02.09.2009

Grippe A H1N1

Communiqué

http://www.amuf.fr/

Grippe A H1N1 : L'Association des Médecins Urgentistes de  France (AMUF)  met en garde le ministère de la santé.

Nos hôpitaux ne sont pas prêts à assurer comme il se doit la prise en charge d'une Pandémie Grippale A H1N1.

Alors que les recommandations de l’OMS préconisent le confinement des patients malades à domicile,
Alors que les médecins généralistes ont été formés pour favoriser ce confinement à domicile,
Alors que les services d’urgence sont en suractivité chronique et que les patients attendent des heures sur les brancards, le ministère de la santé avec l’expertise tronquée de quelques experts médicaux non représentatifs des urgentistes à fait le choix d’organiser l'afflux de personnes grippées sans signe de gravité dans les hôpitaux. Cette stratégie est particulièrement irresponsable et va à l’encontre des recommandations de l’OMS.
En allouant des moyens supplémentaires à l’unique prise en charge téléphonique sans apporter la moindre écoute aux médecins généralistes, pharmaciens et urgentistes hospitaliers confrontés à cette surcharge quotidienne d’activité, nos autorités de santé renouvellent une erreur digne de celle de la canicule de 2003.

L’AMUF attire l'attention des pouvoirs publics et dénonce cette pseudo organisation médiaticoadministrative faussement rassurante de la grippe A H1N1

L'AMUF demande donc le maintien a domicile des patients cas probables/ possibles et avérés, et l'arrêt de la surcharge inutile des hôpitaux.
Enfin l’AMUF réclame une analyse médico-économique de la gestion de cette « crise » par les tutelles avec l’analyse du coût unitaire des 200 patients atteints par le virus H1N1 en France !

 

Grippe :soins et démocratie

Les matins de France-Culture
à réécouter toute cette semaine

A part les spots publicitaires hygiénistes et le stock de vaccins commandés à grand frais, l'impréparation est totale. La fermeture des hôpitaux, le réalisme libéral promet pour cette pandémie et celles à venir.

Avec Emmanuel Hirsch, prrofesseur des universités, directeur de l'Espace éthique de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et du département de recherches en éthique, université Paris-Sud XI ; Jean-Philippe Derenne, consultant au groupe hospitalier à La Pitié-Salpêtrière.

> "Pandémie grippale : l'ordre de mobilisation", dirigé par Emmanuel Hirsch - Cerf - Septembre 2009

65533036fa1db680939f6090fab3d42b.jpg" (...) La pandémie grippale A(H1N1) a surpris, en avril dernier, ceux qui s'y préparaient pourtant depuis des années. Aucun dispositif n'a permis de limiter l'extension du phénomène désormais planétaire. Il est vraiment urgent d'anticiper son impact si, dans les mois qui viennent, le virus déjouait les stratégies et générait un désastre sanitaire peu contrôlable. Les plans nationaux conçus pour assurer l'accès aux traitements et la continuité de la vie publique énoncent des dispositifs dont on ignore en pratique l'efficacité. Face à une menace imprévisible et dont on ne sait quelle en serait l'intensité, peut-on s'en remettre en toute confiance à des procédures dont la mise en œuvre dépendra pourtant directement de la motivation des personnes ? Aujourd'hui, qui peut affirmer sérieusement que notre société est prête à assumer des défis dont, en fait, elle ne sait rien de précis ? Qui est assuré que les solidarités seront plus fortes que l'individualisme du « sauve-qui-peut » ?
Il est encore temps de créer les conditions d'une concertation publique qui permette de sensibiliser le corps social afin de le mobiliser. (...) "

> "Grippe A (H1N1) : tout savoir, comment s'en prémunir?", Jean-Philippe Derenne, Bruno Housset - Fayard - 1er octobre 2009

