vendredi, 04 juillet 2014

Non à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes !

nddl.jpgLe 4 et 5 juillet se tiendra le grand rassemblement d’opposition au projet de l'inutile, du coûteux, du destructeur, du polluant et du mégalomaniaque aéroport quatre étoile de Notre-Dame-des-Landes. 

Cet aéroport transatlantique qui remonte aux "Trente Glorieuses" a été conçu pour feu le Concorde et a été ressorti des placards à la fin des années 90 par Jean-Marc Ayrault, alors maire de Nantes. 

 Mensonges et manipulations

" Aujourd'hui, alors qu'il n'y a aucun problème de saturation ni de sécurité à l'aéroport actuel de Nantes-Atlantique et que le contexte ne favorise pas la croissance du secteur aérien, l'Etat, avec l'appui des élus locaux et régionaux (PS et UMP main dans la main sur ce dossier), a attribué la  construction et la concession pour 55 ans de cet aéroport soit disant HQE au groupe Vinci.

360 millions d'euros minimum d'investissement public y seraient  engloutis.

Paradoxalement, le besoin de cette nouvelle construction n'est en rien avéré et aucune alternative ni optimisation de la plateforme existante n'ont été étudiées... (Acipa)"

En mars 2012, dans Article 11 info, Jean-Pierre Garnier montrait que l’obsession des élus est de gérer les villes comme des entreprises et d’attirer toujours les mêmes en se fichant bien des autres :

«[…] les investisseurs d’une part, et la matière grise de l’autre. Autrement dit : les banquiers, les patrons de firme, les managers, les promoteurs, les cadres, les techniciens de rang supérieur. Il s’agit de dérouler le tapis rouge ou vert – développement urbain durable oblige – devant les exploiteurs et la petite bourgeoisie intellectuelle, grosse consommatrice d’évènements culturels.»

Pour nous faire avaler le projet de Notre-Dame-des-Landes il en faut des mensonges massivement matraqués.

En novembre 2012, dans son article du Canard enchaîné, " Vive l’aéroport quatre étoiles", Jean-Luc Porquet rappellait que tous les arguments présentés pour défendre le projet sont bidons :

" L’actuel aéroport n’a qu’une seule piste et serait bientôt saturé ?  Bidon, celui de Genève aussi n’a qu’une seule piste. Il faut soulager les habitants de Nantes du bruit des avions qui la survolent parfois aujourd’hui ? Bidon, le périph’ fait bien plus de bruit. Il faut récupérer les terrains de l’actuel aéroport pour étendre Nantes ? Bidon, puisqu’il continuera de fonctionner, étant situé juste à côté de l’usine d’Airbus, qui reçoit ses pièces détachées par avion et n’a pas la moindre intention de déménager. " Jean-Luc Porquet

Vive l'aéroport quatre étoiles ! J-L Porquet

cliquer sur l'image

> Jean-Pierre Garnier : « Aujourd’hui, on attend d’un maire qu’il gère sa ville comme une entreprise » Article 11

" Vive l'aéroport quatre étoiles!" Jean-Luc Porquet - Le Canard enchaîné.

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Si vous avez manqué le début et les suites de ce feuilleton :

pour une maîtrise collective des dépenses publiques,austérité,démocratie,goubelleZad.nadir.org, animé par les zadistes

pour une maîtrise collective des dépenses publiques,austérité,démocratie,goubelleAcipa, animé par l’Association citoyenne intercommunales des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.

pour une maîtrise collective des dépenses publiques,austérité,démocratie,goubelleUn dossier complet de Reporterre sur la bataille de Notre Dame des Landes.

*

Notre-Dame-des-Landes ... "Au cœur de la lutte »


NOTRE-DAME-DES-LANDES ... Au coeur de la lutte... par lagoradeBretagne

Un document militant réalisé par Christophe Kergosien et Pierrick Morin
"A l’arrache production"

l’Agora de Bretagne : http://www.lagoradebretagne.fr/
Durée : 1 h 10

" Christophe Kergosien et Pierrick Morin sont des militants écologistes, en aucun cas des professionnels du cinéma. Ils travaillent tout deux par ailleurs. Il y a moins d’un an, ils ouvrent un blog, l’Agora de Bretagne, avec un objectif : valoriser par l’image les actions de terrain. Leurs films, entretiens, reportages, réalisés à leurs frais et sur leur temps libre, sont systématiquement libres de droit. "

*

« Tous Camille », Notre-Dame-des-Landes

Isabelle Rimbert

http://www.isabellerimbert.com/tous-camille-notre-dame-des-landes/

"...je demande à la personne de m’emmener sur un lieu de la Zad qu’elle aime tout particulièrement. Là, je fais un portrait. Puis je photographie le lieu. Enfin, je pose une question : pourquoi es-tu ici, dans ce combat?...

Autant de visages, de paysages, de raisons de lutter, chacun apportant sa pierre à l’édifice."

(projet en évolution...)

                                                                                                                        Julien, 66 ans.

Né à NDDL, agriculteur retraité, proche de la Confédération Paysanne. Porte-parole de l’ACIPA.

