samedi, 15 décembre 2012

Contourner la loi

bandeau-haut.jpgNotre-Dame-des-Landes : l’avis de l’autorité environnementale passe à la trappe !

 Pour "Eau et Rivières de Bretagne" , un avis légal manque dans le dossier aquatique du projet d’aérport Marc Le Duc (Ouest-France) - 14 décembre 2012



" Le responsable d’Eau et Rivières de Bretagne n’en revient pas. L’avis de l’autorité environnementale ne figure pas dans l’enquête publique de la loi sur l’eau appliquée à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

« Cet avis, qui doit éclairer le public sur l’impact du projet, était obligatoire au moment de l’enquête, cet été », affirme Gilles Huet, délégué général de l’association. « Inquiète », l’association l’a demandé trois fois. La direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement des Pays de la Loire (Dreal) vient de répondre.

Effectivement, l’avis n’existe pas. « Il n’est pas nécessaire dans la mesure où il n’était pas obligatoire lors l’enquête de déclaration d’utilité publique (2006) qui a précédé la récente enquête loi sur l’eau, explique la préfecture de région. Mais le ministre de l’Environnement avait donné un avis en 2006. »

Une logique contestée par le responsable d’Eau et Rivières de Bretagne. « Les deux procédures, déclaration d’utilité publique et loi sur l’eau, n’ont rien à voir », affirme-t-il.

« Alors qu’elle multiplie les avis sur les projets mineurs, le moindre camping, la plus petite zone commerciale, la Dreal n’a pas jugé bon d’analyser le plus vaste projet d’aménagement de l’Ouest, destructeur d’un millier d’hectares de zones humides », dénonce Gilles Huet.

Celui-ci pointe le double rôle de la direction régionale de l’environnement, à la fois experte en environnement et chargée de mener des projets. Ici c’est elle qui s’occupera de la desserte routière de l’aéroport.

« On peut douter de la capacité de l’État à être un arbitre objectif dans ce dossier », regrette le responsable, par ailleurs persuadé que « l’absence d’une pièce importante augmente la fragilité du dossier au regard des mesures environnementales ».

Le nouvel aéroport est situé dans le bocage nantais, en zone humide. Ne pouvant compenser en surface les atteintes à l’environnement, l’État et le constructeur Vinci ont élaboré une autre formule, expérimentale.

Celle-ci va être évaluée par une commission d’experts. La nouvelle méthode ouvrira la voie au contournement de la loi sur l’eau, estiment les associations de défense de l’environnement.

Quant à l’avis de l’autorité environnementale, les associations n’auront plus besoin de le chercher. Delphine Batho, ministre de l’Écologie et du Développement durable vient de modifier le code de l’Environnement. Par décret, elle a supprimé, précisément, l’obligation de produire l’avis de l’autorité environnementale pour les travaux visés par la loi sur l’eau. "


Le DOSSIER Notre Dame des Landes sur le site Reporterre :  http://reporterre.net/

http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/

 

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> Le projet d’aéroport Notre Dame des Landes n’a aucun fondement économique. samedi 21 janvier 2012 - Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)

dimanche, 18 novembre 2012

Notre-Dame-du-Grand-Non : 100 tracteurs & 20 000 manifestants


Vidéo : Un petit tour dans la manif, tambours et panneaux, tracteurs et foule Réalisation : Dominique Avelange / fanny

Agence Bretagne Presse

Notre-Dame des Landes : 3 kilomètres de cortège, 100 tracteurs, 20 000 manifestants

Compte rendu du 17/11/12 22:11 de notre correspondant F. Chauffin

NOTRE DAME DES LANDES—On peut parler d'un grand succès qui doit ravir les organisateurs de cette manifestation de samedi à Notre-Dame des Landes. Vers 16h30, les estimations oscillaient entre 13 500 (préfecture) et 40 000 manifestants selon les organisateurs. A en juger par l'ampleur, la longueur du cortège, les kilomètres de voitures garées et les nombreux cars, la balance pencherait plutôt pour les 20 000 manifestants

Un cortège qui s'étirait sur 2,5 km pour se rendre dans un champ où une cabane en bois allait être construite avec l'accord du propriétaire pour reloger les malheureux délogés par la police. Un cortège bon enfant dont une force singulière se dégageait, résultante d'une conviction profondément enracinée avec des arguments clairs. Les slogans et les affichages, souvent basés sur l'humour décapant en témoignaient. Un cortège où toutes les couches sociales pouvaient se deviner. Où les jeunes étaient nombreux, eux dont on déplore l'absence dans le milieu associatif. Où quelques figures connues du milieu politique étaient venus se joindre. Les médias se sont particulièrement focalisés sur Mélenchon venu en star comme sur un plateau de télévision. Certaines remarques assez vertes ont été lancées pour marquer leur désaccord avec cette exploitation de l'événement. Hormis cela, aucun incident signalé. Enfin, ce cortège comportait un nombre impressionnant de tracteurs, facilement plus de 100. Des paysans venus en nombre dire leur opposition à un projet qui les spolierait de terres déjà trop rares. L'absence de forces policières visibles était aussi un fait marquant de cette journée réussie. Quatre gendarmes postés le long du cortège, mais où étaient les autres ? La manifestation en a été d'autant plus paisible. Les responsables politiques auront à tenir compte avec la ferme résolution de tous ces manifestants qui, à n'en pas douter, si besoin était, reviendront encore plus nombreux. La prochaine fois.

Reportage de Dominique Avelange et Fanny Source :

Cet article de Agence Bretagne Presse est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution : Reproduction à l'identique autorisée, si mention Agence Bretagne Presse + auteur- Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée. Source :

mardi, 01 mai 2012

1er mai : "Osez le féminisme "

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"Osez le féminisme"

Communiqué de presse 

"La défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai, première condition pour de nouvelles conquêtes en matière d’égalité femmes-hommes

Nicolas Sarkozy s’est employé depuis 5 ans à détricoter l’égalité femmes-hommes et les droits conquis par les luttes sociales et féministes : fermeture des centres d’IVG, réforme des retraites et plans d’austérité qui précarisent tout particulièrement les femmes, remise en cause des subventions aux associations de lutte contre les violences, recul de la parité avec la réforme territoriale, etc. Les exemples sont nombreux.