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"Ce qu’est véritablement ce nouveau virus, comment il se transmet et comment le combattre. À partir de cet état des lieux et d’une passionnante histoire des pandémies grippales antérieures, ils explorent les différents scénarios possibles : de la pandémie sévère avec ses terribles ravages à l’épidémie de grippe sans trop de gravité mais touchant un nombre bien plus important de malades que la grippe saisonnière – ce qui suffirait à déstabiliser notre système de soins et, donc, notre société.(...) "

> Espace éthique des Assistance Publique Hôpitaux de Paris :http://www.espace-ethique.org/fr/accueil2.php

20.08.2009

Les 3 Nez

nez.pngComme dans un joli conte pour enfants, 3 Nez vont se pencher sur le berceau de l'algue verte aux effluves d'hydrogène sulfurée pour saisir les tenants et les aboutissants de ce merdier qui pue, qui tue.
Pour le permier Nez — il est très fort ! —
la prolifération des algues résulte de la "conjugaison de plusieurs facteurs". Mauvaise conjonction de Saturne et de Jupiter, chaleur des mois en " t",  passage d'une comète à queue en tire-bouchon... ? La prochaine mission interministérielle ne manquera pas d'éclairer nos lanternes en vessie de porc.

Il aura donc fallu la mort d'un cheval  à Saint-Michel-en-Grève, et la perte de connaissance de son cavalier pour que  les organes officiels se déplacent sentir  de près la Bretagne-déchetterie.  Les études expérimentales chez les souris  n'avaient pas suffi pour inquiéter nos officiels. La souris est petite et fragile, ça ne vaut rien, ça necompte pas. Pas plus que les chiens  qui avaient bêtement laissé leur truffe,  le samedi 12 juillet 2008, sur une plage poubelle de Hillion.

A suivre à la lettre, les conseils de Claude Lesné, chercheur au CNRS : ne pas s’approcher des algues vertes en décomposition, éloigner en priorité les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et tous ceux qui souffrent de pathologies respiratoires.

> Algues vertes en Bretagne : l'Etat ne prend aucune mesure. Vedura

> Algues vertes : Le lobby de l’agro-industrie fait-il la loi en Bretagne ? - Le Petit Blanquiste

Et bientôt, pas très loin de la baie, à Plourin les Morlaix, si les Bretons sont sages, un "écométhaniseur" privé de la société Véolia. Il s'agira d'une "vaste décharge dont on récupérera le dégagement de méthane au lieu de le laisser, comme traditionnellement, partir dans l'atmosphère, ce qui aura pour mérite de faire passer un enfouissement, aujourd'hui interdit, pour une opération "d'écologie industrielle", suivant un terme à la mode".

> La lettre de S-EAU-S : Eau, énergie, déchets : la privatisation sur le terrain

> L'écométhaniseur de Plourin-lès-Morlaix  http://www.adpnp.fr/4.html

15.08.2009

Je baise sans capote parce que...

14:12 Ecrit par Zeck dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actup, capote, sida, pape

04.08.2009

"Nickel-chrome"

Le protocole de Kyoto  ne s’applique pas en Nouvelle-Calédonie, ce qui permet à l’île de dépasser les Etats-Unis en matière d’émission de CO2 par habitant. Et tout ceci grâce à  l’industrie du nickel : 25 à 30 % des réserves mondiales.

David contre Goliath, la petite association écologiste Méé Rhaari se bat contre le groupe extracteur Ballande, d’origine bordelaise, arrivé dans l’archipel il y a 170 ans.
Le 2 janvier 2008, dans la province Nord, au niveau de la mine Monéo près de Houaïlou, un talus naturel sur lequel s’appuyait une digue de retenue cédait et 21 000 tonnes de boue chargée en nickel, en cobalt et en chrome s’abattaient dans le lagon, à quelques kilomètres de la tribu de Bâ, avec des conséquences catastrophiques sur la faune et la flore coralliennes.

