On connaissait l'image d'Epinal de Napoléon, au bivouac, tirant l'oreille de ses grognards et leur disant : " Scrongnegneu !" avant la boucherie du lendemain. On a Sarkozy qui fait sa tournée des popotes industrielles par temps de crise, qui serre des mains, qui dit : " Faut s'battre !"... "je ne veux pas d'une France sans usine ! "... "dépenser cent euros qui ne servent à rien c'est beaucoup plus cher que dépenser 1 000 euros qui préparent l'avenir "..." la France ne peut pas rester immobile"..."je ne suis pas absent à ce point là"...et qui tente de construire laborieusement, par petites phrases et apparitions, une légende de leader hexagonal et mondial qui ne passe pas.
Dans l'Eure, chez l'équipementier automobile Faurécia, lors de la première visite post rot sportif pour annoncer la tenue de prochains " États généraux", ce sont des employés qui sont venus jouer le décor vivant à la tribune où se produisait Sarkozy. Tous propres sur eux — pas très à l'aise maisvolontaires, paraît-il — avaient été choisis en fonction de leur taille conforme à celle du président... Au final, sur la photo de famille, seuls les ministres font un peu trop grands. Mais vu leur insignifiance ça ne compte pas.
"Pauvre Italie, terre de Dante et de Michel-Ange, devenue Berluscoland, abandonnée à un don Juan pathétique, courant frénétiquement derrière son éternelle jeunesse, à coups d'injections pelviennes, d'implants capillaires, d'opérations de chirurgie esthétique, de séances de maquillage. Avec cet éternel sourire Ultrabrite, comme un masque de Scaramouche."
Serge RaffyLe Nouvel Observateur
Les petits grands de ce monde ont leur susceptibilité, les corps constitués aussi.Dès que la pique et le rire les dégonflent ils portent plainte et demande réparation. Le phallus est une chose fragile. Surtout lorsqu'il est rafistolé.
Berlusconi, qui entend mettre la presse et l'opposition de son pays au pas, intente une action en justice en France contre le Nouvel Observateur à la suite de l'articlejusqu'où ira l'affaire Berlusconi ? Sexe pouvoir et mensonges.Outre une une conversation supposée de deux femmes ministres du gouvernement Berlusconi à son propos, il y est notamment évoqué l'hypothèse d'une infiltration de la mafia russe au sommet de l'Etat via les appas (appâts) d'une amourette.
".. Berlusconi contrôle tout, les médias, le Parlement, l'État. Son affaire avec la D'Addario est pourtant un signe de grande faiblesse, car il aurait pu être la victime du chantage d'un groupe ou d'une organisation étrangers. Cette femme a pénétré chez lui et l'a enregistré sans que les services de sécurité s'en aperçoivent. Elle aurait pu être armée, aussi..."
Ezio Mauro, directeur de la Repubblica
La Repubblica, le quotidien de gauche italien qui avait relayé cet article et qui publie quotidiennement dix questions sur la vie privée de Berlusconi,est également visé dans une plainte avec un petit million d'euros de dommages-intérêts à la clef.
En italie, les trois chaînes privées de Mediaset (groupe qui appartient à Berlusconi) et les trois chaînes de service publique de la RAI ont refusé de diffuser la bande annonce du film documentaire Videocracy car :"E' un film che critica il governo". Erik Gandini, le réalisateur, y montre simplement comment on peut conquérir le pouvoir par la télévision: fric et vulgarité.
même quand on ne comprend rien, on comprend tout !
> Et pour rester de l'autre côté des Alpes où en raison du même climat se cultivent les mêmes plantes, le Comité pour la dépénalisation du délit d'outrage CODEDO se rappelle à votre bon souvenir. C'est pas triste non plus : http://codedo.blogspot.com/
Lettre à Frédéric Mitterrand sur le sort de l’AFP (SNJ-CGTSCLCE, CADRES, EMPLOYES,)A propos de la transformation de l’agence en une société anonyme avec capital et actionnaires
Monsieur le Ministre de la Culture et de la Communication,
Les syndicats CGT représentatifs au sein de l’AFP – SNJ-CGT, SGLCE, CADRES, EMPLOYES – s’adressent à vous pour attirer votre attention sur le dossier de l’AFP et vous faire part de leur extrême inquiétude concernant le sort de la troisième agence mondiale d’information, dont le statut actuel - qui a garanti son indépendance depuis plus d’un demi siècle- est gravement remis en question par un projet de son PDG, M. Pierre Louette.
La gouvernance de l’AFP souhaite en effet transformer l’agence en une société anonyme avec capital et actionnaires, rayant d’un trait de plume la loi de 1957 portant sur la création de l’AFP et qui découlait d’une décision politique de la nation française afin de doter notre pays, mais aussi la francophonie, d’une agence de presse internationale face à Reuters et Associated Press.
En conférant ce cadre singulier au plan juridique, la loi de 1957 faisant de l’agence une entreprise « suis generis », le législateur avait justement banni dans sa construction tout actionnariat et détenteur de capital pour ne pas peser sur le contenu de l’information et donner ainsi une liberté la plus large possible de facto et de jure aux équipes rédactionnelles.
