samedi, 18 mai 2013

Modèle allemand & social libéralisme

En France, oser critiquer le fameux « modèle allemand » relève de l’hérésie voire de la xénophobie.  Pour  Pierre Rimbert, ce  modèle est :

" l'expression synthétique de la doctrine économique portée par les élites européennes qui associe austérité budgétaire (réduire le déficit de l’Etat et la dette), austérité monétaire (monnaie forte, lutte contre l’inflation) et austérité salariale.

Ce dernier volet, mis en œuvre par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder dans les années 2000 et systématisé depuis par la droite allemande, repose lui-même sur deux principes. Premièrement, « activation » coercitive des chômeurs par le rabotage des prestations sociales et l’obligation d’accepter des emplois mal payés (les « mini-jobs »). Deuxièmement, création d’un marché du travail flexible et précaire destiné à accueillir ces nouveaux salariés des services dans un pays dépourvu de salaire minimum ; des accords syndicaux de branche troquent simultanément le maintien dans l’emploi des salariés de l’industrie contre la rigueur salariale et l’aménagement du temps de travail à la convenance de l’employeur. Ainsi cet appareil productif rendu « compétitif » par la baisse des « coûts du travail » et dopé par une fiscalité accommodante se tourne-t-il vers l’exportation et la conquête des marchés émergents. "

>  Le « modèle allemand » ou comment s’obstiner dans l’erreur par Pierre Rimbert, lundi 6 mai 2013

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Rappel

Social-démocratie allemande :  être aux affaires

Gerhard Schröder a donc réussi sa politique méthodique de destruction du système allemand en  s'inspirant des choix de Tony Blair - autre social démocrate - et du "libéralisme social"  :

  • destruction du marché du travail, 
  • baisse des prestations sociales,
  • mise en pièces du système des retraites.

Le 14 mars 2003, devant le Bundestag, le chancelier présentait son programme baptisé "Agenda 2010" et y allait du refrain bien connu : " Nous allons devoir couper dans les prestations de l'Etat, encourager la responsabilité individuelle et exiger plus d'efforts de chacun".

Seront mis en place au nom de l'esprit de sacrifice :

  • la fin de la gratuité des soins et des médicaments avec l' introduction d'une taxe financière de 10 euros lors d'une visite médicale particulièrement lourde pour les malades chroniques souvent à faibles revenus;
  • la réduction des allocations chômage : coupe dans les prestations par la fusion de l'assitance chômage et de l'aide sociale; réduction de la durée de la perception de l'assurance chômage par les salariés " seniors ";
  • la facilitation des licenciements dans les petites entreprises et l'obligation pour les chômeurs d'accepter la 2ème proposition d'emploi;
  • la modération salariale - pour ne pas dire la perte du pouvoir d'achat.

L'Allemagne n'a pas de salaire minimum légal. Les diverses réformes du marché du travail adoptées sous Schröder (les lois "Hartz") facilitent le recours aux travailleurs intérimaires et encourage le développement massif de "mini-jobs" pour un salaire compris entre à  400 euros et 800 euros par mois.  Entre 2009 et 2010, plus de la moitié des créations d’emploi  ont concerné du travail intérimaire, et les trois-quarts des emploi du travail précaire.

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> "Le Nouveau centre, digne héritier du social-libéralisme de Gerhard Schröder " Laureline Dupont - Marianne - 20 Novembre 2011

> Les lois Hartz : "Les réformes du marché du travail mises en place par Schröder s’inspirent largement de la Commission Hartz, qui a déposé son rapport en 2002. À ce jour, le gouvernement allemand a adopté quatre Lois sur la prestation de services modernes sur le marché du travail (Die Gesetze für moderne Dienstleistungen am Arbeitsmarkt, I und II), dites "Lois Hartz".

> "En Allemagne, un salarié sur quatre est précaire" Par Rachel Knaebel - Bastamag

> "Les dessous de l’Allemagne " Blog d’information politique et sociale sur l’Allemagne – injustices, inégalités, pauvreté, répression, le plan Hartz et ses conséquences, le paragraphe 129a, protection de la vie privée – liste non exhaustive.

> Les réformes sociales en Allemagne : l'agenda 2010 du gouvernement Schröder -  Brigitte Lestrade - Cerfa - 2004 

> " Comment Gerhard Schröder a restauré la compétitivité allemande " Slate.fr

Reconversion juteuse

Dès 2005, l'ex-chancelier Schröder a su mené de main de maître sa reconversion:

  • Janvier 2006, il devient conseiller pour les questions de politique internationale de Ringier, le plus grand groupe de presse suisse. Pour "explorer les marchés en Chine et en Europe de l'Est", son  salaire est estimé à 150 000 euros par an.
  • Il conseille également la Banque Rothschild. " L'agence américaine Walker l'a sur ses listes d'orateurs prêts à traverser le globe pour donner du lustre à de grandes réunions d'affaires, à New Delhi à l'occasion d'un obscur «Conclave 2006» ou à Vienne pour les dix ans d'un fonds d'investissement qu'il aurait conspué il y a six mois encore. Les honoraires sont secrets, " ( le Figaro)

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> "Schröder et Fischer, rois du pétrole " , Pascale Hugues - Le Point - 15-12-2011-   "L'ex-chancelier et son ministre se sont lancés dans de juteuses affaires."

