24.09.2009

Crevez !

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Plus du tiers des producteurs de lait sont condamnés à la faillite d'ici la fin de l'année. Pendant ce temps  les industriels de la filière ont augmenté leur marge par litre de lait de 41,6% à 52,1% et les distributeurs de 12,8% à 17,1%.

Actuellement les industriels sont obligés de collecter et de payer au producteur tout le lait livré.
Mais bientôt, grâce à la politique de l'Europe libérale,  il n'y aura plus pour le producteur ni garantie de quantité achetée ni garantie de prix minimum.

Comme dans un pays sous-développé.


>
Lait : prix garanti aux producteurs et aux consommateurs ! Communiqué du POI

> L'Europe libérale à l'oeuvre : crise laitière et saignée du monde paysan. Parti de Gauche

Combien la peau de l'ours ?

Selon Sarkozy il n'y a plus de paradis fiscaux et le secret bancaire est fini. C'est faux.

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Un dessin de Chimulus
sur "Blabla de zinc"

> Paradis fiscaux: la Suisse et Monaco "blanchis" in extremis pour le G20, de Jérémy Tordjmann - AFP
> G20 poker menteur - sur le site du NPA

18:45 Ecrit par Zeck dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, g20

19.09.2009

Désert d'avenir

Ségolène Royale tente de réanimer le moribond" Désirs d'avenir" et l'Express, qui s'est penché d'un peu près sur le site internet  du mouvement giratoire et centripète, révèle  que sa réalisation confiée à André Hadjez (un  homme d'affaire proche de Royal) aurait été facturée  41.860 euros.
Modique somme que Pierre Bergé, patron de la fondation Yves Saint Laurent et principal soutien financier de la socialiste, refuserait de payer.
Le site à géométrie variable, très kitch et à l'image de ses initiateurs, est la risée du web. Et  c'est Vent de Liberté, zèbre hilare,  qui  nous a tartiné une belle  tranche de rires anglais à grignoter dans la joie.

Question gros sous et socialodémocratisme new-age "Trois chantiers sont également prévus: la création d'une "télévision sur Internet diffusant deux heures par jour", la mise en place d'une "boutique de vente de produits" estampillés Désirs d'avenir et l'installation d'une "arborescence téléphonique surtaxée pour produire des ressources".

C'est  pour toutes ces raisons de militantisme de gôche avancé, que Royal  dénonçe des "esprits malfaisants" à l'origine d'une cabale qui porterait  atteinte à la crédibilité de son action et de sa parole, qui  déstabiliserait son entourage, qui ferait douter toutes celles et ceux qui ont envie d'avancer. à qui elle demande "d'être forts et de tenir bon".

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Pire que "conviction politique", je ne vois pas.


18.09.2009

Alerte : laïcité à nouveau menacée

Le 10 décembre 2008, une proposition de loi du sénateur Jean-Claude Carle concernant le financement des élèves fréquentant des écoles élémentaires privées sous contrat d’association, hors de leur commune de résidence, a été adoptée par le Sénat. IL sera prochainement soumis à l’Assemblée nationale.
Cette loi, qui fait primer l’intérêt particulier sur l’intérêt général, favorise de fait la scolarisation dans les écoles privées, menace le service de l'enseignement public et laïque,  accroit l'inégalité entre les centres urbains et les banlieues,  défavorise les communes rurales et soulève, en plus, des points d'inconstitutionnalité...

> Assemblée nationale dossier en ligne.

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"Vous avez le droit de préférer un taxi aux transports en commun, mais vous n'enverrez pas la facture au Trésor Public !"

De Danièle Dugelay
membre de la LDH et de la Libre-Pensée.

