mardi, 01 mai 2012

1er mai : "Osez le féminisme "

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"Osez le féminisme"

Communiqué de presse 

"La défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai, première condition pour de nouvelles conquêtes en matière d’égalité femmes-hommes

Nicolas Sarkozy s’est employé depuis 5 ans à détricoter l’égalité femmes-hommes et les droits conquis par les luttes sociales et féministes : fermeture des centres d’IVG, réforme des retraites et plans d’austérité qui précarisent tout particulièrement les femmes, remise en cause des subventions aux associations de lutte contre les violences, recul de la parité avec la réforme territoriale, etc. Les exemples sont nombreux.

Le bilan du Président-sortant est catastrophique pour l’égalité femmes-hommes.

Son programme est à l’image de son bilan : les droits des femmes y sont ignorés lorsqu’ils ne sont pas manipulés. Nicolas Sarkozy ne propose qu’une nouvelle dose d’austérité, de remise en cause des droits sociaux, de stigmatisation des étranger-e-s. Il instrumentalise l’égalité femmes-hommes à des fins électoralistes et xénophobes pour mieux cacher son absence de propositions en la matière.

Si Nicolas Sarkozy était réélu, les cinq années à venir seraient à n’en pas douter synonymes de nouveaux reculs sur le terrain de l’égalité. C’est pourquoi la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai prochain est une nécessité : elle est la première condition pour de nouvelles conquêtes en matière d’égalité femmes-hommes.

Le score de Marine Le Pen au premier tour et les appels du pied de Nicolas Sarkozy vers son électorat sont très préoccupants : Osez le féminisme ! combattra sans relâche le projet de l’extrême droite, qui est aux antipodes du projet de société féministe que nous défendons.

L’arrivée de la gauche au pouvoir ouvrirait de nouvelles perspectives d’avancées pour les droits des femmes. François Hollande s'est notamment engagé à créer un Ministère des droits des femmes et a pris de nombreux engagements en faveur de l’égalité entre les sexes.

Nous connaissons aussi les lacunes des engagements de François Hollande, en matière de lutte contre la précarité, sur la création d’un service public de la petite enfance, ou encore sur l’abolition du système prostitueur. Nous serons d’autant plus exigeant-e-s et vigilantes que le Parti Socialiste n’a pas toujours été exemplaire en matière d’égalité femmes-hommes.

Si François Hollande est élu Président de la République, nous ne manquerons donc pas, dès le 7 mai, de lui rappeler ses engagements, pour s'assurer que les propositions faites pendant cette campagne deviennent réalité et permettent des avancées réelles pour les droits des femmes."

Communiqué de presse du 23 avril

Contact presse :
Thalia BRETON, 06.88.29.74.63., contact@osezlefeminisme.fr

autres articles

Quand Nicolas Sarkozy nie aux mineures le droit à une contraception anonyme et gratuite

 

Le Mouvement féministe

De nombreuses organisations participent au mouvement féministe français. A retrouver sur le site de "Osez le féminisme"

> Les organisations du mouvement féministe
> Les nouvelles associations féministes
> La presse féministe
> Les blogs et sites féministes

A l'occasion des 40 ans du mouvement de libération des femmes, en 2010, une association s'est créée pour fêter l'événement. Colloques, soirées, projections, expositions, congrès international ont rythmé l'année. L'association continuera en 2011 à produire, écrire, transmettre les mémoires et débattre des actualités du féminisme français. Pour en savoir plus, ou retrouver des archives du MLF, RDV sur leur blog

vendredi, 13 avril 2012

Landivisiau - Samedi 14 avril : non à la centrale !

Le collectif Gaspare organise une marche citoyenne contre le projet de centrale au gaz, aux mains du consortium Direct Énergie/Siemens.

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Communiqué de presse

GASPARE appelle
à la marche citoyenne samedi 14 avril à Landivisiau

Départ du cortège 10h30, près de la mairie, sur la place Jeanne-d'Arc.


Le Collectif GASPARE appelle à la marche citoyenne samedi 14 avril à Landivisiau, pour dénoncer le projet de centrale de production électrique à cycle combiné gaz à Landivisiau ou ailleurs. Ce projet n'est ni finistérien ni breton, il s'inscrit dans une détestable politique nationale d'incitation à la consommation électrique pour satisfaire l'appétit des actionnaires de grands groupes, alors que la consommation d'électricité a baissé de plus de 7% en région Bretagne l'an dernier.