>" Gazprom : la reconversion de M. Schröder scandalise la Pologne " Le Monde - 13.12.05

> "Schröder nommé à la direction du pétrolier russe TNK-BP" - Elisabeth Studer Le Blog Finance - 18-01-2009

> " La tapageuse reconversion de Gerhard Schröder " , Pierre Bocev  - Le Figaro - 15/10/2007

samedi, 27 avril 2013

Le "Thiers Etat"

Les racines historiques de la France

 

Le  "Thiers Etat" 

 
Adolphe Thiers, dit aussi "Foutriquet", le " Nabot monstrueux" ou encore le "Mirabeau-mouche", modèle de l'infâmie. " Agité, aventureux, fanfaron jusqu'à l'âge mûr, Thiers, dans sa vieillesse, apparaissait comme l'incarnation du bon sens " selon les termes de Bainville.
Fameux bon sens qui depuis n'a jamais fait défaut au plus haut sommet de l'Etat - et ce pour notre plus grand malheur.
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« Quand je fus chargé des affaires, j’ eus immédiatement cette double préoccupation de conclure la paix et de soumettre Paris ».
 
Portrait :  toute ressemblance etc... :

" Monsieur Thiers, c’est le petit homme à l’état complet. De l’esprit de la finesse, de l’envie ; de la supériorité par instants,  quand il a réussi à se hisser sur quelque chose ; force gestes pour dissimuler la petitesse par le mouvement ; de la familiarité avec les grands évènements, les grandes idées et les grands hommes, pour marquer peu d’étonnement, et par conséquent quelque égalité ; de l’entrain, du parlage, de l’impertinence, des expédients, de l’abondance, qualités qui prennent les gens très médiocres ; dans la conservation, ni rayons, ni éclairs, mais cette espèce particulière d’étincelles qui éblouit les myopes ; dans le style, beaucoup de vulgarité naturelle, que le gros des lecteurs érige en clarté ; par-dessus tout de l’aplomb, de l’audace, de la confiance, taille basse et tête haute : derrière soi, à portée de la main, dans le bagage, une foule de théories de toutes dimensions, c'est-à-dire des échelles pour monter à tout."

Victor Hugo,  Choses vues

" La République sera conservatrice ou ne sera pas ! "

Avide de pouvoir et d'argent, Thiers  représentait si bien le modèle de la bourgeoisie louisphilipparde que Balzac s’en inspirera pour camper Rastignac, type du jeune provincial arriviste. Bourgeois monarchiste en début de carrière, l'ambitieux Thiers finira républicain conservateur et président de la III République.
" Thiers, ce nabot monstrueux, a tenu sous le charme la bourgeoisie française pendant plus d'un demi-siècle, parce qu'il est l'expression intellectuelle la plus achevée de sa propre corruption de classe. Avant de devenir homme d'État il avait déjà fait la preuve, comme historien, de sa maîtrise dans le mensonge. La chronique de sa vie publique est l'histoire des malheurs de la France.

Allié des républicains avant 1830, il se faufile au ministère sous Louis-Philippe, en trahissant son protecteur, Laffitte. Il s'insinue dans les bonnes grâces du roi en provoquant des émeutes contre le clergé, au cours desquelles l'église Saint-Germain-l'Auxerrois et l'archevêché furent pillés, et en se faisant l'espion-ministre, puis l'accoucheur-geôlier de la duchesse de Berry. Le massacre des républicains, rue Transnonain,  et les infâmes lois de septembre contre la presse et le droit d'association, qui l'ont suivi, furent tous deux son œuvre.

Quand il reparut comme président du Conseil en mars 1840, il étonna la France par son plan de fortifications de Paris. Aux républicains, qui dénonçaient ce plan comme un complot perfide contre la liberté de Paris, il répliqua, de la tribune de la Chambre des députés :
Eh quoi ! s'imaginer que des fortifications puissent jamais mettre la liberté en péril !  Et d'abord, on calomnie un gouvernement, quel qu'il soit, quand on suppose qu'il puisse un jour tenter de se maintenir en bombardant la capitale... Mais ce gouvernement-là serait cent fois plus impossible après sa victoire.
 
 
(...) hors de son atmosphère factice, ce petit homme, il le sait bien, se ratatine et rentre dans le néant, - Thiers a trempé dans toutes les infamies du Second Empire, de l'occupation de Rome par les troupes françaises, jusqu'à la guerre avec la Prusse, à laquelle il poussa par ses farouches invectives contre l'unité allemande, - non pas parce qu'elle servirait de façade
au despotisme prussien, mais parce qu'elle serait une atteinte au droit traditionnel de la France au morcellement de l'Allemagne.