Le bilan du Président-sortant est catastrophique pour l’égalité femmes-hommes.

Son programme est à l’image de son bilan : les droits des femmes y sont ignorés lorsqu’ils ne sont pas manipulés. Nicolas Sarkozy ne propose qu’une nouvelle dose d’austérité, de remise en cause des droits sociaux, de stigmatisation des étranger-e-s. Il instrumentalise l’égalité femmes-hommes à des fins électoralistes et xénophobes pour mieux cacher son absence de propositions en la matière.

Si Nicolas Sarkozy était réélu, les cinq années à venir seraient à n’en pas douter synonymes de nouveaux reculs sur le terrain de l’égalité. C’est pourquoi la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai prochain est une nécessité : elle est la première condition pour de nouvelles conquêtes en matière d’égalité femmes-hommes.

Le score de Marine Le Pen au premier tour et les appels du pied de Nicolas Sarkozy vers son électorat sont très préoccupants : Osez le féminisme ! combattra sans relâche le projet de l’extrême droite, qui est aux antipodes du projet de société féministe que nous défendons.

L’arrivée de la gauche au pouvoir ouvrirait de nouvelles perspectives d’avancées pour les droits des femmes. François Hollande s'est notamment engagé à créer un Ministère des droits des femmes et a pris de nombreux engagements en faveur de l’égalité entre les sexes.

Nous connaissons aussi les lacunes des engagements de François Hollande, en matière de lutte contre la précarité, sur la création d’un service public de la petite enfance, ou encore sur l’abolition du système prostitueur. Nous serons d’autant plus exigeant-e-s et vigilantes que le Parti Socialiste n’a pas toujours été exemplaire en matière d’égalité femmes-hommes.

Si François Hollande est élu Président de la République, nous ne manquerons donc pas, dès le 7 mai, de lui rappeler ses engagements, pour s'assurer que les propositions faites pendant cette campagne deviennent réalité et permettent des avancées réelles pour les droits des femmes."

Communiqué de presse du 23 avril

Contact presse :
Thalia BRETON, 06.88.29.74.63., contact@osezlefeminisme.fr

autres articles

Quand Nicolas Sarkozy nie aux mineures le droit à une contraception anonyme et gratuite

 

Le Mouvement féministe

De nombreuses organisations participent au mouvement féministe français. A retrouver sur le site de "Osez le féminisme"

> Les organisations du mouvement féministe
> Les nouvelles associations féministes
> La presse féministe
> Les blogs et sites féministes

A l'occasion des 40 ans du mouvement de libération des femmes, en 2010, une association s'est créée pour fêter l'événement. Colloques, soirées, projections, expositions, congrès international ont rythmé l'année. L'association continuera en 2011 à produire, écrire, transmettre les mémoires et débattre des actualités du féminisme français. Pour en savoir plus, ou retrouver des archives du MLF, RDV sur leur blog

samedi, 03 mars 2012

Le non-sens à gaz

" Jean-Yves Kermarrec, président de l'AAPPMA de l'Elorn (Association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques) reconnaît que cette nouvelle est « une grosse claque » pour les amoureux de la vallée de l'Elorn.

Il dénonce « un non-sens en terme d'aménagement du territoire. Le bassin de l'Elorn constitue la fontaine de 350 000 Finistériens. Implanter une centrale à 10 km en amont, c'est absurde car tout le cours inférieur sera impacté ! Le système de refroidissement de la centrale se fera grâce à un système par air, mais cela ne signifie pas du tout que la consommation d'eau sera nulle. Or le débit de la rivière est déjà limite... »

Autre inquiétude des pêcheurs : l'impact des travaux sur ce bassin, classé en zone Natura 2000. « Il va falloir creuser des souterrains pour amener les gazoducs. On nous annonce que les lignes électriques seront enfouies. » Autant de perturbations pour toute la vallée, sans compter les retombées de fumée sur l'ensemble du bassin-versant.

Associés depuis le début au collectif Gaspare, les pêcheurs annoncent la couleur : « Les élus pensent à tort que Landivisiau ne va pas bouger. Pour mémoire, à la fin des années 70, début des années 80, témoigne Jean-Yves Kermarrec, nous avons réussi à bloquer le projet de zone industrielle dans la vallée du Quillivaron, le plus important affluent de l'Elorn. Ça va réagir dur ! On va s'amuser pendant les prochains mois ! » "

> Ouest France : Extrait de l'artic  de Liza MARIE-MAGDELEINE.

La rivière Elorn

 landivisiau, centrale à gaz, gaspare, élorn,natura 2000

>Les sites Natura 2000

 

MARCHE CITOYENNE

Samedi 3 mars 10 h 00

Landivisiau

Départ : place Jeanne d’Arc

« Landivisiau doit dire Non à la centrale» & le collectif GASPARE

http://www.nonalacentrale.fr/

 


vendredi, 02 mars 2012

Landivisau : Centrale à gaz

Communiqué de Christian Troadec

Conseiller Général du Finistère

Energies renouvelables :
130 000 emplois en Ecosse ! Une centrale à gaz en Bretagne

 

" Landivisiau et la Bretagne vont accueillir une centrale à gaz au moment même où l’Ecosse annonce qu’elle s’est fixé un objectif de 100 % d’énergie renouvelable d’ici à 2020. Le premier ministre écossais, Alex Salmond, ambitionne en effet de faire de son pays l’atelier mondial de la haute technologie en créant 130 000 emplois dans ce secteur. Oui, 130 000 emplois ! "Cet objectif favorisera la réindustrialisation de l’Ecosse à une grande échelle, a-t-il déclaré. De la même manière que nos chantiers navals étaient l’atelier du monde à la fin du 19ème siècle, la révolution de l’énergie verte nous donne l’opportunité de devenir l’atelier mondial de la haute technologie du 21ème siècle ".

