lundi, 14 juillet 2014

14 juillet : A bas les calottes !

Pierre Kropotkine

" La Grande Révolution "

XI
PARIS À LA VEILLE DU 14 JUILLET

" C'est ainsi que de la part des meneurs adroits de la bourgeoisie, commençait le système de trahisons que nous verrons se produire durant toute la Révolution. "

Généralement, l'attention des historiens est absorbée par l'Assemblée nationale. Les représentants du peuple, réunis à Versailles, semblent personnifier la Révolution, et leurs moindres paroles, leurs gestes sont recueillis avec une pieuse dévotion. Cependant, ce n'est pas là qu'étaient, pendant ces journées de juillet, le cœur et le sentiment de la Révolution. Ils étaient à Paris.

Sans Paris, sans son peuple, l'Assemblée n'était rien. Si la peur de Paris en révolte n'avait pas retenu la Cour, celle-ci aurait certainement dispersé l'Assemblée, comme cela s'est vu tant de fois depuis : au 18 brumaire et au 2 décembre en France, et tout récemment encore en Hongrie, en Russie. Sans doute, les députés auraient protesté ; sans doute, ils auraient prononcé quelques belles paroles, et quelques-uns d'entre eux auraient peut-être tenté de soulever les provinces... Mais, sans le peuple, prêt à se soulever, sans un travail révolutionnaire accompli dans les masses, sans un appel au peuple pour la révolte, fait directement d'homme à homme et non pas par des manifestes, – une assemblée de représentants reste fort peu de chose vis-à-vis d'un gouvernement établi, avec son réseau de fonctionnaires, son armée.

Heureusement, Paris veillait. Pendant que l'Assemblée s'endormait dans une sécurité imaginaire et reprenait tranquillement, le 10 juillet, la discussion du projet de Constitution, le peuple de Paris, auquel les plus audacieux et les plus perspicaces de la bourgeoisie avaient enfin fait appel, se préparait à l'insurrection. On se répétait dans les faubourgs les détails du coup de filet militaire que la Cour était en train de préparer pour le 16 ; on savait tout – jusqu'à la menace du roi de se retirer à Soissons et de livrer Paris à l'armée, – et la grande fournaise s'organisait dans ses districts pour mieux répondre à la force par la force. Les «auxiliaires séditieux», dont Mirabeau avait menacé la Cour, avaient été appelés en effet, et dans les sombres cabarets de la banlieue, le Paris pauvre, en guenilles, discutait les moyens de «sauver la patrie». Il s'armait comme il pouvait.

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Bastille - mardi 14 juillet

"Le despotisme nous menaçait encore du haut des remparts de la Bastille. De Launay, digne ministre de ses vengeances, était chargé de la garde de ses affreux donjons; frémissant au seul nom de liberté, tremblant de voir tarir avec les larmes de ses victimes cet or, objet de ses désirs et le prix de leurs tourments et de sa barbarie, l'avare et lâche satellite de la tyrannie s'entourait depuis longtemps d'armes et de canons."

François-Marie Périchou,
 
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Le feu aux poudres
D'après le récit de F-M Périchou
A midi on vient annoncer au district de St-Louis de la Culture que la direction des canons placés sur les tours jette l'alarme dans toute la capitale; on assure en même temps que le siège de la forteresse est décidé et qu'il va commencer  -  il est certain que la prise de la Bastille était projetée, et que la veille des plans d'attaque étaient tracés. Dès le matin du jour qu'elle fut emportée, ces mots : à la Bastille, à la Bastille, volaient de bouche en bouche  d'une extrémité à l'autre de la ville.

M. Thuiot de la Rosière, député par le district vers le gouverneur s'y rend aussitôt, accompagné de deux soldats-citoyens qui s'arrêtent au pont de l'Avancée. il entre seul et lui dit : " Je viens, au nom de la nation et de la patrie, vous représenter que les canons que l'on voit braqué sur les tours de la Bastille, causent beaucoup d'inquiétude et répandent l'alarme dans tout  Paris. Je vous supplie de les faire descendre, et j'espère que vous voudrez bien acquiescer à la demande que je suis chargé de vous en faire."
" Cela n'est pas en mon pouvoir, lui répond le gouverneur; ces pièces ont de tous temps été sur les tours, je ne peux les en faires descendre qu'en vertu d'un ordre du roi. Instruit déjà des alarmes qu'elles causent dans Paris, ne pouvant pas les faire ôter, je jes ai fait reculer et sortir des embrasures."

