mardi, 07 février 2012

La tournée des popotes

Tout le bien qu'on pense d'eux

" Nous avons connu la déportation. Nous avons connu l’oppression. Nous avons connu l’humiliation. Notre fierté est de dire que dans cette lutte de l’homme contre tout ce qui voulait l’écraser, c’est l’homme qui a vaincu "

Aymé Césaire

" On ne peut pas mettre sur le même plan toutes les civilisations. Il faut être conscients de notre suprématie, de la supériorité de la civilisation occidentale" déclarait, le 26 septembre 2001 à Berlin, Silvio Berlusconi. Il demandait à un Occident de droite et clérical de continuer " à occidentaliser et à s'imposer aux peuples. Cela a déjà réussi avec le monde communiste et avec une partie du monde islamique ".

Guéant qui a tenté de s'expliquer sur  ses propos concernant  "les civilisations qui ne se valent pas" précisait sur Canal +, qu'il ne visait pas la " civilisation musulmane " mais ... " la religion musulmane ". Rappelons à Guéant que les camps de concentration et d'extermination nazis ont fleuri dans une civilisation chrétienne - religion comprise.

Guéant et la Martinique

 

Lettre ouverte de Serge Letchimy, député de la Martinique et président du conseil régional de Martinique, adressée à Monsieur Claude GUEANT, ministre de l'Intérieur


Lundi, 06 Février 2012 14:46

M. le Ministre,

Votre venue en Martinique dans les jours qui viennent, m’oblige à vous rappeler que cette terre a vu naître Aimé Césaire, Frantz Fanon, Edouard Glissant. Qu’elle a été aimée par des hommes aussi admirables que furent Victor Schœlcher, André Breton, Léopold Sedar Senghor, Claude Lévi-Strauss, et de manière plus proche encore, par Léopold Bissol, Georges Gratiant, ou Camille Darsières, pour ne citer que quelques-uns de nos grands politiques.

Ces hommes furent de grands humanistes. Leur vie et leurs combats se sont situés en face de ces crimes que furent la traite, l’esclavage, les génocides amérindiens, les immigrations inhumaines, ou la colonisation dans tous ses avatars… Tous ont combattu la pire des France : celle qui justifiait les conquêtes et les exploitations, et bien d’autres exactions dont les cicatrices sont inscrites dans nos paysages. Cependant, je n’ai jamais entendu un seul de ces hommes lister ces attentats pour décréter que la civilisation européenne, ou que la culture française, serait inférieure à n’importe quelle autre. Je ne les ai jamais entendus prétendre que le goupillon de la chrétienté (qui a sanctifié tant de dénis d’humanité) serait plus primitif que tel bout liturgique d’une religion quelconque.

Toujours, ces hommes ont établi la distinction entre cette France de l’ombre et la France des lumières. Pour combattre l’ombre qui menaçait leur humanité même, ils se sont référés à la France de Montaigne, de Montesquieu, de Pascal, de Voltaire, de Condorcet ; à celle qui s’est battue pour abolir la traite, puis l’esclavage, qui a supprimé la peine de mort du code de ses sentences ou qui a accordé aux femmes le droit de vote et celui de disposer de leur maternités… A s’en tenir à votre logique, ils auraient eu mille raisons de condamner la civilisation occidentale, et de renvoyer aux étages inférieurs bien des cultures européennes.

Voyez-vous M Guéant, vos chasses à l’immigré (qu’il soit en règle ou non), ou la hiérarchisation que vous célébrez sans regrets ni remords entre les cultures et les civilisations, vous ont enlevé la légitimité dont a pourtant besoin votre prestigieuse fonction. Vous portez atteinte à l’honneur de ce gouvernement, et à l’image d’une France qui visiblement n’est pas la vôtre, mais que nous, ici, en Martinique, avons appris à respecter.

