mercredi, 14 décembre 2011

AREVA : désastre financier en vue

Les gouvernements successifs tentent de dissimuler les mauvais résultats financiers et le coût exorbitant du nucléaire - sans même parler de ses dangers. Les coûts de démantèlement des centrales, de leurs installations et du traitement des déchets ne sont pas pris en compte dans le coût réel de cette énergie. La commission Énergie 2050, installée par le ministre de l’Écologie en septembre 2011 - et qui n'est pas hostile aux intérêts de la filière nucléaire- évalue  à 750 milliards d’euro le démantèlement prévisibles de 58 centrales. Mais 1 million seulement pour Henri Proglio,  PDG d'EDF...

" Quitter ou réduire le nucléaire, ce serait, sinon le chaos, du moins l'aventure assurée ! Personne ne sait où l'on va… Voilà l'argument massue des tenants du statu quo. A l'appui de ces affirmations péremptoires, des chiffres astronomiques de pertes d'emploi :

Et des surcoûts faramineux :

> " Nucléaire : mettez-vous d'accord sur les chiffres ! " Rue89

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Le 21 juin 2011, à l’Assemblée nationale, le président de la Commission des finances demandait au rapporteur spécial Marc Goua, d’examiner l’état financier du nucléaire français. En octobre, une première version de ce travail dressait un bilan accablant des méthodes et des résultats financiers d'AREVA.  Un exemple parmi d'autres, le chantier finlandais d’Olkiluoto qui illustre à merveille l’explosion des coûts mise sur le compte de facteurs aléatoires :

" À de nombreuses reprises au cours des dernières années, le Rapporteur spécial s’est penché sur les difficultés de la construction d’un EPR en Finlande, à Olkiluoto. Le retard accumulé s’élève à quatre années et demie par rapport à ce que prévoyait le contrat avec l’électricien finlandais. Les notes consultées à l’APE ont permis de préciser la vision des choses

.Il apparaît tout d’abord en filigrane qu’Areva s’est engagé non seulement sur la livraison d’une installation, mais aussi, dans une certaine mesure, sur la production à venir de la centrale. L’exposition d’Areva sur le dossier finlandais est donc certainement supérieure à ce qui avait été annoncé à la représentation nationale.

Le document de référence publié sur le site Internet d’Areva répertorie la liste des provisions que l’entreprise a dû passer dans ses comptes au titre du chantier d’Olkiluoto. Elles se chiffrent souvent en centaines de millions d’euros. En 2011, une huitième provision s’ajoute à toutes les précédentes. Rien ne semble indiquer que ce soit la dernière.

Les services de l’APE semblent enfin mettre en doute l’argumentation d’Areva selon laquelle ces difficultés seraient dues à des «  facteurs aléatoires », et non à des facteurs « structurels ». Ils apparaissent cependant totalement dépendants de l’entreprise pour connaître le suivi du chantier. Le coût final sera certainement astronomique."

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