Le député ayant obtenu avec peine, et à la prière de M. de Losme, major de la place, la liberté d'entrer dans la cour intérieure, somma les officiers et les soldats au nom de l'honneur et de la patrie, de faire changer la direction des canons, et de se rendre. Tous , sur l'invitation même du gouverneur, jurèrent de ne faire aucun usage de leurs armes si on ne les attaquait.
M. de la Rosière monte ensuite sur les tours avec M.Delaunay. Parvenu au sommet de celle qui dominait l'arsenal, ils découvrent un peuple immense accourant de toutes parts, et le faubourg St-Antoine  qui s'avançait en masse. Le gouverneur pâlit, et saisissant M. de la Rosière par le bras :
- Que faites-vous, monsieur, vous abusez d'un titre sacré, pour me trahir ?
- Et vous, monsieur, si vous continuez sur le même ton, je vous déclare que l'un de nous va bientôt tomber dans ce fossé.
Delaunay se tut.

Alors la sentinelle qui était sur cette même tout vint leur dire que l'on se préparait à attaquer le gouvernement, qu'il n'y avait point de temps à perdre, et conjura M. de la Rosière de se montrer. Celui-ci s'avance sur le rebord, et de nombreux applaudissements partent du jardin de l'arsenal. Il jette ensuite un coup d'œil sur les canons; on les avait retirés environ de quatre pieds dans les embrasures : mais il observe que leur direction était la même,et qu'on les avait masqués.
Descendu de la tour avec le gouverneur, il le presse de nouveau, lui et ses soldats, de se rendre au vœu de la patrie. Les soldats cédaient; mais leur chef éperdu de ce qu'il venait de voir et d'entendre, tantôt les retenait, tantôt hésitait.
M. de la Rosière désespérant de vaincre sa résistance, et craignant de perdre des moments précieux, prend le parti de se retirer d'abord à son district, ensuite à l'hôtel-de-ville.

Un nombre assez considérable de citoyens vint alors se présenter devant la Bastille pour demander des armes et des munitions de guerre. Comme ils étaient la plupart sans défense, et n'annonçaient aucune intention hostile, M. de Launay les accueille, et fait baisser le premier pont-levis pour les recevoir.
Les plus  déterminés s'avancent pour lui faire part du motif de leur mission. Mais à peine sont-ils entrés dans la première cour, que le pont se lève, et qu'un feu roulant de mousqueterie et d'artillerie fait mordre la poussière à une partie de ces infortunés qui ne peuvent ni se défendre ni se sauver.
Ceux qui les attendaient au-dehors, révoltés d'une si lâche perfidie, courent sur le champ à l'Hôtel-de-ville rendre compte et demander vengeance de cette barbarie.
 
> "Histoire de la Révolution de France..." François-Marie Périchou, 1792 - ( Le chapitre XVII est consacré à la prise de la Bastille, une journée de confusion et de fureur.)
> "De l'insurrection parisienne, et de la prise de la Bastille...-  Jean Dusaulx - 1790.  (voir " l'œuvre des sept jours"  ou "notice ", la partie consacrée aux évènements qui se déroulèrent du 12 au 18 juillet 1789 ).

> La Grande Révolution ( 1909) de Pierre Kropotkine ( 1842-1921),  Les faits racontés par un historien  russe et communiste libertaire,  au début du XXème siècle) - Chapitre XII - "La prise de la Bastille"

*

 
La Bastille, sombre château gothique,  avait pour corollaire le lumineux Versailles où, en ce  14 juillet, Louis XVI notait  scrupuleusement dans son journal  : "Rien"... Mais il ne  s'agissait pour lui que du résultat de la chasse.
La reddition de ce symbole du despotisme, de l'arbitraire et de la tyrannie fera l’effet d’un séisme  en France comme en Europe. Sa prise et sa destruction marqueront symboliquement le début de la Révolution française.
"C'est ainsi que commença la Révolution. Le peuple remportait sa première victoire. Il lui fallait une victoire matérielle de ce genre. Il fallait que la Révolution soutînt une lutte et qu'elle en sortît triomphante. Il fallait que le peuple prouvât sa force, afin d'imposer à ses ennemis, de réveiller les courages en France, et de pousser partout à la révolte, à la conquête de la liberté."
Pierre Kropotkine
 
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"La Bastille dans les premiers jours de sa démolition" - Robert Hubert , 1789

Paris, Musée Carnavalet

Le 21 mai 1880, le député Benjamin Raspail  déposait  le projet de loi suivant : " La République adopte comme jour de Fête nationale annuelle le 14 juillet ". La loi était promulguée le 6 juillet.
La fonction première de cette commémoration nationale - qui intronisait également le culte de Marianne - fut  d'assurer la cohésion nationale et de fêter le relèvement patriotique de la France. Suite à la capitulation de Napoléon III, puis à l'armistice, la signature du Traité de Francfort du 10 mai 1871 avait consacré l'annexion par l'Allemagne d'une partie de l'Alsace et de la Lorraine.

jeudi, 10 juillet 2014

10 juillet 1960 : la chute de Roger Rivière

Tour de France ( 26 juin -17 juillet 1960)

perjuretjpg-8865-cd2bf.jpgLe 10 juillet 1960, lors de la 14ème étape du Tour de France, Roger Rivière, deuxième du classement général, est à la poursuite du maillot jaune Nencini dans la descente du col de Perjuret entre Millau et Avignon. A un moment donné, il manque un virage, percute un parapet et fait une chute d'une dizaine de mètres A la suite de cet accident, qui lui fracture la colonne vertébrale, il restera lourdement handicapé.