 « En 1973, quand on a eu connaissance du projet, j’étais jeune paysan. Ce que j’ai voulu défendre et que je défends toujours, c’est la conservation des terres comme outil de travail. Ici, c’est un rendez-vous citoyen de lutte, dans le but de conserver intacte cette terre nourricière. C’est aussi une autre vision de la société que l’on défend. Il y a un virage à prendre pour voir émerger un monde meilleur ».

jeudi, 03 juillet 2014

S comme saillie

De l'esprit dans la conversation
Vauvenargues

797_ff0c2300d418e17.jpg?itok=8bpIVn30« Le mot de saillie vient de sauter: avoir des saillies, c’est passer sans gradation d’une idée à une autre qui peut s’y allier: c’est saisir les rapports des choses les plus éloignées; ce qui demande sans doute de la vivacité et un esprit agile. Ces transitions soudaines et inattendues causent toujours une grande surprise : si elles se portent à quelque chose de plaisant, elles excitent à rire ; si à quelque chose de profond, elles étonnent; si à quelque chose de grand, elles élèvent. Mais ceux qui ne sont pas capables de s’élever, ou de pénétrer d’un coup d’œil des rapports trop approfondis, n’admirent que ces rapports bizarres et sensibles que les gens du monde saisissent si bien. Et le philosophe, qui rapproche par de lumineuses sentences les vérités en apparence les plus séparées, réclame inutilement contre cette injustice: les hommes frivoles, qui ont besoin de temps pour suivre ces grandes démarches de la réflexion, sont dans une espèce d’impuissance de les admirer, attendu que l’admiration ne se donne qu’à la surprise, et vient rarement par degrés.

Les saillies tiennent en quelque sorte dans l’esprit le même rang que l’humeur peut avoir dans les passions. Elles ne supposent pas nécessairement de grandes lumières, elles peignent le caractère de l’esprit. Ainsi ceux qui approfondissent vivement les choses, ont des saillies de réflexion; les gens d’une imagination heureuse, des saillies d’imagination; d’autres, des saillies de mémoire; les méchants, des méchancetés; les gens gais, des choses plaisantes, etc.

Les gens du monde, qui font leur étude de ce qui peut plaire, ont porté plus loin que les autres ce genre d’esprit; mais parce qu’il est difficile aux hommes de ne pas outrer ce qui est bien, ils ont fait du plus naturel de tous les dons un jargon plein d’affectation. L’envie de briller leur a fait abandonner par réflexion le vrai et le solide, pour courir sans cesse après les allusions et les jeux d’imagination les plus frivoles ; il semble qu’ils soient convenus de ne plus rien dire de suivi, et de ne saisir dans les choses que ce qu’elles ont de plaisant, et leur surface. Cet esprit, qu’ils croient si aimable, est sans doute bien éloigné de la nature, qui se plaît à se reposer sur les sujets qu’elle embellit, et trouve la variété dans la fécondité de ses lumières, bien plus que dans la diversité de ses objets. Un agrément si faux et si superficiel est un art ennemi du cœur et de l’esprit, qu’il resserre dans des bornes étroites; un art qui ôte la vie de tous les discours en bannissant le sentiment qui en est l’âme, et qui rend les conversations du monde aussi ennuyeuses qu’insensées et ridicules.»

Vauvenargues, "Des saillies", Introduction à la connaissance de l'esprit, 
par D.-L. Gilbert, Furne et Cie, éditeurs, 1857

Les Causeuses ou les Bavardes, Camille Claudel. Musée Rodin

mercredi, 02 juillet 2014

Calais : hypocrisie et indignité

À Calais, une opération policière de plus sans aucune perspective pour les migrants !

Les migrants sont encore un peu trop visibles à Calais, la maire et la préfecture viennent de les chasser de l’endroit où ces hommes, ces femmes et ces enfants avaient trouvé refuge après les expulsions du mois dernier. Cette énième expulsion sans aucune concertation ou proposition de relogement adaptée se situe dans la droite ligne de toutes les précédentes : quand donc arrêtera-t-on ces violences qui ne font qu’empirer une situation déjà catastrophique ?

Il y a un mois, le 28 mai 2014, sous prétexte de traitement d’une épidémie de gale, la préfecture procédait à l’expulsion de deux camps situés quai de la Batellerie et rue Lamy à Calais. Ces camps de fortune abritaient environ 600 exilés afghans, syriens, égyptiens, érythréens ou éthiopiens, ayant fui des conditions de vie déplorables dans leurs pays, marqués par des années de guerre ou de régimes dictatoriaux.

Devant le déploiement policier, l’immense majorité de ces personnes a refusé les propositions préfectorales et sanitaires hypocrites et indignes. Leurs abris détruits, les exilés se sont réfugiés le jour même en face du camp le plus important, dans le lieu de distribution des repas situé entre la rue de Moscou et la rue Lamy. Ensemble, avec le soutien de bénévoles, ces femmes et ces hommes ont reconstitué des abris de fortune dans lesquels ils tentent de survivre.