Quels sont les responsables, les vrais s'entend ? Eh bien, dans le quarté figaresque gagnant :

  1. les anti progrès : les BLOCAGES à répétition par Méé Rhaari des accès à la mine,  retardant  ainsi les études de stabilité des talus et des décharges, ainsi que les REFUS de la tribu de Bâ concernant la construction d'une route. 
  2. Les terroristes : des actes de VANDALISME sur le matériel dédié à l’environnement,
  3. Les mafieux: les EXIGENCES des habitants de " négocier de nouvelles conditions financières". A lire dans les Nouvelles Calédoniennes
  4. Les provocateurs. Il est également fréquent que des intellectuels, scientifiques et autres jettent de l'huile sur le feu et osent parler, par exemple, de " pots de vin aux politiques et fonctionnaires responsables".

> "Le tuyau empoisonné de Goro Nickel "- par Bernard Schaeffer. (30 janvier 2009).

" Le gouvernement autorise la société Goro Nickel qui vient de changer son nom en "Vale Inco Nouvelle Calédonie( le respect strict de la lettre du Pacte de développement durable du Grand Sud), à déverser des effluents toxiques, non pas dans la mer comme à la Hague mais dans le lagon. Or un lagon est pratiquement fermé, les déchets vont y rester et on aura bientôt un nouveau Minamata. Pour ceux qui ne le savent pas c'est une baie du Japon, même pas un lagon, qui a été empoisonnée par le mercure ce qui a provoqué des malformations horribles. Or les déchets de l'usine de nickel contiendront de nombreux métaux lourds, entre autres du mercure, sans parler de l'acide sulfurique qui dissoudra les coraux. Goro ne donne pas le débit des rejets mais uniquement leur composition".

> Les projets d’exploitation du nickel en Nouvelle-Calédonie. Extrait du rapport annuel 2005 de la  DGEMP (Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie) - Septembre 2006.

27.07.2009

Un susucre ? Mes sels !

Président a été transporté par hélicoptère depuis le pavillon de la Lanterne dans le parc du château de Versailles jusqu'à l'Hôpital Val-de-Grâce, non pas pour un " rot de sportif " comme je l'avais annoncé tardivement dans la précipitation, mais en raison d'un "malaise lipothymique."  Aujourd'hui président a quitté l'hôpital "à pied, entouré de médecins, qui l'ont amené vers une voiture officielle." Un tank au retour aurait fait plus sérieux. Même un cheval aurait été le bien venu. Mais bon.

Qu'est-ce qu'un "malaise lipothymique" se demande le  Bas-breton de Quimper-Corentin qui n'a pas fait secourisme  lors de son permis de conduire ? Ce sont nos vieilles "vapeurs" qui abattaient dans les salons surchauffés les bourgeoises corsetées à l'étroit qui se dépensaient sans compter aux bras de colonels moustachus campés sur leurs fiers jarrets et qui les ravissaient et les étourdissaient  dans des valses et polkas endiablées où l'odeur musquée de leurs viriles aisselles répondaient aux senteurs de leur poitrail velu qui fleurait bon le sable chaud et - en fin de sauterie - le bouc en rut... Ou alors c'est qu'elles s'étaient goinfrées de petit fours.
Ah, nos vieilles vapeurs
hystériques des femmes et vapeurs hypocondriaques des hommes ! signe indéniable  d'appartenance à la bonne classe sociale, elles tombaient aussi à pic pour qu'on vous manifeste un peu d'attention.

" — Prince, répondit un courtisan, c’est une maladie à la mode. C’est un air à une femme que d’avoir des vapeurs. Sans amants et sans vapeurs, on n’a aucun usage du monde ; et il n’y a pas une bourgeoise à Banza qui ne s’en donne."
Mangogul sourit et se détermina sur-le-champ à visiter quelques-unes de ces vaporeuses. Il alla droit chez Salica. Il la trouva couchée, la gorge découverte, les yeux allumés, la tête échevelée, et à son chevet le petit médecin bègue et bossu Farfadi, qui lui faisait des contes.
Cependant elle allongeait un bras, puis un autre, bâillait, soupirait, se portait la main sur le front et s’écriait douloureusement : " Ah.. Je n’en puis plus... Ouvrez les fenêtres... Donnez-moi de l’air... Je n’en puis plus ; je me meurs..."