Certains ont estimé que le Palfium, un analgésique cinq fois plus puissant que la morphine, avait amoindri ses réflexes ou aurait même  entraîné un malaise. En 1967, Roger Rivière reconnaissait d'ailleurs avoir eu recours - comme d'autres cyclistes - à des produits dopants :

" Le jour de mon record de 1958, je me connaissais bien, je savais exactement ce qu'il me fallait. Cinq minutes avant le départ, au vestiaire, le soigneur m'a fait une forte injection d'amphétamines et de solucamphre. Juste avant de monter en selle, j'ai avalé encore cinq comprimés d'amphétamines car l'effet de la piqûre ne me durait que 40 minutes. Les comprimés devaient faire le reste." [1]

Roger Rivière est mort en avril 1977, victime d'un cancer du larynx.

[1] L’Équipe 25/10/1967, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans son Dictionnaire du dopage, page 63.

> A propos de la 14ème étape du Tour de 1960, et de l'accident de Roger Rivière, vous pouvez consulter en ligne la Vidéo  de l' INA : Roger Rivière (vs) Gastone Nencini Les plus grands duels

> Roger Rivière ou la lumière qui pleut - Christophe Penot

*

"En travers de la gorge"

Antoine Blondin

Avignon - Roger Rivière n'est plus parmi nous. Le formidable appareil d'information qui alimente la vie intérieure du Tour pour le meilleur et pour le pire continue de nous relier à la clinique où on l'a transporté, mais les antennes sont en berne et toute allégresse, notre belle ardeur à viser le lendemain à travers l'heure présente, a quitté les regards et les conversations. Demain a disparu, on nous l'a proprement escamoté à un tournant de la route. Il a fallu ce drame pour que nous prenions une claire conscience de ce que l'avenir de cette course que nous vivons reposait antérieurement sur les épaules d'un seul champion. Avec lui, l'aventure et la surprise ont basculé dans le ravin. La marée basse s'est abattue sur la caravane. La vie est plate.
 
J'entends bien que la peau et les os d'un quatre-vingt huitième au classement ont autant de prix que ceux des vedettes, mais que le premier accident véritable de cette course ait frappé précisément celui qui en tenait la clef dans le creux de sa main semble trop injuste. Le public endimanché sur le bord de la route se retrouvait tout bête sous le linon ou l'alpaga, avec, dans l'œil, le reflet terne des catastrophes nationales. Nous ne nous changerons pas pour descendre dîner, afin de ne pas nous déprendre de notre condition de suiveurs et proclamer notre solidarité avec l'univers absurde dans lequel nous avons vécu cette journée.
 
Midi avait sonné, la messe était dite, le soleil grillait les Causses à perte d'horizon. Aucun signe de vie sur les crêtes pelées ni dans les gorges où l'ombre dessinait des quadrillages menaçants. Seul un mince filet de gens ourlait notre chemin, sortis de quelles grottes et agglutinés de place en place pour donner naissance à de chaudes petites oasis humaines. Nous venions de franchir le col de Perjuret et plongions à virelets que veux-tu, chacun pour soi et Dieu pour tous ! Sauf pour un seul...
 
Nous vîmes à un tournant Rostollan qui faisait de grands gestes et remontait à contre-courant en criant: « Roger a tombé! Roger a tombé ! » Impossible de nous arrêter sur le toboggan où nous étions lancés. Nul n'avait vu disparaître Rivière, ni parmi ses compagnons, ni parmi les témoins. Pendant cinq minutes, on le crut volatilisé, rayé purement et simplement de la carte du monde, dont le paysage immense et chaotique qui nous entourait nous donnait l'échelle. Or, il gisait, à une vingtaine de mètres, en contrebas, dissimulé par un repli de terrain, frappé d'une sorte de paralysie qui lui interdisait le moindre geste, le moindre appel. Et toute cette nature qui l'entourait  lui faisait un linceul rugueux...
 
Quand nous pûmes reprendre souffle au hameau des Vanels, nous ignorions encore ce qu'il en était advenu exactement, mais l'anxiété planait sur chacun des équipages qui nous dépassait. Fil à fil, visage après visage, le drame se précisait... Enfin, Radio-Tour annonça que «Rivière venait d'être victime d'un accident grave» et notre attente devint celle des personnages baignés de fraternité attentive qu'on rencontre chez Saint-Exupéry. La «Terre des Hommes» est parfois dure à l'homme.
 
