mercredi, 02 avril 2014

Santé et système de santé en péril

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Cancers, diabète, obésité : « La croissance des maladies liées à notre mode de vie met en péril notre système de santé » 

Entretien avec le toxicologue André Cicolella, président du Réseau environnement santé par Simon Gouin

" 400 milliards d’euros en 15 ans : c’est le surcoût entraîné par l’explosion des maladies chroniques, comme le cancer ou le diabète, pour la Sécurité sociale. Des maladies liées à la pollution de notre environnement et qui se transmettent entre générations. Pesticides, perturbateurs endocriniens, molécules chimiques en tout genre sont présents dans l’alimentation, les biens de consommation, l’eau potable, l’air… Un scandale invisible pour le toxicologue André Cicolella, président du Réseau environnement santé, qui décrypte, dans son dernier livre, les raisons de cette épidémie mondiale. Et appelle à un grand mouvement citoyen. ".

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9782021061451.jpgToxique Planète, le scandale invisible des maladies chroniques, André Cicolella - Seuil, collection Anthropocène.

"Aujourd’hui, 2 décès sur 3 dans le monde sont le fait des maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires ou respiratoires, cancers, diabète…). En France, ces maladies progressent 4 à 5 fois plus vite que le changement démographique. Le cancer touche 1 homme sur 2 et 2 femmes sur 5. Les coûts générés font imploser les systèmes de santé.

Face à cette catastrophe sanitaire, il est temps de réagir. Les maladies chroniques ne sont ni un simple effet du vieillissement ni une fatalité : notre environnement moderne est en cause. Des milliers de molécules chimiques l’ont contaminé mais aussi la malbouffe, la sédentarité, la pollution urbaine, le travail précaire et stressant et les inégalités au Nord comme au Sud.

La découverte des « perturbateurs endocriniens », la mise en évidence d’une transmission de cet héritage toxique aux générations futures révolutionnent la pensée scientifique et réclament de nouvelles politiques de santé à l’échelle mondiale. Au-delà d’un constat fondé sur les références scientifiques les plus solides, André Cicolella livre des clés pour l’avenir : oui, les maladies chroniques peuvent reculer, à condition de repenser notre façon de vivre, de consommer et de travailler !" ( 4° de couverture)

André Cicolella est chimiste, toxicologue, conseiller scientifique à l’Ineris et enseignant à Sciences Po. Il est président du Réseau Environnement Santé à l’origine de l’interdiction du bisphénol A dans les biberons, de l’interdiction du perchloréthylène dans les pressings, etc. Il est l’auteur notamment d’ Alertes Santé, Fayard, 2005.

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Ce sera pour la prochaine fois...

Rebsamen et Urvoas, spécialistes ès sécurité, lorgnaient le trône vacant de l'Intérieur : le premier, préféré de Hollande, et le dernier de Valls.  Comme dans une mauvaise fable c'est un troisième larron, Bernard Cazeneuve, qui s'installera place Beauvau.

Rebsamen, resté sur la touche en 2012 alors qu'il lorgnait vers l'Intérieur, est enfin promu ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social. Mais qu'Urvoas ne s'effondre pas et ravale cette dernière humiliation, on sait de vieil adage que la loyauté des bons serviteurs est toujours remerciée. Un petit secrétariat d’État comme lot de consolation dans les jours à venir ? Mystère et voies impénétrables de la haute politique.

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 Le mot du député Urvoas

 Pied à l'étrier pour la gauche d'Intérieur

06 octobre 2011

louison.pngOn se souvient (mal) que Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère et secrétaire national du PS à la sécurité, a voté "POUR" le merveilleux Traité de Lisbonne, précisant  même qu " il faut parfois savoir se contenter de peu pour éviter le pire."et ajoutant dans la foulée : " engrangeons donc les acquis, si modestes soient-ils."