 

Pendant ce temps, en Bretagne on va créer 30 emplois liés aux énergies fossiles à Landivisiau et c’est toute notre région, comparable à  l’Ecosse en terme d’habitants (4 millions contre 5 millions),  qui va prendre 30 ans de retard en ne s’engageant pas avec plus de détermination et d’ambition dans les énergies renouvelables. Désolant, désespérant même aussi bien écologiquement qu’économiquement. "

 

Christian Troadec

 

Energies renouvelables : 130 000 emplois en Ecosse ! Une centrale à gaz en Bretagne ! Source : Mouvement Bretagne et Progrès Porte parole:Christian Troadec Publié le 1/03/12 8:26 CARHAIX/KARAEZ— Landivisiau et la Bretagne vont accueillir une centrale à gaz au moment même où l'Ecosse annonce qu'elle s'est fixé un objectif de 100 % d'énergie renouvelable d'ici à 2020. Le premier ministre écossais, Alex Salmond, ambitionne en effet de faire de son pays l'atelier mondial de la haute technologie en créant 130 000 emplois dans ce secteur. Oui, 130 000 emplois ! « Cet objectif favorisera la réindustrialisation de l'Ecosse à une grande échelle, a-t-il déclaré. De la même manière que nos chantiers navals étaient l'atelier du monde à la fin du 19ème siècle, la révolution de l'énergie verte nous donne l'opportunité de devenir l'atelier mondial de la haute technologie du 21ème siècle». Pendant ce temps, en Bretagne on va créer 30 emplois liés aux énergies fossiles à Landivisiau et c'est toute notre pays, comparable à l'Ecosse en terme d'habitants (4 millions contre 5 millions), qui va encore prendre 30 ans de retard en ne s'engageant pas avec plus de détermination et d'ambition dans les énergies renouvelables. Désolant, désespérant même aussi bien écologiquement qu'économiquement. Christian TROADEC Conseiller Général du Finistère ■

Source : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=25030
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Energies renouvelables : 130 000 emplois en Ecosse ! Une centrale à gaz en Bretagne ! Source : Mouvement Bretagne et Progrès Porte parole:Christian Troadec Publié le 1/03/12 8:26 CARHAIX/KARAEZ— Landivisiau et la Bretagne vont accueillir une centrale à gaz au moment même où l'Ecosse annonce qu'elle s'est fixé un objectif de 100 % d'énergie renouvelable d'ici à 2020. Le premier ministre écossais, Alex Salmond, ambitionne en effet de faire de son pays l'atelier mondial de la haute technologie en créant 130 000 emplois dans ce secteur. Oui, 130 000 emplois ! « Cet objectif favorisera la réindustrialisation de l'Ecosse à une grande échelle, a-t-il déclaré. De la même manière que nos chantiers navals étaient l'atelier du monde à la fin du 19ème siècle, la révolution de l'énergie verte nous donne l'opportunité de devenir l'atelier mondial de la haute technologie du 21ème siècle». Pendant ce temps, en Bretagne on va créer 30 emplois liés aux énergies fossiles à Landivisiau et c'est toute notre pays, comparable à l'Ecosse en terme d'habitants (4 millions contre 5 millions), qui va encore prendre 30 ans de retard en ne s'engageant pas avec plus de détermination et d'ambition dans les énergies renouvelables. Désolant, désespérant même aussi bien écologiquement qu'économiquement. Christian TROADEC Conseiller Général du Finistère ■

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Landivisiau doit dire NON à la centrale !

LANDIVISIAU— TOUS A LANDI ! Le Collectif GASPARE Garantir l'Avenir Solidaire Par l'Autonomie Régionale : «Si l'on ne veut pas augmenter sa facture électrique, on ne commence pas par augmenter la puissance de son compteur» (Extrait de la contribution de Brest métropole océane au débat sur l'énergie en Bretagne – 2009) Communiqué de presse Le ministre de l'industrie, M. Besson, vient d'annoncer depuis Paris - méprisant ainsi la Bretagne - que l'implantation de la centrale de production électrique à cycle combiné gaz – CCCG - se ferait sur la commune de Landivisiau. Cette décision, véritable déni de démocratie, c'est : - 4 à 5 années de travaux pendant lesquelles les citoyens-ne-s pourront comptabiliser l'argent public englouti en regrettant qu'il ne soit pas plutôt consacré à de véritables ambitions en matière de sobriété et d'efficacité énergétiques, à l'entretien et au renforcement réfléchi du réseau de distribution électrique ... - 4 à 5 années pendant lesquelles la population et les industriels pourront juger de «l'indépendance» énergétique bretonne alors que la flambée du coût d'une énergie fossile importée à 97% et gaspillée pour la transformer en électricité sera inévitablement répercutée sur leurs factures ... - 4 à 5 années qui seront par contre amplement suffisantes pour que les citoyen-ne-s manifestent leur rancœur envers les élus-e-s qui auront fait de leur mandat un blanc-seing aux intérêts à court terme et financiers ... - mais aussi 40 années – durée de vie d'une centrale - pendant lesquelles les citoyen-ne-s seront dépossédé-e-s de leur liberté de choix énergétique sans qu'ils aient eu leur mot à dire ! La décision rendue par M. Besson n'est pas une fatalité. La détermination des GASPARE ne faiblira pas et ceux-ci demandent à l'Etat l'annulation pure et simple de cet appel d'offres et réclament une réelle concertation démocratique avec l'ensemble de la population. Le Collectif GASPARE et l'association «Landivisiau doit dire NON à la centrale» organisent une réunion publique d'information vendredi 2 mars à 20h30, Espace des Capucins à Landivisiau, et appellent à une manifestation samedi 3 mars à Landivisiau, rendez-vous à 10h place Jeanne- d'Arc. Collectif GASPARE (Garantir l'Avenir Solidaire Par l'Autonomie Régionale Énergétique) 2 route de Pen ar Pont - 29800 SAINT-DIVY Site : [ Voir le site ] - Courriel : collectif.gaspare@gmail.com Des riverain-e-s, des citoyen-ne-s, des élu-e-s ; Des associations : AAPPMA Elorn, Abers Nature, AE2D, Brennilis doit dire non à la centrale, Briec doit dire non à la centrale, Cohérence, Comité de vigilance pour la qualité de l'environnement de Bmo, Cyber@cteurs, Démocratie écologie solidarité, Force 5, GAB29, Guipavas doit dire non à la centrale, Kersaint-Plabennec doit dire non à la centrale, La Forest-Landerneau doit dire non à la centrale, Landivisiau doit dire non à la centrale, Saint-Divy doit dire non à la centrale, Saint-Thonan doit dire non à la centrale, S-Eau-S, Solidarité écologie pour Plougastel, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les monts d'Arrée, Sud-Solidaires 29 ; Des formations politiques : Europe Ecologie - Les Verts, FASE 29, Les Alternatifs, MRV Landerneau, NPA, UDB, UDB yaouank ; Le soutien de : CURC 22, Écologie sans Frontière, Collectif La Gauche Debout ! ■ Document PDF appel à la réunion et la marche de Landivisiau (gaspare)