L'hélicoptère d'évacuation, dans l'impossibilité de se poser sur le palier abrupt où Rivière s'était arrêté dans sa chute, tournait au-dessus de nous. Il atterrit dans l'enclos d'un vieux paysan, noueux comme un cep du bois dont sont faits les Dominici, à l'instant où, avec une étonnante majesté qu'elle tirait de sa lenteur, l'ambulance déboucha à moins de vingt à l'heure, pour éviter les heurts, et s'arrêta en lisière du champ. Dix photographes, tombés on ne sait d'où, se trouvèrent miracu­leusement à la parade.  Rivière apparut sur sa civière, l'œil mi-clos, livide comme jamais, et baigné dans sa sueur. On lui fit escorte jusqu'à la nacelle et tout le monde suivant les paysannes, les chiens, les valets de ferme et même le vieux qui flairait dans tout cela les grands remous de sorcellerie. 
 
Il regarda avec respect l'hélicoptère brasser l'air puis jaillir de son champ en apothéose déchirante. Alors, seulement, il poussa un hurlement et parla d'aller chercher son fusil. Toute pitié l'avait déserté. Le dénouement venait de se jouer sur sa récolte de haricots, six mois de labeur, cinquante mille francs de semis. Le sombre dimanche qu'il vivait n'avait pas exactement les couleurs du nôtre.
 

lundi, 30 juin 2014

La machine à broyer le monde : patronnat, banque et presse

f1.highres" la guerre mondiale fut essentiellement l’œuvre des hommes d'argent; que ce sont les hauts industriels des différents États de l'Europe qui, tout d'abord la voulurent, la rendirent nécessaire, la firent, la prolongèrent. Ils en firent leur état, mirent en elle leur fortune, en tirèrent d'immenses bénéfices et s'y livrèrent avec tant d'ardeur, qu'ils ruinèrent l'Europe, se ruinèrent eux-mêmes et disloquèrent le monde."

" Ainsi, ceux qui moururent dans cette guerre ne surent pas pourquoi ils mouraient. Il en est de même dans toutes les guerres.  Mais non pas au même degré. Ceux qui tombèrent à Jemmapes ne se trompaient pas à ce point sur la cause à laquelle ils se dévouaient. Cette fois, l'ignorance des victimes est tragique. On croit mourir pour la patrie; on meurt pour des industriels.

Ces maîtres de l'heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes: des usines, des banques, des journaux. 

Lettre d'Anatole France dans l'Humanité du 18/07/1922

Ce grand massacre ne put avoir lieu que par la trahison de la social-démocratie. Aujourd'hui c'est au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine que les mêmes causes entraînent les mêmes catastrophes.

14-18
« On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels »

Une guerre contre la classe ouvrière et pour le contrôle des richesses du monde.

sur le site investig'action - Michel Collon

3992716853.pngEn cette année anniversaire,les médias racontent «comment»a eu lieu la Première Guerre mondiale (dix millions de morts),mais jamais pourquoi. «Morts pour la patrie»,proclament tous nos monuments officiels.Mensonge !

14-18,c'était déjà une guerre du fric.Non seulement chez les « méchants » (Allemagne, Autriche),mais aussi chez les «gentils (France, Angleterre, Belgique...),le véritable enjeu était :quelle puissance dominera le monde et contrôlera ses richesses ?

C'était aussi une guerre des classes dominantes contre les pauvres, contre leurs propres travailleurs exterminés froidement."

Michel Collon  avec trois historiens :

Jacques Pauwels, 14-18, une guerre de classe,  interview sur le site de l'INEM

Anne Morelli, Principes élémentaires de la propagande de guerre, interview sur le site 1libertaire.free

Lucas Catherine , Des tranchées en Afrique, interview sur le site de l'INEM

dimanche, 22 juin 2014

F comme Foi

La foi : une incrédulité soumise

 Voltaire, le Dictionnaire philosophique
Article Foi, sectionII
 

3992716853.pngLa foi divine, sur laquelle on a tant écrit, n’est évidemment qu’une incrédulité soumise; car il n’y a certainement en nous que la faculté de l’entendement qui puisse croire, et les objets de la foi ne sont point les objets de l’entendement. On ne peut croire que ce qui paraît vrai; rien ne peut paraître vrai que par l’une de ces trois manières, ou par l’intuition, le sentiment, j’existe, je vois le soleil; ou par des probabilités accumulées qui tiennent lieu de certitude, il y a une ville nommée Constantinople; ou par voie de démonstration, les triangles ayant même base et même hauteur sont égaux.