La proposition de loi Carle, qui devait remplacer l'article 89 et dont la discussion à l'Assemblée Nationale prévue fin juin a été repoussée, sera présentée à nos députés le 28 à 15 heures.
Petit rappel :
L'article 89, actuellement en vigueur, impose aux communes de financer la scolarité des élèves fréquentant des écoles privées hors-commune. Ce texte, mal conçu, était contesté car il privilégiait les établissements privés par rapport à ceux du public, en particulier en ne leur imposant pas les mêmes conditions restrictives. Il a été rejeté une première fois par le Conseil d'Etat pour des problèmes de forme qui ont été corrigés. De nouveaux recours, sur le fond cette fois, sont en cours, mais je n'ai pas été informée qu'ils aient été encore examinés.
Une nouvelle mouture a donc été présentée par M. Carle, sous la forme d'une proposition de loi.
Elle vise "à l'équité de financement des écoles publiques et des écoles privées sous contrat d'association". Soumise au Sénat, elle a été approuvée par la droite, mais aussi par une partie de la gauche. Cette dernière a justifié sa position par le fait que la loi représentait un progrès conséquent par rapport à l'article 89 et diminuait le financement des communes.
Pour ma part, je considère que cette explication n'est pas valable. En effet, la loi passera obligatoirement puisque la droite détient la majorité absolue. Cette situation laisse toute latitude à la minorité de voter ou non cette loi qui confirme et renforce l'atteinte à la laïcité de l'enseignement par la loi Debré de 1959.
Je reconnais qu'on peut trouver là un peu d'hypocrisie, mais il faut être réaliste (on ne cesse de nous le seriner). De plus, l'argument de la liberté de l'enseignement n'a pas à être évoqué : les parents sont libres de choisir l'école qu'ils préfèrent : l'école de la République est ouverte à tous et, s'ils en choisissent une autre, il leur appartient de financer ce choix. Vous avez le droit de préférer un taxi aux transports en commun, mais vous n'enverrez pas la facture au Trésor Public !
Par conséquent, les députés qui voteront la loi proposée par M. Carle, accepteront en même temps le principe de l'équité de financement des écoles publiques et privées sous... ce qui serait absolument contraire à l'article 2 de la loi de 1905 (en raison du "caractère propre", pratiquement toujours religieux) et surtout à notre constitution de république laïque. Ils prendraient le risque d'affaiblir l'école républicaine qui souffre actuellement d'une réduction drastique de ses moyens. C'est pour notre école laïque qu'il convient de se battre actuellement et, là, ce serait la trahir.

A la suite, les lettres envoyées au deux groupes de l'Assemblée nationale : Parti Socialiste et  Radicaux de Gauche et Gauche démocrate et républicaine.

Lire la suite

Démocratie et laïcité sont identiques...

"Pas plus que le moine ou le prêtre ne sont admis à se substituer aux officiers de l’état civil dans la tenue des registres, dans la constatation sociale des mariages, pas plus qu’ils ne peuvent se substituer aux magistrats civils dans l’administration de la justice et l’application du Code, ils ne peuvent, dans l’accomplissement du devoir social d’éducation, se substituer aux délégués civils de la nation, représentants de la démocratie laïque.
Voilà pourquoi, dès 1871, le parti républicain demandait indivisiblement la République et la laïcité de l’éducation. Voilà pourquoi, depuis trente-cinq ans, tout recul et toute somnolence de la République a été une diminution ou une langueur de la laïcité ; et tout progrès, tout réveil de la République, un progrès et un réveil de la laïcité."

Extrait du " Discours de Castres" de Jean Jaurès, 30 juillet 1904, L’Humanité 2 Août 1904.


 

11.09.2009

Corporatisme

Le corporatisme est un courant politique,  apparu au XIXe siècle, favorable à  un ordre social chrétien.  Dans cette société sans classeet surtout sans lutte de classesl'organisation du travail de chaque entreprise serait subordonner à des conseils mixtes composés de représentants patronaux et syndicaux. Les organisations syndicales devenant ainsi partie prenante de la gestion des différents secteurs de l'économie au profit exclusif des entreprises.

Ce projet fut mis en œuvre pour le bien être de tous, et avec le succès que l'on sait , dans l'Italie fasciste, l' Allemagne nazie, l'Autriche, le Portugal, l'Espagne. En France,  le Maréchal Pétain en 1941 en donne la définition suivante de "l'ordre nouveau corporatiste" :

"Abandonnant tout ensemble le principe de l'individu isolé devant l'État et la pratique des coalitions ouvrières et patronales dressées les unes contre les autres, il institue des groupements comprenant tous les membres d'un même métier : patrons, techniciens, ouvriers. Le centre du groupement n'est donc plus la classe sociale, patronale ou ouvrière, mais l'intérêt commun de tous ceux qui participent à une même entreprise."