Depuis, la préfecture s’est engagée à mettre en place un dispositif « exceptionnel » pour faciliter les demandes d’asile. Après une venue du directeur de la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) et du directeur général de l’OFPRA, ce dispositif « exceptionnel » s’est traduit par une seule distribution de dépliants, sans traducteur, à l’entrée du lieu, et par une promesse de rapidité du traitement des demandes. Tout ceci sans aucune possibilité d’aménagement du règlement Dublin III qui empêche nombre d’étrangers de choisir le pays européen par lequel ils voudraient être protégés, la France par exemple.

Hormis la promesse, qui reste encore à tenir, de rapidité du traitement des demandes d’asile (qui se font au détriment des autres demandes puisqu’il n’y a eu aucune embauche exceptionnelle), ce dispositif « exceptionnel », très perfectible, était donc réduit à la simple application de la loi, à ce qui devrait être fait tous les jours : information et prise en charge des demandeurs d’asile. Durant une semaine, les bureaux de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) et de la DDCS ont accueilli un peu plus de 115 personnes qui se sont rendues à l’OFII pour avoir d’avantage de renseignements. La moitié d’entre elles ont entamé une démarche d’asile, soit à peine 1/12 des personnes concernées.

Vendredi dernier, après une procédure juridique express, la mairie de Calais a obtenu l’évacuation du lieu de distribution, effective ce jour. À 6h ce matin, les forces de l’ordre sont violemment intervenues sur le lieu de distribution des repas ainsi que dans les trois squats où les exilés s’abritaient (rues Massena, du Vic et Aubert). Certains bénévoles ont été arrêtés, les autres ont rapidement et brutalement été éloignés, tout comme les journalistes, ainsi empêchés de faire leur travail.

Quant aux exilés, ils ont été arbitrairement séparés : les femmes et les mineurs emmenés dans des foyers inadaptés et dont les travailleurs sociaux ne sont pas préparés à accueillir ce public traumatisé par cette expulsion ; les hommes adultes, eux, placés dans divers centres de rétention administrative afin de les éloigner de Calais et de les expulser. Les demandeurs d’asile qui, faute d’hébergement, s’abritaient dans un squat de la rue Masséna, n’ont pas été arrêtés. Ils se retrouvent simplement à la rue. Une partie de ces personnes reviendra et restera à Calais, une autre se dirigera vers les autres lieux de passage de la région où la pression et la précarité n’en seront que plus fortes : la question ne sera que déplacée, une fois de plus.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme a été saisie et a adressé une mise en garde à la France ce mardi 1er juillet, l’informant de sa vigilance sur les mesures prises en matière d’hébergement des personnes concernées par l’expulsion. Il est donc possible que la Cour n’apprécie guère ce déploiement de violences, même si elle s’est déclarée rassurée par les garanties que le gouvernement français s’est empressé de lui adresser.

Nous dénonçons cette expulsion, dont nous connaissons les conséquences, pratiquée avec une rare violence envers les exilés et leurs soutiens et avec la volonté délibérée d’écarter tout témoin.

Devant cette situation, promesse d’une nouvelle et dramatique impasse, nous demandons, une fois de plus :

  •   Une amélioration des conditions de vie et d’accueil des migrants en répondant à leurs besoins fondamentaux ;
  •   Le respect, sans hypocrisie, de l’inconditionnalité de l’hébergement qui doit se traduire par la création de dispositifs d’accueil et d’orientation adaptés et en nombre suffisant ;
  •   Une révision du règlement Dublin III qui permette à chaque demandeur d’asile en Europe de solliciter une protection dans le pays de son choix ;
  •   Une renégociation du traité du Touquet qui mette fin à l’absurdité et à la dangerosité de la situation à Calais ainsi qu’à Paris et dans tous les camps du Nord-Pas de Calais ;
  •   Un arrêt définitif des violences policières ;
  •   Dans l’attente de ces dispositifs, et devant l’incapacité de la France à prendre soin de personnes démunies, la mise en place d’un camp humanitaire d’urgence à Calais et partout où ce sera nécessaire, géré par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.
Le 2 juillet 2014


Organisations signataires : 

Calais Ouverture et Humanité
Groupe d’information et de soutien des immigré⋅e⋅s (Gisti)
Terre d’Errance
Terre d’Errance Steenvoorde
Salam Nord-Pas-de-Calais
Collectif Fraternité Migrants Bassin Minier 62
Collectif le Réveil Voyageur
Collectif de soutien des exilés (Paris)

Avec le soutien de : 

Europe Ecologie les Verts (national & région Nord-Pas-de-Calais)
Parti Communiste Français

mardi, 01 juillet 2014

"Le socialisme est désormais illégal"

FUn article de Samir Amin, économiste franco-égyptien et directeur du Forum du Tiers-Monde où il critique le manque de positions claires de la gauche radicale et l’ambiguïté de ses propositions, qui alimentent l’illusion de ‘‘réformes possibles’’  dans le cadre d'une Europe conçue dès son origine par et pour le capitalisme.

 

3992716853.png1. La construction européenne a été conçue et mise en œuvre dès l’origine pour garantir la pérennité d’un régime de libéralisme économique absolu. Le traité de Maastricht (1992) renforce encore ce choix fondamental, et interdit toute autre perspective alternative. Comme le disait Giscard d’Estaing : « le socialisme est désormais illégal ».