La foi n’étant rien de tout cela ne peut donc pas plus être une croyance, une persuasion, qu’elle ne peut être jaune ou rouge. Elle ne peut donc être qu’un anéantissement de la raison, un silence d’adoration devant des choses incompréhensibles. Ainsi, en parlant philosophiquement, personne ne croit la Trinité, personne ne croit que le même corps puisse être en mille endroits à la fois; et celui qui dit: « Je crois ces mystères, » s’il réfléchit sur sa pensée, verra, à n’en pouvoir douter, que ces mots veulent dire: Je respecte ces mystères; je me soumets à ceux qui me les annoncent; car ils conviennent avec moi que ma raison ni la leur ne les croient pas; or, il est clair que quand ma raison n’est pas persuadée, je ne le suis pas: ma raison et moi ne peuvent être deux êtres différents. Il est absolument contradictoire que le moi trouve vrai ce que l’entendement de moi trouve faux. La foi n’est donc qu’une incrédulité soumise."
 

mardi, 17 juin 2014

"Il faut savoir terminer une grève..."

Rappels et mélange des genres

 hollande-valls.jpg

La phrase de Maurice Thorez, " il faut savoir terminer une grève", en a inspiré plus d'un. 

En novembre 2007, Sarkozy lors du congrès de l'Association des maires de France :

"Mais je dis qu'il faut savoir terminer une grève lorsque s'ouvre le temps de la discussion. Je dis que chacun doit s'interroger sur la poursuite d'une grève qui a déjà coûté si cher aux usagers qui n'ont pas à être pris en otages d'un conflit qui ne les concerne pas".

Il est vrai que dans le domaine de la discussion et de la négociation c’était un spécialiste.

*

Terminer la grève, c'est aussi ce demandait François Chérèque le patron du-côté-du-manche de la CFDT, le 20 novembre 2008 lors de la manifestation des fonctionnaires. Il avait dû  fuir sous les huées.


Terminer la grève, c'est toujours ce que suggérait Bernard Thibault - secrétaire général de la CGT - alors que s'ouvraient à la SNCF et à la RATP des négociations  longues et difficiles.

En avril 2009, le Syndicat CGT  des Personnels du Département du Nord  lui écrivait :

"Que vous reprochons-nous clairement ? De cogérer la crise ? Oui ! De frilosité politique ? Oui ! De tenter de concilier les antagonismes de classe ? De vouloir réformer ce système sans changer les rapports de production ? Oui et oui ! De refuser d'admettre que "tout mouvement d'émancipation s'appuie contre l'ordre social et politique existant" ? Oui ! De refuser que "toute lutte de classes soit politique" Oui ! De considérer que les "éléments d'une société nouvelle sont en train de se former et de les entraver " ? Oui."

*

Terminer la grève, c'est encore ce que demandait  Patrick Karam le 19 février 2009 à propos de la grève générale en Guadeloupe, et après l'intervention plus que tardive de Sarkozy:

"J'ai le devoir de dire  qu'il faut savoir arrêter une grève, tout en restant mobilisé et vigilant sur la suite du processus."

C'est toujours ce que souhaitait, à la même date, Victorin Lurel, le président PS du Conseil régional de Guadeloupe :

"Au total, sous réserve d'expertise pour celles et ceux qui sont les premiers intéressés, c'est une avancée significative (...) c'est un travail qui commence, j'espère que les partenaires qui sont en train de discuter comprendront qu'il est de l'intérêt du pays, comme disait Maurice Thorez, d'arrêter une grève et que des avancées significatives ont été faites".

En 2009, Nicolas Desforges, préfet de Guadeloupe, appelait lui aussi, et "solennellement", à la fin de la grève générale en Guadeloupe estimant que l'essentiel des revendications du LKP était satisfait...

*

En 2010, Patrick Mennucci, élu municipal de Marseille, apportait sa contribution à cette anthologie en reprenant le slogan patronal " Touche pas à mon port !".  Sur son site Internet, le collectif “Touche pas à mon port” déclarait “vouloir en finir avec les grèves à répétition qui tuent le port et toute l’économie locale à petit feu et exige une reprise immédiate et durable des activités portuaires, fret, croisière, pétrole, et une application en urgence de la réforme conforme à la loi votée par les députés en 2008″.

Pour en revenir au très "socialiste" Patrick Mennucci :

"La grève du Grand Port de Marseille n'a rien à voir avec la bataille pour la retraite à 60 ans et il n'est pas admissible de se cacher derrière cette revendication très populaire pour défendre les intérêts très catégoriels"...

"Nous appelons les grévistes du Grand Port de Marseille à mesurer les dégâts causés à notre économie déjà en difficulté et nous leur demandons de cesser ce mouvement".