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Eric Besson a annoncé, en présence de Jean-Yves Le Drian, président partisocialiste du Conseil régional de Bretagne, que le gouvernement avait sélectionné le projet du consortium Direct Energie-Siemens pour l'implantation d'une centrale à cycle combiné gaz à Landivisiau. La première d'une longue liste ?

En ces temps de campagne électorale, l'absence de toute information complète et loyale ET de tout débat public contradictoire sur l'implantation de la centrale ne perturbe pas plus que ça les démocrates sincères de gôche : agiter le chiffre magique de 30 emplois créés et une prétendue indépendance énergétique suffit amplement.

Besson et Le Drian sont d'accord sur l'essentiel.  

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Le Drian, Bolloré, Besson... le vrai triskel du pacte électrique breton.

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Réunion d'information

Vendredi 2 mars 20 h 30

Espace des capucins
rue des capucins - Landivisiau

ENTRÉE LIBRE : VENEZ NOMBREUX !
Organisée par
« Landivisiau doit dire Non à la centrale» & le collectif GASPARE

MARCHE CITOYENNE

Samedi 3 mars 10 h 00

Landivisiau

Départ : place Jeanne d’Arc

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Communiqué de presse
De la détermination citoyenne !

Le ministre de l’industrie, M. Besson, vient d’annoncer depuis Paris - méprisant ainsi la Bretagne - que l'implantation de la centrale de production électrique à cycle combiné gaz – CCCG - se ferait sur la commune de Landivisiau. 

Cette décision, véritable déni de démocratie, c’est :

  • 4 à 5 années de travaux pendant lesquelles les citoyens-ne-s pourront comptabiliser l'argent public englouti en regrettant qu'il ne soit pas plutôt consacré à de véritables ambitions en matière de sobriété et d’efficacité énergétiques, à l'entretien et au renforcement réfléchi du réseau de distribution électrique …
  • 4 à 5 années pendant lesquelles la population et les industriels pourront juger de "l'indépendance" énergétique bretonne alors que la flambée du coût d’une énergie fossile importée à 97% et gaspillée pour la transformer en électricité sera inévitablement répercutée sur leurs factures …
  • 4 à 5 années qui seront par contre amplement suffisantes pour que les citoyen-ne-s manifestent leur rancoeur envers les élus-e-s qui auront fait de leur mandat un blanc-seing aux intérêts à court terme et financiers …
  • mais aussi 40 années – durée de vie d’une centrale - pendant lesquelles les citoyen-ne-s seront dépossédé-e-s de leur liberté de choix énergétique sans qu'ils aient eu leur mot à dire !

La décision rendue par M. Besson n'est pas une fatalité. La détermination des GASPARE ne faiblira pas et ceux-ci demandent à l'Etat l’annulation pure et simple de cet appel d'offres et réclament une réelle concertation démocratique avec l'ensemble de la population.

Le Collectif GASPARE et l’association "Landivisiau doit dire NON à la centrale" organisent une réunion publique d’information vendredi 2 mars à 20h30, Espace des Capucins à Landivisiau, et appellent à une manifestation samedi 3 mars à Landivisiau, rendez-vous à 10h place Jeanned’Arc.

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Tract pour impression en ligne

SANTE

La centrale serait une menace pour la qualité de l'air : VRAI

Malgré les filtres et catalyseurs, il y aurait des émissions de NO2, SO2 et microparticules ayant un impact direct sur l'air que nous respirerons et donc sur notre santé et celle des populations à risque – enfants & personnes âgées (système respiratoire et cardiovasculaire, muqueuses, augmentation des risques de cancers,…). Impact direct également sur l'agriculture à cause des pluies acides.


ENVIRONNEMENT

C'est une catastrophe pour le climat : VRAI

La centrale, dont l’activité ne saurait être inférieure à 8 mois par an, émettrait chaque jour 3 900 tonnes de CO2, principal gaz à effet de serre. La quantité de CO2 rejetée quotidiennement correspond à celle émise par 700 000 voitures parcourant 40 km par jour.


La centrale utiliserait beaucoup de produits chimiques : VRAI

La centrale utiliserait lors de l'exploitation de grandes quantités de produits chimiques: ammoniac, acide chlorhydrique, hypochlorite de sodium, acide sulfurique… Ces produits se retrouveront en grande partie dans l'environnement (air et eau).


DEVELOPPEMENT ET ACTIVITES ECONOMIQUES

C'est un plus pour l'emploi : FAUX

La centrale n’emploierait qu’une trentaine de personnes pour produire une électricité que l'on gaspille. Des mesures d'économie et d'isolation généreraient bien plus d'emplois (électriciens, chauffagistes, frigoristes, architectes, ingénieurs, couvreurs…).


La Bretagne gagnera en indépendance énergétique : FAUX

97% du gaz (énergie fossile donc chère) est importé, principalement de Russie ou du Maghreb. En plus des aléas politiques, nous sommes à la merci des fournisseurs et de leurs prix.


