mardi, 17 mai 2011

Étau mortel en mer Méditerranée

Étau mortel en mer Méditerranée
" Des centaines de boat people tués par l’in-action de la coalition internationale"

Depuis janvier 2011, environ 1 000 personnes sont mortes en mer en essayant d’atteindre les côtes fortifiées des rives sud de l’Union européenne. Elles sont venues s’ajouter aux quelques 15 000 morts victimes d’une « guerre aux migrants » qui atteint actuellement des sommets d’inhumanité. Ainsi, selon des informations concordantes, depuis plusieurs jours un bateau transportant plus de 600 personnes est en perdition au large des côtes libyennes [1], dans l’indifférence générale.

Cette indifférence tue. Dans son édition du 8 mai, le journal britannique The Guardian rapporte qu’au début du mois d’avril une soixantaine de boat people sont morts de faim et de soif après avoir dérivé des journées entières. Sous la menace des patrouilles chargées d’empêcher l’approche des côtes italiennes et maltaises, ils étaient aussi sous le regard des bâtiments de la coalition internationale engagée en Libye.

Une enquête impartiale doit rapidement déterminer les responsabilités de l’ensemble des acteurs qui ont manqué à leur devoir d’assister les bâtiments et les personnes en détresse, violant les lois les plus élémentaires du droit maritime international.

Lire le communiqué sur le site de Migreurop

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Le deuxième rapport annuel sur les frontières de l’Europe, du réseau Migreurop,  met l’accent sur trois moments forts du combat mené par les autorités contre les candidats à la migration : l’entrave à leurs déplacements, l’enfermement et l’expulsion.

Le  droit, reconnu par les traités internationaux, à quitter tout pays et à demander protection ailleurs, est vidé de son sens lorsque les candidats à l’émigration ou à l’asile sont assignés à résidence ou retenus en route.

Migreurop, « Aux frontières de l’Europe. Contrôles, enfermements, expulsions », Rapport 2009-2010, 128 pages.

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