Cette construction était donc par nature anti-démocratique et annihile le pouvoir des Parlements nationaux élus, dont les décisions éventuelles doivent rester conformes aux directives du pouvoir supranational défini par la pseudo-constitution européenne. Le « déficit de démocratie » des institutions de Bruxelles, à travers lesquelles opère la dictature néo-libérale, a été et demeure consciemment voulu. Les initiateurs du projet européen, Jean Monet et autres, n’aimaient pas la démocratie électorale et se donnaient l’objectif d’en réduire le « danger », celui d’engager une nation hors des sentiers tracés par la dictature de la propriété et du capital.

Avec la formation de ce que j’appelle le capitalisme des monopoles généralisés, financiarisés et mondialisés, à partir de 1975, l’Union Européenne est devenue l’instrument du pouvoir économique absolu de ces monopoles, créant les conditions qui qui permettent d’en compléter l’efficacité par l’exercice parallèle de leur pouvoir politique absolu. Le contraste droite conservatrice/gauche progressiste, qui constituait l’essence de la démocratie électorale évoluée, est de ce fait annihilé, au bénéfice d’une idéologie de pseudo « consensus ».

Ce consensus repose sur la reconnaissance par les opinions générales en Europe que les libertés individuelles et les droits de l’homme sont garantis, au moins dans la majorité des Etats européens sinon dans ceux de l’ex Europe orientale, mieux qu’ailleurs dans le monde. C’est exact et à l’honneur des peuple concernés. Néanmoins la double dictature économique et politique des monopoles généralisés annihile la portée de ces libertés, privées de leur capacité de porter en avant un projet de société qui transgresserait les limites imposées par la logique exclusive de l’accumulation du capital.

Par ailleurs l’unité européenne a été popularisée avec l’argument alléchant que celle-ci conditionnait l’émergence d’une puissance économique égale à celle des Etats Unis et autonome par rapport à celle-ci. Mais en même temps la constitution européenne combinait les adhésions à l’Union Européenne et à l’OTAN, en qualité d’allié subalterne des Etats Unis. Le nouveau projet d’intégration économique atlantique devrait dissiper les mensonges de cette propagande : le marché européen sera soumis aux décisions du plus fort, les Etats Unis. Adieu l’indépendance de l’Europe !

2. Mais le régime économique libéral absolu, imposé par la constitution européenne, n’est pas viable. Sa raison d’être exclusive est de permettre la concentration croissante de la richesse et du pouvoir, au bénéfice de l’oligarchie de ses bénéficiaires, fût-ce au prix d’une austérité permanente imposée aux classes les plus nombreuses, à la régression des acquis sociaux, voire au prix de la stagnation économique. La spirale infernale de l’austérité produit pour l’ensemble européen la croissance permanente des déficits et de la dette (et non leur réduction comme le prétend la théorie économique conventionnelle, sans fondements scientifiques). Les exceptions (l’Allemagne aujourd’hui) ne peuvent l’être que parce que les autres sont, eux, condamnés à subir leur sort. L’argument avancé – « il faut faire comme l’Allemagne » – n’est pas recevable : par sa nature même le modèle ne peut pas être généralisé.

Néanmoins le pouvoir absolu exercé par les monopoles généralisés et l’oligarchie de leurs serviteurs ne permet pas sa remise en cause par les « opinions générales ». Ce pouvoir absolu est déterminé à défendre jusqu’au bout et par tous les moyens ses privilèges, ceux des oligarchies, seules bénéficiaires de la concentration sans limite de la richesse.

3. Les élections européennes de mai 2014 traduisent le rejet par la majorité des citoyens de « cette Europe » (sans nécessairement être conscients que « l’Europe » ne peut être autre). Avec plus de la moitié d’abstentionnistes dans le corps électoral (plus de 70% d’abstentions dans l’Est européen), 20% de votes en faveur de partis d’extrême droite se déclarant « anti-européens », les listes dites « europhobes » en tête en Grande Bretagne et en France, 6% en faveur de partis de la gauche radicale critique de Bruxelles, cette conclusion s’impose. Certes, en contrepoint, la majorité de ceux qui ont participé au vote, se réclament toujours du (ou d’un) projet européen, pour les raisons données plus haut (« l’Europe garante de libertés et des droits ») et parce qu’ils pensent encore – avec beaucoup de naïveté – qu’une « autre Europe » (des peuples, des travailleurs, des nations) est possible, alors que la construction européenne – en béton armé – a été conçue pour annihiler toute éventualité de sa réforme.

Le vote de défiance d’extrême-droite porte en lui des dangers qu’on ne doit pas sous-estimer. Comme tous les fascismes d’hier, ses porte-paroles ne mentionnent jamais le pouvoir économique exorbitant des monopoles. Leur prétendu « défense de la nation » est trompeuse : l’objectif poursuivi est – outre l’exercice de leur pouvoir dans les différents pays concernés de l’Union Européenne – le glissement de l’Union Européenne de son régime actuel administré par la droite parlementaire et/ou les sociaux-libéraux à un régime nouveau géré par une droite dure. Les débats sur les origines véritables de la dégradation sociale (précisément le pouvoir des monopoles) sont transférés vers d’autres domaines (l’exploitation du bouc émissaire de l’immigration en particulier).

