vendredi, 04 juillet 2014

Non à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes !

nddl.jpgLe 4 et 5 juillet se tiendra le grand rassemblement d’opposition au projet de l'inutile, du coûteux, du destructeur, du polluant et du mégalomaniaque aéroport quatre étoile de Notre-Dame-des-Landes. 

Cet aéroport transatlantique qui remonte aux "Trente Glorieuses" a été conçu pour feu le Concorde et a été ressorti des placards à la fin des années 90 par Jean-Marc Ayrault, alors maire de Nantes. 

 Mensonges et manipulations

" Aujourd'hui, alors qu'il n'y a aucun problème de saturation ni de sécurité à l'aéroport actuel de Nantes-Atlantique et que le contexte ne favorise pas la croissance du secteur aérien, l'Etat, avec l'appui des élus locaux et régionaux (PS et UMP main dans la main sur ce dossier), a attribué la  construction et la concession pour 55 ans de cet aéroport soit disant HQE au groupe Vinci.

360 millions d'euros minimum d'investissement public y seraient  engloutis.

Paradoxalement, le besoin de cette nouvelle construction n'est en rien avéré et aucune alternative ni optimisation de la plateforme existante n'ont été étudiées... (Acipa)"

En mars 2012, dans Article 11 info, Jean-Pierre Garnier montrait que l’obsession des élus est de gérer les villes comme des entreprises et d’attirer toujours les mêmes en se fichant bien des autres :

«[…] les investisseurs d’une part, et la matière grise de l’autre. Autrement dit : les banquiers, les patrons de firme, les managers, les promoteurs, les cadres, les techniciens de rang supérieur. Il s’agit de dérouler le tapis rouge ou vert – développement urbain durable oblige – devant les exploiteurs et la petite bourgeoisie intellectuelle, grosse consommatrice d’évènements culturels.»

Pour nous faire avaler le projet de Notre-Dame-des-Landes il en faut des mensonges massivement matraqués.

En novembre 2012, dans son article du Canard enchaîné, " Vive l’aéroport quatre étoiles", Jean-Luc Porquet rappellait que tous les arguments présentés pour défendre le projet sont bidons :

" L’actuel aéroport n’a qu’une seule piste et serait bientôt saturé ?  Bidon, celui de Genève aussi n’a qu’une seule piste. Il faut soulager les habitants de Nantes du bruit des avions qui la survolent parfois aujourd’hui ? Bidon, le périph’ fait bien plus de bruit. Il faut récupérer les terrains de l’actuel aéroport pour étendre Nantes ? Bidon, puisqu’il continuera de fonctionner, étant situé juste à côté de l’usine d’Airbus, qui reçoit ses pièces détachées par avion et n’a pas la moindre intention de déménager. " Jean-Luc Porquet

Vive l'aéroport quatre étoiles ! J-L Porquet

cliquer sur l'image

> Jean-Pierre Garnier : « Aujourd’hui, on attend d’un maire qu’il gère sa ville comme une entreprise » Article 11

" Vive l'aéroport quatre étoiles!" Jean-Luc Porquet - Le Canard enchaîné.

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Si vous avez manqué le début et les suites de ce feuilleton :

pour une maîtrise collective des dépenses publiques,austérité,démocratie,goubelleZad.nadir.org, animé par les zadistes

pour une maîtrise collective des dépenses publiques,austérité,démocratie,goubelleAcipa, animé par l’Association citoyenne intercommunales des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.

pour une maîtrise collective des dépenses publiques,austérité,démocratie,goubelleUn dossier complet de Reporterre sur la bataille de Notre Dame des Landes.

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Notre-Dame-des-Landes ... "Au cœur de la lutte »


NOTRE-DAME-DES-LANDES ... Au coeur de la lutte... par lagoradeBretagne

Un document militant réalisé par Christophe Kergosien et Pierrick Morin
"A l’arrache production"

l’Agora de Bretagne : http://www.lagoradebretagne.fr/
Durée : 1 h 10

" Christophe Kergosien et Pierrick Morin sont des militants écologistes, en aucun cas des professionnels du cinéma. Ils travaillent tout deux par ailleurs. Il y a moins d’un an, ils ouvrent un blog, l’Agora de Bretagne, avec un objectif : valoriser par l’image les actions de terrain. Leurs films, entretiens, reportages, réalisés à leurs frais et sur leur temps libre, sont systématiquement libres de droit. "

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« Tous Camille », Notre-Dame-des-Landes

Isabelle Rimbert

http://www.isabellerimbert.com/tous-camille-notre-dame-des-landes/

"...je demande à la personne de m’emmener sur un lieu de la Zad qu’elle aime tout particulièrement. Là, je fais un portrait. Puis je photographie le lieu. Enfin, je pose une question : pourquoi es-tu ici, dans ce combat?...