(...) Malgré la souplesse de son talent et l'inconstance des desseins qu'il poursuit, cet homme a été enchaîné sa vie entière à la routine la plus fossile. Il est évident que les courants profonds de la société moderne devaient lui demeurer à jamais cachés ; mais même les changements les plus manifestes à sa surface répugnaient à une cervelle dont toute la vitalité s'était réfugiée dans la langue. Aussi ne se lassa-t-il jamais de dénoncer comme un sacrilège tout écart du désuet système du protectionnisme français.
Ministre de Louis-Philippe, il dénigra les chemins de fer comme une folle chimère ; et, plus tard, dans l'opposition sous Louis Bonaparte, il stigmatisa comme une profanation toute tentative pour réformer le système pourri de l'armée française. Jamais, au cours de sa longue carrière politique, il ne s'est rendu coupable d'une seule mesure, si minime fût-elle, de quelque utilité pratique. Thiers n'a été conséquent que dans son avidité de richesse, et dans sa haine des hommes qui la produisent.
(...) A Bordeaux, sa première mesure pour sauver la France d'une ruine financière imminente fut de se doter lui-même de trois millions par an, premier et dernier mot de la «république économe», qu'il avait fait miroiter à ses électeurs de Paris en 1869. Un de ses anciens collègues à la Chambre des députés de 1830, capitaliste lui-même et néanmoins membre dévoué de la Commune, M. Beslay, apostrophait dernièrement Thiers dans une affiche publique :
 
L'asservissement du travail au capital a toujours été la pierre angulaire de votre politique, et depuis le jour où vous avez vu la république du travail installée à l'Hôtel de Ville, vous n'avez jamais cessé de crier à la France : Ce sont des criminels!
> Karl Marx - La Guerre civile en France ( p.35 à 37  fichier PDF)
 
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" Grand défilé de l'armée qui vient d'être levée pour entreprendre la fameuse expédition de Rome "

Référence à l'expédition militaire envoyée à Rome, en avril 1849, par Louis-Napoléon Bonaparte, pour rétablir le pouvoir du pape Pie IX, chassé par les révolutionnaires. En France, à l'Assemblée, le parti catholique mènait sa politique anti-républicaine.
 
Mort à l’âge de 80 ans, Thiers est enterré  au Père-Lachaise. Son sarcophage de porphyre copie celui de Napoléon 1er aux Invalides.
 
 

mardi, 23 avril 2013

Coordination Nationale contre l’extrême droite : CONEX

Info de l'Indigné

Face à l'extrême droite et son idéologie, la contre offensive unitaire est une urgence !

Premier%2Bmai%2Bet%2BJ%2526L%2BretouchV2.jpgL’extrême droite s’est durablement enracinée dans le paysage politique français et européen.

Ses thèmes de prédilection n’ont pas changé : la préférence nationale, la stigmatisation des immigrés, la xénophobie, l’antisémitisme, l’homophobie, la défense de l’ordre moral au détriment des droits et de la place des femmes, l’Etat autoritaire, le nationalisme exacerbé…

Ces thèmes s’accompagnent aujourd’hui d’inflexions nouvelles avec la stigmatisation des musulmans, une soi disant défense du peuple et des travailleurs Français, ainsi qu’une dénonciation des institutions financières et politiques internationales.

Le Front National, principal représentant de l’extrême droite, réalise des scores électoraux sans précédent, y compris dans les couches populaires désorientées et frappées par les politiques d’austérité. Par ailleurs, nous assistons au développement de groupuscules radicaux et violents qui représentent une menace pour nos libertés.

L’idéologie nauséabonde de l’extrême droite a trouvé des échos, voire des convergences, dans une partie de la Droite qui reprend sans complexe des pans entiers des thèmes du FN, pensant ainsi séduire son électorat.

Par ailleurs, certains à gauche, sur la question des droits des immigrés (dans et hors Schengen, avec ou sans papiers, les Roms), abondent dans le même sens, au mépris des engagements pris par leur candidat maintenant Président.

La diffusion de cette idéologie est facilitée par la stratégie de « dédiabolisation » de Marine Le Pen que certains intellectuels et médias ont accompagnée. Le FN, même derrière son paravent bleu marine, n’a en fait pas changé et les groupuscules fascistes font de la surenchère pour se démarquer. Le danger que représente l’extrême droite s’en trouve ainsi renforcé.

Cette situation lourde de menaces n’est pas spécifique à la France. Partout en Europe, sous les coups de boutoir des politiques d’austérité, les courants fascistes, voire néo-nazis comme en Grèce, relèvent la tête. Des mouvements populistes apparus plus récemment leur emboîtent le pas.

Tous ces courants prétendent apporter leurs solutions démagogiques à la crise du système capitaliste. Mais comme dans les années 1930, cette crise économique et financière pourrait conduire à de nouvelles catastrophes sociales et politiques !
Pour éviter cela, les mobilisations contre les politiques anti-sociales sont donc nécessaires, mais il nous faut aussi créer les conditions d’un large front antifasciste unitaire qui soit un bouclier efficace face à la résurgence de toute forme de fascisme !
C’est à cette tâche que, nous, associations nationales, régionales et locales, nous sommes attelés. Afin de démultiplier notre combat tout en respectant les particularités de chacun, nous décidons maintenant de mettre nos efforts en commun en créant une :

Coordination Nationale contre l’extrême droite : CONEX

Nous appelons tous les collectifs, réseaux, associations et syndicats qui partagent cette inquiétude et qui ont à cœur de participer à cette bataille à nous rejoindre.