Après avoir été rocardien, ce proche de Dominique Strauss-Kahn, fait toujours partie des prétendants au ministère de l'Intérieur en cas de victoire de la gauche en 2012. Un ministère où les places sont chères et adorées :

" Aussi étonnamment que cela puisse, c’est devant les grilles de la Place Beauvau que les prétendants se font les plus nombreux. Sans doute se disent-ils qu’ils ne pourront pas faire pire à l’Intérieur que Sarkozy et ses clones… Le nom de Manuel Valls, bien sûr, est cité abondamment. Celui, aussi, de François Rebsamen*, devenu le Monsieur Sécurité du PS dans les médias depuis que la maire de Lille lui a confié l’animation d'un forum sur ce sujet. De quoi agacer sans doute ce « héraut si discret » qu’est Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du parti à la Sécurité, qui, lui, depuis dix-huit mois, tisse discrètement son réseau dans un territoire traditionnellement hostile aux représentants politiques de gauche : celui des forces de l’ordre… " (Marianne2)

Après bien des hésitations, - Urvoas étant le seul des amis politiques de Dominique Strauss-Kahn à n'avoir pas choisi entre Martine Aubry et François Hollande - il soutient aujourd'hui le mieux placé dans les sondages pour la primaire du PS :

"Combatif et déterminé, François Hollande s'est affirmé progressivement comme un véritable leader" a déclaré le récent adulateur en ajoutant quelques dorures pour les finitions :   "Sa capacité à rassembler, ses convictions et son énergie lui confèrent à mes yeux l'autorité nécessaire pour incarner le changement. Il lui reste à recevoir l'onction d'une majorité incontestable pour lui permettre d'incarner nos valeurs dans les combats qui s'annoncent".

Tout ceci méritait en effet le temps de la réflexion.

* François Rebsamen, soutien ardent de François Hollande et président du groupe PS au Sénat

-  Clarté de l'embarras -

à 4 minutes 59

Pascale Clark : " Jean-Jacques Urvoas, vous venez par ailleurs de vous prononcer en faveur de François Hollande. Est-ce que ça ne paraît pas un peu opportuniste de le faire maintenant, alors qu'il caracole en tête des sondages ? Même s' ils ne veulent  rien dire,  Il y a peut-être une tendance, là...

Jean-Jacques Urvoas : Dans votre question il y a la réponse..

Pascale Clark ( rires ): Bon, eh bien on arrête là alors...

Jean-Jacques Urvoas : Moi, je suis comme Martine Aubry et Ségolène Royale...

Pascale Clark : Donc c'est opportuniste, la réponse...

Jean-Jacques Urvoas : Non, je suis comme Martine Aubry et Ségolène Royale, je ne crois pas aux sondages.

Pascale Clark : Oui, mais enfin, pourquoi ce ralliement si tardif , alors que vous aviez dit que vous ne rallieriez personne ?

Jean-Jacques Urvoas : Mais parce qu'une  campagne électorale c'est fait pour convaincre ceux qui n'avaient pas  d'avis a priori. J'étais de ceux-là.

Pascale Clark : Mais qu'est-ce qui vous a convaincu alors ?

Jean-Jacques Urvoas : La capacité de François Hollande dans les deux débats que nous avons eus  à se poser en fédérateur. Parce que moi je suis prof à l'université, et j'étudie le droit constitutionnel et le mode de scrutin :  j'ai toujours expliqué à mes étudiants que le premier tour c'était la préférence et le deuxième tour l'élimination.  Lundi prochain il n'y aura pas de vaincus. Simplement l'un aura été mis largement mis en tête ou peut-être aura été placé dans un large élan populaire. Le deuxième tour ça voudrait dire que je vais éliminer un des deux socialistes, moi je n'en ai aurai pas envie, et donc je vais faire dimanche un vote utile pour celui qui sera le rassembleur.

Pascale Clark : Dernière chose, vous êtes un ex-proche de Dominique Strauss-Kahn...

Jean-Jacques Urvoas : Le " ex", il vaut sur quoi ?

Pascale Clark : Politiquement en tout cas, puisqu'il n'y a plus moyen de le soutenir...

Jean-Jacques Urvoas : Je suis un proche de Dominique Strauss-Kahn, "ex" euh...

Pascale Clark : Vous avez de ses nouvelles ?

Jean-Jacques Urvoas : Ouais.

Pascale Clark : Alors ?

Jean-Jacques Urvoas : Il va bien, je vous remercie.