Autant de visages, de paysages, de raisons de lutter, chacun apportant sa pierre à l’édifice."

(projet en évolution...)

                                                                                                                        Julien, 66 ans.

Né à NDDL, agriculteur retraité, proche de la Confédération Paysanne. Porte-parole de l’ACIPA.

 « En 1973, quand on a eu connaissance du projet, j’étais jeune paysan. Ce que j’ai voulu défendre et que je défends toujours, c’est la conservation des terres comme outil de travail. Ici, c’est un rendez-vous citoyen de lutte, dans le but de conserver intacte cette terre nourricière. C’est aussi une autre vision de la société que l’on défend. Il y a un virage à prendre pour voir émerger un monde meilleur ».

dimanche, 15 juin 2014

Soutien aux cheminots et aux intermittents du spectacle

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)

SOUTIEN AUX CHEMINOTS ET AUX INTERMITTENTS DU SPECTACLE

Le 15 juin 2014.

3992716853.pngLe Conseil national du M’PEP réuni les 14 et 15 juin salue le combat des cheminots et des intermittents du spectacle et soutient leur mouvement de grève.

Les travailleurs de la SNCF mènent le combat pour le rétablissement d’un grand service public du transport en s’opposant à la réforme que veut imposer le gouvernement avec la complicité de tous les partis de gouvernement. En éclatant la SNCF en trois EPIC distincts il prépare sa privatisation et l’ouverture à la concurrence, synonymes d’augmentation des prix, d’atteinte à la qualité du service et à la sécurité, voire de sa disparition dans les zones rurales « non-rentables », de dégradation des conditions de travail des personnels.

En imposant cette réforme, le gouvernement se conforme une fois de plus aux injonctions du Conseil européen qui « RECOMMANDE que la France s’attache, au cours de la période 2014-2015 :[…] dans le secteur ferroviaire, à garantir l’indépendance du nouveau gestionnaire unique des infrastructures à l’égard de l’opérateur historique et à prendre des mesures pour ouvrir le marché intérieur du transport de passagers à la concurrence avant 2019 ». C’est l’application des directives européennes qui conduit à la privatisation du système ferroviaire français."

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Quant aux intermittents du spectacle, c’est la culture vivante qu’ils défendent face au MEDEF et aux grosses entreprises du spectacle et de l’audiovisuel. En défendant leur régime, c’est le principe même de l’indemnisation chômage qu’ils défendent, que le patronat voudrait supprimer au prétexte d’améliorer la compétitivité. On veut maintenir les intermittents dans un état de précarité matérielle et morale, refusant de reconnaître leur rôle essentiel dans le développement d’une culture ouverte à tous.

Le combat engagé par les cheminots et les intermittents ne doit pas rester isolé. Pas plus que toutes les luttes que mènent tous les jours des travailleurs pour la défense de leurs salaires, de leurs conditions de travail, de leur emploi, sans que les médias à la solde des classes dominantes en parlent.

Le M’PEP appelle à soutenir les travailleurs et les citoyens en lutte et à créer partout les conditions de la victoire sur les classes possédantes, en imposant la souveraineté populaire et en se libérant de l’Union européenne."

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Manifestation des intermittents le 16 juin 2014.


Manifestation des intermittents le 16 juin 2014... par franceculture

vendredi, 06 juin 2014

Le PS et les exigences de la mondialisation

ps-medefEn 2013, La réforme territoriale était testée en Alsace où elle fut soumise à référendum : elle fut rejetée massivement par les Alsaciens. Le gouvernement Hollande, dans son projet de réforme territoriale, va donc logiquement se passer de l’avis des citoyens français. Mais il a déjà l'appui du MEDEF qui approuve une réforme qui "doit conduire à plus de compétitivité pour les entreprises et leurs salariés."

