne peut faire l’économie de positions fortes sur ces questions.

Nous avons pris acte de certains des engagements de la gauche dans les domaines de la santé publique et de la lutte contre les discriminations. Nous nous battrons pour aller plus loin.
Mais il reste des sujets où les débats sont bien plus difficiles à obtenir alors que ceux-ci seraient déterminants pour la lutte contre le sida : certaines de nos propositions, pourtant de bon sens, font débat au sein des partis de gauche. Elles font même parfois chez certains l’objet de propositions contraires aux impératifs de santé.

Enfin, ces sujets sont vitaux, et pourtant peu médiatisés. C’est pourquoi nous avons choisi d’en faire le thème central de cette discussion publique.

Pourquoi n’inviter que les partis de gauche ?

Le Modem refuse l’égalité des droits pour les LGBT. Si François Bayrou ne nous considère pas comme des citoyenNEs à part entière, pourquoi le considérerions-nous comme un candidat avec qui nous devrions dialoguer ?

Cela vaut aussi pour l’UMP. Mais il y a plus. Au cours des dernières semaines, le parti de Nicolas Sarkozy a montré à quel point il ne respectait pas ses engagements. Malgré les promesses de Xavier Bertrand, les séropos ne peuvent toujours pas bénéficier de soins funéraires. Malgré les déclarations de Jean-François Copé, Christian Vanneste est toujours membre de l’UMP.

Après 10 ans d’une des droites les plus violentes envers les malades et les minorités, celles et ceux qui parmi nous ont survécu au sarkozysme veulent arrêter de survivre. Nous ne voulons plus avoir à faire à cette droite qui nous hait, qui a mis en place des impôts sur notre état de santé, démantèle les hôpîtaux, accumule les propos et les lois racistes ou xénophobes, pratique l’homophobie institutionnelle, renvoie dans des pays où elles ne pourront se soigner des personnes gravement malades, privilégie l’obscurantisme idéologique et la répression à la science, aux droits humains et aux impératifs de santé sur tous les sujets qui seront au coeur de ce débat.
Nous n’avons jamais voulu dialoguer avec le FN, nous ne dialoguerons pas avec celles et ceux qui appliquent sa politique.


La sida, la gauche et les sujets qui fâchent : Discussion publique avec le PS, EELV, le Front de Gauche et le NPA

Jeudi 12 avril, 19 h-22 h - Ecole des Beaux-Arts, Amphithéatre des Loges  14 rue Bonaparte, Paris 6ème - M° Saint-Germain-des-Prés

15:10 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sidaction, actup | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 24 novembre 2010

Tout recul sauf le SIDA....

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Manifestation à l’appel d’Act Up-Paris, Actions Traitements, Aides, Centre LGBT Paris-IDF, Chrétiens et sida, Comède, ELCS, Le Kiosque Infos Sida, Les petits bonheurs, RAAC/sida, Sidaction, Solidarité sida et Tjenbe Red.

Nous voulons l’accès universel aux traitements du sida, comme s’y sont engagés les dirigeants des pays du G8 il y a 5 ans. Au lieu de quoi, les trop faibles contributions au Fonds mondial de lutte contre le sida vont faire reculer les mises sous traitements.

Nous voulons davantage de prévention pour enrayer la progression de l’épidémie. Au lieu de quoi, l’INPES se contente de faire « passer le message ».

Nous voulons des traitements moins toxiques pour tous et toutes. Au lieu de quoi, des molécules obsolètes sont toujours prescrites dans les pays en développement parce que les pays riches ne tiennent pas leurs promesses.

Nous voulons le respect des droits humains. Au lieu de quoi, des sexworkers, des trans, des pédés, … se contaminent parce que stigmatiséEs, excluEs.

Nous voulons que les étrangerEs malades aient accès aux soins et à des papiers. Au lieu de quoi, le gouvernement français remet en cause le droit au séjour pour soins et l’Aide Médicale d’État pour draguer l’extrême droite.

Nous voulons que l’industrie pharmaceutique accélère ses recherches sur de nouvelles molécules pour traiter les co-infections VIH/VHC. Au lieu de quoi, les laboratoires lobbyent contre les génériques.

Nous voulons des salles de consommation de drogues à moindre risques. Au lieu de quoi, les politiques de réduction des risques en direction des usagerEs de drogues sont pénalisées au profit du tout répressif.

Nous voulons que le système hospitalier français permette un accès à des soins de qualité pour touTEs. Au lieu de quoi, les pouvoirs publics oeuvrent chaque jour un peu plus à son démantèlement.

Nous voulons cesser de voir des détenuEs mourir en prison parce que la suspension de peine pour raisons médicales n’est pas suffisamment appliquée. Au lieu de quoi, les politiques sécuritaires continuent de surcharger les prisons.

Nous voulons des mesures à la hauteur de l’urgence de l’épidémie dans les départements français d’Amérique.

Enrayer cette épidémie c’est possible. Trouver de nouveaux traitements c’est possible. Garantir l’accès universel aux traitements c’est possible. C’est une question de financement et de volonté politique. Hélas, aujourd’hui…