Mais si ce succès douteux de l’extrême droite « anti européenne » est celui qu’il est, la faute en revient à la gauche radicale (à gauche des partis du socialisme ralliés au libéralisme). Par son manque d’audacité dans la critique de l’Union Européenne, par l’ambiguïté de ses propositions, qui alimentent l’illusion de « réformes possibles », cette gauche radicale n’est pas parvenue à faire entendre sa voix.

4. Dans le chapitre intitulé « L’implosion programmée du système européen » (in, L’implosion du capitalisme, contemporain, 2012), je dessinais les lignes générales de la dégradation programmée de l’Union Européenne. On aura alors une petite Europe allemande (l’Allemagne, agrandie par ses semi-colonies d’Europe orientale, allant peut-être jusqu’à l’Ukraine), la Scandinavie et les Pays-Bas attelés à cette nouvelle zone mark/euro ; la France ayant choisi son adhésion « vichyste » à l’Europe allemande (c’est le choix des forces politiques dominantes à Paris), mais peut-être tentée plus tard par un renouveau « gaulliste » ; la Grande Bretagne prenant ses distances et affirmant encore davantage son atlantisme dirigé par Washington ; la Russie isolée ; l’Italie et l’Espagne hésitant ente la soumission à Berlin ou le rapprochement avec Londres. L’Europe de 1930, ais-je alors écrit.

On y va.

via forum des alternatives

09:54 Publié dans Economie, Non à cette Europe !, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, samir amin, gauche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 23 juin 2014

"Il descend et cela pleut..."

Il pleuvait sans cesse... et l'escalier s'est déplacé de Brest à Montmartre.

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René-Jaques (1908-2003)
L'homme de la nuit, Brest 1939

*

"Moments donnés" 1965-1995
Gil Jouanard

Un homme seul descend un escalier de Montmartre, et l'image fixe perpétue son mouvement. L'homme de la nuit, de René Jacques, n'atteindra jamais son but, si tant est qu'il en ait jamais eu un. Jusqu'à la fin des temps, il continuera de descendre dans la pluie, et le vent nocturne n'aura jamais d'égards pour son chapeau ni pour son col relevé de son imperméable. Il descendra, il descend depuis 1939, il descendait peut-être depuis toujours, mains enfoncées dans ses poches, seul dans la bourrasque, la tête pleine de préoccupations qui auront bien fini par devenir dérisoires sauf si, maintenant âgé de plus de quatre-vingts ans, sur la terre ou dans sa tombe, il continue de cultiver l'urgence de ces soucis passagers, et leur prégnance. Il descend et cela pleut. De part et d'autre de cette pluie, la société des humains se prépare à changer incessamment d'époque. Le siècle d'où il descend n'aura plus cours dès qu'il aura posé son pied gauche ou son pied droit le premier sur le pavé de l'avenue bordée de marronniers. C'est pour cela que le mieux, tout bien réfléchi, sera de ne jamais arriver à destination, et de continuer ainsi à descendre, malgré la pluie et le vent, malgré les tracas du moment. Tant qu'il descend, et qu'il reste saisi par l'objectif dans le deuxième tiers de l'espace photographique, rien de grave ne peut arriver, la poésie du monde reste à l'ordre du jour.

Regard rivé à cette photo de René Jacques, reproduite
en 1990 par les Éditions du Désastre,
mais prise un jour de pluie intense
dans le courant de 1939

Moments donnés,  p. 67.

dimanche, 22 juin 2014

F comme Foi

La foi : une incrédulité soumise

 Voltaire, le Dictionnaire philosophique
Article Foi, sectionII
 

3992716853.pngLa foi divine, sur laquelle on a tant écrit, n’est évidemment qu’une incrédulité soumise; car il n’y a certainement en nous que la faculté de l’entendement qui puisse croire, et les objets de la foi ne sont point les objets de l’entendement. On ne peut croire que ce qui paraît vrai; rien ne peut paraître vrai que par l’une de ces trois manières, ou par l’intuition, le sentiment, j’existe, je vois le soleil; ou par des probabilités accumulées qui tiennent lieu de certitude, il y a une ville nommée Constantinople; ou par voie de démonstration, les triangles ayant même base et même hauteur sont égaux.

La foi n’étant rien de tout cela ne peut donc pas plus être une croyance, une persuasion, qu’elle ne peut être jaune ou rouge. Elle ne peut donc être qu’un anéantissement de la raison, un silence d’adoration devant des choses incompréhensibles. Ainsi, en parlant philosophiquement, personne ne croit la Trinité, personne ne croit que le même corps puisse être en mille endroits à la fois; et celui qui dit: « Je crois ces mystères, » s’il réfléchit sur sa pensée, verra, à n’en pouvoir douter, que ces mots veulent dire: Je respecte ces mystères; je me soumets à ceux qui me les annoncent; car ils conviennent avec moi que ma raison ni la leur ne les croient pas; or, il est clair que quand ma raison n’est pas persuadée, je ne le suis pas: ma raison et moi ne peuvent être deux êtres différents. Il est absolument contradictoire que le moi trouve vrai ce que l’entendement de moi trouve faux. La foi n’est donc qu’une incrédulité soumise."
 

vendredi, 20 juin 2014

L'Europe est en guerre contre un ennemi qu'elle s'invente

Frontexit est une campagne interassociative et internationale pour le respect des droits humains des migrants aux frontières extérieures de l'Union européenne.