Pascale Clark : A part ça ?

Jean-Jacques Urvoas : Il va bien, je vous remercie.

Pascale Clark : Il envisage son avenir politique ?

Jean-Jacques Urvoas : Dans la proximité avec Dominique Strauss-Kahn il y a une dimension privée : et donc ce genre de réponse nous le gardons pour nous."

Avec ce genre de socialisme, il faut vraiment se contenter de très peu.

PS : le parc à moutons

" Un parti, c'est un organe de réflexion collective aussi, et là, on nous l'a transformé en parc à moutons."

Henri Emmanueli

Le suicide annoncé

images?q=tbn:ANd9GcSJ9UQZoK1V4_Bg-Kco0g2Bv7OBX-wQ_EodEjF9GvcaO6OFof-6f8b3-6MxSQ"Le choix de Manuel Valls est assez surprenant, compte tenu de l'analyse que l'on peut faire du scrutin municipal et de l'indéniable besoin de gauche qui s'est exprimé à l'occasion de cette élection." 

 "On est en droit finalement d'attendre plus de preuves de la part de Manuel Valls, puisque lors de la primaire, il s'était exprimé sur les questions économiques et sociales, en affichant de façon décomplexée des options largement minoritaires dans le peuple de gauche"

Emmanuel Maurel

" C'est plus que surprenant de prendre celui qui est le plus à droite au PS, qui n'a fait que 5% dans le débat interne [ primaire de 2011], qui était contre les 35 heures, qui était pour la TVA sociale, comme réponse au fait que le peuple de gauche ait contesté la politique libérale de François Hollande." Marie-Noëlle Lienemann

 


mnlienmann1214 par MN-Lienemann

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http://www.maintenantlagauche.fr/

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mardi, 01 avril 2014

12 avril : manifestons contre ce gouvernement !

gd.pngLe 31 mars 2014, suite à la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre, Jean-Luc Mélenchon a tenu une conférence de presse. Il a dénoncé l'erreur de François Hollande, qui n'a "rien compris au message qui lui a été adressé par le peuple français" et a appelé les parlementaires à voter contre le pacte de responsabilité et à refuser la confiance "à qui ne la mérite pas". Jean-Luc Mélenchon a enfin appelé à se rassembler dans les rues le 12 avril pour "la première manifestation de l'opposition de gauche contre ce gouvernement".

http://www.marche12avril.org


Réaction contre Valls Premier ministre - J.-L... par lepartidegauche

 

Réaction à la nomination de Manuel Valls Premier ministre :

 Le chef de l’État est l’unique responsable du désastre électoral qui a frappé hier la gauche. Son intervention aujourd’hui et sa décision montrent qu’il n’a rien compris au message qui lui a été adressé par le peuple français. Il confirme son alliance préférentielle avec le Medef, en replaçant au cœur du futur de la politique du gouvernement le pacte de responsabilité. Il nomme comme Premier ministre le plus grand commun diviseur possible de la gauche : Manuel Valls, ultra minoritaire dans le mouvement socialiste, minoritaire dans la gauche et, on le verra bientôt, très minoritaire dans le pays.

 Ce n’est pas la demande qui a été formulée hier par ceux qui avaient élu François Hollande. En quelque sorte et en résumé : à un désastre électoral, le chef de l’État répond par un suicide politique.

 De ce fait, une nouvelle ère commence pour nous : celle de la reconstruction de la gauche en dehors et contre le gouvernement.

 J’appelle les parlementaires de toute la gauche à faire échec à cette manœuvre. Ils doivent voter contre le pacte de responsabilité. Ils peuvent refuser la confiance à qui ne la mérite pas. Ils doivent se rassembler pour proposer une alternative de gauche à notre pays.

 Le 12 avril prochain, j’appelle tous ceux qui nous écoutent à se rassembler dans les rues pour la première manifestation de l’opposition de gauche contre ce gouvernement.

 A tous et à toutes – je pense en particulier aux élus – l’heure du rassemblement pour une nouvelle gauche a sonné. Il est temps, maintenant, de montrer qu’il existe une alternative écosocialiste, que nous ne sommes pas condamnés à l’austérité européenne et à l’imbroglio droitier Hollande-Valls.