Nous encourageons aussi la création de structures unitaires antifascistes dans toutes les régions.

Notre unité dans l’action sur des objectifs communs est une nécessité vitale pour ce combat décisif !

DSC05138.JPGPremiers signataires :

Les collectifs ras l’ front de Rouen, Grenoble, Voiron, Grésivaudan, Justice & Libertés de Strasbourg, Le Collectif de Vigilance Lyon/ 69, Les Collectifs de Lutte antifascistes de Rennes et de Reims, Le collectif de St Denis / 93 contre le FN et l’extrême droite, La Horde, VISA, Mémorial 98 et le Collectif Antifasciste d’Avignon Collectif Justice et Libertés C/O FSU

Comité de vigilance contre l’extrême droite et pour le respect de l’Etat de Droit
10, rue de Lausanne
67000 STRASBOURG

justiceetlibertes2@gmail.com

http://collectifjusticeetlibertes.blogspot.com

http://www.facebook.com/justiceet.libertes

jeudi, 11 avril 2013

"Sam'suffit"

La "maison" de Fillon dans la Sarthe est en fait le château - ou manoir - de Beaucé qui figure à l'Inventaire général du patrimoine culturel. Un lieu calme et propice au ressourcement quand le ci-dessus Fillon œuvrait comme premier ministre sarkozyste. Home sweet home et cher logis trop loin - hélas ! - des palais de la république: rejoindre la gentilhommière sarthoise n'était pas une mince affaire.

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26/02/2011

Fillon et son avion

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France Soir, révèle que François Fillon, auteur de "La France peut supporter la vérité", utilise un Falcon 7X de l'Armée de l'air pour rentrer dans sa propriété de Solesmes pour 27 000 euros le saut de puce. Interrogés par l’AFP, les services du Premier ministre ont expliqué que le choix de l’avion était dicté par "des raisons de sécurité", en soulignant qu’il en allait de même pour le président de la République.

Solesmes fait partie de la communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe, une ville à moins de 250 km de Paris et à 1 h 20 de TGV de Paris. François Fillon  en a été le maire  de 1983 à 2001 et lui a fait bénéficier de son entregent par la création, en 1989, d’une gare TGV. Les riverains admettent : " Il n’y avait aucune raison pour que le TGV s’arrête entre le Mans et Angers, mais on ne va s’en plaindre. "

"En empruntant le réseau routier avec une Citroën C6, le voyage entre Paris et Sablé-sur-Sarthe, en Pays-de-Loire, soit 510 km aller et retour, aurait coûté environ 110 €, dont 40 € de péages. La durée totale de ce trajet aurait été de cinq heures.
En utilisant le réseau ferré, dans un TGV Atlantique, dans un wagon de 36 places, privatisé pour des raisons de sécurité, en 1re classe, le coût total du trajet Paris-Montparnasse – Sablé-sur-Sarthe et retour se serait élevé à 5.800 €. La durée du trajet aurait été de 1 h 25 pour l’aller et autant pour le retour."  

(France-Soir) 

mardi, 09 avril 2013

Thatcher & Cie en 2011 : révolte au Royaume-Uni

RTR1MO79x200.jpg?1365493479Après le départ de Thatcher du gouvernement ce fut encore le thatchérisme relayé par son dauphin : du capitalisme pur et dur, proche de ce que faisait Reagan aux Etats-Unis. En 1995 c'est au tour de la social-démocratie, avec les travaillistes,  d'accélèrer sa décomposition idéologique, sous couvert de « modernisation » à l’américaine, et de promettre de ne pas remettre en cause les principales contre-réformes engagées par Thatcher.

Consensus entre la droite et la gauche pour consolider un modèle économique qui fera du Royaume-Uni l’un des pays les plus inégalitaires d’Europe :ce qu'on appelle le " miracle britannique "
Puis le retour des conservateurs pérénisse l'ultra libéralisme tant vanté par l'oligarchie française,
avec une politique d'austérité qui cible essentiellement les plus pauvres et les fonctionnaires, menacés de chômage pour un quart d'entre eux...

“Image après image, ces criminels seront identifiés et arrêtés et nous ne laisserons pas ces inquiétudes bidons concernant les droits de l’homme s’immiscer dans la publication de ces photos et dans l’arrestation de ces individus”.

David Cameron

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A l'heure de la mediamesse, avez-vous vu entre les flammes que les salaires britanniques ont été gelés par le premier ministre David Cameron alors que le prix de la nourriture vient d’augmenter de 5% ? Le même Cameron a affirmé que la police disposerait de " toutes les ressources dont elle a besoin " et qu'elle pourrait recourir à " toute tactique qu’elle juge nécessaire ".

Avez-vous vu réussi à compter que pour un emploi proposé à Tottenham il y a 54 chômeurs qui attendent ? « Il est évident que certaines choses vont très mal dans notre société ",  commente Cameron. Il est bien placé pour le savoir puisque son gouvernement de conservateurs et de libéraux-démocrates (sic) a mis en œuvre un plan d’austérité sans précédent, dans la droite ligne de la politique de Thatcher menée de 1979 à 1990. Un plan qui sent les bonnes affaires pour certains :

" En 2010, le salaire mensuel moyen des dirigeants des cent plus grandes entreprises cotées à Londres atteignait 312 250 livres (360 000 euros), soit 145 fois le salaire mensuel médian (qui divise la population en deux, l’une gagnant plus, l’autre moins).