Communiqué de presse

Nouveau rapport de la campagne Frontexit

« Frontex entre Grèce et Turquie : la frontière du déni »

Le déploiement de Frontex nuit au droit d’asile.

À la frontière gréco-turque, l’agence européenne de surveillance des frontières extérieures, Frontex, participe à un dispositif qui empêche les réfugiés de bénéficier de la protection internationale. Le dernier rapport de la campagne FRONTEXIT, « Frontex entre Grèce et Turquie : la frontière du déni » [1] souligne les conséquences dramatiques de l’intensification de la surveillance à cette frontière (« push back », non accès à la demande d’asile, violences physiques et verbales, etc.) ainsi que le défaut de responsabilité de l’agence.

S’appuyant sur des dizaines de témoignages, ainsi que de nombreux échanges avec Frontex, le rapport documente des violations graves des droits humains commises dans ce centre de gravité des opérations de l’agence. Le Conseil de l’Europe, l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne et le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits humains des migrants ainsi que de nombreuses organisations de la société civile ont récemment exprimés leurs vives préoccupations vis-à-vis des violations commises à cette frontière.

En effet, alors que l’agence et l’Union européenne se targuent d’un nombre croissant d’interceptions ces derniers mois en mer Égée, les statistiques officielles ignorent les conséquences meurtrières de cette politique : 18 naufrages recensés par nos organisations depuis septembre 2012, au moins 191 morts et plus de 30 disparus. Parmi les victimes, une majorité de réfugiés syriens, afghans, érythréens, dont beaucoup de familles et d’enfants. Si leurs embarcations avaient pu atteindre les côtes de l’Union européenne, ces personnes auraient certainement pu obtenir l’asile.

De nombreux témoignages ont confirmé la pratique d’expulsions collectives (« push-back ») : des bateaux de migrants sont interceptés et remorqués par les gardes-côtes grecs vers la Turquie, souvent avec violence, sans que les réfugiés soient identifiés, au mépris du droit international. Le rapport documente également l’usage de techniques de « dissuasion » visant à repousser les embarcations de migrants.

« Au lieu de mettre en place des mesures pour accueillir les réfugiés, l’Union européenne, à travers Frontex a persisté dans une politique intolérable de fermeture, qui vise à tout prix à empêcher les réfugiés d’atteindre les côtes européennes » a dit Karim Lahidji, Président de la FIDH.

Au vu d’un document transmis par l’agence à nos organisations, Frontex a été informé de 27 rapports d’expulsions collectives, ainsi que des problèmes d’accès à la procédure d’asile, de violences et de traitements inhumains et dégradants. Malgré ces violations, l’agence continue de fournir un soutien logistique aux opérations (bateaux, avions, caméras thermiques, formation des gardes-côtes, identification des nationalités des migrants).

« En continuant ses activités à cette frontière, malgré sa connaissance de ces violations avérées et répétées, l’agence se montre complice » a déclaré Olivier Clochard, président de Migreurop.

Enfin, le rapport souligne le manque de transparence, notamment, le non accès à la totalité des plans opérationnels (base juridique des opérations de l’agence) et les difficultés à engager la responsabilité de Frontex dans le déroulement des actions qu’elle coordonne. Frontex a récemment rejeté une recommandation de la médiatrice européenne demandant la mise en place d’un mécanisme de plainte permettant de mettre en cause l’agence et ses agents.

« Cette réponse vient confirmer la volonté de l’agence de ne pas engager sa responsabilité en tant que coordinatrice des opérations déployées aux frontières extérieures de l’Union européenne », a conclu Michel Tubiana, président REMDH.

20 juin 2014

Signataires : Migreurop-REMDH-FIDH dans le cadre de la campagne Frontexit

> Site frontexit : http://www.frontexit.org/fr/ : Frontexit est une campagne interassociative et internationale pour le respect des droits humains des migrants aux frontières extérieures de l'Union européenne.

> le rapport 

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jeudi, 19 juin 2014

Animal machine

Agrobusiness dans la Somme

Michel Ramery, l’homme qui finance l'étable géante dite des " mille vaches " et (surtout) son méthaniseur de puissance industrielle, est un financier qui règne sur le BTP dans le nord de la France.

"L’objectif de cette usine est de produire un lait dont le coût de revient soit adapté à la concurrence internationale et de s’adosser un méthaniseur dont l’électricité – très subventionnée – serait revendue à EDF. Finalement, l’animal n’est plus qu’un sous-produit industriel permettant aux investisseurs de capter les subventions de l’état et les profits laitiers en écrasant les petits producteurs locaux." Mathieu Agostini

Aujourd'hui de nombreuses plaintes ont déjà été déposées contre l'entreprise Ramery et son projet hors-norme, notamment par l'association NOVISSEN, mais sans grand succès...