"'Intérêt commun" formule magique et anesthésiante qui  donne aux intérêts particuliers et à ceux  de la bourgoisie l'apparence de la normalité et les couleurs du bien commun. L’historienne Miranda Pollard a montré que ce corporatisme était " à la fois paternel et familial, enveloppant les ouvriers dans un lien étroit qui neutralisait et l’individu et les identifications collectives de la lutte des classes."

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> Le corporatisme - Wikiliberal

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Aujourd'hui, changement d'époque  et de vocabulaire. Mais comme l'ordre social chrétien a le vent  en poupe on nous annonce  la naissance à répétition d’
États généraux, ces " forces de propositions et lieux de dialogue" entre gens de bonne compagnie  cooptés en dehors de toute forme de démocratie représentative élémentaire. Colégislation et confusion des genres.

Les États généraux de l’industrie, annoncés par Sarkozy lors de son dernier show laborieux  chez l'équipementier automobile Faurécia, nous les devrons à  Bernard Thibaut, de la CGT ( traité de "racaille" par Xavier Matthieu, le délégué CGT de Continental ) , conseiller de bonne volonté en capitalisme nouvelle vague qui veut " changer les stratégies inadaptées des entreprises " ( sic !)
François Cherec, de la CFDT ( hué dans les manifs) n'est pas en reste :"  Les états généraux de l’industrie peuvent être une bonne chose. Mais la relance industrielle fait partie du débat sur le grand emprunt. La CFDT entend y participer pour définir les grands enjeux de l’avenir."
De rerum novarum !

Tous ces États généraux et réunionites au sommet  verront donc syndicats ouvriers, patronat et gouvernementpouvoir et contre-pouvoirscollaborer main dans la main pour définir une " nouvelle politique industrielle pour la France" sur fond  de destructions d’emplois et de fermetures d’usines.

Tous ensemble ! tous ensemble ! ouais ! ouais !"


>
"Une très bonne idée ? " Editorial de Daniel Glückstein - Informations ouvrières

> "Thibaud-Chérec examen de rentrée", par François-Wens Dumas - Libération
Afin de ne pas heurter leurs militants, Bernard Thibault et François Chérèque ont refusé un entretien "croisé" qui leur aurait permis de répondre ensemble aux mêmes questions précise le journal !

> Rerum novarum sur Wikipedia

11 septembre 1973 : Chili

11 Septembre 1973,  l’armée du général Pinochet, appuyée par la CIA, bombardait le palais présidentiel. Après un combat de quelques heures, Salvador Allende, le président du Chili depuis 1970 se suicidait.

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Les États-Unis ont une énorme  responsabilité dans ce qui s'est passé au Chili dans les années 60  et le coup d’État qui imposera la terreur à tout un peuple jusqu'en 1990..
Pour protéger leurs intérêts, ils ont tenté sous l'administration Nixon d'empêcher  que Salvador Allende puisse prendre ses fonctions,  puis ils ont incité l'armé à intervenir pour annuler ces élections
et enfin ils ont financé et organisé des opérations visant à déstabiliser l'économie du pays.
L
es directives à la CIA à l'époque étaient claires : " Dépenses illimitées. Peu importe les risques. Ne pas impliquer l'ambassade. "Faire crier de douleur l'économie chilienne."
En octobre 1972 une grève patronale, largement financée par la CIA, paralysait le pays : 70 000 camions et des milliers d’autobus bloquaient le pays, petits commerçants et  professions libérales arrêtaient le travail. 
Un an plus tard  l'instauration d'une dictature mettait fin à la démocratie chilienne.


> Salvador Allende Wikipedia

>Alvaro Cuadra - 11 septembre 1973, coup d'Etat au Chili.

>Patricia Parga-Vega -Chili, 35 ans après...