 Je suis très triste pour mon pays de la décision qui vient d’être prise. J’y oppose la force de l’enthousiasme et de l’espérance.gd.jpg

 

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J’ai entendu votre message…

 " J’ai entendu votre message… je n’ignore rien non plus des souffrances de beaucoup d’entre vous. "

Hollande

"Manuel Valls ne représente pas grand-chose dans son parti : il n’a récolté que 5,7 % des voix lors de la primaire d’octobre 2011. Il est vrai que cet admirateur de Dominique Strauss-Kahn et de Tony Blair aurait sans doute plus sa place au Nouveau centre ou au Modem de François Bayrou, dont il reprend les thèses économiques et sociales. " Alain Gresh

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C'est pour atténuer les souffrances des entreprises du CAC 40 que Hollande a choisi le plus à droite de ses ministres, Manuel Valls, pour former un "nouveau "gouvernement et mettre en œuvre le programme d’économies budgétaires annoncé : 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales pour les patrons,  50 milliards de coupes dans les services publics et "une baisse des cotisations payées par les salariés" qui réduira encore les recettes de la Sécurité Sociale.

Cette baisse présentée comme une aide au pouvoir d’achat, est au contraire un moyen pour les employeurs de refuser des augmentations de salaire sous prétexte que le salaire net a progressé. Cette mesure accentuerait donc la baisse du salaire différé et donc du pouvoir d’achat tout en donnant l’impression de faire quelque chose pour les bas salaires.
 POi

La claque des dernières élections n'a évidemment pas suffit.

PS-MEDEF

http://zec.blogs.letelegramme.com/tag/valls

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dimanche, 30 mars 2014

Suicide d’un salarié de Nutréa-Triskalia

Les procédures judiciaires se multiplient contre Nutréa-Triskalia : des salariés tentent de faire reconnaître leur intoxication par des pesticides utilisés par le groupe et interdits pour certains en 2009, puis en 2010. les conséquences pour eux sont une hyper sensibilité aux produits chimiques multiples (M.C.S) et  un licenciement pour inaptitude professionnelle...

> témoignages d'agriculteurs intoxiqués

> Intoxication aux pesticides : Le tribunal reporte sa décision au 5 juin

Suicide d’un salarié de Nutréa-Triskalia

Communiqué de presse de Solidaires

Un communiqué relayé par Dilhad Sul  : "Travailler, décider et vivre au Pays. Et mourir. On attend la réaction des Bonnets rouges…"

« C’est avec stupeur et consternation que l’Union Syndicale Solidaires des Côtes d’Armor a appris le suicide d’un salarié de l’entreprise Nutréa-Triskalia sur son lieu de travail le vendredi 21 mars 2014 en fin d’après-midi à Plouisy. Chauffeur livreur d’aliment pour bétail, ce salarié s’est pendu avec la vis silo de son camion stationné dans un hangar de l’entreprise et a été découvert par ses collègues de travail. Il a laissé deux lettres pour expliquer son geste, qui ont été recueillies sur les lieux par les gendarmes de Guingamp.

 Ce salarié avait été victime, il y a environ deux mois, d’un accident du travail et intoxiqué en déchargeant des « Big Bag » d’aliments médicamenteux destinés aux porcelets. Il fit une réaction allergique aiguë au contact des poussières, suivie de brûlures au visage et aux yeux.

S’il est toujours difficile de déterminer précisément les raisons qui poussent un homme à un tel geste désespéré, un suicide sur son lieu de travail n’est jamais anodin ou le fait du hasard, surtout quand il se produit dans une entreprise qui depuis quelques temps accumule les accidents du travail liés à l’utilisation massive de produits phytosanitaires.

Pour mémoire rappelons qu’il y a aujourd’hui quatre salariés de Plouisy qui ont entamé des procédures judiciaires contre Nutréa-Triskalia (Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS), Tribunal des Prud’hommes, Tribunal de Grande Instance au pénal) après avoir été intoxiqués par des pesticides, pour certains interdits, en 2009 puis en 2010. Atteints de maladie très invalidante, l’hyper sensibilité aux produits chimiques multiples (M.C.S.), ces salariés ont depuis été tous licenciés par leur employeur.

