« Chez les autrochtones (dictée) | Page d'accueil | Délit d'assistance »

27.06.2009

Alain Refalo

desobeissance.jpg
- Refus d'obéissance,
- Manquement au devoir de réserve,
- Incitation à la désobéissance collective,
- Attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education Nationale...
Pout tout ceci Alain Refalo, instituteur, est convoqué devant la commission administrative paritaire (siégeant en "formation disciplinaire") le jeudi 9 juillet (sic) à 15 heures. 
Comme une mauvaise odeur d'acharnement puisqu'il
a déjà été sanctionné cette année de 14 jours de retraits de salaire et d'un refus de promotion au grand choix pour les mêmes motifs.
Et la prochaine sanction au programme, ce sera la
mise à pied ou son licenciement pour faute(s) professionnelle(s) ?

Sa faute ? Avoir mis en place un atelier théâtre au cours de cette année scolaire   sur le temps d'aide personnalisée avec l'accord des parents. Dès hier les soutiens ont commencé à affluer et à s'organiser autour du chef de file des enseignants désobéisseurs qui va s'entourer de grands témoins pour assurer sa défense le 9 juillet prochain.

Sa très grande faute ?
Dire non à Darcos, son ministre de tutelle et à ses représentants locaux.
Dire non
aux injonctions ministérielles - mais de manière à dénoncer un processus réfléchi et destructeur des fondamentaux du système éducatif français. Un NON réfléchi, un NON qui pense. 
Dire non, le faire savoir, persister et signer.



Aucune sanction disciplinaire pour Alain Refalo !

> pétition en ligne
de l' intersyndicale FSU,CFDT, CGT, SUD

Alain Refalo est enseignant à l’école Jules Ferry de Colomiers.
Il a décidé, en accord avec les parents d’élèves, d’organiser l’aide personnalisée de sa classe en deux groupes privilégiant la coopération et l’entraide dans l’acquisition des connaissances alors que les textes demandent une sélection d’élèves en difficulté.
Pour l’administration, notre collègue n’applique pas règlementairement le dispositif d’aide personnalisée.
Pour ce motif, l’administration lui inflige un retrait de salaire de deux jours par semaine depuis le mois de janvier 2009 et a refusé la promotion au choix à laquelle il avait droit.
Mais ces sanctions financières totalement injustifiées et sans précédent ne suffisent pas à l’administration !
L’Inspecteur d’académie menace aujourd’hui Alain Refalo d’une sanction disciplinaire en le convoquant devant le conseil de discipline le 9 juillet.
Nous dénonçons cet acharnement que rien ne justifie.
Nous exigeons qu’aucune sanction disciplinaire ne soit prise contre notre collègue Alain Refalo ainsi que l’arrêt des retraits de salaire.

Ecrire un commentaire