mercredi, 12 novembre 2008
Entre les lignes
Musée du Quinquennat
Monument aux mots : B comme BEAUCOUP
Je lis dans une dépêche de l'AFP que :
"Nicolas Sarkozy a célébré mardi l'armistice de la guerre de 1914-1918 en rendant hommage à tous ses morts "sans exception", y compris les mutins ou les déserteurs fusillés "
C'est ce que je lis, c'est-ce que j'entends, mais ce n'est pas ce que j'ai entendu ni ce que j'ai lu.
Dans son discours Sarkozy dit que :
"(..) beaucoup de ceux qui furent exécutés alors ne s’étaient pas déshonorés, n’avaient pas été des lâches mais que simplement ils étaient allés jusqu’à l’extrême limite de leurs forces. "
Il n'est fait mention ni de déserteurs ni de mutinés. C'est une de ces phrases auberge espagnole où l'on est supposé prendre ce qu'on est venu y chercher. La phrase n'aurait pas du tout eu la même signification ni la même portée sans " beaucoup", mais le sarkosysme se cache dans ce genre de détails.
Parmi les 600 fusillés, pour séparer " le bon grain de l'ivraie ", il faudrait réexaminer la situation des fusillés de 14-18 "au cas par cas ".
D'une part Il y a fort à parier que la droite ne ne veuille pas mettre en avant le droit à la désobéissance pour des sodats ( voir Afghanistan) ; d'autre part comme le fait remarquer l'historien Jean-Jacques Becker :
"ces soldats ont été jugés par les tribunaux militaires, il y a sans doute eu des erreurs judiciaires mais la forme a été respectée."
Ce serait donc à la Justice de vérifier si des faits nouveaux concernant chacun de ces soldats fusillés est susceptible de faire naître un doute sur leur culpabilité. Dossiers perdus, témoins morts...Rendez-vous aux calendes grecques.
Beau coup !
09:35 Publié dans - Museum du Quinquennat, - Paroles vues, - Zectionnaire, > B, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : 11 novembre, sarkozy, mutinés, fusillés |
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