La même année, les 0,1 % des salariés les mieux payés ont perçu 5 % du revenu national, contre 1,24 % en 1979.

Le patrimoine des mille Britanniques les plus  riches s’est établi à 396 milliards de livres (455 milliards d’euros), contre 333,5 milliards de livres (384 milliards d’euros) un an plus tôt, une hausse de 18,7 %. Sur la même période, la croissance affichait une hausse de 1,7 %. " ( source The Guardian )

Comme à chaque fois que des coupes budgétaires entraînent des révoltes sociales, la riposte  de la droite consistera donc à utiliser des balles plastiques et des canons à eau de triste mémoire dans la guerre en Irlande du Nord.  Quant  à ceux qui servent la messe, ils appelleront au calme pour que s'applique sans heurts " l'austérité juste" : 81 milliards de livres de coupes budgétaires et 29 milliards de hausses d'impôts.

> " Le mouvement social britannique sort de sa léthargie " par Tony Wood, juin 2011. Le Monde diplomatique.

Outre le renforcement du Parti national écossais au sein du Parlement de Holyrood, le rendez-vous électoral du 5 mai 2011 a été marqué par une sévère sanction infligée aux libéraux-démocrates : une large majorité de la population critique l’alliance nouée avec les conservateurs dans le cadre d’un programme d’austérité d’une rare ampleur.

> Révolte au Royaume-Uni- articles du Monde diplomatique

> Le plan Cameron plébiscité par les éditocrates parisiens - Régis Soubrouillard - Marianne - 22 Octobre 2010

« Experts de l’UMP et du PS, prenez d’urgence le TGV pour Londres –s’il n’y a pas grève ». L’ironique injonction provient du Monde, historiquement chrétien-démocrate, en à peine un édito le quotidien a viré sa cuti. L’appel libéral-conservateur de Londres a retenti jusqu’à Paris.

11:36 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : royaume-uni, droite | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 23 février 2013

Les séquelles de la droite : justice automatique

Un des thèmes de prédilection de la droite est celui de la sécurité qui lui permet toutes les démagogies, les mensonges et les manipulations. 

En 2007 les peines planchers figuraient au programme de Sarkozy et la loi votée dans la foulée de son élection était comme de bien entendu électoraliste. Pour Christophe Régnard, président de l'union syndicale des magistrats, c'était une loi  : " dogmatique dont tout le monde savait dès le début qu'elle ne pourrait pas permettre de diminuer la délinquance. Ça n'a jamais marché ni dans l'histoire ni dans le monde."

Cinq ans après la mise en œuvre de la loi le taux de récidive est passé de 3,9 % en 2006 à 6 % en 2010 pour les crimes et de 7 % à 11,1 % pour les délits. Le bilan d'une droite qui se présente toujours comme étant du côté des victimes.

 

>" Quel bilan pour les peines planchers "- François Béguin, Le Monde

 Olivier Bonnet
"Sarkozy, la grande manipulation"

"Nicolas Sarkozy s'est construit, à la suite de son passage au ministère de l'Intérieur, un personnage de « cow-boy » qui se fait fort de restaurer l'ordre et la sécurité. On sait que ses deux grand thèmes, ses deux points forts, sont la sécurité et l'immigration. Or il a un bilan absolument calamiteux en tant que ministre de l'Intérieur. Je fais allusion à l'augmentation de la criminalité qui a été constatée notamment par son préfet de la Seine Saint Denis. Il l'a toujours nié mais les chiffres ne sont pas bons du tout. Et puis bien sûr il y a eu les émeutes de 2005, avec l'état d'urgence, le couvre feu et 45.000 voitures brulées.

C'est donc une imposture de se présenter comme l'homme qui se fait fort de rétablir l'ordre. Mais il y a un aspect précis, qu'il a invoqué lors de plusieurs émissions télévisées pour justifier de sa politique judiciaire répressive. Il a dit plusieurs fois « je souhaite qu'on crée des peines planchers pour les multirécidivistes parce que 50% des délits, c'est 5% des délinquants ». Quand on prend cette affirmation telle quelle, on se dit qu'effectivement il faut lutter contre les multirécidivistes, on va faire baisser la criminalité de moitié, si ce sont toujours les mêmes qui commettent ces délits... Or ce chiffre est grossièrement faux. Il faut faire appel aux statistiques de résolution des affaires. Et dans 68% des cas on ne sait pas qui a commis le crime. Presque sept fois sur dix, on ignore l'identité de l'auteur du crime. Dire que la moitié des crimes sont commis par les mêmes, c'est impossible à dire, puisqu'on ne le sait pas. Ce qui est grave c'est que ça, il l'a dit devant Arlette Chabot, dans l'émission A vous de Juger, à deux reprises. Il a également affirmé ça au journal de 20 heures devant le duo François Bachi, Patrick Poivre d'Arvor... "

« Sarkozy, la grande manipulation» - Contre Journal  entretien avec Olivier Bonnet, journaliste et blogueur

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" L’excuse et la barbarie "
Serge Portelli

