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06.09.2009

Grandeur et petitesse

On connaissait l'image d'Epinal de Napoléon, au bivouac, tirant l'oreille de ses grognards et leur disant : " Scrongnegneu !" avant la boucherie  du lendemain.
On a Sarkozy qui  fait sa tournée des popotes industrielles par temps de crise, qui serre des mains, qui dit : " Faut s'battre !"...  "je ne veux pas d'une France sans usine ! "... "dépenser cent euros qui ne servent à rien c'est beaucoup plus cher que dépenser 1 000 euros qui préparent l'avenir "..." la France ne peut pas rester immobile"..."je ne suis pas absent à ce point là"... et qui tente de construire laborieusement, par petites phrases et apparitions, une légende de leader hexagonal et mondial qui ne passe pas.

Dans l'Eure, chez l'équipementier automobile Faurécia, lors de la première visite post rot sportif pour annoncer la tenue de prochains " États généraux", ce sont des employés qui sont venus  jouer le décor vivant à la tribune où se produisait Sarkozy. Tous propres sur eux — pas très à l'aise mais
volontaires, paraît-ilavaient été choisis en fonction  de leur taille conforme à celle du président...  Au final, sur la photo de famille, seuls les ministres font un peu trop grands. Mais vu leur insignifiance ça ne compte pas.


Les irrespectueux et  libres journalistes de la RTBF

> "Quand Sarkozy bidonne une visite,aucune tête ne dépasse.  "Les Mots ont un sens".

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