Etant donné le contexte dans lequel s’est déroulé ce drame, et du fait que l’entreprise elle-même reconnaît que près de la moitié des salariés du site de Plouisy font l’objet d’un suivi médical par la Mutualité Sociale Agricole, l’Union Syndicale Solidaires demande que toute la lumière soit faite sur ce drame et qu’une enquête indépendante soit diligentée par les autorités compétentes, en complément de l’enquête du CHS-CT de l’entreprise.

Solidaires s’interroge également sur les actions de prévention menées par la MSA d’Armorique qui sous-estime trop souvent les risques encourus par les salariés comme les préjudices subis par les victimes, lorsque ceux-ci réclament justice devant les tribunaux. »

 Saint Brieuc, le 27 mars 2014

Congrès pesticides et santé

http://www.congrespesticides.org/

" Depuis, quelques années, le sujet des pesticides est au cœur de nombreux sujets d’actualité et fait l’objet d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics, des scientifiques mais aussi de la population générale. De nombreuses questions émergent qui restent parfois sans réponse.  Des études commencent à être publiées, en France, sur les risques que feraient courir l’exposition de ces produits à la population (aussi bien aux personnes les plus exposées du fait d’une utilisation directe qu’aux personnes étant exposées de manière indirecte). D’autres études/démarches tentent d’apporter des solutions alternatives à l’usage de ces produits.

Alors que le Grenelle de l’environnement prévoyait de réduire de 50% l’usage des pesticides, de retirer du marché les pesticides les plus dangereux, d’augmenter la Surface Agricoles Utile en bio, force est de constater que 4 ans après il y a eu peu d’avancées (voire même certains reculs cf. l’augmentation de l’IFT pesticides entre 2008 et 2011) et que, malgré les décisions prises, la situation reste critique, notamment pour les personnes exposées à ces toxiques. De même, les personnes victimes des pesticides ont aujourd’hui beaucoup de difficultés à faire connaitre et reconnaitre leur situation. Il semblait donc important de rendre visibles et audibles les personnes victimes des pesticides et de tenter de leur apporter des éléments de réponses aux questions qu’ils se posent et que nous nous posons tous.

  • Quels bilans sanitaires de l’exposition aux pesticides des professionnels et de la population en générale ?

  • Comment aider et conseiller, juridiquement et médicalement, les victimes ou leurs proches à faire évoluer leur situation personnelle ?

  • Comment faire évoluer les pratiques vers des systèmes plus respectueux de la santé et l’environnement, sans mettre en péril l’équilibre économique des entreprises? "

samedi, 29 mars 2014

Mediacratie

Plus égaux que d'autres

BFM favorise le FN : 1h16 d’antenne aux élections municipales, dont près de la moitié (33 mn) au FN : deux fois plus que l’UMP, trois fois plus que le PS, huit fois plus que les écologistes.

France Info n'a d'oreilles que pour le PS : 2h15 sur près de 5h d’antenne consacrées à la campagne. Soit 45% du temps, contre 27% à l’UMP, 9% à EELV, 8% au Front de gauche et 4% au FN

Europe 1 ne convie pas le Front de gauche : Les candidats du Parti communiste et du Parti de gauche n’ont pas eu accès aux studios pendant le mois qui a précédé le 1er tour. Les socialistes ont ainsi pu s’y exprimer pendant 1h (42% du temps), contre une demi-heure environ pour la droite et l’extrême droite.