Le collectif attend depuis trois semaines le rendez-vous promis par la CCPL - Communauté de communes du Pays de Landivisiau. D’autre part, le collectif demande fermement à la CCPL de bien vouloir organiser, dans les plus brefs délais, un débat contradictoire, en présence des élu-e-s communautaires, entre le porteur de projet, Direct Energie et Siemens, et le collectif en lieu et place de l’observatoire de la concertation qui serait lancé fin avril 2012.

Sans attendre l’enquête publique, le collectif continue à travailler le dossier et appelle tous les volontaires à le rejoindre.

Rendez-vous à 10h30, place Jeanne-d’Arc de Landivisiau. Cette marche sera suivie d’un pique-nique.

Contacts :
Courriel : collectif.gaspare@gmail.com
Site : http://www.nonalacentrale.fr/

Le collectif GASPARE

Des riverain-e-s, des citoyen-ne-s, des élu-e-s ;

Des associations : AAPPMA Elorn, Abers Nature, AE2D, Brennilis doit dire non à la centrale, Briec doit dire non à la centrale, Cohérence, Comité de vigilance pour la qualité de l'environnement de Bmo, Cyber@cteurs, Démocratie écologie solidarité, Force 5, GAB 29, Guiclan doit dire non à la centrale, Guipavas doit dire non à la centrale, Kersaint- Plabennec doit dire non à la centrale, La Forest-Landerneau doit dire non à la centrale, Landivisiau doit dire non à la centrale, Saint-Divy doit dire non à la centrale, Saint-Thonan doit dire non à la centrale, S-Eau-S, Solidarité écologie pour Plougastel, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les monts d’Arrée, Syndicat S.I.M.P.L.E.S., Sud-Solidaires 29 ; Des formations politiques : Europe Ecologie - Les Verts, FASE 29, Les Alternatifs, Modem 29, MRV Landerneau, NPA, UDB, UDB yaouank ; Le soutien de : CURC 22, Écologie sans Frontière, Collectif La Gauche Debout !

> sur ce blog

Questions-Réponses

La Bretagne gagnera en indépendance énergétique :

  • Faux – 97% du gaz (énergie fossile donc de plus en plus chère) est importé de Russie ou d’Afrique du nord. En plus des aléas politiques, nous sommes à la merci des fournisseurs et de leurs prix.

C’est une catastrophe pour le climat :

  • Vrai – La centrale émettrait la quantité de1 300 000 tonnes par an de CO2, principal gaz à effet de serre. La quantité par jour correspond à celle produite par 700 000 véhicules. Soudainement on ne parle plus du Grenelle de l’environnement…

C’est un plus pour l’emploi :

  • Faux – La centrale emploierait une trentaine de personnes pour produire l’électricité que l’on gaspille. Des mesures d’économies et d’isolations génèreraient plus d’emplois (Electriciens, chauffagistes, frigoristes, architectes, ingénieurs, couvreurs…).

La centrale utiliserait beaucoup de produits chimiques :

  • Vrai – La centrale utiliserait lors de l’exploitation de grandes quantités de produits chimiques: ammoniac, acide chlorhydrique, hypochlorite de sodium, acide sulfurique… Ces produits se retrouveront en partie dans l’environnement (air, eau).

La centrale serait une menace pour la qualité de l’air :

  • Vrai – Malgré les filtres et catalyseurs, il y aurait des émissions de NO2, SO2 et microparticules ayant un impact direct sur l’air que nous respirerons et donc sur la santé (système respiratoire et cardiovasculaire, muqueuses, augmentation des risques de cancers). Impact direct également sur l’agriculture (pluies acides).

La centrale utiliserait beaucoup d’eau :

  • Vrai – Elle utilisera de 300 à 600 m3/h donc 1 400 000 m3/an. Par comparaison une famille de 4 personnes consomme environs 120 m3/an. Si elle se fait à Guipavas elle utilisera la source d’approvisionnement la plus proche, l’Elorn.