La centrale serait un plus pour les familles et les PME : FAUX

La facture énergétique pèse lourd sur les budgets. Avec le prix des énergies fossiles qui ne cessera d'augmenter, seule une politique de diminution de la consommation d'énergie permettrait d'alléger le budget des Breton-ne-s.


NOUS SOMMES TOUS PERDANTS : cheminée de 50m de haut et REJETS TOXIQUES + nuisances sonores = chute de l’immobilier, impact négatif sur le commerce local, l’agriculture, le tourisme du Pays du Léon (porte du Parc Naturel Régional d’Armorique et proximité des stations balnéaires).

Ce projet de centrale est une aberration : il est inutile, dangereux et coûteux.

samedi, 22 octobre 2011

BRENNILIS : Ni nucléaire ni effet de serre.

A propos de l'implantation d'une centrale électrique au gaz  à Sarralbe, en Moselle, les conclusions du commissaire enquêteur avaient été défavorables : les rejets atmosphériques ainsi que la pollution de la Sarre qui résulteraient de l'exploitation de l'usine électrique présentant des risques très importants pour la santé, la sécurité publique et pour la protection de la nature.

Début octobre, le tribunal administratif de Strasbourg a débouté la commune de Sarralbe qui contestait l'arrêté préfectoral autorisant l'exploitation de la centrale  à Hambach.  Le juge des référés a estimé qu'"en l'état de l'instruction aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision" prise par le préfet de Lorraine en juin 2010 accordant une autorisation d'exploiter à Direct Energie le 25 juin 2010.

Le président (PS) du conseil régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret, avait pourtant demandé lui aussi au préfet de rendre un avis défavorable au projet au motif qu' "il augmenterait de 15%, soit 2,6 millions de tonnes par an, les rejets de CO2 en Lorraine", première région émettrice de gaz à effet de serre en France.

Outre le très lourd impact sur la production de CO2 , il y a au programme les dangers d'explosion : des incidents ont eu lieu à la centrale de Montoir-de-Bretagne (44) et à Pont-sur-Sambre, dans le Nord. A Middletown, aux États-Unis, en février 2010, l'explosion d'une nouvelle usine ressentie à plus de trentekilomètres du site, a fait 5 morts et douze blessé
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http://www.nonalacentrale.fr/

" Le collectif GASPARE enregistre avec regret, mais sans surprise, la réponse négative de la Commission nationale du débat public (CNDP) à sa saisine du 11 août pour l'organisation d'un « débat public » sur le projet de centrale électrique à gaz à cycle combiné (CCCG) dans le Finistère. "


Avec regret, car la convention internationale d'Aarhus de 1998 sur « l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement », qui a débouché en France sur la création de la CNDP, stipule expressément dans son annexe 1 que les projets d'infrastructures ou d'équipements qui justifient l'organisation d'un débat public englobent « les centrales thermiques et autres installations de combustion d'un apport thermique d'au moins 50 mégawatts ». La CNDP a donc décidé de ne pas suivre les recommandations de la convention d'Aarhus.

Avec regret aussi car, depuis la révélation d'un projet de CCCG dans le Finistère par une « fuite » dans la presse quotidienne régionale en septembre 2010, l'Etat et ses services ainsi que la Région, particulièrement impliquée dans ce dossier, ont fait obstacle à la tenue d'un débat public sur le bien-fondé de ce projet au regard de l'intérêt général. Cette méthode antidémocratique a malheureusement « contaminé » deux intercommunalités qui ont récemment délibéré sur le principe d'accueillir ce projet sur leur territoire, pour l'une dans la précipitation et sans aucun débat préalable avec la population (communauté de communes du pays glazik) et pour l'autre sans même avoir inscrit la question à l'ordre du jour de ses travaux et en se réunissant à huis clos (communauté de communes du Yeun Elez).

Pour autant la décision de la CNDP ne nous surprend pas. En effet des indices avaient laissé entrevoir cette réponse négative, en particulier un « vrai-faux » courrier qui est parti incidemment du siège de la CNDP adressé à GASPARE, daté du 2 septembre (c'est-à-dire avant que les membres de la CNDP aient pu prendre connaissance du dossier déposé par GASPARE) et dans lequel il était écrit que le code de l'environnement interdit à la CNDP d'ouvrir un débat public sur les dépenses annexes à la centrale (raccordements aux réseaux de gaz et d'électricité, alimentation en eau) qui vont incomber à l'Etat, donc au contribuable icon Réponse CNDP 02 septembre 2011 (61.22 KB). Autant dire que les dés étaient pipés. Quels intérêts privés cherche-t-on à protéger en procédant de la sorte ?
De plus, nous apprenons que quatre candidats ont déposé une liste de sites prospectés et sont engagés dans le processus d'appel d'offres. Au total, onze sites font à ce jour l'objet d'études par les candidats icon Communiqué préfecture 28 septembre 2011 (24.11 KB).

Puisque les autorités officielles, y compris celle dont c'est la mission, se refusent à ouvrir un débat public, le collectif GASPARE entend continuer à informer la population sur les enjeux de ce projet, notamment les risques de rupture d'approvisionnement en gaz pour la Bretagne, et sur son impact économique, sanitaire et environnemental. Puisque la « démocratie » institutionnelle ne fonctionne pas, la démocratie citoyenne va prendre le relais. Le collectif GASPARE va présenter au public l'imposant dossier technique (232 pages) produit par le bureau d'études et de conseil en écologie Horizons, spécialisé en énergie et en développement durable, qui conclut à l'inutilité sociale du projet de centrale.

Cette présentation aura lieu le vendredi 21 octobre, à 20h30, à Guipavas, salle de l'Alizé, en présence des responsables du bureau Horizons. Cette réunion est ouverte à toutes et tous, les collectivités et élu-e-s qui ont soutenu la démarche de GASPARE seront invités.

Téléchargez la lettre et le dossier :
Réponse négative de la CNDP :
pour GASPARE le combat pour le droit à l'information continue !