Diderot, Les bijoux indiscrets
Chapitre XXIII. Huitième essai de l’anneau. Les vapeurs.

Toute une époque où les vapeurs se traitaient sur place par l'inhalation de sels volatils et corrosifs qui, à l'égal du placard à amants, furent un accessoire important au théâtre des cocus où l'évanouissement feint était une manière d'esquive.

Trouducul

C'est en voulant m'informer charitablement de la mauvaise santé de notre président qui nous aurait fait un malaise,   un petit  malaise de rien du tout, qu'on se rassure, un espèce de " rot de sportif "  comme on dit ; d'ailleurs au rayon " regardez-le, il court  en avançant debout avec ses jambes personnelles ! " ne manquez pas l'émouvant diaporamma de lèche-majesté que la figaresque feuille de chou  de Dassault père et fils a pondu (mais pond-on des feuilles de choux ?) et sobrement intitulé en sus : "Des rues de Neuilly jusqu’aux chemins de Porticcio, le président affiche son goût pour la pratique du sport. Et pour le jogging en tout premier lieu."
Quand même un "rot de sportif" dans les belles allées du pavillon de la Lanterne, résidence versaillaise.
C'est môche. je veux dire, ça fait con dans les allées peignées d'un jardin versaillais...
Bref, c'est en voulant m'informer charitablement de la mauvaise santé de notre président, disais-je, que je suis tombé en arrêt devant un article flairant son attentat outrageant à plein nez: Nicolas Sarkozy : les dessous du "Google Bombing"

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Je n'ai pas cliqué, ce qui m'a permis de ne pas apprendre qu'en tapant " trou du cul" dans le moteur de recherche de Google, apparaitrait en tête de gondole - paraît-il - le site de la campagne présidentielle de Sarkozy, site dormant comme la belle au bois. Ce qui aurait bien fait rigoler les Anglais. Et moi aussi.

Mais laissons la manipulation, le trou et sa rondelle, changeons de sujet et revenons à nos moutons  pour nous pencher un peu sur la mode de la rentrée que nous a conconctée - comme l'an dernier - le spécialiste de la haute couture populaire " Ashâ, les petits prix élyséens " .

Ashâ prépare une rentrée
tout en douceur pour les budgets modestes !

C'est ça le pouvoir d'Ashâ !

Aujourd'hui, la tenue de sport:
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Chaussures en polytrathe d'exophényl avec talonnettes tirelire en ronce de noyer alvéolée : 1 999 € 99  la paire !

Chaussettes-bas en pure cellulose triple épaisseur et dépilatoires par frottage à froid ( façon jogging de banlieue ) : 999 € 99 la paire !


De plus, si vous achetez ces 2 produits avant le 1er septembre, vous cagnotez 5 000 smiles, et nous vous offrons la toile cirée en serviette éponge imperméable et la bonbonnière couronne versaillaise !
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les fleurs de lys
s'accorderont merveilleusement à votre chez-soi

Et n'oubliez pas, en cas de petit creux lors d'un marathon, les chips Ashâ, "les chips qui en plus font oublier les fins de mois"

 

26.07.2009

Comme un malaise...

Rétention : l'Etat expulse un étranger malade !