Il y a déjà quatre ans, Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France, exprimait la pensée profonde du PS quant aux réformes à venir :

« Si une collectivité devait disparaître, à long terme ce serait é évidemment le département. Non parce qu’il gère la proximité (au contraire) mais parce qu’il est devenu, en fait, le refuge du jacobinisme. C’est là que s’installent les services de l’État pour se développer. » Avant d’ajouter : « Il m’est très facile d’imaginer une cosmogonie institutionnelle dans laquelle il y aurait l’Europe, directement branchée sur les régions, et les régions sur des communes regroupées par l’intercommunalité. »

La suite de la logique est révélée par Emmanuelle Cosse (EELV) : le but de l’Europe est de faire disparaître les États-nations." (M'PEP)

Troadec, le bouillant et médiatique "hérault des bonnets rouges" est le fondateur du groupe autonomiste En Avant Bretagne, dont la profession de foi se veut évidement " ni de droite ni de gauche" :

" L’insertion dans la mondialisation est la clé du développement. Les États-nations sont désormais dépassés, leur cycle électoral court, et leur vision territorialement fermée sont en contradiction avec les enjeux mondiaux et de long terme..."

De quoi jeter à bas les terribles carcans des conventions collectives, du code du travail, et de ces réglementations "jacobines" qui sont les bêtes noires des multinationales - comme bon nombre d'acquis démocratiques et sociaux attachés à l’État-nation.  De quoi substituer le contrat à la loi. De quoi exacerber la concurrence entre les territoires " bassins-d'emploi".

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Les syndicats des services publics FSU, FO et CGT s’inquiètent des conséquences de la réforme territoriale sur la situation des milliers d'agents des régions et départements et sur l’avenir des services publics locaux.

siteon0-dc90f.gif" La CGT conteste les finalités de cette nouvelle architecture institutionnelle. Elles s’inscrivent dans la logique mortifère de l’austérité et de la compression des dépenses publiques qui affectent toutes les administrations publiques : État, collectivités locales et hôpitaux ... Et plus généralement tous les services publics. Elles répondent aux vœux de la Commission européenne qui reste vigilante sur la mise en œuvre du programme de stabilité imposé à tous les États dont la France.

L’accélération dans la mise en œuvre de cette réforme et l’absence de démocratie sociale et citoyenne dans son élaboration puisent leurs racines dans la recherche de financement des 50 milliards d’euros du « Pacte de responsabilité », dont 11 milliards d’économies demandées aux collectivités locales. Cette compression de la dépense publique et les réorganisations de services auront des conséquences sociales et professionnelles sur les fonctionnaires et les agents publics touchés de plein fouet.

Par ailleurs, quels sens et contenu donner à la création de « maisons de services au public » dans un contexte de réduction des moyens dévolus aux services publics ? Une nouvelle fois, ce sont les salariés et les populations qui vont subir la satisfaction des désidératas du patronat et des actionnaires. "

>   Réforme des territoires - Grand Monopoly et déficit démocratique

fo.jpg" Pour la fédération FO des personnels des services publics et des services de santé, la forme et le fond sont condamnables.

La forme : alors qu’il s’agit d’un redécoupage profond de la République, nous assistons à un véritable marchandage pour savoir quelle Région sera associée à telle autre Région. Cela donne un spectacle d’une distribution de baronnies où les équilibres d’ordre politique prennent le pas sur toutes autres considérations.

Le fond : la diminution du nombre de Régions, pour soi-­disant atteindre une taille critique compatible avec l’Europe, n’obéit qu’à des motivations d’ordre économiques et financières. Tout cela s’effectuant dans un contexte d’austérité et de réduction de 54 milliards des dépenses publiques. La réponse aux besoins des citoyens est totalement absente. L’extension des compétences des Régions y compris réglementaires morcèle toujours plus l’unité de la République et l’égalité républicaine. Selon la Région, les citoyens ne seront pas traités de la même façon !

Quel avenir pour 82 000 agents territoriaux concernés ?"

>  Non à la République des baronnies ! Communiqué FO Services publics et de santé

 siteon0.jpg?1399455110" Cette accélération de la réforme territoriale renforce l’idée qu’elle échappe à tout débat démocratique. Elle heurte même le processus engagé avec l’actuel avant-projet de loi. Autant d’occasions ratées d’un bilan de décennies de décentralisation, d’un rendez-vous autour des questions sur les rôles de l’État et des collectivités territoriales. Or, cette réforme mérite au contraire le nécessaire temps du débat. D’autant qu’elle exige le consensus le plus large dans la société.