Les civilisations se sont nourries de leurs lumières mutuelles pour mieux combattre leurs propres ombres. Dans une transversale célébration et de grande foi en l’Homme, ces hommes ont honoré les lumières d’où quelles viennent ; les lumières se sont reconnues entre elles; leurs signaux réciproques ont conservé intact (de part et d’autre des lignes de partage ou de conflit) un grand espoir d’humanité pour tous. Grâce à eux, nous savons qu’il est dommageable de considérer l’ombre, ou de s’en servir à des fins qui ne grandissent personne. Ils nous ont donc appris à nous écarter de ceux qui l’utilisent, et qui, par là même, la transportent avec eux.

M. Guéant, fouler le sol martiniquais, c’est toucher une terre que des hommes comme Aimé Césaire ont fécondé de leur sang. Un sang qui s’est toujours montré soucieux de l’humanisation de l’homme, du respect des civilisations et de leurs différences.

Ce serait donc comme une injure à leur mémoire, à leur pensée, à leurs actions, que de vous laisser une seule minute imaginer que vous serez le bienvenu ici.
C’est par-dessus vous, et du plus haut possible, que nous renouvelons à la France des lumières toute notre considération, et confirmons notre respect pour les valeurs républicaines qui, contrairement à celles dont vous êtes le héraut, sont à jamais très opportunes chez nous.

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’Eugène Larcher

Mardi, 07 Février 2012 08:42

Dans la perspective de la prochaine visite en Martinique du ministre de l’intérieur, Claude Guéant, voilà le texte qu’Eugène Larcher, président de la communauté d’Agglomération de l’Espace Sud, vient de faire paraître sur sa page  Facebook :

« Je ne participerai pas à la rencontre informelle que le ministre de l’intérieur, Monsieur Claude Guéant, a prévu le 11 février prochain avec les parlementaires et les principaux exécutifs de Martinique.
Les récentes déclarations du ministre de l’intérieur concernant une prétendue inégalité entre les civilisations sont inadmissibles pour tout esprit véritablement humaniste.
De tels propos sont particulièrement choquants pour nos peuples de la Caraïbe qui ont vécu dans leur chair les crimes contre l’humanité pouvant résulter des idéologies mortifères de hiérarchisation des cultures et des civilisations. Nos peuples qui sont par ailleurs riches de cultures originales et de valeurs propres qu’ils ont précisément su forger au carrefour de plusieurs civilisations.

Il me vient à l’esprit ces déclarations d’Aimé Césaire. Elles sont extraites du discours qu’il a prononcé lors de la visite d’André Malraux en Martinique en 1958 : " Nous avons connu la déportation. Nous avons connu l’oppression. Nous avons connu l’humiliation. Notre fierté est de dire que dans cette lutte de l’homme contre tout ce qui voulait l’écraser, c’est l’homme qui a vaincu ". »

Eugène Larcher - président de la communauté d’Agglomération de l’Espace Sud

Le Pen et la Réunion

vendredi, 19 août 2011

"...ce nom de Quimper-Corentin, comme le nom même du ridicule..."

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" Quimper, quoique centre de la vraie Bretagne, est distinct d’elle. Sa promenade d’ormeaux, le long de la rivière, qui coule entre les quais et porte navires, la rend fort coquette, et le grand hôtel de la préfecture, recouvrant à lui seul le petit delta de l’ouest, lui donne une tournure toute française et administrative. Vous vous apercevez que vous êtes dans un chef-lieu de département, ce qui vous rappelle aussitôt les divisions par arrondissements, avec les grandes, moyennes et petites vicinalités, les comités d’instruction primaire, les caisses d’épargne, les conseils généraux et autres inventions modernes qui enlèvent toujours aux lieux qui en sont doués quelque peu de couleur locale pour le voyageurs naïf qui la rêve.

N’en déplaise aux gens qui prononcent ce nom de Quimper-Corentin, comme le nom même du ridicule et de l’encroûtement provincial, c’est un charmant petit endroit et qui en vaut beaucoup d’autres plus respectés. Vous n’y retrouvez pas, il est vrai, les fantaisies de Quimperlé, el luxe de ses herbes, le tapage de ses couleurs ; mais je sais peu de choses d’un aspect aussi agréable que cette allée qui s’en va indéfiniment au bord de l’eau et sur laquelle l’escarpement presque à pic d’une montagne toute proche déverse l’ombre foncée de sa verdure plantureuse.