 

Gaspare à Brennilis.
Ni nucléaire ni effet de serre.
Non à la centrale à gaz.

mercredi 21 septembre 2011, par Gérard Borvon

Hier soir, une vingtaine de manifestants ont scandé « Non à la centrale » sur le site d’EDF à Brennilis.

« Non à la centrale, ni ici ni ailleurs. » Armés d’un mégaphone, ils scandent leur slogan à chaque fois qu’une voiture d’élus franchit la barrière du site EDF des Monts-d’Arrée, à Brennilis.

Le projet EDF expliqué aux élus, contesté par les écologistes

Ouest-France mercredi 21 septembre 2011

Là où une centrale nucléaire en démantèlement est arrêtée depuis 1985, et où une centrale à fioul lourd répond aux pannes électriques bretonnes. C’est ici qu’EDF projette d’implanter une centrale électrique à cycle combiné gaz.

« Plus propre »

« Elle projettera dans l’atmosphère 3 900 tonnes de CO2 par jour, pour 4 000 à 6 000 heures de fonctionnement annuel (1) », explique Christine Bertho, la porte-parole du collectif Gaspare (Garantir l’avenir solidaire par l’autonomie régionale énergétique).

« Et il faudra renforcer le gazoduc sur 100 km, sur des zones Natura 2000 », poursuit Bernadette Lallouët, de l’association Vivre dans les Monts-d’Arrée.

Pour le président de la communauté de communes du Yeun Ellez, Jean-Yves Crenn, « on a une grosse usine qui pollue énormément ici, la centrale au fioul. Si, à la place, on avait quelque chose de plus propre, ce serait pas plus mal. »

C’est lui qui a demandé à EDF une réunion pour expliquer son avant-projet (lire ci-dessus). Dans ces Monts-d’Arrée au difficile vécu économique, la centrale semble une aubaine. Pour les 30 emplois permanents, mais aussi pour l’électricité : « Dans nos petites communes rurales, on sait ce que c’est que les coupures électriques. »

(1) EDF, en concurrence avec d’autres acteurs privés, refuse de commenter ce chiffre.


Centrale au gaz. Brennilis sur les rangs

Le télégramme 21 septembre 2011


Hier soir, à la demande des élus de la communauté de communes du Yeun Elez, se tenait, sur le site de la centrale de Brennilis, une réunion d’information sur le projet de centrale au gaz. Le cercle semble se refermer de plus en plus sur cette commune.

Plus les semaines passent et plus le site de Brennilis semble être tout désigné pour recevoir la future centrale de production d’électricité au gaz. Pour preuve, hier soir, à la demande de la communauté de communes du Yeun Elez (CCYE), EDF organisait, sur le site de l’ancienne centrale nucléaire, une réunion d’information destinée uniquement aux élus intercommunaux du secteur.

Des élus qui poussent à la roue

Jean-Yves Crenn, maire de Lopérec et président de la CCYE, n’a jamaiscaché son envie de défendre fortement ce dossier. Pour des raisons qui touchent surtout à l’emploi et à l’activité économique du territoire dont il a la charge. Jean-Victor Gruat (*), le maire de Brennilis, s’est, lui aussi, récemment déclaré favorable à cette implantation. Le 26août dernier, il a remis à ses conseillers municipaux une note de synthèse signée de sa main. Dans un plaidoyer pour le cycle combiné-gaz, le maire explique que cette technique « solidement éprouvée » rencontre des soutiens, y compris dans le milieu écologiste. « Le projet Bretagne est porté par le président de la commission environnement, président du groupe Bretagne-Écologie du conseil régional ».

Un site industriel existant

Le maire énumère ce qui pourrait faire pencher la balance dans son camp. « L’intérêt pour une implantation à Brennilis a été exprimé par EDF et par DirectÉnergie. Les raisons de cet intérêt proviennent essentiellement de l’existence d’une zone industrielle suffisamment vaste, ce qui facilite l’installation et se situe dans une logique de continuité d’exploitation ; de la présence d’eau en quantités largement suffisantes (le réservoir Saint-Michel contient 13millions dem³) ; de l’existence d’un réseau de transport électrique supportant 225.000volts ». Jean-Victor Bruat évoque aussi la possibilité de relier le site au réseau gaz « sans traverser de zones sensibles ».

Il explique en outre que d’autres sites existent potentiellement pour l’implantation du projet mais qu’ils ne peuvent être retenus « en raison de contraintes d’urbanismes ». Quant à la question du débat public, demandé par le collectif anti-centrale Gaspare, le maire de Brennilis dit, en substance, que la Commission nationale du débat public(CNDP), sollicitée par les opposants, n’a que peu de chances de se saisir de l’affaire. Elle ne se pencherait que sur des projets « d’envergure nationale ». La voie semble donc être dégagée pour que le gaz supplante l’atome au coeur des monts d’Arrée.

* Hier, nous avons tenté de joindre le maire qui n’a pas donné suite à notre message.

* Didier Déniel

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Christian Troadec : « Des méthodes scandaleuses »

Hier soir, Christian Troadec, conseiller régional et maire de Carhaix, qualifiait de « méthodes scandaleuses » la manière dont l’État, EDF et la Région géraient ce dossier. « Lundi, j’ai demandé des informations sur le dossier en préfecture. On m’a répondu qu’on ne m’en donnerait pas. Et aujourd’hui, j’apprends que seuls les élus du pays de Brennilis sont invités à cette réunion.

C’est n’importe quoi !

Autant nous dire tout de suite que ce site a été retenu. Et quid des élus des communes alentours qui pourraient être concernés par un éventuel classement Seveso du site ? N’ont-ils pas leur mot à dire ? ». Le maire de Carhaix met aussi en avant un appel d’offres lancé récemment par l’État pour la construction dequinze centrales électriques au bois. « Le pôle excellence rurale filière bois du Centre-Bretagne est-il mis aux oubliettes ? On marche sur la tête dans cette histoire ».


Le collectif anti-centrale Gaspare manifestant sur le site de Brennilis contre le projet de centrale au gaz. Christine Bertho, porte-parole du collectif, explique la démarche. Le reportage de Loïc L'Haridon.