"La FSU souhaite que toute nouvelle réforme territoriale permette de clarifier et définir la répartition des compétences réciproques ce qui est utile aussi bien aux usagers qu’aux personnels ; de clarifier la gestion financière et administrative ; de traiter les éléments de fiscalité et aussi de la péréquation financière en particulier entre les régions ; de respecter le pouvoir des citoyens or quid d’un lieu de démocratie locale dans ce projet et de conforter le rôle et les missions des services publics et des personnels."

> Réorganisation territoriale : un enjeu pour les Services Publics !

mardi, 06 mai 2014

Le bel horizon du PS : suppression des départements

Des zones urbaines riches
et des zones pauvres à leur périphérie

départements,décentralisation,ps,droite,gaullisme,mitterand,valls, Ain, Allier, Côtes d'Armor, bretagneLe président (PS) du Conseil général de l'Ain, Rachel Mazuir, s’est exprimé lors de son discours d’ouverture à la séance d’avril contre la suppression des départements annoncée par Manuel Valls.  La présence d’une collectivité de proximité comme le Conseil général se justifie pleinement sur un territoire semi-rural : " Aucune grande région, aucune intercommunalité rurale même densifiée, ne saurait répondre avec efficacité et lisibilité à la grande majorité des missions départementales ".

Le groupe majoritaire (PS et divers gauche) du conseil général a déposé un" vœu " contre la suppression des départements. Ce vœu a été approuvé à l’unanimité. Bernard Perret (UMP, Viriat), s'adressant aux élus du PS a noté :" l’incohérence de votre mouvement qui va à l’encontre de votre propre représentation nationale". Et d’ironiser sur le fait que " dès 2015, les nouveaux élus vont plancher sur la suppressions de leurs cantons ".  la suppression des départements est prévue à l’horizon 2021.

"Nous ne sommes pas 43 ringards !"

Le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton (PS), qui est aussi président du conseil général des Côtes d'Armor, avait déjà annoncé début avril que les départements de France "mettront tout en œuvre dans les jours qui viennent pour démontrer la pertinence de leur existence pour nos concitoyens", et "prouveront que leur disparition n'engendrera pour la dépense publique aucune économie substantielle". il a également rappelé une évidence : " ce n'est pas en supprimant les 4 918 conseillers généraux qu'il résoudra l'équation des 11 milliards d'euros d'économies demandées par le gouvernement aux collectivités territoriales. Si les dépenses des départements augmentent, c'est qu'ils sont en charge de l'action sociale qui, en période de crise, ne cesse d'augmenter. ( Le Monde) 

En 2013, selon la Cour des comptes,  les dépenses sociales,  du fait des transferts de compétence réalisé par l’État, représentent près de 65 % du budget de fonctionnement du département qui gère l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), le revenu de solidarité active (RSA), la prestation de compensation du handicap (PCH). 

*

Début avril, Jean-Paul Dufrègne (PC),   président du Conseil général de l’Allier, avait réagi à l’annonce de la suppression des conseils départementaux: 

"Ancien Maire d'Evry, Manuel Valls est un urbain, il pense urbain, il vit urbain... Nos élites sont majoritairement urbaines.
Quelques grandes métropoles, suppression des départements et le tour est joué!
Cela dénote d'une grande méconnaissance de la France et de sa richesse avec son espace rural maillé autour de petites et moyennes villes qui assurent un équilibre, une complémentarité....et un espoir de qualité de vie.
Notre démarche autour des Nouvelles Ruralités avec mes collègues de la Nièvre, du Cher, de la Creuse et de 30 départements qui nous ont rejoints est plus que jamais d'actualité.
C'était une démarche, ça doit devenir un combat !"

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Ainsi, de coup de Jarnac en coup de Jarnac, la décentralisation gaulliste - version Mitterand - continue son petit bon homme de chemin : un désengagement continu de l’État avec  un transfert de ses nombreuses compétences aux régions qui  peuvent de moins en moins les assumer (surtout pour les plus pauvres): les dotations de l’État aux collectivités locales sont systématiquement revues à la baisse. 

Le département n'est pas adaptée à l'insertion dans la mondialisation, des régions remodelées sont l'avenir du capitalisme.

" L’insertion dans la mondialisation est la clé du développement. Les États-nations sont désormais dépassés, leur cycle électoral court, et leur vision territorialement fermée sont en contradiction avec les enjeux mondiaux et de long terme..." En Avant Bretagne, de Troadec  

Pour la Bretagne, le futur c'est donc la " création d'une assemblée de Bretagne", qui fusionnerait le conseil régional et les conseils généraux autour d'une collectivité unique avec un  budget évalué à 5 ou 6 milliards d'euros. Joie de la province d'Ancien régime !