*

2014, face aux cheminots Hollande déclare qu' "il faut savoir terminer une grève" et Sapin, comme un perroquet, lui emboite le pas sur Europe 1. 

"Savoir terminer une grève", l’élément de langage d'une social-démocratie à bout de souffle et qu'elle reprend au communisme de la grande époque stalinienne. De quoi garantir l'ordre établi de ceux qui nous tiennent en laisse, nous mènent à la baguette et tentent de nous museler.

Terminer une grève au nom du "principe de réalité" est un classique. La réalité étant toujours du même côté.  Qui est responsable de la casse sociale et économique ? les grévistes ! est-il écrit dans le catéchisme patronal.

- Parallèle historique -

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En mai 1936 une vague nationale de grèves avec occupation des entreprises  déferle sur le pays tout entier. Dès le 3 juin le  député socialiste Roger Salengro, qui sera plus tard ministre de l’Intérieur de Léon Blum, déclare à l’Assemblée:

"Que ceux qui ont pour mission de guider les organisations ouvrières fassent leur devoir. Qu’ils s’empressent de mettre un terme à cette agitation injustifiée. Pour ma part, mon choix est fait entre l’ordre et l’anarchie. Je maintiendrai l’ordre contre l’anarchie."

Aussi, pour éviter la révolution, syndicats et patronat  sollicitent  le  gouvernement du Front populaire de Léon Blum, nommé le 5 juin et investi par la Chambre le 6 juin, pour qu’une réunion tripartie soit organisée.  Les accords "Matignon" sont  signés le lendemain, 7 juin 1936. Puis  les réformes sociales dont le patronat n'avait jusque là pas voulu entendre parler sont  votées par le Parlement : congés payés (8 juin 1936) et semaine de 40 heures (12 juin 1936).
Mais pour s'assurer que tout rentrera dans l'ordre au plus vite, et que le mouvement ne prendra pas de l'ampleur,  Maurice Thorez, du Parti Communiste,  prononce le 11 juin le célèbre :

"Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n'ont pas encore été acceptées mais que l'on a obtenu la victoire sur les plus essentielles revendications".

Accords à peine signés, le patronat et le gouvernement tenteront dès septembre 1936 de revenir sur les acquis de juin. En 1937 Léon Blum annoncera qu'il faut faire " une pause " dans les réformes et  deux ans plus tard, le 12 novembre  1938, sous le gouvernement  Daladier, le  ministre des Finances Paul Reynaud,  prononcera  à la radio un célèbre discours qui a depuis fait des émules:

" Croyez-vous que dans l'Europe d'aujourd'hui, la France puisse maintenir son train de vie, dépenser 25 milliards d'armement et se reposer deux jours par semaine? Devant les étrangers qui nous écoutent je vous annonce qu'en France la semaine des deux dimanches à cessé d'exister !  "

La droite a trouvé dans le parti radical un allié. Par décrets-lois les majorations des heures supplémentaires sont réduites de 15 à 10% - et seulement à partir de la 49ème heure -, les heures supplémentaires deviennent obligatoires, les conventions collectives perdent leur caractère contraignant et  des "économies" sont annoncées qui, selon le Figaro de l'époque, consisteront :

" A lutter contre la multiplication des emplois administratifs, à comprimer progressivement les effectifs pléthoriques de personnel, en particulier dans les chemins de fer, à supprimer ou du moins à réduire à peu de chose les travaux civils".

La grève générale qui tentera de s'opposer à cette régression sociale se conclura par un échec et sera durement réprimée.

"Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. " Karl Marx

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Dans l'URSS de Brejnev, un timbre à l'effigie de Maurice Thorez, mort en 1964 sur les bords de la Mer noire où, comme chaque année, il passait ses vacances. En France, de grandioses funérailles seront organisées le 16 juillet 1964 par le PC.
 
01/03/2009
17/06/2014

dimanche, 15 juin 2014

Myrtil Jasmin Patriote

Le 27 prairial an II, (15 juin 1794), était déclarée à l'officier public de Dol-de-Bretagne la naissance de Myrtil Jasmin Patriote Loncle, fils de Jeanne Loncle, veuve et mère célibataire. Preuves vivantes de la crise du dogme et de la religion révélée, de la laïcisation et de la décatholicisation des campagnes ?