On n’est pas longtemps à faire le tour de semblables cités, à les connaître jusque dans leurs replis les plus intimes et l’on y découvre parfois des coins qui arrêtent et vous mettent le cœur en joie. Les petites villes, en effet, comme les petits appartements, paraissent d’abord plus chaudes et plus commodes à vivre. Mais restez sur votre illusion. Les seconds ont plus de vents coulis qu’un palais, et dans les premières il y a plus d’ennui qu’au désert. "

Gustave Flaubert
Par les champs et les grèves

Itinéraire du voyage en Bretagne

Carte reproduite d'après l'article de Madame Le Herpeux, " Flaubert et son voyage en Bretagne ", Annales de Bretagne, t. XLVII, 1940.

 

samedi, 13 août 2011

Quand le bâtiment va...

Pays de Cocagne
L'histoire pas à pas...

niazov-statue.jpg2006 : Bouygues édifie au Turkménistan ( gaz et pétrole ), à  la gloire de  Gourbangouly Berdymoukhamedov, son   " président à vie ", un des pires dictateurs du monde -

Plus d'un  milliard d’euros, en  seulement douze ans, pour des constructions surdimensionnées et mégalomaniaques : mosquées, palais présidentiels, musée du tapis, Université scientifique, académie militaire, ministère du Commerce, palais de la presse (sic), hôtel de luxe au cœur de la capitale d’Achkabad ( 270 millions €), immeuble pour abriter le département pétro-gazier (109 millions €)...

Précision : " L’activité de Bouygues au Turkménistan est strictement commerciale et industrielle, comme dans les autres pays. Il ne nous appartient pas, en tant qu’entrepreneur, de prendre position sur des sujets politiques. Dans ce domaine, nous appliquons strictement les décisions de l’ONU "

> L’idylle de Bouygues et TF1 avec un dictateur : TF1 garde dans ses placards, une émission à la gloire d’un dictateur. Extraits de la vidéo interdite sur Bakchich-info.

> Le pays où Bouygues est roi - un livre de David Garcia - (chronique de sur Flucutuat.net)

>" Les dictateurs passent, Bouygues reste"  - 2008 -  par Hicham Hamza -Bakchich-info

> 2010 - "Quand un des pires dictateurs de la planète se pavane à Paname" par Les mots on un sens

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10/06/2010

jeudi, 21 juillet 2011

Les caractères

" Trois nuances fort distinctes sont à remarquer dans le caractère du paysan finistérien. Le léonnard diffère du trégorrois, le trégorrois du kernéwote. Le léonnard est grave et lent; le trégorrois gai, leste, sensuel; le kernéwote rusé et paresseux. La différence des humeurs a établi une sorte de froideur entre ces trois populations distinctes, qui vivent en assez mauvais voisinage."

Jacques Cambry

f1.highres"Le froid, à Morlaix, est moindre de six à sept degrés qu’à Paris, dont il est éloigné de cent huit lieues ; la latitude est à peu près la même ; la chaleur n’est jamais très vive. En ces contrées, il y a beaucoup plus de variété dans le caractère des habitants que dans la température de l’air et le climat ; ce qui démontre que les institutions civiles, les formes du gouvernement influent sur l’homme, autant au moins que sa position sur le globe. Une rivière sépare les habitants du canton de Tréguier, de ceux du pays de Léon .
Les premiers sont d’une gaîté, d’une légèreté, d’une vivacité d’esprit qui n’existe pas chez les autres ; ils se délassent en dansant ; les musettes, les hautbois, les tambourins les appellent d’une manière irrésistible. Les habitants du Léonois sont graves, froids, mélancoliques, ils ne dansent que rarement. "

Jacques Cambry (1749-1807)
"Voyage dans le Finistère, ou état de ce département en 1794-1795"

 

lundi, 18 juillet 2011

Brest / Recouvrance / Versailles

Il suffisait de passer le pont.

 

" Les différences qui règnent entre les peuplades de la Bretagne, résultat de la vie patriarcales de nos aïeux, sont singulièrement prononcées entre Brest et Recouvrance, séparées par une rivière, par un très petit bras de mer : ce ne sont ni les mêmes mœurs, ni le même langage, ni les mêmes idées ; les habitants de Recouvrance étaient traités par le Brestois avec rudesse, une supériorité qui tenait du mépris : les principes de la haute marine avaient gâté cette contrée.
La société de Brest offrait au spectateur une grande variété, une gravité pleine de morgue et de gaucherie chez le commandant, chez l’intendant, chez les grands officiers de la marine ; on y voyait une plaisante caricature du ton, des manières, de la légèreté de Versailles.
"

Jacques Cambry (1749-1807)
"Voyage dans le Finistère, ou état de ce département en 1794-1795"

21:20 Publié dans Histoire, Patrimoine, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : brest, recouvrance, cambry, finistère | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

dimanche, 17 juillet 2011

Huelgoat : roche tremblante

" Huelgoat est le trou où l'on vient vivre quand on est triste "

Gustave Flaubert

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Huelgoat : Le rocher tremblant mis en mouvement

" A quelques pas de l'étang, sur la gauche, il existe une pierre en équilibre sur le sommet d'une autre pierre; elle a 20 pieds de long, 16 de large et 13 d'épaisseur ; sans beaucoup d'efforts un homme seul la met en mouvement. Près de Trégunc, près de Tréguier, ce singulier hasard se renouvelle. Je sais qu'on le révoque en doute. Vingt épreuves m'en ont démontrée la réalité. Le verre qu'on suspend à quelques lignes, est agité, frappé, quand elle se meut ; la main qui la touche, peut en compter les battemens , les oscillations ; ce n'est point une illusion.

Je visitai les rives du canal, qui va faire mouvoir les grands rouages de la mine: il n'est point de site plus bizarre , plus varié , plus extraordinaire. Les prairies traversées par une onde agitée; les grands arbres dont les feuillages se croisent, dominés par le clocher d'une église fort élevée, l'eau du canal qui paroît immobile ; cette impression causée par les lieux sauvages , infréquentés, tout contribua jusqu'à la nuit à me retenir dans ces lieux : je les quittai fort tard avec regret;  mais les sites que je parcourus en retournant à Poulaouen, la belle forêt de Plaudouel  et celle de Boudoudrin , les accidens d'une route si variée me consolèrent du sacrifice que je venois de faire en m'éloignant du Huelgoat. "

Jacques Cambry
"Voyage dans le Finistère: ou état de ce département en 1794 et 1795", Volume 1

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" Nous mîmes pied à terre sur la place à l'auberge du Château-d'Argent, dont l'hôte riait toujours et portait un bonnet de coton, et, sans plus nous inquiéter des jérémiades de notre conducteur qui se lamentait fort d'avoir brisé le marche-pied de sa carriole, nous prîmes un guide qui nous conduisit à la pierre branlante. Elle branla. Après que nous eûmes cherché longtemps un point d'oscillation à grand renfort de leviers, à l'effort de nos six bras réunis, il est vrai. Mais enfin, elle branla et nous perdîmes enfin l'illusion de l'immobilité des pierres branlantes ou qui branlent, ainsi qu'on vous indique dans un chapitre précédent.

Gustave Flaubert
Par les champs et par les grèves ; Voyages et carnets de voyages

Flaubert et son voyage en Bretagne

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" C'est à Huelgoat que se trouve le plus beau roulers ou pierre branlante de Bretagne. Cette masse, qui pèse au moins deux mille milliers, peut être mise en mouvement par un seul homme. On sait que les celtes consultaient les oscillations des roulers et en tiraient des présages."

Émile Souvestre
Le Finistère en 1836

samedi, 16 juillet 2011

Trégunc : pierre de la fidélité

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Route de Pont-Aven à Concarneau - Trégunc ( Finistère )
Pierre tremblante de la Fidélité
 

" Dans l'intervalle de deux ondées nous passâmes les portes et le pont-levis pour aller à une lieue de voir la pierre branlante de Trégunc. La route, verdoyante, avait des coudes successifs et des plans inégaux; c'était large et vert. Comme un poulain en liberté, le regard galopait dans la campagne et se roulait sur l'herbe fraîche. A mesure que nous avancions, des pierres disséminées sur le sol augmentaient de nombre et de grandeur, et détachaient leurs formes inégales parmi les bouquets d'ajoncs jaunes. Au milieu d'elles se dresse, sur une hauteur de onze pieds, un cône de granit renversé, posé sur une saillie de rocher presque à fleur de terre. Telle est la fameuse pierre branlante de Trégunc que les maris autrefois venaient ébranler pour savoir à quoi s'en tenir sur le compte de la chasteté de leurs épouses. Si la pierre remuait, cela voulait dire vous l'êtes et si elle ne bougeait revenez demain. Des auteurs assurent l'avoir mise en mouvement, mais pour nous, qui sommes célibataires, elle est restée aussi inébranlable à tous nos coups d'épaule que l'aurait été la grande pyramide d'Égypte. "

Gustave Flaubert
Par les champs et par les grèves ; Voyages et carnets de voyages

Flaubert et son voyage en Bretagne

samedi, 09 juillet 2011

Carte postale

" Nous passons des vacances merveilleuses. Les algues de la zone rouge sont d'un vert admirable. C'est avec grand plaisir que, tous les matins, nous participons bénévolement  à leur ramassage : une agréable manière de ne pas bronzer idiot."

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Les volumes d’algues vertes ramassées en Bretagne ne cessent de s’accroître, avec jusqu’à 6 fois plus d’algues dans le Finistère en 2011 (7 577 m3) par rapport à 2010 (1098 m3) selon la préfecture

mardi, 26 avril 2011

Tchernobyl : tourisme du désastre

" 26 avril, jour d’anniversaire funeste pour un lieu qui cherche à fuir les mémoires. Qui désire encore se souvenir ? La date exacte d’une catastrophe nucléaire est un euphémisme, car le temps concerné s’étire vers nous, pollue notre présent et pollue l’avenir. A l’heure où nous pressentons que Fukushima étendra aussi, comme une tache d’huile, le lieu du désastre pour des décennies incertaines, revenons vers Tchernobyl, où l’on observe un bien curieux usage des lieux : le tourisme du désastre."

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Timbre commémoratif du vingtième anniversaire, Bélarus

> "A  Tchernobyl, la fascination du désastre" - Christine Bergé - Puces savantes. 24 avril 2011

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" Pendant le trajet en bus, pour rejoindre l'ancien site nucléaire depuis Kiev, un guide présente aux visiteurs l'histoire de Tchernobyl, de la catastrophe nucléaire de 1986 et des ses conséquences et même « d'autres histoires effrayantes sur le désastre », précise le site internet des auberges de jeunesse.
Après les instruction d'utilisation du masque respiratoire (précaution dérisoire), les aventuriers sont ensuite transportés dans les anciens bus soviétiques, les seuls à pouvoir circuler dans la zone d'excursion. Mais avant d'entrer sur le site de Tchernobyl les participants sont invités à mesurer leur taux de radiation. « On se sait jamais », nous dit-on sur le site."

>" Tchernobyl, le tourisme à l'ukrainienne" par Alexandra Lianes,

> "Tchernobyl, la destination touristique qui explose" - France 24

"Tchernobyl forever"

ARTE Diffusion mardi 26 avril à 20h40

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dimanche, 31 octobre 2010

Air Sarko One

Vent-du-Large nous rappelle qu'à l'heure toujours renouvelée des attentats notre trésor national voyage dans les airs à bord d'une merveille coûtant la bagatelle de 176 à 210 millions d'euros qui nous pompe allégrement ses 2 500 euros de carburant de l'heure.

"Après la Réunion, la Nouvelle-Calédonie et Tahiti, le nouvel Airbus présidentiel fera une dernière escale en Martinique, refermant une boucle de 40 000 km. Baptisé « Air Sarko One » , cet avion achève son tour d'essai avant la mise en service, au mois de novembre."  (" Air Sarko One ' bientôt en Martinique )

" Air Sarko One" fait référence au "Air Force One" d'Obama et de ses prédécesseurs. Ainsi va la grandeur.

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