“Si l’on excuse la délinquance aujourd’hui, il faut s’attendre à la barbarie demain”, Nicolas Sarkozy. L’expression revient souvent dans sa bouche, le slogan, apparemment réussi ayant eu l’heur de plaire. Excuser: mettre hors de cause, justifier, pardonner. Barbarie: état très éloigné de la civilisation, acte d’une grande cruauté. Qui justifie ou pardonne les délinquants en France? Apparemment personne. Qu’est-ce qu’un barbare? “Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie”, disait Claude Lévi-Strauss. La formule de Nicolas Sarkozy est évidemment malheureuse. Mais il faut la suivre jusqu’au bout, au-delà du haussement d’épaule que provoquerait un bon mot légèrement maladroit. Le mot barbarie sert à décrire cette fin de civilisation, cette décadence violente qui suivrait une trop forte compréhension de l’acte de délinquance, qui s’accompagnerait d’un énervement de la répression et en définitive d’un refus de juger. Tenter de comprendre aboutirait finalement à laisser les délinquants en liberté et à accroître le crime dans un monde sans juge ni police, un monde sans règle, ni loi.On peut se demander d’où Nicolas Sarkozy tient cette vision apocalyptique qui ne correspond à aucune évolution encore connue de l’humanité. Pourquoi assimiler le questionnement sur les causes du crime à une excuse? Pourquoi cette peur de comprendre?

Peut-être ce refus s’explique-t-il par la crainte d’être confronté aux véritables causes de la délinquance, et à cette vérité d’évidence: le délinquant n’est pas un monstre, il nous ressemble, il n’a pas de gêne particulier. Nous pourrions être à sa place si sa vie avait été la nôtre. Nous avons tous en nous de quoi faire un parfait délinquant.

En fait, il est beaucoup rassurant de penser qu’il n’y a rien à comprendre. Nous évitons ainsi de jeter le moindre regard et sur nous-mêmes et sur le monde qui nous entoure. Dès lors la délinquance devient quelque chose d’extérieur, une entité propre, Elle n’a pas de cause, elle est un pur produit. Nous pouvons la choisir ou la rejeter librement. Elle fait l’objet d’un pur choix de l’esprit humain. Elle est l’expression d’une volonté délibérée. Commettre un crime ou un délit devient une affaire de volonté, une volonté qu’il faut donc briser puisque c’est à ce niveau-là qu’il faut agir, à l’exclusion de tout autre. La lutte pour la sécurité devient dans cette optique un combat de volontés contraire: d’un côté celle du délinquant qui tient farouchement à passer à l’acte pour y trouver diverses satisfactions, de l’autre celle de l’Etat protecteur qui doit légitimement punir sévèrement et même de plus en plus sévèrement si le délinquant persévère et récidive.

>  Lire la suite   RUPTURES  par Serge Portelli ( Chapitre III / Justice automatique  p. 28 )

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le blog de Serge Portelli : Chronique de l'humanité ordinaire

mercredi, 16 janvier 2013

Compromissions historiques

Si l'on en croit le Figaro, le Medef propose une désindexation des pensions qui seraient revalorisées de  1% de moins que l'inflation. Joie de Cahusac qui aimerait que les syndicats  donnent leur accord, comme il l'a indiqué dans les Echos:

" Les partenaires sociaux devraient se mettre d'accord d'ici à mars sur une désindexation, au moins partielle, des pensions Agirc-Arrco. Le gouvernement doit-il faire de même en désindexant les retraites au 1er avril ?

Un accord de ce type des partenaires sociaux sur les retraites complémentaires serait un élément d'appréciation très important. On ne pourra pas ne pas en tenir compte. Pour autant, rien n'est décidé aujourd'hui et rien ne le sera sans qu'une concertation approfondie soit menée, comme c'est du reste prévu sur ce dossier. L'accord sur l'emploi montre que cette méthode est la bonne. "

Charbe

Accord Medef/CFDT :
socle de référence du dialogue social ?

Jean-Christophe Sciberras, DRH-France de Solvay, groupe belge leader de la chimie mondiale, le dit clairement :  " L’accord majoritaire en entreprise devient le socle de référence du dialogue social. "

Ce sera le cas si cet accord Medef/cfdt, refusé par la CGT et FO, s'inscrit dans la loi. Ce sera donc le cas si le parlement, majoritairement à gauche, fait sienne la thèse du MEDEF et de la droite : " les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain ".

Pour la CGT-FO

Au nom du principe dangereux selon lequel il faut d’abord pouvoir licencier pour pouvoir embaucher, ce projet d’accord est profondément déséquilibré.

Le projet d’accord inscrit le social comme variable d’ajustement d’une politique économique de rigueur tant au plan national qu’européen.

POur la CGT

Ce texte marque une grave régression des droits sociaux des salariés et va a contrario des objectifs fixés par la « Grande Conférence sociale » et celle de la « lutte contre la pauvreté ». Il contient de multiples dispositions pour faciliter les licenciements et accentuer la flexibilité.

Le chantage à l’emploi est généralisé par des accords permettant la baisse des salaires et l’augmentation du temps de travail, ce sont les accords de « compétitivité/emploi » voulus par Nicolas SARKOZY.