Avec L'acte III de la décentralisation promis par le candidat Hollande, le PS aura pris son temps pour se mettre en accord avec ses arrière-pensées.

*

La voix de leur maître

De Gaulle, TIM

caricature de la France gaulliste par TIM

Charles De Gaulle, à la tête de sa monarchie républicaine, considérait que le département et la commune étaient des circonscriptions inadaptées aux exigences du capitalisme et se posait en défenseur d'un retour aux provinces d'Ancien régime.

Cet impérieux progrès ne pouvait voir le jour qu' en s'affranchissant de l’État nation : ce qu'il rêvait - et qui lui coûta sa place lors du référendum du 27 avril 1969 - la gauche le réalise petite à petit depuis 1981. De manière apparemment indolore et avec la bénédiction de tous - ou presque.

De Gaulle dans le texte :

" Comme il se trouve que les anciennes provinces ont conservé leur réalité humaine, en dépit de leur officielle abolition, il n’est que de les faire renaître sur le plan économique, par-dessus les départements, sous la forme et le nom de régions, chacune ayant la taille voulu pour devenir le cadre d’une activité déterminée "

« L’évolution générale porte, en effet, notre pays vers un équilibre nouveau. L’effort multiséculaire de centralisation, qui fut longtemps nécessaire à notre pays pour réaliser et maintenir son unité malgré les divergences des provinces qui lui étaient successivement rattachées, ne s’impose plus désormais. Au contraire, ce sont les activités régionales qui  apparaissent comme les ressorts de sa puissance économique de demain ».

Discours sur la réforme régionale, Lyon, 24 mars 1968

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Ain. La fronde du Conseil général contre la suppression des départements- Le Progrès.

>   Réforme territoriale : les conseillers généraux ne veulent pas être sacrifiés ; Par Eric Nunès Le Monde.fr | 02.05.2014 à

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samedi, 15 décembre 2012

Contourner la loi

bandeau-haut.jpgNotre-Dame-des-Landes : l’avis de l’autorité environnementale passe à la trappe !

 Pour "Eau et Rivières de Bretagne" , un avis légal manque dans le dossier aquatique du projet d’aérport Marc Le Duc (Ouest-France) - 14 décembre 2012



" Le responsable d’Eau et Rivières de Bretagne n’en revient pas. L’avis de l’autorité environnementale ne figure pas dans l’enquête publique de la loi sur l’eau appliquée à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

« Cet avis, qui doit éclairer le public sur l’impact du projet, était obligatoire au moment de l’enquête, cet été », affirme Gilles Huet, délégué général de l’association. « Inquiète », l’association l’a demandé trois fois. La direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement des Pays de la Loire (Dreal) vient de répondre.

Effectivement, l’avis n’existe pas. « Il n’est pas nécessaire dans la mesure où il n’était pas obligatoire lors l’enquête de déclaration d’utilité publique (2006) qui a précédé la récente enquête loi sur l’eau, explique la préfecture de région. Mais le ministre de l’Environnement avait donné un avis en 2006. »

Une logique contestée par le responsable d’Eau et Rivières de Bretagne. « Les deux procédures, déclaration d’utilité publique et loi sur l’eau, n’ont rien à voir », affirme-t-il.

« Alors qu’elle multiplie les avis sur les projets mineurs, le moindre camping, la plus petite zone commerciale, la Dreal n’a pas jugé bon d’analyser le plus vaste projet d’aménagement de l’Ouest, destructeur d’un millier d’hectares de zones humides », dénonce Gilles Huet.

Celui-ci pointe le double rôle de la direction régionale de l’environnement, à la fois experte en environnement et chargée de mener des projets. Ici c’est elle qui s’occupera de la desserte routière de l’aéroport.

« On peut douter de la capacité de l’État à être un arbitre objectif dans ce dossier », regrette le responsable, par ailleurs persuadé que « l’absence d’une pièce importante augmente la fragilité du dossier au regard des mesures environnementales ».

Le nouvel aéroport est situé dans le bocage nantais, en zone humide. Ne pouvant compenser en surface les atteintes à l’environnement, l’État et le constructeur Vinci ont élaboré une autre formule, expérimentale.