Ressortissant du Guyana, D. est gravement malade. Il est notamment touché par le VIH. Depuis, le 20 juin, il est au centre de rétention administrative (CRA) de Cayenne-Rochambeau en Guyane en vue de son expulsion vers le Guyana, son pays d'origine. Dans son pays, l’offre de soins est officiellement insuffisante et l’accès effectif au traitement est impossible pour une majorité des personnes touchées par le VIH. Cette situation à la fois dramatique pour D. et parfaitement scandaleuse sur le plan des droits humains mobilise plusieurs associations (Act-Up-Paris, AIDES et La Cimade) .
Ces dernières ont demandé au ministre de l’Immigration et de l'Identité nationale "de respecter la loi française et la Convention européenne des droits de l’Homme." Les associations rappellent que : "Depuis qu’il est retenu,  l’accès aux traitements que nécessite son état de santé est compromis.
La  préfecture de Cayenne, responsable de son placement en rétention, et le ministère de l’Immigration, sont parfaitement au courant de la situation." Les associations demandent donc la "libération et l'assignation à résidence immédiates de D.", ce qui lui permettra d'être soigné correctement. Par ailleurs, les associations exigent "le strict respect du droit au séjour pour raisons médicales" et demandent "l’abandon des quotas d’expulsions incompatibles avec un examen individuel des situations et le respect des droits des personnes."


Plus d'infos sur http://www.cimade.org/

22.07.2009

Grille-cervelle

Bombe à retardement : le portable, le wifi & Cie.

9 juillet, le sénat interdit l'utilisation du portable dans les maternelles, les écoles primaires et les collèges que fréquentent de jeunes cerveaux. Il prévoir également "un meilleur suivi des travailleurs amenés à utiliser quotidiennement les portables".

> Un Téléphone portable, l’omertà française, par Marion Gay - Bakchich TV

> Les preuves scientifiques définitives des dangers pour la santé de la téléphonie mobile (téléphone portable, antenne-relais, WiFi, Wimax, Bluetooth, sans fil DECT ...) : le rapport  "Bioinitiative"

Les émissions de téléphonie mobile ont une structure physique triple :

Une hyperfréquence dite porteuse,
des modulations en extrêmement basses fréquences pour les signaux portés,
une multipulsation chaotique.


Chaque structure a sa toxicité propre, la pire étant la multipulsation.
Les émissions UMTS – WIFI – WIMAX – BLUETOOTH – DECT - sont de la même famille de structure que la téléphonie mobile.
Les toxicités sont de même nature. Les émissions sont dites TTM – Type Téléphonie Mobile.

>  6 propositions de Robin des Toits pour rendre la téléphonie mobile compatible avec la santé.

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07.07.2009

A votre bon cœur !

Santé !

Quand les médecins nous refusent des médicaments et allègent les ordonnances c'est peut-être pour notre bien, mais ça risque d'être surtout pour le leur. Et dans ce cas, comme l'écrit  l'ordre des médecins, "Les patients pourraient se demander si le médecin a agi en fonction de son intéressement financier ou pour leur seul bien." Vraiment ?

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L'objectif de Roselyne Bachelot la ministre de la "Santé" de trouver 5 000 volontaires pour une une rémunération  "à la performance" est donc atteint. 10% des généralistes ont signé des deux mains  avec l'assurance maladie  un "contrat d'amélioration des pratiques individuelles" (CAPI) qui leur permet de toucher une prime annuelle qui s'ajoute à leurs  honoraires s'ils atteignent des objectifs de prescription et de prévention : soit 7 euros gagnés par client, soit  une moyenne  de 5.600 euros par an pour un cheptel de 800 têtes, si bien sûr tous les objectifs  de prescriptions sont atteints.

L'ordre des médecins - et de nombreux syndicats de médecins - veulent mettre la CAPI hors d'état de nuire pour préserver une médecine de qualité.

