jeudi, 03 novembre 2011

On achève bien l'école publique...

Cinquante ans après,
le  Serment de Vincennes  garde toute son actualité :

Fonds publics à l’École publique, fonds privés à l’école privée,

Une école publique et laïque dans chaque commune  !

Abrogation des lois antilaïques !

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On achève bien l'école publique

"Les partisans de l'école privée peuvent se réjouir. Tous ceux qui préfèrent la séparation de l'école et de l'Etat à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, qu'ils soient ultracatholiques ou ultralibéraux, ou ultra-les deux, peuvent savourer leur victoire. La guerre scolaire est presque terminée. Et ils ont gagné. Le ver était dans le fruit depuis l'accommodement Debré de 1959, lorsque l'Etat a permis à l'école privée d'avoir le beurre et l'argent du beurre : le pouvoir de concurrencer l'école publique par la sélection et le soutien financier de l'Etat pour le faire. L'avancée de la démocratisation scolaire a rendu cette concurrence de plus en plus déloyale."

> "On achève bien l'école publique", un article de Caroline Fourest - Sauvons l'Université

Main basse sur l'école publique

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"C’est avec un enthousiasme inquiétant que Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos [ à l'époque ministre de l'Education  nationale] sont en train de transformer l’école publique.  Derrière ces réformes, il y a une idéologie, inspirée de mouvements sectaires ou d’extrême droite. Elle est expliquée par Eddy Khaldi, enseignant et Muriel Fitoussi, journaliste, dans " Main basse sur l’école publique ",
aux éditions Demopolis,

> Le site de présentation consacré à  "Main basse sur l’école publique ».

La nébuleuse clérico libérale et l'extrême droite

" Depuis plus de 15 ans, dans un relatif secret, un certain nombre de groupements relevant d’une même nébuleuse clérico libérale, s’agitent en catimini. Leur but ultime : démanteler l’Education nationale et l’ensemble de son service public. Une croisade amenée avec prudence et minutie.
Mais une détermination néanmoins implacable. Au cœur de cette nébuleuse, à droite de la droite, une douzaine d’associations : « Enseignement et libertés », « Créateurs d’écoles », l’« OIDEL », « SOS Education », « FSP- Fondation de service politique », « Créer son école », « CLE- Catholiques pour les libertés économiques », « ILFM – Institut libre de formation des maîtres », « Fondation pour l’école », « Famille et libertés », « Mission pour l’école catholique »…ou encore, l’ALEPS, « association pour la liberté économique et le progrès social », filiale ultra-libérale du MEDEF, créée dans les années 60, dans le sillage de l’UIMM.

Leurs « penseurs », leurs activistes, s’inscrivent dans la mouvance des idées agitées dans les « think tanks » de l’extrême droite, au sein du Front National, du Club de l’Horloge. Voire, pour certains…de l’Opus Dei."

La "liberte" de l'enseignement.

"Toutes réclament, à corps et à cris, l’avènement de la « liberté de l’enseignement » en France. Qu’entendent-elles par « liberté » ? Il s’agit en fait, d’organiser la mise en concurrence des établissements scolaires, dans une optique de concession de service public voire de marchandisation de l’école.

Celle-ci garantirait une « offre scolaire diversifiée », sensée répondre à une attente désespérée des familles, injustement privées de leur liberté de choix... Des mots d’ordre libéraux bon teint, en apparence, mais qui, en réalité, servent opportunément la vision cléricale de ces nouveaux croisés. Ceux-ci n’espèrent rien d’autre que le retour à l’école d’antan. Celle d’avant la République, aux mains de l’Eglise."

> en 2008, Bakchich publiait quelques bonnes feuilles de ce livre-enquête qui dépasse de loin le simple résumé des événements de l’année en matière scolaire : "L’Opus Dei veille à la fin de l’école gratuite"  un article d' Anaëlle Verzaux et Maïté Labat sur le site de Backchich-info

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Le caractère propre

"Le projet que l’on exige de l’ensemble des établissements publics français, depuis 1990, s’apparente fort au " caractère propre" des établissements de l’enseignement catholique. Amplement médiatisé et mis au service des stratégies de carrière de tel ou tel, il représente un élément moteur dans la compétition des écoles."

> Yves Careil: 'L'école publique à l'encan "  un article dans le Monde diplomatique,1998  - « PLACER l’élève au centre du système éducatif », « respecter son rythme propre », « ouvrir l’école sur l’extérieur », le tout sur fond de « projets » et autres " partenariats "... Telle est la nouvelle idéologie qui occupe le devant de la scène scolaire française

Commentaires

Merci pour ces liens … Très instructif !

Écrit par : L'instit | vendredi, 29 août 2008

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