Celle-ci va être évaluée par une commission d’experts. La nouvelle méthode ouvrira la voie au contournement de la loi sur l’eau, estiment les associations de défense de l’environnement.

Quant à l’avis de l’autorité environnementale, les associations n’auront plus besoin de le chercher. Delphine Batho, ministre de l’Écologie et du Développement durable vient de modifier le code de l’Environnement. Par décret, elle a supprimé, précisément, l’obligation de produire l’avis de l’autorité environnementale pour les travaux visés par la loi sur l’eau. "


Le DOSSIER Notre Dame des Landes sur le site Reporterre :  http://reporterre.net/

http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/

 

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> Le projet d’aéroport Notre Dame des Landes n’a aucun fondement économique. samedi 21 janvier 2012 - Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)

dimanche, 18 novembre 2012

Notre-Dame-du-Grand-Non : 100 tracteurs & 20 000 manifestants


Vidéo : Un petit tour dans la manif, tambours et panneaux, tracteurs et foule Réalisation : Dominique Avelange / fanny

Agence Bretagne Presse

Notre-Dame des Landes : 3 kilomètres de cortège, 100 tracteurs, 20 000 manifestants

Compte rendu du 17/11/12 22:11 de notre correspondant F. Chauffin

NOTRE DAME DES LANDES—On peut parler d'un grand succès qui doit ravir les organisateurs de cette manifestation de samedi à Notre-Dame des Landes. Vers 16h30, les estimations oscillaient entre 13 500 (préfecture) et 40 000 manifestants selon les organisateurs. A en juger par l'ampleur, la longueur du cortège, les kilomètres de voitures garées et les nombreux cars, la balance pencherait plutôt pour les 20 000 manifestants

Un cortège qui s'étirait sur 2,5 km pour se rendre dans un champ où une cabane en bois allait être construite avec l'accord du propriétaire pour reloger les malheureux délogés par la police. Un cortège bon enfant dont une force singulière se dégageait, résultante d'une conviction profondément enracinée avec des arguments clairs. Les slogans et les affichages, souvent basés sur l'humour décapant en témoignaient. Un cortège où toutes les couches sociales pouvaient se deviner. Où les jeunes étaient nombreux, eux dont on déplore l'absence dans le milieu associatif. Où quelques figures connues du milieu politique étaient venus se joindre. Les médias se sont particulièrement focalisés sur Mélenchon venu en star comme sur un plateau de télévision. Certaines remarques assez vertes ont été lancées pour marquer leur désaccord avec cette exploitation de l'événement. Hormis cela, aucun incident signalé. Enfin, ce cortège comportait un nombre impressionnant de tracteurs, facilement plus de 100. Des paysans venus en nombre dire leur opposition à un projet qui les spolierait de terres déjà trop rares. L'absence de forces policières visibles était aussi un fait marquant de cette journée réussie. Quatre gendarmes postés le long du cortège, mais où étaient les autres ? La manifestation en a été d'autant plus paisible. Les responsables politiques auront à tenir compte avec la ferme résolution de tous ces manifestants qui, à n'en pas douter, si besoin était, reviendront encore plus nombreux. La prochaine fois.

Reportage de Dominique Avelange et Fanny Source :

Cet article de Agence Bretagne Presse est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution : Reproduction à l'identique autorisée, si mention Agence Bretagne Presse + auteur- Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée. Source :

mardi, 01 mai 2012

1er mai : "Osez le féminisme "

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"Osez le féminisme"

Communiqué de presse 

"La défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai, première condition pour de nouvelles conquêtes en matière d’égalité femmes-hommes

Nicolas Sarkozy s’est employé depuis 5 ans à détricoter l’égalité femmes-hommes et les droits conquis par les luttes sociales et féministes : fermeture des centres d’IVG, réforme des retraites et plans d’austérité qui précarisent tout particulièrement les femmes, remise en cause des subventions aux associations de lutte contre les violences, recul de la parité avec la réforme territoriale, etc. Les exemples sont nombreux.

Le bilan du Président-sortant est catastrophique pour l’égalité femmes-hommes.

Son programme est à l’image de son bilan : les droits des femmes y sont ignorés lorsqu’ils ne sont pas manipulés. Nicolas Sarkozy ne propose qu’une nouvelle dose d’austérité, de remise en cause des droits sociaux, de stigmatisation des étranger-e-s. Il instrumentalise l’égalité femmes-hommes à des fins électoralistes et xénophobes pour mieux cacher son absence de propositions en la matière.