« Aujourd’hui vingt sept prairial, l’an second de la République française, une et indivisible, aux huit heures dudit jour, devant moi René-François-Thimotée Juhel La plesse, agent national et officier public de la commune de Dol, est comparu en la salle de la Maison Commune, Marie-Françoise Mondin, veuve Gilles Julien Bienvenu, sage-femme, domiciliée de Dol, âgée de cinquante-huit ans, assistée de Françoise-Jeanne Bienvenu, âgée de vingt et un ans, tailleuse et de Marguerite Domer, âgée de vingt-deux ans, lingère, femme du citoyen Jean Gilles Bienvenu, secrétaire de la municipalité de Dol, tous domiciliés de ladite commune, laquelle m’a déclaré que Jeanne Loncle, âgée de trente-trois ans, veuve de Mathurin Muguet, est accouchée aujourd’hui sur les deux heures et demie après-midi, dans sa demeure située rue de la Liberté, d’un enfant mâle, qu’elle m’a présenté et auquel elle a donné les prénoms de Mirtil-Jasmin Patriote, déclarant que ladite Jeanne Loncle n’est plus dans l’état du mariage depuis plusieurs années. D’après cette déclaration et la représentation de l’enfant, j’ai rédigé le présent acte que ladite et les deux témoins ont signé avec moi. Fait en la Maison Commune de Dol, les jours, mois et an susdits. »

Quelques mois plus tôt, le  le 15 ventôse an II, (5 mars 1794), c'est Brutus La Raison Espoir du Monde Coursin, que l'on déclarait dans cette même ville.

*

Nadine Berthau, " Les prénoms révolutionnaires à Dol-De-Bretagne ", Annales historiques de la Révolution française, 322 | octobre-décembre 2000,  URL : http://ahrf.revues.org/1847  ; DOI : 10.4000/ahrf.1847

Annales historiques de la Révolution française, 322  / octobre-décembre 2000 : Les prénoms révolutionnaires,  url : http://ahrf.revues.org/32

Duine F. "La crise morale pendant la Révolution. Le divorce à Dol", Annales de Bretagne. Tome 25, numéro 1, 1909. pp. 14-19.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1909_num_25_1_1319

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vendredi, 13 juin 2014

Le sport et la mort : "Les gens ont l'air heureux..."

11 Septembre 1973 - L’armée du général Augusto Pinochet, appuyée par la CIA, bombarde le palais présidentiel. Après un combat de quelques heures, Salvador Allende, président du Chili depuis 1970, prononce à la radio son dernier discours avant de mourir.

Pinochet et ses complices prennent le pouvoir et installent la dictature qui s'éternisera durant 17 années. Du côté américain, Henry Kissinger, secrétaire d'État du gouvernement de Richard Nixon, écrit : "Aussi désagréables que soient ses actes, le gouvernement de Pinochet est meilleur pour nous que ne l'était Allende".

Le lendemain du coup d’État, l'Estadio Nacional de Santiago (60 000 places) est réquisitionné et transformé en camp de concentration - le plus grand du pays. Les opposants au nouveau régime y sont torturés et exécutés.

Le 11 septembre 1973, Victor Jara était à l’université technique de Santiago, où il enseignait le théâtre. Barricadé avec les étudiants, il est arrêté le lendemain et emmené avec 600 prisonniers, non pas au Stade national, saturé, mais dans le plus modeste Estadio Chile, un gymnase couvert. François-Xavier Gomez
Battu, les mains brisés Victor Jara sera assassiné au fusil-mitrailleur,  le corps criblé de 44 balles dont le coup de grâce dans la tête. 

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Estadio Nacional de Santiago 1973 © - 2014 / WC

Le 26 septembre 1973, en vue de la coupe du monde au Chilli prévue en 1974, les équipes chilienne et soviétique s'opposent à Moscou pour le match aller du barrage qualificatif. Mais pour organiser le match retour, il faut nettoyer le stade de Santiago que la presse internationale surnomme déjà le " stade de la mort".

Le comité d'organisation de la FIFA entérine la date du 21 novembre 1973 sous réserve d'un rapport satisfaisant de la part de ses deux délégués : Helmut Käser ( secrétaire général suisse) et Abilio d'Almeida (vice-président brésilien de l’organisation). Ils rendront, on s'en doute, un rapport impartial :  le stade est selon eux utilisé comme un centre d'orientation, les gens présents ne sont pas des prisonniers mais des détenus dont l'identité reste à établir de même que leur rôle durant les évènements du 11 septembre. Il précisent même  : " Nous avons trouvé que le cours de la vie était normal, il y avait beaucoup de voitures et de piétons, les gens avait l'air heureux et les magasins étaient ouverts, et on  nous a dit que contrairement à l'époque précédant le 11 septembre la  nourriture et d'autres biens étaient disponibles." ( Paul Dietschy)

" L’instance internationale du football, soucieuse de donner l’image d’un football indépendant des événements politiques, et préservant par la même occasion des intérêts économiques colossaux, cautionne la dictature de Pinochet et l’utilisation militaire du stade en acceptant le déroulement du match dans la capitale chilienne. " ( Les cahiers du football)

La fédération soviétique refuse de se déplacer au Chili et demande la tenue du match dans un pays tiers - ce qui lui est refusée. Pour effacer ce camouflet, et dans le plus pur style des dictateurs démentiels d'Amérique latine, Pinochet organise un simulacre de jeu : un arbitre, 40 000 spectateurs dans des tribunes nettoyées, onze joueurs chiliens... mais pas d'équipe adverse sur le terrain. Francisco Valdés, le capitaine de la sélection, assurera à son équipe la qualification pour la coupe du monde 1974 en marquant un but.