>Eduardo Hurtado - Paradoxes de la dictature et de la démocratie.

>Ernesto Carmona - Le côté obscur du Chili actuel.

10.09.2009

Frankenstein et les abeilles

Editorial de Jacques Lemercier FO Com


"Il est étonnant que personne ne s'étonne : la direction d'EDF ose réclamer 20 % d'augmentation de tarifs sur 3 ans, alors qu'elle croule sous les bénéfices ; celles de la SNCF et de la RATP critiquent les pouvoirs publics sur des dossiers stratégiques et prennent de haut les élus locaux ; celle d'AREVA, le fleuron du nucléaire, se verrait bien faire cavalier seul ; celle de la Caisse des dépôts rechigne à assurer la trésorerie de la sécurité sociale et pince les lèvres quand on lui parle de La Poste. Certes il y a toujours pire que le mauvais : inutile de citer les autres opérateurs « historiques » impliqués...

C'est Brutus qui veut tuer César !

Après tout, l'État ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Tel le Docteur Frankenstein, ses créatures se retournent contre lui. Elles oublient qu'elles lui doivent tout : leur formation dans les grandes écoles, les fonctions attribuées et non conquises. Il a relâché sa tutelle ; il a privatisé et les instincts profonds sont remontés à la surface : le mercantilisme, la volonté de puissance.

Les incriminés peuvent se défendre en invoquant une autre fable, celle dite des abeilles, publiée en 1714 par l'Anglais Mandeville : certes, c'est l'appât du gain qui mène entrepreneurs et commerçants. Mais la somme des égoïsmes particuliers serait positive : elle conférerait prospérité et force aux nations... Tant pis pour la morale, voile artificiel. Nous leur répondons que Mandeville n'a connu ni Marx ni les subprimes. Aujourd'hui la fable s'inverse. À trop vouloir oublier l'intérêt général, on finit par nuire aux intérêts particuliers...
Au lieu de vibrionner et de saupoudrer, l'État devrait reprendre en main les services publics et les secteurs vitaux du pays. Pour le reste, la dignité affichée par les salariés en lutte nous paraît plus exemplaire que les leçons d'éthique dispensées sur papier glacé."

06.09.2009

Grandeur et petitesse

On connaissait l'image d'Epinal de Napoléon, au bivouac, tirant l'oreille de ses grognards et leur disant : " Scrongnegneu !" avant la boucherie  du lendemain.
On a Sarkozy qui  fait sa tournée des popotes industrielles par temps de crise, qui serre des mains, qui dit : " Faut s'battre !"...  "je ne veux pas d'une France sans usine ! "... "dépenser cent euros qui ne servent à rien c'est beaucoup plus cher que dépenser 1 000 euros qui préparent l'avenir "..." la France ne peut pas rester immobile"..."je ne suis pas absent à ce point là"... et qui tente de construire laborieusement, par petites phrases et apparitions, une légende de leader hexagonal et mondial qui ne passe pas.

Dans l'Eure, chez l'équipementier automobile Faurécia, lors de la première visite post rot sportif pour annoncer la tenue de prochains " États généraux", ce sont des employés qui sont venus  jouer le décor vivant à la tribune où se produisait Sarkozy. Tous propres sur eux — pas très à l'aise mais
volontaires, paraît-ilavaient été choisis en fonction  de leur taille conforme à celle du président...  Au final, sur la photo de famille, seuls les ministres font un peu trop grands. Mais vu leur insignifiance ça ne compte pas.


Les irrespectueux et  libres journalistes de la RTBF

> "Quand Sarkozy bidonne une visite,aucune tête ne dépasse.  "Les Mots ont un sens".

P comme Pilori

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" Il vient d'être licencié.. eh bien il continuait à faire ses courses en voiture !
—  Oh le monstre !"

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> " Parisot invente le principe du pollueur-payé !"  par Gérald Andrieu - Marianne

>" Le Medef, vrai héritier de la Fondation St Simon" par  Régis Soubrouillard - Marianne

> "Sarkozy. Rusé mais incompétent " par Juan - Marianne.

 

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