Si Nicolas Sarkozy était réélu, les cinq années à venir seraient à n’en pas douter synonymes de nouveaux reculs sur le terrain de l’égalité. C’est pourquoi la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai prochain est une nécessité : elle est la première condition pour de nouvelles conquêtes en matière d’égalité femmes-hommes.

Le score de Marine Le Pen au premier tour et les appels du pied de Nicolas Sarkozy vers son électorat sont très préoccupants : Osez le féminisme ! combattra sans relâche le projet de l’extrême droite, qui est aux antipodes du projet de société féministe que nous défendons.

L’arrivée de la gauche au pouvoir ouvrirait de nouvelles perspectives d’avancées pour les droits des femmes. François Hollande s'est notamment engagé à créer un Ministère des droits des femmes et a pris de nombreux engagements en faveur de l’égalité entre les sexes.

Nous connaissons aussi les lacunes des engagements de François Hollande, en matière de lutte contre la précarité, sur la création d’un service public de la petite enfance, ou encore sur l’abolition du système prostitueur. Nous serons d’autant plus exigeant-e-s et vigilantes que le Parti Socialiste n’a pas toujours été exemplaire en matière d’égalité femmes-hommes.

Si François Hollande est élu Président de la République, nous ne manquerons donc pas, dès le 7 mai, de lui rappeler ses engagements, pour s'assurer que les propositions faites pendant cette campagne deviennent réalité et permettent des avancées réelles pour les droits des femmes."

Communiqué de presse du 23 avril

Contact presse :
Thalia BRETON, 06.88.29.74.63., contact@osezlefeminisme.fr

autres articles

Quand Nicolas Sarkozy nie aux mineures le droit à une contraception anonyme et gratuite

 

Le Mouvement féministe

De nombreuses organisations participent au mouvement féministe français. A retrouver sur le site de "Osez le féminisme"

> Les organisations du mouvement féministe
> Les nouvelles associations féministes
> La presse féministe
> Les blogs et sites féministes

A l'occasion des 40 ans du mouvement de libération des femmes, en 2010, une association s'est créée pour fêter l'événement. Colloques, soirées, projections, expositions, congrès international ont rythmé l'année. L'association continuera en 2011 à produire, écrire, transmettre les mémoires et débattre des actualités du féminisme français. Pour en savoir plus, ou retrouver des archives du MLF, RDV sur leur blog

samedi, 03 mars 2012

Le non-sens à gaz

" Jean-Yves Kermarrec, président de l'AAPPMA de l'Elorn (Association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques) reconnaît que cette nouvelle est « une grosse claque » pour les amoureux de la vallée de l'Elorn.

Il dénonce « un non-sens en terme d'aménagement du territoire. Le bassin de l'Elorn constitue la fontaine de 350 000 Finistériens. Implanter une centrale à 10 km en amont, c'est absurde car tout le cours inférieur sera impacté ! Le système de refroidissement de la centrale se fera grâce à un système par air, mais cela ne signifie pas du tout que la consommation d'eau sera nulle. Or le débit de la rivière est déjà limite... »

Autre inquiétude des pêcheurs : l'impact des travaux sur ce bassin, classé en zone Natura 2000. « Il va falloir creuser des souterrains pour amener les gazoducs. On nous annonce que les lignes électriques seront enfouies. » Autant de perturbations pour toute la vallée, sans compter les retombées de fumée sur l'ensemble du bassin-versant.

Associés depuis le début au collectif Gaspare, les pêcheurs annoncent la couleur : « Les élus pensent à tort que Landivisiau ne va pas bouger. Pour mémoire, à la fin des années 70, début des années 80, témoigne Jean-Yves Kermarrec, nous avons réussi à bloquer le projet de zone industrielle dans la vallée du Quillivaron, le plus important affluent de l'Elorn. Ça va réagir dur ! On va s'amuser pendant les prochains mois ! » "

> Ouest France : Extrait de l'artic  de Liza MARIE-MAGDELEINE.