(vidéo du Télégramme)



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jeudi, 04 août 2011

Algues qui puent, algues qui tuent.

" l’inhalation de sulfure d’hydrogène a, de manière quasi certaine, déclenché la survenue de l’infarctus ayant entrainé le décès de Mr Morfoisse".

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Rien ne dit que les sangliers de l'estuaire du Gouessant soient tous morts suite à l’inhalation de sulfure d’hydrogène...

Le Drian, président partisocialisse de la région  Bretagne sous le patronnage de saint Hervé, tient à nous rassurer :"  Toute la Bretagne n'est pas verte ! Il ne faut pas exagérer." Il resterait encore des cours d'eau et des plages non polluées ? Des noms !

Mais pas de panique, chers touristes égarés sur nos Côtes-de-Porc : l' odeur d'oeuf pourri qui chatouille agréablement vos narines vous indique l'algue en cours de décomposition - à ne pas confondre toutefois avec le lisier des porcheries qui embuame jusqu'au centre Bretagne. Ensuite, si vous ne sentez plus rien, c'est que la concentration en hydrogène sulfurée est trop forte et que  vos récepteurs olfactifs saturent. Après quelques respirations vous êtes morts.

> " Mortalité de sangliers et marées vertes, les hypothèses se précisent" - Eaux et rivières de Bretagne

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Plonevez-Porsay

Avril 2010
le risque zéro n'existe pas...

Claude Lesné, médecin, IRHC-CNRS, Directeur de recherche honoraire, CNRS, Françoise Riou, médecin, MCU-PH, Département de Santé Publique, Université de Rennes 1, André Picot, toxico-chimiste, directeur de recherches honoraire CNRS, ont rendu publique les conclusions d’une étude des trois rapports d’expertise décidées par la justice après le décès de Mr Morfoisse, le 22 juillet 2009, à l’occasion du transport et du déchargement de bennes d’algues vertes en putréfaction provenant de la plage de Saint Michel (22).

A leurs yeux, il est clair que " l’inhalation de sulfure d’hydrogène a, de manière quasi certaine, déclenché la survenue de l’infarctus ayant entrainé le décès de Mr Morfoisse".

Le communiqué

Commentaires à partir des 3 rapports dʼexpertise

  • Rapport dʼautopsie médico-légale - 30 septembre 2009.
  • Compte-rendu anatomo-pathologique médico-légal - 4 novembre 2009.
  • Rapport dʼexpertise toxicologique - 21 septembre 2009.

L’autopsie de Mr Morfoisse, âgé de 48 ans, a montré des lésions d’artériosclérose, bien marquées sur certaines branches du réseau artériel qui irriguaient son muscle cardiaque (myocarde).

Ces lésions obstruaient partiellement ses artères ; elles réduisaient ainsi l’irrigation de ses muscles cardiaques, donc leur oxygénation, cruciale pour la vie de leurs tissus. Le manque d’oxygénation peut entrainer la mort (nécrose) d’un nombre plus ou moins important de cellules du muscle cardiaque (infarctus du myocarde).

L’examen du coeur de Mr Morfoisse a montré des tissus cicatriciels, visibles à l’oeil nu, signant un infarctus ancien, et également des lésions de nécrose, liées à un nouvel infarctus de survenue récente.

La survenue de ce nouvel infarctus, immédiatement responsable de sa mort, est à « interpréter en fonction des données toxicologiques » comme l’indique expressément le compte-rendu anatomopathologique, dans sa conclusion, le 4 novembre 2009.

C’est effectivement nécessaire dans le contexte du décès de Mr Morfoisse, survenu après inhalation prolongée de gaz toxiques irritants et anoxiants (qui privent d’oxygène).

A l’occasion du transport et du déchargement de bennes d’algues vertes en putréfaction - et particulièrement pendant les opérations de déchargement de ces bennes - Mr Morfoisse avait été notoirement exposé avant son décès, depuis plus de deux heures, à l’inhalation de gaz toxiques nauséabonds et très agressifs pour la fonction respiratoire. Mr Morfoisse inhalait en particulier du sulfure d’hydrogène (SH2) dont l’une des activités toxiques majeures - classiquement décrite - est de bloquer l’utilisation de l’oxygène à l’intérieur des cellules (inhibition de la cytochrome-oxydase itochondriale).

Le sulfure d’hydrogène inhalé par Mr Morfoisse bloquait l’utilisation de l’oxygène dans les cellules de son muscle cardiaque et a donc réduit très rapidement leur oxygénation déjà limitée.

Par ce mécanisme avéré, l’inhalation de sulfure d’hydrogène a, de manière quasi certaine, déclenché la survenue de l’infarctus ayant entrainé le décès de Mr Morfoisse, le 22 juillet 2009.

La survenue très rapide d’accidents cardiaques majeurs - notamment d’infarctus - chez les sujets fragilisés qui présentent déjà une oxygénation réduite de leur myocarde, est une conséquence bien connue, sur le plan médical, de l’exposition à des gaz asphyxiants.

Les circonstances du décès de Monsieur Morfoisse sont suffisamment explicites pour que les représentants de l’Etat admettent à présent les faits et cessent de faire obstacle à la reconnaissance de ce décès en accident de travail.

Ces circonstances nous rappellent que les accidents gravissimes - heureusement exceptionnels - liés à des expositions massives aux gaz produits par les algues en putréfaction, peuvent survenir plus facilement, à des doses beaucoup plus faibles, chez les sujets plus vulnérables, comme par exemple les sujets souffrant déjà d’insuffisance coronarienne.

Ce décès est bien à rapprocher des deux autres accidents graves, déjà survenus chez l’Homme :

  • l’intoxication suraigüe d’un cavalier de 28 ans, en bonne santé, survenue quelques jours plus tard, le 28 juillet 2009 sur la plage de St Michel-en-Grève, avec perte de connaissance et convulsions. L’intoxication simultanée de son cheval, un animal de plus de 400 kg et en pleine santé, suivie de son décès en quelques minutes, a clairement montré ce qui serait arrivé au cavalier lui-même s’il n’avait pas été secouru immédiatement et efficacement ;
  • l’intoxication suraigüe, suivie de quatre jours de coma, d’un ramasseur d’algues de 53 ans, en bonne santé jusque là, survenue en 1999, également sur la plage de St Michel.