Sources :

> Temps de parole : BFM, la part belle au FNPar Pierre Martini  - Regards 

> Municipales : les médias ont-ils favorisé le FN ?  par Ivan du Roy - Bastamag

> Le faux ennemi de l'establishment - Le Pen c'est ça - Humanité, 2002temps-de-parole-660-2-fafea.jpg

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Un voile sur la laïcité

Un article sur le site

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Pour les dix ans de la loi laïque du 15 mars 2004,

les réactionnaires sortent du bois

Un article d'Évariste, evariste@gaucherepublicaine.org
 

2200628982.pngDans un tango endiablé, les deux organisations phares des dérives anti-laïques ont réagi simultanément. D’abord la Ligue de l’enseignement qui gère le blog « Laïcité » sur Mediapart en publiant un texte d’enseignants (suivi d’un appel à signer en faveur de l’abolition de la loi du 15 avril 2004), puis le Front national sous la plume d’un conseiller de Marine Le Pen. La première organise la publication d’un texte justifiant la position anti-laïque de la laïcité adjectivée (1) ; le second la position anti-laïque d’un ultra-laïcisme favorable au cléricalisme catholique et hostile aux musulmans.

Voilà pourquoi nous publions ci-dessous le texte d’Henri Pena-Ruiz comme antidote à ces deux dérives mortifères. Nous rappelons qu’Henri Pena-Ruiz (2) fut membre de la Commission Stasi.

D’abord des éléments d’une histoire largement oubliée par nombre d’organisations laïques. L’interdiction des signes religieux à l’école ne date pas du 15 mars 2004 mais du Front populaire, avec les circulaires de Jean Zay de 1936-1937 (3), remises à l’ordre du jour par le gouvernement issu du Conseil national de la Résistance. Dans la foulée des deux semaines de congés payés et des 40 heures obtenus par la grève générale des ouvriers et des employés, le ministre de l’Education nationale Jean Zay (4) prépare ces circulaires pour interdire les signes religieux et politiques. C’est en raison de la hiérarchie des normes que l’article 10 de la loi du 10 juillet 1989, due au titulaire du même portefeuille, Lionel Jospin, et largement reprise par le Conseil d’Etat dans son arrêt du 27 novembre 1989, a fait tomber la restriction imposée aux signes religieux à l’école par les dites circulaires. Le droit dit positif et les néolibéraux de gauche puis de droite ne s’opposant plus aux actions cléricales dans l’enceinte scolaire, la bataille laïque pouvait reprendre force et vigueur.

Aujourd’hui, les alliés du néolibéralisme (les communautaristes défendant la laïcité adjectivée) et ceux qui souhaitent en être les alliés futurs (le Front national défendant l’ultra-laïcisme) font feu de tout bois.

Si nous remontons dans notre analyse aux circulaires de Jean Zay du Front populaire, c’est parce que trouvons une analogie entre la période actuelle et l’histoire des années 30. La crise de 2007-2008 présente des ressemblances saisissantes avec la crise de 1929-1931.
Plus que jamais, à l’instar de Jean Jaurès (lui aussi assassiné par l’extrême droite), et contrairement à d’autres, nous continuerons à placer la bataille laïque à l’intérieur de la bataille pour la République sociale en globalisant tous les combats : démocratique, laïque, social et écologique.

Haut les cœurs !

 

  1. Les adversaires de la laïcité et de la République sociale ont commencé par combattre le terme « laïcité ». Quand ce ne fut plus possible, ils ont adjectivé ce mot (ouverte, plurielle, de reconnaissance, apaisée, etc ) pour pouvoir en changer la définition historique et le sens. 
  2. Auteur d’un Dictionnaire amoureux de la laïcité récemment chroniqué ici
  3. Voir les textes, dans ce numéro : les deux premières concernent l’interdiction de signes politiques, en raison du port d’insignes des ligues d’extrême droite par certains élèves ; la dernière étend cette mesure aux signes religieux.
  4. Avocat, élu en 1932 député radical de la première circonscription du Loiret dès sa première tentative, à 27 ans. Il sera le plus jeune ministre de la IIIe République en 1936, avec le portefeuille de l’Éducation nationale. Il occupera ce poste jusqu’à la guerre. Il lance de profondes réformes de l’enseignement scolaire et technique, de la recherche, du droit d’auteur. Il propose la création de l’École nationale d’administration.
    Il exerce également une tutelle sur les beaux-arts. Figurent parmi ses actions : une réforme des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale, les bibliobus, le développement du théâtre populaire, le sport, l’exposition de 1937 et la préparation du premier festival de Cannes.
    Engagé volontaire en 1939. Il rejoint l’Afrique du Nord à bord du Massilia. Il est inculpé de désertion, condamné par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand. Il sera enlevé, le 20 juin 1944 dans sa prison et assassiné dans une forêt de l’Allier par des miliciens.