Comme le rapporte cette association, le permis modificatif de l'usine a régularisé " les modifications apportées selon le bon vouloir du promoteur, y compris la surface de plancher qui a augmenté. Le bâtiment illégal, démonté parce qu'installé sur zone non-constructible, peut donc être remonté !"

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Association NOs VIllages Se Soucient de leur ENvironnement.

> Dans la Somme, le projet des Mille Vaches veut transformer l’agriculture en industrie,  par Fabrice Nicolino (Reporterre)

*

Ferme des mille vaches : affairisme socialiste

 
Mercredi 18 Juin 2014,  Mathieu Agostini

3992716853.pngIl est 6H50 le mercredi 28 mai lorsque plusieurs dizaines de paysans s’activent au démontage d’une partie des installations de la ferme des mille vaches. Ils sont militants syndicaux de la Confédération Paysanne, beaucoup sont membres de son secrétariat national. L’objectif de ces paysans est d’interpeller les Ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie qui, le jour même, inaugurent le Printemps de l’agriculture biologique. Derrière les discours, la réalité : le matin, quatre paysans auront été arrêtés. L’après midi, alors qu’il allait rejoindre ses camarades en soutien aux interpellés, Laurent Pinatel, porte parole de la Confédération Paysanne sera violemment arrêté sur le quai de la gare.

La résistance contre le projet de la ferme des mille vaches est symbolique. Ce sont deux agricultures qui s’opposent. D’un côté une agriculture de proximité, paysanne, qui nécessite un travail humain important. De l’autre, cette ferme serait la plus grande de France. Il s’agit plutôt d’un site industriel. A l’origine de ce projet, un industriel local du BTP aux liens politiques douteux, Michel Ramery. L’objectif de cette usine est de produire un lait dont le coût de revient soit adapté à la concurrence internationale et de s’adosser un méthaniseur dont l’électricité – très subventionnée – serait revendue à EDF. Finalement, l’animal n’est plus qu’un sous-produit industriel permettant aux investisseurs de capter les subventions de l’état et les profits laitiers en écrasant les petits producteurs locaux.

Derrière cette bataille se cache l’affairisme des dirigeants socialistes. D’après Reporterre, l’entrepreneur Michel Ramery aurait remporté 772 marchés publics dans le Nord Pas de Calais depuis 2007 quand Vinci en aurait 211 et Bouygues 74. La fédération socialiste semble ne pas avoir été neutre dans cette ascension économique. Pas étonnant que le gouvernement préfère arrêter les syndicalistes. C’est un choix de classe.

Une lettre de la Confédération paysanne à François Hollande tirera l’alarme. C’est elle qui résume le mieux les enjeux : « L’industrialisation de l’agriculture se fait de plus en plus pressante, et chaque année, sous couvert de modernisation, le nombre de paysans diminue. Désormais, nous n’avons plus le choix : soit nous laissons faire, actant de ce fait la disparition des paysans, soit nous controns ce mouvement pour faire vivre une agriculture créatrice d’emploi, de dynamique des territoires, respectueuse de son environnement et de la souveraineté alimentaire. »

A l’heure où le GMT va accélérer la concurrence avec les Etats-Unis où la norme est déjà bien au-delà des milliers de têtes par exploitation, où la profession agricole est en train de négocier des subventions supplémentaires pour les jeunes agriculteurs qui s’installeraient dans des grandes installations, il est plus que nécessaire de réagir et de bloquer un projet qui pourrait bien devenir une norme. C’est notre choix de classe.

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Bonne vie les vaches

En Allemagne, l'association kuhrettung parraine 25 vaches d'Overath, près de Cologne, et leur évite ainsi de finir à l'abattoir. De ces images on retiendra que ces êtres sensibles ne sont ni des machines à lait ni des tas de viande, ni des producteurs de méthane.

Coupe du monde : Pas de quartier !

Guerre aux pauvres !

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"On reproche à la ville de construire de coûteux téléphériques sur les collines alors que les résidents demandent en premier lieu des hôpitaux et des services d’assainissement. D’autre part, les habitants n’ont pas voix au chapitre non plus lorsque la ville les expulse sans ménagement sous des prétextes parfois fallacieux, comme le fait qu’ils vivent dans des zones à risque. « Toutes les favelas pourraient être considérées à risque. En réalité, la ville se débarrasse de ceux qui vivent en hauteur pour créer des points de vue sur Rio. Ils se moquent que des gens y habitent depuis toujours, comme à Santa Marta, la première favela à avoir été pacifiée », ajoute l’urbaniste. Dans celle de Providencia, en haut du port, les habitants sont expulsés pour laisser la place à un projet touristique en lien avec les Jeux. Pour eux, la pacification a un goût bien amer." Anne Vigna

Les lieux où se trouvent les favellas ont en effet aujourd'hui un fort potentiel touristique. Quant aux expulsés, ils sont envoyés dans des quartiers où l’État est absent et qui sont aux mains de milices :

" Ces favelas non pacifiées ne sont pas toutes aux mains des trafiquants.  Un certain nombre d’entre elles, 110 et 120 selon les estimations, localisées surtout dans la Zone Ouest de la ville, sont contrôlées par des milices formées de policiers ou d’ex-policiers, de pompiers et d’agents de sécurité privés. Leurs méthodes de domination ne diffèrent pas sensiblement de celles des barons de la drogue, mais elles se sont faites plus discrètes au cours des ans. " Vision Brésil

> MONDIAL 2014 Lettre d'un Brésil qui continue de manifester -  Mídia Ninja|texte collectif - Courrier international : " Bien qu'ils ne soient plus qu'une poignée à être mobilisés, des manifestants restent actifs dans plusieurs villes du Brésil et pourraient gêner la tenue de certaines rencontres du Mondial. Explications dans un texte collectif publié le lendemain du match d'ouverture."