Ces intoxications dramatiques nous montrent combien il est urgent d’éradiquer, par une action énergique et prolongée, la pollution par les nitrates à l’origine des proliférations aberrantes de ces algues vertes.

Ces intoxications massives et marquantes représentent la partie la plus visible des effets sur la santé des gaz émis par les algues en décomposition ; il est essentiel pour les années à venir d’informer systématiquement la population et les professionnels de santé des dangers du sulfure d’hydrogène (SH2) pour prévenir non seulement de nouveaux accidents dramatiques mais aussi la survenue des autres effets sur la santé de ce gaz, à des doses plus faibles.

> Le communiqué  sur le site Brest-ouvert  : http://www.brest-ouvert.net/article7801.html ( sous licence creative common info)

> Le Télégramme - Algues vertes. La cause "quasi-certaine" du décès d'un chauffeur

jeudi, 07 juillet 2011

Grognepèteries

alguesvertes-2.jpgPuisque les engrais azotés, utilisés dans l’agriculture et formant des nitrates dans les cours d’eau, sont à l'origine des " marées vertes ", il est plus que logique que  les arrêtés ministériels assouplissent les conditions d’épandage d’azote pour les agriculteurs.

Depuis le début de l’année c'est 25 000 mètres cubes d’algues vertes qui ont été ramassés sur le littoral des Côtes-d’Armor et du Finistère, soit deux fois plus que l’an dernier sur la même période. Soit fier(ère) bon(ne) Breton(ne)  !

Malgré ce succès, Sarkozy , encadré de ses ministres Kosciusko-Morizet (Ecologie) et Le Maire (Agriculture), a  été fraichement accueilli sur la presqu'île de Crozon où il était venu assisté à une table vaguement ronde, sorte de messe monopolisée par les défenseurs locaux de l’agriculture industrielle et productiviste. On y notait l’absence de tout représentant associatif de l'espèce des " intégristes qui vont protester et on n'entend qu'eux (....) Plus c'est excessif, plus on leur donne la parole ", comme l'a si aimablement dit Sarkozy ( 33% d'opinions favorables).

Il est vrai que les intégristes ne sont ni très dociles ni très révérencieux :

" En laissant croire, contrairement à l’avis du comité scientifique algues vertes, que la méthanisation du lisier, qui ne supprime pas l’azote, permettrait d’éradiquer les marées vertes, " le Président de la République abuse l’opinion et rend un bien mauvais service à la protection du littoral " regrette le porte parole d’Eau & Rivières, Jean-François PIQUOT. " Ce n’est pas en industrialisant davantage l’élevage breton que l’on répondra aux enjeux environnementaux et sociaux qui se posent en Bretagne " ! ( Eau et rivières de Bretagne) "

_-_-_

> " Sarkozy et marée verte : visite décevante "- Eau et rivières de Bretagne.

> " Algues vertes: Nicolas Sarkozy soutient les agriculteurs face aux " intégristes " de l'écologie. Sophie - Ecologie TV

> "Dépassé, le maire planque les algues vertes sous " - Anne-Kristell Jouan - Rue 89 - ( Telgruc-sur-mer)

mardi, 25 mai 2010

Paysage de rave

Botmeur,
"capitale des rave-parties"

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Dans cette commune des Monts d'Arrée, les landes - et les tourbières les années sèches -, tiennent en équilibre sur un fil et brûlent régulièrement. C'est un secteur identifié comme particulièrement sensible  où nichent des busards et des courlis (deux espèces patrimoniales ) ainsi que d'autres espèces protégées ( fauvette pitchou, locustelle tachetée, engoulevent d'Europe, etc.)

C'est pour ces deux excellentes raisons qu'en 2006 " Bretagne Vivante" saisissait le Tribunal administratif en raison de l'incompatibilité d'une autorisation pour une rave de 1500 personnes sur la commune  avec les mesures Natura 2000 mises en œuvre sous l'autorité du Préfet, avec les engagements internationaux de la France ainsi qu'avec diverses dispositions législatives.... ( Bretagne Vivante contre la rave à Botmeur)

Nouvelle démonstration faite, dimanche 23 mai, de la fragilité de ce secteur, et de l'absence complète de gestion intelligente de ce territoire
240 pompiers, un hélicoptère et deux canadairs de la protection civile,
80 véhicules ont réussi à maitrisé l' incendie partit pour dévaster la montagne. D'autant que les plantations de sapinières - rentabilité oblige -accroissent les risques de propagation.

Plus de 500 ha ont brûlé sur les communes de Botmeur et Commana. L'incendie de l'été 1976 ravagea 5 000 ha de landes sur le Tuchen Kador et le Roc’h du Mougau;  celui de juin 1996 brûla 900 ha entre le Yeun Elez et le mont Saint-Michel de Brasparts.


> Rave-parties et incendies, Botmeur sur le site du Télégramme
> Association Bretagne  vivante
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Autrefois, sur de grandes parcelles, la lande était exploitée collectivement et ces " terres vaines et vagues " servaient de lieu de pâture:

" Dans le dernier tiers du 19e siècle, le démantèlement des pâtis communaux distribués aux paysans probablement suivant l'importance de leur cheptel s'accompagne d'un mouvement de défrichage et amendement des terres. Les cultures fourragères rendent petit à petit désuète l'usage des landes restantes comme pâturage. La pratique de la fauche de lande se développe à cette époque et perdurera jusque dans les années 1950. La lande coupée suivant un cycle de cinq ans sert de litière et de base pour un excellent fumier organique adapté à l'agriculture biologique. "( Landes et terres humides - CIVAM)

Quant à l'ajonc fourrager qu'on laissait pousser sur les talus, une fois coupé et haché frais, il  procurait un complément pour l'alimentation des chevaux durant les mois d'hiver.

> Landes et terres humides -CIVAM Bretagne - format pdf