> " Le Conseil national de l’ordre des Médecins regrette la publication le 21 avril 2009 de la  création d’un contrat-type d’amélioration des pratiques (CAPI) à destination de certains médecins libéraux conventionnés.
Cette publication lui paraît d’autant plus prématurée que la ministre de la Santé, Mme Roselyne BACHELOT, avait confirmé que les réserves du CNOM « sur la compatibilité des contrats avec les règles de déontologie médicale » méritaient d’être prises en compte et qu’un travail de concertation devait se faire entre le directeur général de la santé, la CNAMTS et l’Ordre.
Le CNOM rappelle son avis négatif en session plénière du 11 décembre 2008 sur ces contrats d’intéressement comme il l’avait fait pour les médecins conseils et pour les médecins hospitaliers.
Le CNOM estime contraires à la déontologie  les clauses et contrats d’intéressement de tous les médecins :

  • un intéressement du médecin liant ses décisions et conseils médicaux n’est pas acceptable en ce qu’il aliénerait son indépendance professionnelle ;
  • la relation de confiance indispensable à la qualité de la prise en charge d’un patient serait affectée. Les patients pourraient se demander si le médecin a agi en fonction de son intéressement financier ou pour leur seul bien.
  • s’adressant à une population restreinte et choisie par l’un des contractants, la CNAM, et excluant de ce fait une partie des praticiens ayant adhéré au même système conventionnel, ces contrats créent une discrimination entre médecins et donc, si l’objectif réel en  était l’optimisation des soins, une discrimination inacceptable entre patients.

Le CNOM se réserve la possibilité d’un recours contre la décision publiée en son état mais reste ouvert à  toute discussion sur les moyens à mettre en œuvre pour que soit améliorée la qualité des soins aux patients dans le respect de la déontologie médicale.

_-_-_

> La Confédération des Syndicats Médicaux de France vient de déposer un recours en Conseil d’Etat contre la décision du 9 mars 2009 de l’UNCAM relative à la création d’un contrat type d’amélioration des pratiques (CAPI).

Sur la forme, la CSMF considère que la mise en place du CAPI est intervenue au terme d’une procédure irrégulière car elle n’a pas été précédée de la consultation de la Haute Autorité de Santé alors que la Loi l’impose (articles L.161-37 et L.161-40 du code de la Sécurité Sociale). De plus, la formalité de transmission préalable du contrat type par l’UNCAM aux ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, qui avaient le pouvoir de s’y opposer, n’aurait pas été effectuée conformément aux procédures établies par le Code de la Sécurité Sociale. De ce fait, la procédure a été viciée.

Sur le fond, l’amélioration des pratiques est un engagement collectif de la profession, ainsi, en incitant les médecins à s’engager individuellement avec leur Caisse, le CAPI se détourne de la convention nationale des médecins et de ses objectifs et est contraire aux dispositions de l’article L.162-5 du Code de la Sécurité Sociale.

D’autre part, le patient n’étant pas informé ni de ce que son médecin traitant a signé un CAPI et ni de ce qu’il est tenu au respect des engagements d’ordre thérapeutique que comporte ce contrat, le CAPI est contraire aux principes d’indépendance et de liberté de prescription garantis par les articles R.4127-7 et R.4127-8 du Code de la Santé Publique.

Avec ce recours, la CSMF, premier syndicat médical français, est passée à une phase active du combat contre le CAPI dont elle démontre, à nouveau, tous les dangers.

Elaboré dans la précipitation, en dehors de tout respect des procédures de validation administratives, comment le CAPI pourra-t-il respecter les médecins ? Elaboré en contradiction flagrante avec la convention, il démontre que les objectifs poursuivis ne sont pas l’amélioration des pratiques, mais bien, comme la CSMF ne cesse de le dénoncer depuis le départ, le démantèlement de la convention collective pour mettre les médecins sous la coupe des caisses avec des objectifs individuels de rendement. Enfin, le CAPI porte atteinte à la liberté de prescription et met potentiellement en opposition les intérêts du patient avec son médecin.

La CSMF veut agit pour mettre le CAPI hors d’état de nuire à la profession afin de protéger les médecins et de préserver une médecine libérale de qualité.

_-_-_

Les pharmaciens n'ont pas été oubliés, ils recoivent eux aussi une prime (indirecte) quand ils vendent des génériques. Pas de jaloux !

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