La centrale serait un plus pour les familles et les PME :

  • Faux – La facture énergétique commence à peser lourd sur les budgets, avec le prix des énergies fossiles qui ne cessera d’augmenter, seule une politique de diminution de consommation d’énergie permettrait d’alléger le budget des bretons. Pourquoi pas une prime à la casse pour les « grille-pains »? 3 ampoules classiques changées en basse consommation par famille en Bretagne feraient l’économie de 400 MW/an. Maintenirs options EJP et TEMPO et les étendre à tous les opérateurs. Ce sont des exemples parmi d’autres. le

Centrale à gaz ou centrales nucléaires immergées :

  • Faux – Ce sous-entendu récemment insinué dans la presse sert de chiffon rouge pour ne nous offrir qu’un seul choix possible. C’est de la manipulation pure. Ce n’est pas en tentant de dresser les citoyens les uns contre les autres que l’on fait avancer le schmilblick.

C’est la seule solution pour éviter le black-out :

  • Faux – Prévue initialement, nous a-t-on dit, pour les pics de consommation c’est-à-dire 10j/an, la centrale est soudainement devenue de base et donc fonctionnerait 8 000 h/an afin d’être rentable pour l’opérateur privé. Nous sommes loin de la raison initiale, c’est démesuré par rapport aux besoins… Depuis la libéralisation de l’énergie, tous les opérateurs se ruent avec frénésie (et beaucoup de lobbying) dans la brèche afin de produire à tout va. La voilà la vraie raison!

Pour un « black out », il faudrait une pointe extrème de consommation associée à un défaut d’ouvrage sur le réseau.

samedi, 23 juillet 2011

Diviser pour détruire

La question communautaire est utilisée en Belgique pour faire passer les plans anti-sociaux et  mettre à mal les grandes conquêtes sociales restées fédérales comme la Sécurité sociale .

" (...) aucun média n’ose poser cette autre question : La logique de division n’est-elle pas contre l’intérêt de l’ensemble les travailleurs belges ? Contre l’intérêt des travailleurs francophones, néerlandophones, germanophones,… Cette question, est totalement absente du traitement médiatique de la question communautaire en Belgique.

Le politologue Dave Sinardet de l’Université d’Anvers avait ainsi répété de nombreuses fois que « toutes les études sur le comportement électoral des Flamands montrent que le communautaire est au bas de leurs priorités. Et que les séparatistes ne représentent que 10 % de la population flamande.  »

Ainsi, ni en Wallonie, ni en Flandre, la majorité de la population ne veut du scénario séparatiste. Mais les éditorialistes aiment enfermer le débat dans un cadre communautaire évacuant tout autre clivage permettant de poser d’autres questions, des questions qui fâchent. « L’opinion publique » flamande ou francophone est de ce point de vue une construction médiatique permettant plus que jamais de problématiser et de définir les termes du débat." (Daniel Zamora )

_-_-_

> "La crise belge vue par les médias" par Daniel Zamora - sur le site investig'action

> Qui veut faire éclater la Belgique, et pourquoi ? POI,  6 octobre 2010

> Menace sur les acquis sociaux : les vrais enjeux de la réforme de l'Etat belge - Gregory Mauzé.
Derrière les revendications  de certains flamands pour plus d’ autonomie, c'est la solidarité entre les travailleurs que l’on tenterait de briser.

> "Un Asile de flou" de Philippe Dutilleul - Edition Buchet Chastel. journaliste à la RTBF, est l’un des réalisateurs du  magazine « Strip Tease » devenu aujourd’hui « Tout ça (ne nous rendra pas le Congo) ». Il s’inscrit dans une tradition du journalisme social, insolent, dérangeant. Le 13 décembre 2006, il stupéfiait la Belgique avec un reportage fiction annonçant la scission du pays.

mercredi, 16 février 2011

Les élus congelés

Le secret : ni vu ni connu...

L'Assemblée nationale a adopté mardi 15 février, en première lecture, le projet de loi révisant les lois de bioéthique qui maintient le statu quo sur l'anonymat des donneurs de gamètes et l'interdiction de la recherche sur l'embryon sauf dérogations, mais autorise le transfert d'embryon post-mortem.

Pour y voir plus clair :

les matins - Irène Théry
envoyé par franceculture. - L'info video en direct.