Pour le POI :

C’est le Code du travail qui serait menacé de pulvérisation, tandis que les confédérations syndicales verraient leurs prérogatives réduites à peau de chagrin (les patrons obtenant toutes facilités de déroger aux accords collectifs, par exemple en baissant les salaires, ou en augmentant le temps de travail, ou en imposant la mobilité « dans le cadre de l’entreprise »). "

 

mardi, 15 janvier 2013

La manif’ dans un bénitier : les mauvais comptes

45 camions pour la sonorisation et les installations scéniques au Champ-de-Mars, quatre à cinq rames de TGV, plus de 1000 cars spécialement affrétés, 4,5 millions de tracts pour rameuter la France qui a peur et une société de sécurité privée pour la rassurer. 

Le chiffre de 700 000 euros est avancé par les organisateurs qui assurent que " ce sont les participants qui ont financé tout ça". 

Ah bon ? Pour l'UFAL, c'est nous tous qui aurons mis la main au porte-monnaie :

Barbe" Seul le coût financier de l’opération, un million d’euros hors frais de transport restera dans les annales. Il est permis dès lors de se demander d’où provient l’argent. Certainement pas du denier du culte.En grande partie… de tous les Français ! En effet, l’organisateur officiel de la manifestation n’est pas reconnu d’intérêt général et ne peut donc pas offrir d’avantages fiscaux à ses généreux donateurs. Ce sont donc des associations bénéficiant de cette reconnaissance qui ont été mises à contribution : elle peuvent émettre des reçus fiscaux permettant aux donateurs de déduire une grosse partie de leurs dons de leurs impôts. Il s’agit d’une « niche fiscale », représentant donc un financement public, que l’UFAL a dénoncé récemment pour l’association intégriste catholique Civitas.
Mais il y a pire, puisque parmi les associations qui ont mis la main à la poche, on trouve trois associations familiales (Familles de France, la Confédération nationale des Associations Familiales Catholiques et les Associations Familiales Protestantes) qui, en plus de la possibilité d’émettre des reçus fiscaux, bénéficient d’un financement public proportionnel à leur nombre d’adhérents au travers du Fonds spécial prévu à l’article L211-10 du code de l’action sociale et des familles. "

> "L’homophobie mobilise moins que l’école privée, malgré l’engagement des cléricaux nourris par les fonds publics " Par l'UFAL

 

samedi, 05 janvier 2013

MEDEF et "droit" du travail : substituer le contrat à la loi

"En cas de difficulté sévère mais conjoncturelle dans une entreprise, il faut pouvoir envisager de baisser les salaires, de baisser la durée du travail avec évidemment en échange le maintien de tous les effectifs. Sur ce point, on pense pouvoir trouver un moyen d’entente "

Laurence Parisot

Après 10 ans de mise en coupe réglée du code du travail, le MEDEF en demande toujours plus. Ses propositions, dans le cadre de la négociation sociale, sont un bond en arrière dans le temps. Pour le patronat, le code du travail - tel qu'il existe encore - est un frein à ses ambitions et au capitalisme débridé. Il lui faut donc s'attaquer aux principaux piliers du droit du travail et de la protection des salariés (voir Marianne).

Il s’agit entre autres de substituer le contrat à la loi. C’est ainsi que, pour Laurence Parisot, « nous posons bien, dans cette position commune, l’idée que la démocratie sociale passe par le contrat »

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Le credo du MEDEF tient en peu de mots :

"Le droit du travail constitue un déterminant majeur de la localisation des investissements. Excessivement rigide, trop complexe et inadapté aux évolutions du monde moderne, notre droit du travail est devenu un handicap pour la compétitivité des entreprises et aussi pour la France.
Conçu au XIXème siècle pour accompagner le développement de l’industrie, il est resté fondé sur le postulat de l’infériorité du salarié qu’il faut protéger. Ce postulat a notamment conduit à développer un formalisme excessif, toujours à la charge de l’employeur, à faire prévaloir l’écrit sur la réalité des faits et à sanctionner l’inobservation des règles de forme comme la violation de règles de fond " Medef

Pour accomplir cette régression, présentée comme une œuvre de modernisme, le verbiage est de rigueur :

  • "Agir sur les contrats de travail" : ou comment flexibiliser le contrat à durée indéterminé;
  • "Anticiper les évolutions de l’activité, de l’emploi." : ou comment limiter les compétences des représentants du personnel;
  • "Se mobiliser en faveur du maintien dans l’emploi " : ou comment institutionnaliser 
le chantage à l’emploi;
  • "Repenser les procédures de licenciement économique": ou comment le sécuriser ;

> Le Medef casse le Code du travail (Décryptage) - L'Humanité.

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" Il nous reste à espérer que les centrales syndicales représentatives n'échangeront pas des pans entiers du Code du Travail contre un plat de lentilles, il nous reste aussi à proposer  une évolution législative inverse : introduire dans le Code du Travail une disposition claire permettant au Juge de suspendre les licenciements qui sont à l'évidence dénués de motif économique sérieux. "

> "Les propositions du MEDEF dans le cadre de la négociation sociale : le retour aux années 60." Borie et associés.