La sélection chilienne quittera malgré tout la compétition au premier tour sans avoir gagné un seul vrai match.


 

> Match de football Chili – URSS (1973) - Wikipedia

> Émission Partout ailleurs d'Eric Valmir  : '"Courir après un ballon, des montgolfières et le temps", Pinochet et le foot comme orgueil national -  " Le match le plus pathétique de l'histoire du foot, raconté par Adrien Bosc de la revue Desports qui publie ce mois un numéro spécial Coupe du Monde"

> Chili-URSS 73, les fantômes du Nacional, par - Les cahiers du football

> L’autre histoire de l’Estadio Nacional - par Nicolas, le blog Lucarne opposée.

 

jeudi, 05 juin 2014

La Bretagne de Paul Géniaux

Paul Géniaux ( Rennes, 1873 - Paris, après 1930)

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Tailleur d'ardoises à Rochefort-en-Terre, Morbihan.

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Paul Géniaux est connu pour ses reportages consacrés aux artisans et petits métiers de la rue. Au cours de ses voyages en Bretagne il réalisera une série de photographies au style très réaliste.

A partir de 1893, il collabora avec son frère Charles, éditeur de la revue "Bretagne-Revue" - qui deviendra l'année suivante la "Revue pittoresque de la Bretagne".

 

> plaques de verres positives de format 13x18cm, à la Galerie Lumières des roses http://www.lumieredesroses.com

> Également sur le site de la RMN

> Archives départementales du Morbihan

mercredi, 04 juin 2014

Passe ton bac !

Histoire, géographie, philosophie

La Fabrique de l'Histoire, par Emmanuel Laurentin -  Le site de l'émission

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les émissions consacrées au bac

Histoire et mémoire, avec Caroline Jeanne, professeur d’histoire au Lycée Evariste Galois à Noisy-le-Grand (93) et Boris Jeanne, professeur d’histoire au Lycée Marcelin Berthelot à Pantin (93) et leurs élèves.

La Chine depuis 1949 : puissance régionale, puissance mondiale, avec Julie Duthil, professeur d’histoire au Lycée d'Epinay sur seine (93

La Chine dans le monde au début du XXIe siècle,  avec Eric Bimbi, professeur d’histoire au Lycée Samuel Beckett à La Ferté sous Jouarre (77);  Sujet : La Chine dans le monde au début du XXIe siècle

Gouverner la France depuis 1946,avec Pascal Desabres, professeur d’histoire au Lycée Guillaume Apollinaire de Thiais.

L’Union européenne et la dynamique de l’intégration régionale,  avec Emmanuel Comte, professeur d’histoire au Lycée Dumont d'Urville à Maurepas

Philosophie

Les Nouveaux chemins de la connaissance,  par Adèle Van Reeth, le site de l'émission

>   Bac philo deuxième session 3/4 : Explication de texte : L'énergie spirituelle d’Henri Bergson

Commentaire de texte: L'énergie spirituelle, Chap. 2 « L'âme et le corps » de Bergson ( PUF Quadrige 2006 )p. 30-31   Que signifie d'être à la fois âme et corps, matière et esprit ? Comment analyser la relation entre ces dimensions qui nous constituent ...

>  Bac philo deuxième session 2/4 : Dissertation : A quoi bon promettre ?

A quoi bon promettre ?  Problématique : Promettre semble être à la fois un acte naïf et irresponsable, vain  mais par ailleurs l'absence de promesse ou d'engagement apparaît tout aussi inquiétante, opportuniste et lâche. Les deux attitudes (promettre ou se prémunir à tout prix) semblent tout autant vouées à l'échec l'une que l'autre.

> Bac philo deuxième session 1/4: Explication de texte : Second discours sur la condition des grands de Blaise Pascal:  Commentaire du texte extrait de: Trois discours sur la condition des Grands de  Blaise Pascal  (GF 2011) p252 ;253

 

> Bac philo première édition 4/4 : Dissertation : la technique est-elle naturelle à l'homme ?"

> 3/4 : Dissertation : "Nos désirs sont-ils nos faiblesses ?"

> 2/4 : Commentaire d’un texte extrait du Traité théologico-politique de Spinoza

> 1/4 : Commentaire d’un texte extrait de l’Enquête sur l’entendement humain de David Hume

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