> Tribune parue dans Le Monde

Les liens génétiques ne déterminent pas les liens de parenté

Les cadres traditionnels de la famille ont été profondément bouleversés par les évolutions de la société telles que l'accès à la contraception, le divorce par consentement mutuel, l'adoption internationale et les progrès de la science. Parenté, procréation et sexualité ne se confondent plus. Les parents ne sont pas toujours ceux qui ont procréé. Si notre droit promeut encore les vieux adages "un père, une mère, pas un de plus, pas un de moins" et "la mère est celle qui a accouché de l'enfant", pour faire coïncider autant que faire se peut filiation et procréation, aujourd'hui, de nombreuses familles s'en éloignent. Qu'elles soient monoparentales ou recomposées, hétéroparentales ou homoparentales, qu'elles dépendent ou non de donneurs de gamètes ou de femmes prêtes à porter l'enfant d'autrui, toutes ces familles ne répondent pas aux définitions légales.

Pendant les années de débat qui ont précédé la discussion du projet de loi de bioéthique à l'Assemblée nationale, les associations se sont exprimées. Elles ont fait valoir l'attente de ces familles. Leurs témoignages ont mis en évidence les obstacles que la loi de bioéthique dresse sur leurs parcours.

Aujourd'hui, les femmes célibataires et les couples lesbiens sont encore obligés de se rendre à l'étranger, par exemple en Belgique ou en Espagne, pour bénéficier d'une procréation assistée. Seules les femmes vivant avec un homme infertile ou porteur d'une maladie génétique peuvent bénéficier, en France, d'un don de gamètes. L'ouverture de la procréation assistée ne devrait plus se fonder sur le constat d'une infertilité médicale, mais sur celui d'un projet familial, à travers lequel les parents font acte d'engagement. Il est temps d'autoriser la procréation assistée avec don à toute femme s'engageant dans un projet parental.

Aujourd'hui, les parents qui ne peuvent pas porter leur enfant sont encore obligés de se diriger vers d'autres pays pour bénéficier de l'aide d'une femme prête à le porter. Seules les femmes qui accouchent de leur enfant peuvent faire valoir en France leurs droits de mères. Voilà pourtant trente ans que les techniques médicales permettent aux femmes de porter l'enfant d'une autre famille. Pour lutter contre les dérives et pour protéger le principe qui énonce que la mère est celle qui accouche, le juge puis le législateur ont préféré la prohibition à l'encadrement. C'est ainsi que toute gestation pour autrui (GPA) est interdite en France depuis 1991. Nous n'avons aucune raison de croire que notre droit serait moins capable d'encadrer une gestation pour autrui qu'il est capable de l'interdire aujourd'hui. Les propositions d'encadrement sont nombreuses et documentées. Aujourd'hui, notre droit considère qu'une femme qui accouche n'a pas besoin de déclarer sa volonté d'être mère, que l'accouchement fait d'elle une mère. Il est temps de reconnaître aux femmes le droit de mettre au monde l'enfant d'une autre famille.

Les progrès de la science et les acquis des combats féministes ont abouti à la maîtrise de la procréation. Dès lors, le projet familial résulte bel et bien d'une volonté. Ce projet familial engage les parents de manière irrévocable. C'est cette intention de faire famille, cet engagement parental, qui doit constituer le fondement du droit de la famille. Le parent est celui qui exprime une volonté de l'être, et qui s'engage de manière irrévocable à subvenir aux besoins matériels, affectifs et éducatifs d'un enfant.

UN RENDEZ-VOUS MANQUÉ

Aujourd'hui, les enfants nés d'un don de gamètes sont encore confrontés à des gardiens qui les privent de leurs secrets pour mieux faire passer leurs parents pour leurs géniteurs. Parfois, ces enfants veulent savoir qui a permis leur venue au monde. En refusant aux enfants nés du don l'accès à cette information, notre société mythifie le lien génétique. Le résultat obtenu est l'inverse de celui que vise la règle de l'anonymat : cacher aux enfants l'identité de ceux qui ont contribué à leur donner la vie, c'est leur accorder une importance qu'ils n'ont pas. C'est considérer que leur existence menacerait les statuts parentaux. Or les liens génétiques ne déterminent pas les liens de parenté. La règle de l'anonymat du don de gamètes a pour fondement la protection des liens de filiation établis entre l'enfant né d'un don et ses parents. Cette règle ne s'impose pas si les liens de filiation entre l'enfant et ses parents ne sont plus confondus avec les liens procréatifs mais fondés sur un engagement parental. La connaissance des liens procréatifs entre l'enfant et ses géniteurs ne menace en rien les liens parentaux. Il est temps de répondre aux demandes de ceux qui souhaitent connaître les conditions de leur conception.

Aujourd'hui, le droit prive certains enfants, notamment les enfants des familles homoparentales et ceux nés du recours à une GPA, de tous leurs parents au motif que leur reconnaître un statut parental menacerait notre ordre social.

Selon toute vraisemblance, aucune de ces demandes exprimées mille fois pendant les débats préparatoires ne trouvera de réponse au cours de la discussion parlementaire. La révision de la loi de bioéthique aurait dû être l'occasion de proposer une réforme du droit de la famille, faisant primer l'engagement parental sur les liens procréatifs. Tout porte à croire que ce rendez-vous sera manqué.

Gilles Bon-Maury, président d'Homosexualités et socialisme (HES) ; Dominique Boren et Marie-Claude Picardat, co-présidents de l'Association des parents gays et lesbiens (APGL) ; Emilie Bouré, présidente des Enfants d'Arc-en-ciel ; Anne Cadoret, anthropologue ; Laure Camborieux, présidente de MAIA ; Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste ; Martine Gross, sociologue ; Serge Hefez, psychiatre, psychanalyste ; Arthur Kermalvezen, porte-parole de Procréation médicalement anonyme ; Hervé Lancelin et Alexandre Urwicz, co-présidents de l'Association des familles homoparentales (ADFH) ; Sylvie et Dominique Mennesson, co-présidents de C.L.A.R.A. ; Irène Théry, sociologue. Gilles Bon-Maury, Dominique Boren et Marie-Claude Picardat, Emilie Bouré, Anne Cadoret, Laure Camborieux, Geneviève Delaisi de Parseval…

et l'Eglise catholique dans tout ça ?

Conforme à l'idéologie de " loi naturelle " qui "  appartient au grand patrimoine de la sagesse humaine que la Révélation, par sa lumière, a contribué à purifier et à développer davantage." elle précise donc :

...sont à exclure toutes les techniques de fécondation hétérologue et celles de fécondation artificielle homologue qui se substituent à l’acte conjugal. En revanche, sont permises les techniques qui sont comme une aide à l’acte conjugal et à sa fécondité. L’Instruction Donum vitae s’exprime en ces termes : «Le médecin est au service des gens et de la procréation humaine: il n’a pas le droit de disposer d’elles ni de décider à leur sujet. L’intervention médicale est respectueuse de la dignité des personnes quand elle vise à aider l’acte conjugal, pour en faciliter l’accomplissement, soit pour lui permettre d’atteindre sa fin une fois qu’il a été accompli normalement ». Concernant l’insémination artificielle homologue, elle affirme: « l’insémination artificielle homologue à l’intérieur du mariage ne peut être admise, sauf dans le cas où le moyen technique ne se substitue pas à l’acte conjugal, mais apparaît comme une facilité et une aide afin que celui-ci rejoigne sa fin naturelle » Congrégation pour la doctrine de la foi - Instruction Dignitas personae sur certaines questions de bioéthique.

On comprend que le Parti chrétien-démocrate de Boutin, bras armé de la papauté en France, trouve que les députés sontallés encore trop loin dans ce que la chrétienté cléricale appelle la loi eugéniste

17:51 Publié dans Débat, Politique, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : assemblée nationale, biooéthique, famille | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 24 juillet 2010

Contre la loi "Besson"

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2003, 2006, 2007, 2010… un quatrième texte en 7 ans pour dégrader, toute affaire cessante, la condition des étrangers en France.  Le projet de loi  "Besson" marque une nouvelle étape dans la politique d’hostilité aux populations étrangères et, sous le prétexte fallacieux de  transposer en droit français trois directives communautaires, attaque insidieusement le droit d’asile.

Uni/e/s contre une immigration jetable

Pourquoi il faut combattre le projet de loi Besson
"relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité "

Ce petit document réalisé par le collectif Uni/e/s contre une immigration jetable (UCIJ) s’efforce de présenter de manière synthétique les grandes lignes d’une analyse critique du projet de loi " Besson" devant être discuté au Parlement à l’automne 2010, qui a été réalisée par plusieurs organisations

ADDE ( Avocats pour la défense des droits des étrangers ), Acat France ( Action des chrétiens pour l'abolition de la torture, Anafé (association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers), Cimade (service oeucuménique d'entraide), Fasti ( Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), Gisti ( Groupe d'informations et de soutien aux immigrés), InfoMIE ( Centre de ressources sur les mineurs isolés étrangers),Migreurop (réseau de 42 associations présente dans 13 pays),  MOM (pour le droit des étrangers en Outre-mer),  Association Primo Levi ( Soins et soutien aux victimes de violence politique et de torture) ,le SAF( syndicat des avocats de France), le Syndicat de la magistrature, les organisations membres de la Coordination française pour le droit d’asile (CFDA).

Le rapport d’analyse rédigé par ces organisations est organisé en autant de thèmes qu’il y a d’aspects concernés par la réforme envisagée. Pour plus de précisions, en particulier sur le plan juridique, on pourra se référer à l’un ou l’autre de ces chapitres du document détaillé :
  • Zone d’attente et entrée sur le territoire, Eloignement / contentieux administratif
  • Asile
  • Travail
  • Outre-mer
  • Séjour des jeunes majeurs isolés
  • Nationalité
  • " Immunité humanitaire " (délit de solidarité)
Le rapport d’analyse détaillé est accessible pour consultation et/ou téléchargement sur les sites internet de chacune des organisations qui ont contribué à sa rédaction.


jeudi, 15 juillet 2010

Pour une justice indépendante et impartiale

APPEL DU 14 JUILLET

Pour une justice indépendante et impartiale

À propos des affaires Bettencourt


Les affaires Bettencourt qui dominent la vie politique française depuis plus de trois semaines donnent en spectacle une justice aux antipodes des principes directeurs du procès pénal et des exigences du droit européen récemment rappelées par la Cour européenne des droits de l'homme dans ses arrêts «Medvedyev».

Le procureur de la République de Nanterre comme le procureur général de Versailles, du fait de leur lien direct et statutaire avec le pouvoir exécutif, ne peuvent présenter aucune garantie d'impartialité.

Quant à la procédure d'enquête préliminaire privilégiée par le pouvoir dans ce dossier, elle est secrète et non contradictoire.

Il est urgent qu'une instruction soit ouverte et qu'elle soit confiée à un collège de juges indépendants respectant les règles du procès équitable, notamment la présomption d'innocence, le principe du contradictoire et les droits de la défense.

Le discrédit jeté sur notre justice ne doit plus durer.

> Signez la pétition <

20:16 Publié dans Actualités, Débat, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, mediapart, bettencourt, procureur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 05 juillet 2010

Corruption & défiance

Sondage ViaVoice pour Libération du 5 juillet 2010 : 60% des Français jugent choquant le cumul des fonctions de ministre (du Travail) et de trésorier (de l’UMP).
60% pour qui  la situation de conflit d’intérêt  est évidente :  Ministre des finances,
trésorier de l'UMPrésidentielle et proximité  - par épouse interposée - avec les intérêts de la fortune Bettencourt-L'Oréal. Qu'il y ait eu fraude ou non...

Déjà Alain Juppé - modèle de droiture morale s'il en est ! - a éjà  demandé à Eric Woerth de "clarifier" sa situation de cumulard et Christine Lagarde, - sa bonne copine - reconnait qu’il y a là "un conflit d’intérêts".

Comme l'écrit Jean-François Kahn  - centriste, :

" Donc, tout y est : l’osmose, la quasi-fusion du pouvoir politique, d’un certain pouvoir judiciaire et de l’oligarchie financière. La facilité dont bénéficient les grandes fortunes pour rentrer directement, à leur convenance, en relation avec le président de la République et certains de ses ministres pour régler en catimini leurs petites et grandes affaires. Les services rendus. L’argent distribué. "

WOERTH3.jpgFace à ce bourbier, Frédéric Lefèbvre, rapporte-paroles, ne l'envoie pas dire aux journalistes :

" Eric Woerth est trésorier de cette maison. Il fait parfaitement bien son travail. Et j’ai remarqué que beaucoup de questions des journalistes étaient souvent : Eric Woerth est parfaitement intègre, mais… Tout ce qui se fait est parfaitement légal, mais… Écoutez, à partir du moment où Eric Woerth est intègre et où c’est légal, les "mais" vous pouvez vous les garder… "

Tout est parfaitement légal...

"En effet, dans le CV de M. Woerth on trouve : directeur d’Andersen Consulting de 1998 à 2002. Pourquoi 2002 ? Parce qu’Andersen Consulting a fraudé en maquillant des comptes frauduleux, notamment ceux d’Enron : elle a dû fermer et ses employés, notamment ses responsables dont M. Woerth, ont dû trouver un emploi ailleurs. En 2002, le fond de pension Enron s’est effondré et les retraités qui avaient la certification d’Andersen Consulting se sont finalement retrouvés sans rien. M. Woerth est tout naturellement devenu le ministre gérant le dossier retraite en France… Confiance, confiance ?"

> "Woerth démission ! Sarkozy complice !" par Gérard Filoche  - Democratie-Socialisme

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Le défilé

D'ailleurs - intégrité & légalité - l'Elysée dément formellement les affirmations de l'ex-comptable des Bettencourt lesquelles  Sarkozy aurait reçu des espèces de leur part : 150.000 euros destinés à la campagne présidentielle et remis en 2007, par le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, à  Éric Woerth, qu'on ne présente plus, déjà trésorier de l'UMP. ( le Point ). L'ex-comptable affirme aussi que Sarkozy, maire de Neuilly de 1983 à 2002 et "un habitué" de la table des Bettencourt, "recevait aussi son enveloppe".

> L'ex-comptable des Bettencourt parle des sommes versées à Eric Woerth. RTL


23:44 Publié dans Débat, Economie, Emploi, Humour, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : woerth, ump, droite, cooruption, défiance | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 10 juin 2010

société Bouygues et chantiers des centres de rétention

En décembre 2004, dans le cadre de la campagne anti-rétention menée par plusieurs associations,  des textes  dénonçaient la participation de la société Bouygues aux chantiers des centres de rétention et appelaient   au lancement d’un mouvement contre l’entreprise.
Ces textes furent   reproduits sur les sites CNT, Indymedia, Pajol, et réseau anti-pub.
En janvier 2005, la société Bouygues a porté plainte contre la diffusion de ce texte.

Aujourd’hui, après cinq ans d’instruction, quatre personnes, dont les administrateurs des sites indymedia, pajol, réseau anti-pub, sont renvoyés en correctionnelle, pour avoir commis le délit de " provocation directe, suivie d’effet, à la commission de destructions, dégradations et détériorations dangereuses pour les personnes ".

Les défenseurs de la cause des sans-papiers, activistes mobilisés contre la politique d’immigration, sont appelés à manifester leur soutien aux personnes inculpées lors du procès qui aura lieu le 11 juin 2010 à 13h à la 17e chambre correctionnelle, Palais de Justice de Paris, bd du Palais 75001 Paris (métro Cité).

 

> Prisons privées - Les nouvelles chaînes de Bouygues Paul Galois -  Lutte Ouvrière n°2058 du 11 janvier 2008


"La privatisation touche aussi la prison, ce « service public » très particulier. Ainsi le ministère de la Justice vient de concéder au groupe Bouygues la construction et la gestion de trois nouveaux établissements, soit 2 056 places de détenus au total.

À partir de 1987 déjà, l'administration pénitentiaire a commencé à sous-traiter certains services, comme la restauration ou la formation des prisonniers. Puis la construction de nouvelles prisons et une partie de leur gestion ont été à leur tour concédées. Avec cette nouvelle tranche, l'État ne conserve plus que les fonctions de surveillance (pour combien de temps ?) et le ministère de la Justice se contente de payer, pour chaque personne qu'il confie à Bouygues, une « pension » de l'ordre de 60 euros par jour et par détenu.

Comme dans tout marché public, il y a un cahier des charges à respecter, indiquant en substance que les détenus ne doivent pas être plus mal traités dans les prisons privées que dans celles de la République. Vu l'état de ces dernières et les conditions de détention qui y règnent, voilà un engagement qui ne sera pas trop lourd pour Bouygues...

L'argument des ministres qui ont procédé à ces privatisations successives depuis vingt ans était et reste : « le privé coûte moins cher ». Les opérations de concession ont été étalées dans le temps, en principe pour le vérifier. Or, aujourd'hui, plus de 25 % des prisonniers sont détenus dans des établissement à gestion mixte public-privé, mais l'administration, d'après la Cour des comptes, est incapable de savoir si cela représente une économie. En revanche, on peut être certain que Bouygues et consorts ont fait leurs comptes et vérifié, eux, qu'ils pouvaient y gagner de l'argent. Si les trois grandes sociétés de travaux publics, les entreprises de restauration, etc., se bousculent pour avoir des prisons à gérer, ce n'est certainement pas par philanthropie.

Le « prix de pension » payé par l'État suffit à lui seul à rendre l'affaire rentable. Mais la gestion comprend aussi la vente aux détenus de tous les objets dont ils ont besoin, des cigarettes aux produits de toilette, facturés jusqu'à 50 % plus cher qu'à l'extérieur. De plus tout ce que Bouygues ou autres pourront tirer du travail des prisonniers tombera également dans leur escarcelle. On peut compter sur les patrons pour trouver les moyens de pressurer des travailleurs qui n'ont ni droits, ni syndicat, ni congés, et auxquels on pourra toujours imposer un salaire aux pièces et à un tarif dérisoire. Et on peut aussi compter sur la misère, matérielle et morale, de cette société pour fournir aux prisons privées un flux continu de pensionnaires à exploiter."

vendredi, 10 avril 2009

Chef d'escadrille volant

Pour Yves Cochet, député de gôche Verte,  un enfant a "un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York" or comme "aujourd’hui, plus on a d’enfants, plus on touche" l'économe Vert  lance la modeste proposition "que ces aides diminuent sensiblement à partir du troisième" enfant.
Combien coûté un kg d'élève d'école publique? Combien coûte par jour une prothèse de hanche sur une personne ayant dépassé 80 ans? Et combien coûte au juste Yves Cochet en voie d'obsolescence qui date de 1944? Quelle est son empreinte écologique ? Combien va-t-il nous coûter dans les années avenirs? Le cauchemar  de  l'utopie et de la calculette.

A une autre époque, sur le même sujet, Johnatan Swift publiait allègrement un pamplet intitulé "
Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres d'être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public. " où il démontrait avec ironie l'intérêt de consommer les nourissons irlandais pour vaincre la surpopulation et la famine et faire de substanitelles économies. " Attendu que le coût de l’entretien de cent mille enfants de deux ans et plus ne peut être abaissé en dessous du seuil de dix shillings par tête et per annum, la richesse publique se trouvera grossie de cinquante mille livres par année..."

84476055.gif"De l'idée de décroissance au fascisme vert" par Christian GAUDRAY - UFAL

84476055.gif"Pour Yves Cochet, le péril vert, c'est les bébés" Marianne

 

A la suite la modeste proposition  de Swift >

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14:50 Publié dans Débat, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yves cochet, vert | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 13 septembre 2008

Les religions sont-elles d'intérêt public ? Le sophisme du terrain de rugby

" Pourquoi ne pas financer les religions puisqu’on finance des stades de rugby (sport que tout le monde n’aime pas) ou des choses qui concernent encore moins de monde comme l’enseignement du grec ancien ou les recherches en métrique classique ? " L’argument est d’une telle vulgarité intellectuelle qu’on en reste pantois. Ainsi avec un sophisme d’écolier, on balaierait d’un revers de main l’article 2 de la loi de 1905 et avec lui toute la pensée laïque… Il serait malvenu de se boucher le nez devant ce qui n’est qu’une astuce : il importe de la démonter."

Pour lire l'article de Catherine Kintzler, sur le site de l'UFAL

 

Et sur le site Prochoix: Loi 1905: une réforme hasardeuse au regard de la Constitution et de la CEDH.


Les textes  de la Loi:

"La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. " article 2

Fichier pdf de la loi >

24 avril 2008