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" Dans une interview accordée à Libération le 29 mai [2008], le dirigeant de la CGT, Bernard Thibault a reconnu, " Nous avons accepté, ce qui était de notre part une concession importante, que l’on puisse déroger au principe du contingent d’heures supplémentaires dans le cadre d’un accord d’entreprise majoritaire. Mais à deux conditions : que ce soit à titre expérimental, et que cela s’inscrive dans un accord signé par des syndicats représentant une majorité de salariés."
Dans l’interview, Thibault s’est plaint de ce que le gouvernement " renvoie au niveau de l’entreprise l’essentiel de la législation sur le temps de travail. " Mais c’est précisément cette concession là que fait la partie "expérimentale " de la " position commune."

C’est ainsi qu’a été abandonné le principe, établi au cours de longues luttes acharnées remontant au 19e siècle, que les garanties à échelle nationale et par branche industrielle contre l’exploitation sans borne des travailleurs doivent être respectées, quelles que soient la relation de force existant sur un lieu de travail ou une entreprise."

> France : les syndicats collaborent avec les employeurs et le gouvernement pour déréglementer la durée du temps de travail, par Antoine Lerougetel et Pierre Mabut, 20 juin 2008- WSWS

mardi, 18 décembre 2012

Les piliers de la foi

Depardieu a préféré la Belgique à l'Ouzbékistan où niche pourtant Gulnara Karimova - plus connue sous le nom de Googooshale - la fille chanteuse d'Islam Karimov le dictateur en titre du pays.

" Plus de vingt ans après son arrivée au pouvoir, le président ouzbek n’en finit pas de battre ses propres records en matière de répression et de paranoïa. "Réélu" en 2007 avec près de 88% des voix, il a assis un pouvoir implacable, réduisant la presse d’opposition au silence à l’aide de méthodes qui font froid dans le dos : disparitions, internements forcés en hôpital psychiatrique, emprisonnements arbitraires, etc. Accusés de terrorisme, traînés devant les tribunaux pour des affaires montées de toutes pièces, les journalistes payent parfois très cher leur travail d’enquête. Au moins dix d’entre eux sont actuellement sous les verrous. Le chef de l’État reste fidèle au mode de gouvernance qu’il avait publiquement reconnu en 1999 : "Je suis prêt à faire sauter les têtes de 200 personnes, à sacrifier leur vie, afin de préserver la paix et le calme dans la République."

(Reporters sans frontières)

" Le 13 mai 2005, dans la ville ouzbèke d’Andijan, les troupes gouvernementales ouvraient le feu sur des manifestants pacifiques. Plus de 500 personnes y trouvaient la mort, mais les autorités ne feront état que de 187 décès. Menacées, les familles des victimes ont été contraintes de garder le silence et une violente répression s’est abattue sur tous ceux qui ont tenté de dénoncer ce massacre : harcèlements, menaces, incarcérations, torture.  "

FIDH

Nadejda Atayeva, Présidente de l’association Droits de l’Homme en Asie Centrale témoigne :


Nadejda Atayeva, défenseure ouzbèke des droits... par fidhdailymotion


Mais revenons à la fille du dictateur et à l'émigré. Dans une chanson impérissable - Nebo molchit (Le ciel se tait) - Depardieu susurre donc quelques mots tendres à l'oreille de Googooshale. Des mots doux écrits par Googooshale soi-même qui est en sus diplômée de l'université américaine Harvard, représentante permanente de l’Ouzbékistan auprès des Nations unies à Genève, créatrice de bijoux. dame patronnesse et  qui a lancé une ligne de cosmétiques.

Depardieu et Sarkozy

" Je n'entends que du mal de cet homme qui ne fait que du bien "

 

Dans un restaurant, entre la poire et le fromage, éloges de Sarkozy avocat d'affaires et bienfaiteur des arts par l'acteur réalisateur, producteur, propriétaire viticole et homme d'affaires. C'est le Canard enchaîné du 14 mars qui rapporte ce florilège de propos embaumant la reconnaissance du ventre.

" A chaque fois que j'ai demandé quelque chose à Sarko, il a répondu présent. Quand j'ai eu récemment des problèmes  avec l'une de mes affaires à l'étranger, il s'est mis en quatre et m'a réglé le problème tout de suite. Son conseiller diplomatique m'a même appelé, il a été très gentil avec moi."

" Lorsque je l'appelle, il me rappelle dans le quart d'heure. Lui, c'est le président de la République ; moi, je ne suis qu'un acteur, et il me rappelle tout de suite. C'est extraordinaire."

"J'aurais perdu beaucoup d'argent s'il ne m'avait pas aidé pour ce problème. Tout ce qu'il me demandera, je le ferai."

Depardieu : " Je n'ai jamais été ému par des gens qui n'avaient pas de dignité "

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La paire au Meeting UMPiste de Villepinte, dimanche 11 mars 2012

*

Gérard Depardieu: "Je vais jouer Dominique Strauss-Kahn parce que je ne l'aime pas" Par chance le film qu’Abel Ferrara voulait réaliser sur l’affaire DSK est « au point mort » puisque personne, ne semble presser de le financer

 

12:01 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, depardieu, ump, droite, affaires | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook