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05.08.2009

Phonautographe

Le 9 avril 1860 , sous Napoléon III, Edouard-Léon Scott de Martinville enregistrait " Au clair de la lune" sur le "phonautographe". L'ingénieux procédé consistait à recueillir des vibrations acoustiques puis de retranscrire les ondes sonores sur une feuille de papier posée sur un cylindre  noircie par de la fumée et placée au bout d'un tube acoustique.  Mais cette invention ne permettait pas la réécoute des sons enregistrés.
Earl Cornell et Carl Haber, du Lawrence Berkeley National Laboratory (Etats-Unis), ont mis au point une technologie capable de lire les enregistrements qu'Edouard-Léon Scott de Martinville, une douzaine au total déposés à l'Académie des Sciences et à l'Institut de France.

> A écouter sur  www.firstsounds.org c'est inaudible et émouvant.

phonautographe-300.jpg


sur le site de Mike Penney’s "The Sound of a Voice"


-  Mode d'emploi -

"Il présente un grande paraboloïde A en tôle de zinc tronqué près de son sommet et fermé de ce côté par une membrane de baudruche maintenue par deux anneaux a et b.

Le centre de la membrane est au foyer du paraboloïde et par consequent c’est en ce point que se concentrent les vibrations qui frappent la surface intérieure, venant parallèlement à l’axe; c’est ce que montrent les lignes ponctuées LI, L’I’, L’’I’’.

C’est aussi en ce point qu’est monté le style inscripteur, formé d’une soie de sanglier terminée par une barbe de plume et fixé à la membrane par une goutte de cire d’Espagne.  Une petite pièce C appuie par une de ses extrémités sur la membrane et sert à la tender plus ou moins par un mouvement à vis.

Le cylindre inscripteur B est recouvert d’une feuille de papier noircie au noir de fumée par l’exposition au-dessus d’une lampe ou d’une chandelle fumeuse.  Il est porté sur une axe dont  l’une des parties est taraudée et prend point d’appui sur un écrou fixe, de telle sorte que le cylindre tourne et avance à la fois; c’est là, on le voit, le cylindre décrit par Thomas Young.

Le style vibre aussitôt qu’un son est produit dans le voisinage du paraboloïde, et il suffit de faire tourner la manivelle pour obtenir une ligne sinueuse qui représente les vibrations de l’air.

L’inscription une fois faite, on coupe le papier avec un canif suivant une des génératrices du cylindre et on fixe l’épreuve en la passant dans un bain d’alcool pur ou légèrement additionné de gomme laque."

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Scott de Martinville avait déposé deux plis cachetés à l’Académie des sciences :

  • "Principes de phonautographie" le 26 janvier 1857 qui comprend sept pages et huit grands tableaux graphiques et avait été ouvert, à la demande de l’auteur, le 15 juillet 1861 (voir le compte rendu de l'invention intitulé :" Inscription automatique des sons de l'air au moyen d'une oreille artificielle; Note de M. E.-L. Scott.)
  • "Graphie du son" déposé le 27 juillet 1857 et ouvert par la Commission des plis cachetés le 9 mai 1985.

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