> La suite sur ce blog ou le sur site du SNJ-CGT-AFP.
La petite histoire gardera d' André Santini l'image d'un fameux boute-en-train amateur de cigare. Aujourd'hui, pour cause de remaniement ministériel, lemaire d'Issy-les-Moulinaux s'est vu remercier et n'estplus secrétaire d’Etat. Mais il a repris son siège (sa position ?) de député des Hauts-de-Seine gardé au chaud par son remplaçant,Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP et ancien conseiller de Sarkozy, qui attend sagement un poste à sa mesure. Ceci dit, rappelons à nos élu(e)s que l' immunité parlementaire ne protège pas encore de la grippe porcine. Dans un récent article de Bakchich intitulé" Dédé Santini, par Issy les amis fayots", il est fait état d'adjoints du maire soignés aux petits oignons.A cette lecture, l'humour de Santini n'a fait qu'un tour, et il a déposé une plaintepour "recel et vol de documents à la mairie d’Issy-les-Moulineaux" -preuve que les informations sont exactes. Gag.
>" Bakchich et Dédé Santini, une histoire d’amour vache"- Bakchich
Anodines, les élections aux conseils de quartier d’Issy-les-Moulineaux ? Ce petit scrutin local se déroule, du 1er au 8 décembre, sous étroite surveillance.
Le maire d’Issy-les-Moulineaux risque de voir sa victoire législative invalidée par le Conseil constitutionnel. Une légère indisposition liée à une voiture à gaz…
André Santini n’est pas seulement ministre de la Fonction publique : il dirige aussi le Syndicat des eaux d’Ile de France, soupçonné de surfacturer le prix de l’eau aux Franciliens.
Alors que son élection à l’Assemblée nationale a finalement été validée, le secrétaire d’Etat auprès du ministre du Budget clame haut et fort sa victoire et dénonce les acteurs d’une « méprisable pantalonnade...
Installés confortablement devant leur petit poste de télé, Madame et Monsieur Nicolas S. ( Elysée - France) chaussèrent leurs lunettes officielles de soleil pour assister à l'émouvante cérémonie d'adieu à la dépouille mortelle de Mickaël Jackson (chanteur-EU). "Mais mon rossignôle, fit remarquer monsieur au bout d'une heure de spectacleémouvant et mondialisé, on ne voit rien du tout !" Ce à quoi madame, très sainte et exupérienne, répondit du tac au tac : " on ne voit bien qu'avec les yeux du cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux !" Et elle reprit en chantant son ouvrage pour première dame : un superbe pompon testiculaire tricolore au crochet qui irait orner un sac en série limitée pour une de ses nouvelles causes humanitaires : la lutte contre la con-jonc-ti-vite !
7 semaines de grève à Radio France Internationale.
206 postes supprimés, soit un salarié sur quatre. Et des salaires faramineux aux dirigeants,dontChristine Ockrent - princesse Christine -directrice générale,épouse deKouchner (ministre des Affaires étrangères),installée à ce poste par le pouvoir et qui touche 310 000 euros par an. Un modèle de gestion libérale par temps de crise.
Aujourd'hui, les journalistes grévistes de RFI se sont installés place de l’Hôtel de Ville, à Paris, pour relater leur combat.
Les inquiétudes que la rédaction de France Inter nourrissait à l’annonce de l’arrivée de Philippe Val semblent hélas aussi fondées que les informations publiées il y a deux mois dans la presse au sujet de sa nomination.
Le titulaire de la revue de presse a été remercié dans les deux heures qui ont suivi la prise de fonction de Philippe Val, et aucune proposition ne lui a été faite.
Que paye notre excellent confrère ?
Son talent, son originalité, la progression d’audience de ce rendez-vous ?
Notre confrère paye surtout le fait d’avoir cité Siné Hebdo dans la revue de presse. Philippe Val, à l’époque directeur (et actionnaire) de Charlie Hebdo, lui en avait vertement et devant témoins fait le reproche.
Les syndicats n’accepteront aucun règlement de compte personnel, aucune suspicion illégitime, aucun procès d’intention, aucune mise au rancart d’un membre de la rédaction pour des motifs non professionnels.
Nous le répétons une dernière fois avant qu’un grave conflit ne s’ouvre. Les journalistes de France Inter n’ont qu’une exigence : continuer à assurer leur travail de présentateurs, de reporters, de spécialistes, calmement, sérieusement, professionnellement, librement. La liberté éditoriale ne se discute pas.
Les syndicats SNJ, SNJ-FO, SNJ-CGT et Sud demandent solennellement à la direction de France Inter de revenir sur cette décision inacceptable pour toute la rédaction.
22 juin 2009
> "Du rififi à France Inter : 22, v’là Philippe Val !" parMathias Reymond - Acrimed
> "Pommier, le Val est dans le fruit" parNicolas Beau - Bakchich