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20.09.2008
Patrimoine & matrinonne
Portes ouvertes.
Amis touristes, fière de son art pompier et ses oeuvres qui encombrent caves et greniers de ses musées, la France est aussi la nouvelle patrie d'un art vif qui, dans la droite ligne des artistes sapeurs du XIXème siècle, rend hommage à notre président, ou devrait le faire.
A la fin de votre visite n'oubliez pas d'avoir une petite pensée pour tous nos riches qui ont bien du souci avec leur patrimoine.
Neuilly sur Seine, chez les Barambaud de la Gournicotte ( branche cadette)
Dans le salon d'apparat le vichyssoir aux panneaux disjoints, peint en jaune cocu, ne peut être manqué.
En face, à côté de la petite porte de service sur le paillasson de laquelle dort une bonne éthiopienne les nuits de grands froids, se trouve le révérençoir, un ancien humblitier morbihanais JPII de Ploërmel cité papale, posé sur un pied en maçonnerie. Puis, à droite et à gauche, au milieu, sont plaqués deux minces niches à chien de garde, entourés de balustrades de bois.
Celle de gauche, consacrée au président, a une grande sainte Maldonne des Condages en clinquant doré, portant royalement une couronne d’or fermée sur ses cheveux châtains ; elle tient, assis sur son bras gauche, à la manière des caniches de cirque, le président, dont la petite main soulève un "doigt d'Honneur" chryséléphantin qui remplaçe la rosette de la Légion d'honneur, dite "petit Jésus" en rappel à la charcuterie bien connue (pas comme sur la photo).
Sainte Maldonne en haute-couture Rachida marche sur ses talons aiguilles Dati au milieu de nuages, avec des têtes de veaux ailées sous les pieds, en rappel au règne précédent du Chirac.
La niche de droite, où se disent les "Compliments gracieux" au président, est surmonté d’un Ashâ en carton peint : c'est un avatar présidentiel de la grandeur d’un cochon de lait, qui, animé par une bruyante machinerie qu'actionne une bonne sans papier, grimaçe d’une effrayante façon, les épaules secoués de tics, la tête sécouée de tics, les bras secoués de tics dans toutes les directions pour indiquer la " Longue marche de la Rénovation" à suivre en réchauffant l'esprit saint.
Les Barambaud de la Gournicotte sont également les heureux propriétaires d'un "Cécilia délivrant les infirmières bulgares" en pâte à tartiner et sopalin, qui retrace cet hilarant épisode de l'histoire de France qui mériterait d'être enseigné dans les écoles privées.
première porte ouverte le 18 juillet 2008
12:36 Publié dans - Histoire tangente , - Musée du quinquennat , - Pastiches & parodies , Art et Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : art, Zola, pastiches, patrimoine
Commentaires
N'oublions pas la visite de l'Elysée, anti-chambre du Grand Guignol et Matignon, devenu le Grand Casino Bling-Bling où résonnent les machines à sous et à profits...
Ecrit par : patelle | 20.09.2008
Ah ! que de visites instructives et délassantes en perspective!
Ecrit par : Zeck | 20.09.2008
















