27.07.2009

Motifs

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Des motifs celtiques sur Bibliodyssey qui accomplit un beau travail de documentation.   En cliquant sur chaque image vous accéderez à l'interface de Flickr où vous pourrez télécharger chaque image ( sous licence Creative Commons) à la taille de votre choix.

24.07.2009

Paragouttes

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Le Parapluie - Guy de Maupassant- le Gaulois, 10 février 1884 -

"Madame Oreille était économe. Elle savait la valeur d'un sou et possédait un arsenal de principes sévères sur la multiplication de l'argent. Sa bonne, assurément, avait grand mal à faire danser l'anse du panier ; et M. Oreille n'obtenait sa monnaie de poche qu'avec une extrême difficulté. Ils étaient à leur aise, pourtant, et sans enfants ; mais Mme Oreille éprouvait une vraie douleur à voir les pièces blanches sortir de chez elle. C'était comme une déchirure pour son coeur ; et, chaque fois qu'il lui avait fallu faire une dépense de quelque importance, bien qu'indispensable, elle dormait fort mal la nuit suivante."

21.07.2009

Wilhelm Staehle

Dans son théâtre d'ombres claires
Whilem Staehle
met en scène d'anciennes silhouettes
pour illustrer un moment particulier
d'une histoire ou d'une fable qu'il resterait à écrire.
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http://silhouettemasterpiecetheatre.com/

Voyage dans la lune

1902

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De Georges Méliès

La voix est, je crois, d'une nièce de Méliès

20.07.2009

Fuite et panne

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Aujourd'hui, coincés quelque part dans la brousse, les zébres sont en panne. Sur la plateforme du Télégramme qui nous informe toujours en avant première des  Cantonales de  2008, une bande de trolls, comme une grippe, a pris ses quartiers d'été : Qesigucomivepagavumapehohofoqememazowuzefumoxovekeruceroqobohiviteneyaxovibitofowejeheyojetawekidayenoyehocexilaxepepelezemumorolexorucojuyeleyopufiquno, est le nom de ces nouveaux envahisseurs qui ont comme un arrière goût de pâté Spam. C'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait.

17.07.2009

"Les 36 vues de la Tour Eiffel"

Au début du  vingtième siècle, Henri Rivière édita une série de lithographies en 5 couleurs, "Les 36 vues de la Tour Eiffel" , où la tour est prise sous différents angles, vue depuis différents lieux du début à la fin de sa construction.  Un travail qui s'inspire des Trente-six vues du Mont Fuji du peintre japonais Katsushika Hokusai, et a  inspiré à son tour les "36 vues de la Tour Eiffel" du dessinateur André Julliard.

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Les 36 vues sur le site RMN et sur l'Anti musée de Yann Gourvenec

> "Henri Rivière. Entre impressionnisme et japonisme" - BnF exposition et  rétrospective. "Dessinateur ayant débuté dans la revue du Chat noir, Henri Rivière fut aussi l'un des metteurs en scène du Théâtre d'ombres. Aquarelliste de talent, il s'est imposé dans l'histoire de l'estampe par sa passion de la couleur. En marge des courants de son époque, il puise son inspiration dans les paysages de Bretagne où il séjourne régulièrement et dans les estampes japonaises qu'il collectionne. "


Un montage de lithographies d'Henri Rivière,
accompagnées par un chant de Yann Fanch Kemener

Par Gourmont


14.07.2009

Le Défilé de l’Empire

Eugène Pottier -
Au citoyen PETIT-PIERRE (Lice chansonnière).



Cloches et canons... c’est fête !
Un brouillard couvre Paris.
Des ombres, musique en tête,
S’estompent sur ce fond gris.
Quel long cortège fossile,
Invalides et vieillards,
C’est l’Empire qui défile,
Défile dans les brouillards !

Vieille et pieuse réclame !
Le vieux monde officiel
Dans la vieille Notre-Dame
Va rendre grâce au vieux ciel.
Décembre a sauvé Basile,
Vautour échappe aux pillards...
Va, vieil Empire, défile,
Défile dans les brouillards !

Les gros bonnets de l’armée,
Chasseurs de bonnes maisons,
Piaffent, la tête emplumée,
Aux gages des trahisons.
Dieu ! que la guerre civile
A galonné ces Bayards !
Va, vieil Empire, défile,
Défile dans les brouillards !

Place à la magistrature !
Ces vieux jugeurs à faux poids
Font tenir la dictature
Dans le caoutchouc des lois.
Chez nous la toge servile
Cède aux armes des Césars.
Va, vieil Empire, défile,
Défile dans les brouillards !

Viennent les Académies,
Routines au col brodé.
Par ces vieilles ennemies
Tout génie est lapidé.
On châtre en leur vieux concile
Sciences, lettres, beaux-arts.
Va, vieil Empire, défile,
Défile dans les brouillards !

Voici la honteuse plaie,
La Banque et ses rois puissants,
Ces gens de fausse monnaie
Que l’on nomme commerçants.
Leur peau d’eunuque distille
Le vert-de-gris des vieux liards.
Va, vieil Empire, défile,
Défile dans les brouillards !

Le clergé remplit l’église.
Là, sous les cieux obscurcis,
Rome à prix d’or canonise
Les coups d’État réussis.
On vend au tigre, au reptile,
Des Te Deum nasillards.
Va, vieil Empire, défile,
Défile dans les brouillards !

Mais la science émancipe
La jeunesse au teint vermeil.
L’épais brouillard se dissipe
Devant un jeune soleil.
Et la vieillesse imbécile,
En de pompeux corbillards,
Avec l’Empire défile
Et file avec les brouillards !


Janvier 1852.


Le 2 décembre 1851 c'est le coup d'Etat  de Louis-Napoléon Bonaparte qui,  un an plus tard,  le second empire proclamé,  devient  Napoléon III. Une année pour que la forfaiture soit achévée

10.07.2009

Brest : voyage dans le temps

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"Vieux château de Brest. Finistère" Eugène Cicéri (1813-1890)

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Notes d'un voyage en Bretagne effectué en 1780 ,
par Louis Desjobert  (1751-1822)

(6 mai 1780 - extraits)

Mon séjour à Brest a été assez désagréable, car j’y ai eu mauvais temps.  J’étais fort mal logé dans une maison des plus malpropres, ayant au-dessus de moi des voisins qui faisaient un bruit incommode et continuel, marchant avec des sabots sur des planchers fort minces, chantant tantôt le Te Deum ou le De profundis, des ariettes de la comédie italienne, ayant chiens, chats, perroquets, hautbois. Etc. J’avais beaucoup de peine à travailler.

Pour vivre, j’ai fait venir, lorsque je mangeais chez moi, de chez la femme Desmarets, sur le Champ de Bataille, à côté de la comédie, fort cher, mal apprêté et incommode à servir . Elle ne me fournissait pas même de linge, personne ne fait ainsi, tous les étrangers, ou mangent dans les maisons, ou vont aux tables d’hôte, cela n’était guère décent pour moi, qui mangeais chez l’intendant, M. de Langeron, etc. D’ailleurs ces tables d’hôte sont ordinairement formées de différents corps de militaires.
Mauvais pain salé. J’aurais pu facilement avoir de celui des vivres qui est excellent, en demandant à M. de la Porte la permission d’en acheter.

De la Sosais, bon confiseur sur la place Médisance au coin de la rue Saint-Louis, bon pâtissier, rue des Mal Chaussés, qui fait tous les matins de fort bonnes petites brioches.

Mon hôtesse, la femme Briare, était une Acadienne, prête d’accoucher, d’une stupidité singulière, manquant de tout. Quatre mauvaises chaises de paille, un fauteuil à moitié cassé, deux tables aussi branlantes l’une que l’autre, un lit prêt à tomber en canelle, faisaient tout mon ameublement. J’ai été obligé de faire faire une clef des commodités, fort malpropres, elle ne se trouvait jamais quand j’en avais besoin.

Obligé d’acheter 4 assiettes, 6 serviettes, pots de terre pour mettre de l’eau…j’ai appris trop tard que la femme Desmarets, la même qui me donnait à manger, avait plusieurs chambres fort propres, dont elle m’aurait donné une à un écu par jour, mais j’étais établi, je ne pensai pas à changer. Quant au bois dont je ne pouvais me passer, pour me chauffer, je n’en ai trouvé d’autre que les copeaux que les charpentiers vendent à la sortie du port.

On regarde comme un grand plaisir de voyager, il s’en faut bien, surtout dans ce pays-ci.

La ville est assez bien  percée et mieux qu’on ne le dit, les rues de Siam, Grande rue, de la Communauté de Saint-Yves, sont fort belles. Le port est, quand il pleut, d’une saleté abominable, et il est bien étonnant que le Roi ne fasse pas la dépense de le paver, cela ne coûterait pas 100.00 fr. qui n’est pas la 10° partie d’un seul vaisseau de ligne de 100 canons. Cela est bien malsain et désagréable pour ceux qui y passent leur vie.  Quelle différence des ports de Hollande, en petites briques sur le champ. Dans les pays libres, le gouvernement s’occupe bien plus des individus ; Au reste, le port de Brest se sèche promptement au moindre beau temps.  On ne m’a pas demandé une seule fois à aucune porte ma carte pour y entrer. Cependant, il est toujours bon d’en avoir une. Dans cette ville, on ne doit point sortir, habillé ou non, sans épée, c’est l’usage à cause de la grande quantité de militaires de toute espèce, et elle est utile pour être distingué de ceux qui n’ont pas le droit de la porter. D’ailleurs un habit de drap uni suffit, il est inutile d’être galonné et je n’ai pas vu un seul habit de velours de la saison. Il est nécessaire d’être pourvu d’un manteau ou redingote par-dessus son habit. J’ai fait grand usage de la mienne contre la pluie et le froid .

On peut entrer hardiment dans les magasins et ateliers, questionner et voir travailler les ouvriers. Il n’est pas vrai qu’il y ait à craindre d’être insulté par les gardes et les officiers de marine. Étant prudent, il n’arrive guère plus d’affaires que partout ailleurs.

Il y a un grand café à côté de la comédie, où j’ai déjeuné deux  fois, mauvais orgeat, mauvaise bavaroise, détestables petits pains. Les petits gâteaux sont en usage dès le matin.

On peut se promener assez agréablement sur les remparts depuis l’esplanade du château jusque derrière les casernes de  la marine.   A 10 h. est la retraite bourgeoise, passée laquelle heure les bourgeois ne peuvent plus aller sans lanterne, à onze heures du soir est  la retraite militaire.

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"Environ de Brest. Finistère" Eugène Cicéri (1813-1890)

26.06.2009

Un clou chasse l'autre

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22.06.2009

V comme Ventriloque

"Syphilitiques, fous, rois, pantins, ventriloques,
Qu’est-ce que ça peut faire à la pudeur Paris.
Vos âmes et vos corps, vos poisons et vos loques ?
Elle se secouera de vous, hargneux pourris !"
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"Et quand vous serez bas, geignant sur vos entrailles
Les flancs morts, réclamant votre argent, éperdus,
La rouge courtisane aux seins gros de Batailles,
Loin de votre stupeur tordra ses poings ardus !"


Rimbaud - L'Orgie parisienne ou Paris se repeuple


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