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18.03.2008

Chantal Sébire

Communiqué du 17 Mars 2008
Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)
 
La justice française inflige à Chantal Sébire une peine de souffrance à vie !

En France, la vie appartient à celui qui se tient à côté du lit !

En déniant à Chantal Sébire le droit de disposer de sa propre vie, la justice française la condamne à poursuivre son calvaire et lui offre une triste alternative légale : souffrir jusqu’à ce que la douleur insupportable la tue, se suicider de manière violente par arme à feu, arme blanche, défenestration ou pendaison, ou accepter la proposition du Premier ministre, c’est à dire la sédation palliative terminale qui n’est rien d’autre qu’une euthanasie active puisque le patient meurt sous l’effet de médicaments administrés par les médecins, mais dans un très long délai de 10 à 15 jours. A noter que cette dernière solution, pourtant légalisée par la loi actuelle, contredit l’un des attendus de la décision puisqu’elle implique pour les médecins " le droit de délibérément donner la mort. "

Jamais, dans une affaire de justice, la pression du Gouvernement n’a été aussi forte sur un magistrat du siège. Le président de la République, le Premier ministre, la Garde des Sceaux, sans connaître le dossier médical de Chantal Sébire, ont dénoncé à l’avance toute forme humaine de délivrance, préférant, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le caractère laïque de notre République, condamner Chantal à poursuivre son calvaire. Sans oublier la ministre du logement qui a ajouté l’insulte en guise d’argumentaire. Et avec la bénédiction de l’Archevêque de Lyon qui parle de compassion en obligeant Chantal à souffrir encore durant de longues journées.

Grâce aux pouvoirs publics et aux lobbys religieux, les espoirs de Chantal de finir ses jours chez elle, paisiblement, entourée de l’affection de ses trois enfants, disparaît à jamais.

Malgré les propos encourageants de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle du printemps dernier, la démonstration nous est faite qu’en France, la vie appartient bien à celui qui se tient à côté du lit. Pour le Gouvernement français, il ne doit donc pas y avoir de limite à la souffrance.

Par la décision du président du TGI de Dijon, la France, contrairement aux pays du Benelux, impose à ses citoyens une peine de souffrance à vie. Avec bonne conscience.

L’ADMD, par la voix de son président Jean-Luc Romero, déplore une décision qui impose à Chantal Sébire de prolonger son insupportable calvaire.

L’ordonnance en format pdf >

Et en ligne, la pétition de liberté  

 

« Toute ma vie, je me suis efforcé(e) d’être libre, indépendant(e), autonome, respectant autrui. Le jour où ma santé physique ou ma santé mentale me conduira à franchir les limites d’une vie digne telle que je la conçois pour moi-même, je souhaite pouvoir librement, en conscience et sans influence choisir les conditions de ma propre fin de vie. C’est pourquoi je vous demande, vous qui me représentez au Parlement, d’initier ce grand débat sur la fin de vie réclamé par plus de 80% des Françaises et des Français depuis 20 ans et d’autoriser l’aide active à mourir. »

Commentaires

Mon seul désir est de rentrer en contact avec cette femme car elle doit mesurer que la vie et la mort n'est pas donnée par l'homme mais par Dieu. Croyante ou pas une vérité existe qu'un homme du nom de Jésus est mort pour l'humanité alors qu'il n'avait rien fait tout cela afin que nous recevions la vie car quoi que vivante si nous n'acceptons pas la mort et la ressurections de Jésus nous sommes morts. je voudrais vous dire à tous de vous souvenir de ce message ne le méprisez pas car un jour viendra ou Dieu nous appellera en jugement et nous aurons à rendre compte pour nos actes. Dieu a pris soin de mettre en chacun la pensée de l'éternité mais nous la faisons taire il est encore temps de te repentir en t'humiliant et reconnaissant que tu es pêcheur et que tu as besoin d'un sauveur. Son nom est JESUS de Nazareth.

Ecrit par : Nadine | 18.03.2008

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