L'article sur le site de respublica

10:49 Publié dans - Laïcité, Enseignement, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 27 mars 2014

Si vous avez manqué le début...

Après la publication par le magazine Closer de clichés d'elle et du chef de l’État, Julie Gayet réclamait 50.000 euros de dommages et intérêts, et 4.000 euros de frais de procédure. Closer a été condamné à lui verser 15 000 euros. Soit 3 000 euros de plus que ceux versé à Madame Massoneau, ex-compagne du sus-nommé, pour un article la montrant en vacances à l'île Maurice en compagnie de son maillot de bain. 

Si vous avez manqué le début : Déguisé en coursier pour protéger son intimité et son droit à l'image, chevauchant chevaleresquement un scooter et casqué - tel Mars, le dieu de la guerre ou Neptune sur son pédalo - pour faire prévaloir la distinction entre ses activités publiques et sa vie privée ( terrée dans l'anonymat qui ne tolérera aucune atteinte ) - ainsi que pour se protéger le crâne en cas de chute -, le président, accompagné de sa garde rapprochée, se  fait prendre la main dans le sac alors qu'il quitte l'immeuble où niche, telle une colombe ou une chatte de gouttière sous les toits de Paris, dans un appartement que l'on dit sentir des relents de mafia corse, celle qui serait sa maîtresse, une actrice âgée de 41 ans, avec qui il tromperait la journaliste alors hospitalisée, âgée de 48 ans, pour qui il a quitté son égérie de l'époque et la mère de ses enfants, politicienne poitevine-charentaise aguerrie, âgée aujourd'hui de 60 ans, qui, cocue révélée, a malgré tout brigué, en connaissance de cause, le mandat suprême (le même qu'il exerce aujourd'hui), en lui souhaitant alors d'être heureux avec la journaliste qui serait remplacée dans le cœur de l'ex-compagnon et père de leurs enfants, par la nouvelle dulcinée qui avait pris publiquement position en sa faveur en 2007 avant de prendre publiquement position en sa faveur, à lui, en 2012.

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Le photographe Wes Naman

D'autre têtes enrubannées

Ici d'autres portraits scotchés et là, des portraits emballés.

La démocratie sous tutelle

Un document a été remis tout début mars au gouvernement. Il s'intitule " Pour une maîtrise collective des dépenses publiques" - traduire : cure d'austérité -  et prévoit un pacte entre l’État et les collectivités avec le gel temporaire des taux d’imposition si ces dernières ne respectent pas leurs engagements. 

" Les propositions évoquées dans le rapport sont sans précédent. Elles enferment les collectivités dans un double carcan. Tout d'abord, un gel en valeur de leurs dépenses jusqu'en 2017, ce qui signifie (compte tenu de l') une baisse de leurs interventions. Du jamais-vu ! Et de l'explosif puisque le personnel, les investissements et surtout certaines aides sociales, tout sera passé au rabot. Encore plus inédit, si l'engagement n'est pas respecté, les maires, notamment, perdront toute maîtrise de leur budget, ils se verront interdire toute augmentation des impôts locaux et seront mis sous tutelle de l’État. " Jannick Alimi et Boris Cassel

Il s'agit d'une mise sous tutelle des collectivités rétives aux exigences européennes qui imposent 50 milliards d'économies d'ici à 2017. Pour moins que ça De Gaulle fût mis à la porte.

Les deux rapporteurs de ce document sont Martin Malvy, président socialiste du conseil régional de Midi-Pyrénées, et Alain Lambert, président de droite du conseil général de l'Orne.  Les deux compères bardés de titres, de mandats et de fonctions sont également d'anciens ministres du Budget : Martin Malvy sous Pierre Bérégovoy; Alain Lambert sous Jean-Pierre Raffarin.

Goubelle

pour une maîtrise collective des dépenses publiques,austérité,démocratie,goubelle Exclusif. Le rapport qui fait peur aux collectivités locales - par Jannick Alimi et Boris Cassel  Le Parisien