> FIFA : le capitalisme tourne rond - sur ce blog

 

Source:  Agoravox.tv > via Les Moutons Enragés  > via Blogaparès

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> Voir aussi Le webdocumentaire "Copa para quem ?" (Pour qui la Coupe ?)   http://copaparaquem.com/fr/

> La réalisatrice Maryse Williquet détaille son projet ici

 Quatre courts reportages sur la ville de Fortaleza, capitale de  Ceará, dans le Nordeste, l’État le plus pauvre du Brésil :

  •  Tourisme sexuel : 
    Fortaleza est connue pour son tourisme sexuel et sa prostitution infantile. La Coupe du Monde entraînera avec elle de nombreux touristes étrangers. Les prostituées de Fortaleza le savent et s'attendent à voir un boom de leur clientèle durant la Coupe du Monde. Voient-elles pour autant la Coupe du Monde de manière positive?
  •  Enfants des rues :
    On dénombre plus de 8000 enfants en situation de rue à Fortaleza. Indésirables parmi les indésirables, ils sont les premières victimes du nettoyage social de la ville. Pour les éloigner du centre ville, les violences policières se multiplient, dans la plus totale indifférence.
  •  Expulsions des populations :
    Depuis plusieurs mois, la ville de Fortaleza est en chantier. Ces travaux visant officiellement à améliorer les infrastructures de la ville en vue de la Coupe du Monde ont déjà entraîné l’expulsion de 2145 familles et pourrait à terme déplacer près de 12 000 personnes.
  •  Réveil des mouvements sociaux :
    Le 19 juin dernier, lors de la tenue du match Brésil – Mexique, une manifestation a rassemblé quelques 30 000 opposants à la Copa dans les rues de Fortaleza. Leurs revendications sont multiples mais la remise en question des budgets publics dédiés à la Coupe du monde les rassemble.

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http://copaparaquem.com/fr/

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Boycottons le foot et la Fifa - Libération sports - Tribune par Michel CAILLAT Economiste, Pierre GUERLAIN Américaniste, Marc PERELMAN Esthétique philosophique, Antonin KOSIK Philosophe (République tchèque), Patrick VASSORT Sociologue, Valério ARCARY Historien (Brésil), Tilo SCHABERT Philosophe (Allemagne) et Charles-André UDRY Economiste (Suisse)

logo_autres_bresils.gifAutres Brésils : "Pour mieux comprendre les différents enjeux qui englobe cet événement, Autres Brésils vous propose une sélection d’articles, d’entretiens, d’analyses mais également des liens vers des publications, des vidéos, des événements pour décrypter le contexte dans lequel le coup d’envoi sera donné jeudi 12 Juin."

 

Appel au boycott de la Coupe du monde au Brésil  - Facebook

> Amnesty International : Expulsions, destructions, stigmatisations : l'indigne Coupe du monde 2014 au Brésil 

> Coupe du monde : ces dizaines de Brésiliens tués au nom du foot business,  par Mehdi dos Palmares Bastamag 4 juin 2014

12:05 Publié dans Actualités, Politique, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : brésil, coupe du monde, fifa, immobilier, favelas | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 18 juin 2014

Don d'organes - France ADOT

19ème journée nationale du Don d'Organes19ème journée nationale du Don d'Organes

logo france adotcarte donneur moelle osseuse

 

Chaque année la Journée Nationale du 22 Juin est un temps fort pour FRANCE ADOT et ses bénévoles : ils sont sur le terrain, à la rencontre du public.
Avec le temps, ils ont appris, ils savent comment sensibiliser au mieux le citoyen à cette grande cause qu'est le Don d'Organes, ils savent utiliser les mots qui le feront franchir le pas, prendre sa carte de donneur d'organes.
Et ce n'est pas simple. Car si 81 % des français seraient "favorables" à cette cause, seuls 49 % d'entre eux auraient transmis leur position à leurs proches ...

Vous qui êtes sensible à notre action, vous qui avez peut-être même franchi le pas, aidez-nous à diffuser cette information autour de vous. Transmettez là à vos amis, réels ou virtuels.
Profitons de l'impact médiatique de la campagne orchestrée par l'Agence de la Biomédecine pour sensibiliser le public :

"MAINTENANT, c'est le bon moment pour dire à vos proches
si vous êtes ou non POUR le Don d'Organes"

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Demandez votre carte et accédez à ses coordonnées

08:15 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france adot, don d'organes, greffe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook