28.07.2009

Cuisine & tambouille

frans_synders.jpgLes tartinoux, les crapignolettes et les délichiousses de caviar et de truffes entrent pour une large part dans la nourriture de nos hautes sphères.

Outre ces grignotis partout en usage dans le beau linge, il en est de particuliers qui sont sous une autre forme, ne consistent également qu’en caviar et truffes. Ce sont d’abord les glaouignasses élyséennes, sorte de boules  molles qui constituent la partie solide d’une lourde soupe et figurent de joyeuses cervelles siamoises, et puis la bousignôle, grossière farce, qu’on enferme dans un sac et que l’on cuit à même la chair du petit porteur dans une vaste marmite pour lui donner ce goût qui  excite bien des appétits - cette préparation est également  un excellent emplâtre sur les jambes de bois qu'elle fait briller  bien mieux que la surfaite popotte des antiquaires du Lubéron.


La manière dont se nourrit le Médaiffe,  et particulièrement  le grand nombre de mets composés de caviar et de truffes dont il surcharge ses bourrelets et infarctus sportifs, à souvent fait demander si pareil gavage n’influait pas sur son caractère, et si cette aristocratie hilare qui rend un son qui lui  est propre, et qui  n’est l’écho d’aucun autre, ne devait en partie ce tempérament exceptionnel - tout comme sa capacité à choir de haut sans bris -  à son régime alimentaire que l'envieux Crétois envie.

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On ne saurait le nier : cet ancien régime agit sur le moral des choses, et s'il est des aliments qui poussent,  par exemple, à la volupté comme les beignets de chômeurs, les tripes de sans-logis, les rillauds de chômeurs ou  le caque-quarante farci, de même il y en a de tout à fait favorables à l’austérité comme la Bernie en pièces, la Boutin de Noël et le Bé-seize à la vaticane.

Cependant il ne faudrait point vouloir expliquer le Médaiff dans toute sa complexité par une influence qui, loin d’être exclusive, n’est, croyons-nous, qu’accessoire. Pas plus que le Breton pusillanime et téméraire ne s’explique par l’abus de blé noir en crampousses, qui sont les tortillas armoricaines, ou autres poulpouts.

 

Très izel.Anonyme

déjà servi été 2008

01.03.2009

Cours de cuisine

La terrine de gelée de merles sans merles
ou "Water pudding"

à accompagner d'une

"sauce aux câpres sans câpres"

Pierre Dac & Francis Blanche dans
le Cuisinier

Mis en ligne par Richard Marseille

27.02.2009

Colombe à la Sarkozy

Musée du Quinquennat
Salle des gastronomies : Flambez-moi tout ça  !
Les rediffusions de Zèbres en Cavale

On sait que le pouvoir d'achat baisse tellement  que bien des  Français  se demandent ce qu'il vont pouvoir mettre dans la marmite, et même s'ils auront de quoi payer le gaz pour la faire bouillir cette marmite, et même s'ils ne l'ont pas déjà envoyée au Mont de Piété, la  fameuse marmite. Et d'ailleurs ils sont déjà à la rue, alors leur marmite !

C'est pour faire face à ces petits tracas pécuniaires qu' il est temps de revenir à quelques fondamentaux de la démerde et plus particulièrement à ces recettes qui ne sont pas pour rien dans la réputation du génie culinaire français à l'étranger.
Henri IV en son temps avait lancé  la Réforme de la poule au pot, nous attendons de notre président actuel, autre vers galant,  qu'il nous épate autant aux fourneaux.

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La "colombe à la Sarkosy", symbole de paix flambant,  est un plat ludique qui se lave en famille et se mange aussi bien froid que chaud, mais c'est meilleur froid.
Le stade de l'épluchage ne pose aucun problème: même si vous êtes à la rue ( voir plus haut), il y aura toujours un passant à Neuilly pour vous tendre un briquet charitable, ou alors c'est à désespérer des effets salutaires du catéchisme dans nos couronnes dorées!
Si on ne possède pas de colombe, volatile un peu onéreux et rare, un pigeon de gouttière de nos villes et banlieues fera l'affaire.
Rappelons que ces viandes, lorsqu'elles sont  mangées crues, gardent toutes leurs vitamines, même si  elles sont moins riches en vitamine "C" que le steack tartare de rat. Nul n'est parfait.

En cas de panne de colombe ou de pigeons, on évitera le cygne  qui, chose décorative, ne se mange pas.

24.02.2009

Podboudin béké

Musée du Quinquennat

La garde-robe

"En tant que feurste laidie, vous avez décidé de gâter-pourrir la femelle du Français assisté qui a du mal à joindre les deux bouts depuis qu'elle les a mis "chez ma tante"- l'inconsciente frivole!
- C'est exact, j'ai la bonté de gauche tellement chevillée au corps que si on voulait me l'arracher je crois que je pousserais un grand cri  d'œuf frais.   Mais il ne faut jurer de rien, si ça se trouve je chanterais. Comme dit mon époux : "ne promettons point outre mesure."
- Bien, bien, bien...je note... Alors, chère, dîtes-nous, quel est ce nouveau projet d'artiste qui après vos sacs fashion du faubourg Saint-Honoré va émouvoir le secteur de la Charity haute-couture ?
- Voilà. On sait que la pauvresse et son mâle ont rarement la chance d'être invités à un bal chez le Prince Charmant ou à  un défilé de Carnaval de l'Elysée.
- Ma foi, c'est vrai !
- Pourquoi cela, je vous prie ?
- Parce qu'ils ne savent pas danser, qu'ils sentent, qu'ils bavent à table, qu'ils ne connaissent pas de fées, qu'ils n'ont pas leurs entrées au Caniche's club...
- Tut tut tut... tout ça est vrai, certes, mais s' ils sont boudés c'est essentiellement parce que la femelle n'a rien à se mettre de décent  sur le dos.
- C'est pas faux...
- Et tout ça parce que les économies de nos accouplés passent en pizzas bourratives, en gras hamburgers  ou pire  en grosses crêpes complètes -sans parler du couscous, voire même du loto !  Et toute cette bafferie alimentaire au détriment des dépenses pour de belles sorties culturelles dans le beau monde, chez vous, chez moi, chez nous.
-
Ma foi, ma foi jurée, c'est bien vrai !
- Alors moi qui suis une artiste, j'ai décidé de joindre le culinaire infecte au culturel haute-couture, j'ai mis la main à la pâte et mes doigts dans la crise,  et j'ai inventé la robe de soirée à consommer après usage.
- C'est épatant comme concept.
-
C'est exact, j'ai le concept épatant. Mais là je me suis surpassée, style " Quo non ascendet" comme dit mon écureuil. J'ai concocté une robe fourreau à base de coulis de tomates, de sang de porc et colle glunacyanotylate pour tenir au corps.  Il suffit d'ouvrir la boîte de conserve, de se verser le coulis dessus, et voilà mon " boudin béké" taille unique pour les fauchées, même  très grosses ! En vente chez   Piqués-Fauchons, 599€ le kilo - piments en sus. C'est donné. Et mon dernier cd offert... Je vous montre... Plouf !
- Pro-di-gieux !
- C'est exact, je suis prodigieuse.

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21.02.2009

Salon


Salle des croûtes

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Le président s'est arrêté au chevet de France Marianne, le fleuron de la génétique européenne, qui vient de mettre bas une portée de contre-réformes sous le regard de Medef la grosse vache à bouses qui dégaze.
Au dessus d'eux volète  Parole historique, l'esprit saint qui s'était illustré l'an dernier par un retentissant " Casse-toi  pov' con ! " à l'endroit d'un citoyen outrageant. Aujourd'hui en français diplomatique il annonce prophétiquement aux paysans la menace du jour : "il y a de l'avenir,  vous  pouvez croire dans votre métier ! "

Le peintre à saisi sa Hautesse au moment d'une pause, après sa visite au pas de charge du Salon qui lui a permis d'éviter les stands de l'Outre-mer et ceux des charcuteries - bien qu'il adore les têtes de veaux comme celles qui papillonnent devant lui.
"Elle a du
manger de la viande chevaline car elle court vite sur ses échasses, sa Hautesse !" nous a confié, ému aux larmes, un expert de  think tank payé pour faire la claque;  "et peut être même du lion ! " a ajouté, émue aux larmes, une militante umpiste. Tout le monde a beaucoup pleuré d'émotion.

Coiffé et recoiffé d'un habile coup de pinceau capilliculteur pour le faire paraître sous son  meilleur jour comme un charolais de concours, le président s'apprête à prendre connaissance d'un des nombreux tomes des doléances de l'Agriculture que lui présentent la jeune Herbage auréolée et la vieille Pâturage fripée.

avec Topor, Tiepolo et Tambouille

17.10.2008

A toutes les sauces blêmes

Sauce idéale en temps de  tant de crises. Pas cher, facile etc..

La sauce aux câpres sans câpres.
Tante Abri & Pierre Dac

Vous prenez un litre d'eau ordinaire que vous faites soigneusement bouillir. Quand elle est bien bouillie, vous prenez un deuxième litre d'eau que vous faites tiédir au bain-marie.
Ceci fait, vous versez goutte à goutte un autre litre d'eau d'eau fraîche dans l'eau tiède pour faire une bonne liaison. Vous laissez légèrement épaissir sur le coin du feu.
Pendant ce temps, vous montez en neige un bon litre et demi d'eau, et vous incorporez cet appareil dans votre première préparation.
Si votre sauce est un peu ferme, vous l'allongez avec un peu d'eau légèrement dégourdie pour éviter que cela attache.
Vous enfournez à feu vif pendant quarante minutes. Vous démoulez, et pour clarifier, vous délayez le tout dans un litre d'eau.
Vous avez alors ce qu'on appelle la "concentré de sauce aux câpres" qui, étant donné sa force et sa concentration, ne peut être utilisé tel quel pour les besoins de la cuisine.
Si l'on veut s'en servir, il est indispensable de l'étendre avec de l'eau dans la proportion de gros comme une tête d'âne sur la pointe d'une épingle pour 10 litres d'eau.
Vous obtenez ainsi une sauce aux câpres très honorable et fort agréable au goût.
Les personnes qui digèrent mal et qui ont un estomac délicat, si cela ne passait pas, n'auraient qu'à boire un verre d'eau.

d'autres recettes de tante Abri sur le site du Chef Simon >

06.09.2008

La petite histoire : l'oeuf irlandais

A Dublin, cet été, un Français  vivant en Irlande, avait jeté un oeuf au passage de la voiture de  Sarkozy. Il avait  été inculpé  de "comportement menaçant, insultant et abusif", accusations abandonnées  en échange d'une amende de 150 € versée à une organisation caritative. En juillet, le terroriste, avait prévu  de prélever  I centime d'euro sur chaque crêpe qu'il vendait le soir  lors d'un festival.
"Je n'ai absolument aucun regret et, s'il revient, je serai là avec davantage qu'une douzaine d'œufs, C'était ma seule chance. En France, je ne serais pas là pour en discuter avec vous. Je serais en prison pour deux, trois, quatre ou cinq mois".
Futut récidiviste !
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12.07.2008

Pouvoir d'Ashâ

Musée du Quinquennat

Ashâ le gourou au pouvoir qui fait économiser grave.

Grâce au pouvoir d'Ashâ,
économisez sans vous priver !

Faîtes vous plaisir en vous procurant dans toutes les bonnes officines UMP des chips ASHA.  Elles sont en "Pa-345/TA-212/TE-98" , mais au bon goût d'apéro,  de steack tartare, de frites, de poulet mayonnaise, de  rouge qui tache , de camembert, de religieuse au chocolat , de glace à la fraise et  de café avec un bon petit calva.

Le plaisir des choses simples, sans idéologies !
Les bonnes choses pragmatiques de notre douce France !
Et ç'est pas ça qui vous fera grossir !

Merci Ashâ !

Comme au temps de Jéhova,
ils témoignent
:

"Oui, merci Ashâ ! grâce à ton pouvoir je n'ai plus honte d'avoir été foutu dehors de mon entreprise !"

" C'est très bon ces chips
ASHA, et on peut même prendre le repas à l'envers"

" Bravo pour le goût de gros rouge ! J'ai repris 8 fois des chips ASHA et à l'alcootest : zéro ! Remarquez j'ai plus de bagnole"

" Je croyais grosssir avec les chips ASHA, eh bien du tout ! Si j'ai pris 40 kilos,  c'est uniquement parce que je suis angoissée à l'idée de vivre dans la rue. Mais c'est vrai aussi que je n'ai jamais eu de volonté."

" j'adore  les chips ASHA qui  permettent de créer du lien social au niveau des échanges culturels et inter générationnels dans le bus."

Dégustez aussi notre " Colombe à la Sarkozy"

C4r8tt5s bi5l8r2ss5

" Vous reprendrez un peu de c4r8tt5s râpées ?
- Volontiers ! elles sont délicieuses on dirait presque de la b4nd4d5 de m9r5. Du moins quand on pète.
- C'est parce que je les fais venir du cul de notre centrale, c'est ce qui lui donne ce léger arrière pet de  b4nd4d5 de m9r5.
- A une première lecture, la note faisandée du  poisson de cantine  surprend, mais après on s'habitue.
- C'est comme tout."

Et  pour Féléduzitron, après les C4r8tt5s bi5l8r2ss5, de la  bonne vache folle hâchée avec des   Pa-345/TA-212/TE-98 frites ! Hmmm...

08.07.2008

Bon goût

Il s’apprêta donc à souper d’une sarcelle et d’un tourteau dans un hôtel de La Roche-Bernard, et fit tirer de la cave, pour arroser ces deux mets bretons, un cidre qu’au seul toucher du bout des lèvres il reconnut pour être infiniment plus breton encore.

 

Alexandre Dumas
Le Viconte de Bragelonne.
Chapitre LXVI
Sur le site Bibliothèque Dumas

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