La rivière Elorn

 landivisiau, centrale à gaz, gaspare, élorn,natura 2000

>Les sites Natura 2000

 

MARCHE CITOYENNE

Samedi 3 mars 10 h 00

Landivisiau

Départ : place Jeanne d’Arc

« Landivisiau doit dire Non à la centrale» & le collectif GASPARE

http://www.nonalacentrale.fr/

 


vendredi, 02 mars 2012

Landivisau : Centrale à gaz

Communiqué de Christian Troadec

Conseiller Général du Finistère

Energies renouvelables :
130 000 emplois en Ecosse ! Une centrale à gaz en Bretagne

 

" Landivisiau et la Bretagne vont accueillir une centrale à gaz au moment même où l’Ecosse annonce qu’elle s’est fixé un objectif de 100 % d’énergie renouvelable d’ici à 2020. Le premier ministre écossais, Alex Salmond, ambitionne en effet de faire de son pays l’atelier mondial de la haute technologie en créant 130 000 emplois dans ce secteur. Oui, 130 000 emplois ! "Cet objectif favorisera la réindustrialisation de l’Ecosse à une grande échelle, a-t-il déclaré. De la même manière que nos chantiers navals étaient l’atelier du monde à la fin du 19ème siècle, la révolution de l’énergie verte nous donne l’opportunité de devenir l’atelier mondial de la haute technologie du 21ème siècle ".

 

Pendant ce temps, en Bretagne on va créer 30 emplois liés aux énergies fossiles à Landivisiau et c’est toute notre région, comparable à  l’Ecosse en terme d’habitants (4 millions contre 5 millions),  qui va prendre 30 ans de retard en ne s’engageant pas avec plus de détermination et d’ambition dans les énergies renouvelables. Désolant, désespérant même aussi bien écologiquement qu’économiquement. "

 

Christian Troadec

 

Energies renouvelables : 130 000 emplois en Ecosse ! Une centrale à gaz en Bretagne ! Source : Mouvement Bretagne et Progrès Porte parole:Christian Troadec Publié le 1/03/12 8:26 CARHAIX/KARAEZ— Landivisiau et la Bretagne vont accueillir une centrale à gaz au moment même où l'Ecosse annonce qu'elle s'est fixé un objectif de 100 % d'énergie renouvelable d'ici à 2020. Le premier ministre écossais, Alex Salmond, ambitionne en effet de faire de son pays l'atelier mondial de la haute technologie en créant 130 000 emplois dans ce secteur. Oui, 130 000 emplois ! « Cet objectif favorisera la réindustrialisation de l'Ecosse à une grande échelle, a-t-il déclaré. De la même manière que nos chantiers navals étaient l'atelier du monde à la fin du 19ème siècle, la révolution de l'énergie verte nous donne l'opportunité de devenir l'atelier mondial de la haute technologie du 21ème siècle». Pendant ce temps, en Bretagne on va créer 30 emplois liés aux énergies fossiles à Landivisiau et c'est toute notre pays, comparable à l'Ecosse en terme d'habitants (4 millions contre 5 millions), qui va encore prendre 30 ans de retard en ne s'engageant pas avec plus de détermination et d'ambition dans les énergies renouvelables. Désolant, désespérant même aussi bien écologiquement qu'économiquement. Christian TROADEC Conseiller Général du Finistère ■

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Energies renouvelables : 130 000 emplois en Ecosse ! Une centrale à gaz en Bretagne ! Source : Mouvement Bretagne et Progrès Porte parole:Christian Troadec Publié le 1/03/12 8:26 CARHAIX/KARAEZ— Landivisiau et la Bretagne vont accueillir une centrale à gaz au moment même où l'Ecosse annonce qu'elle s'est fixé un objectif de 100 % d'énergie renouvelable d'ici à 2020. Le premier ministre écossais, Alex Salmond, ambitionne en effet de faire de son pays l'atelier mondial de la haute technologie en créant 130 000 emplois dans ce secteur. Oui, 130 000 emplois ! « Cet objectif favorisera la réindustrialisation de l'Ecosse à une grande échelle, a-t-il déclaré. De la même manière que nos chantiers navals étaient l'atelier du monde à la fin du 19ème siècle, la révolution de l'énergie verte nous donne l'opportunité de devenir l'atelier mondial de la haute technologie du 21ème siècle». Pendant ce temps, en Bretagne on va créer 30 emplois liés aux énergies fossiles à Landivisiau et c'est toute notre pays, comparable à l'Ecosse en terme d'habitants (4 millions contre 5 millions), qui va encore prendre 30 ans de retard en ne s'engageant pas avec plus de détermination et d'ambition dans les énergies renouvelables. Désolant, désespérant même aussi bien écologiquement qu'économiquement. Christian TROADEC Conseiller Général du Finistère ■

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Landivisiau doit dire NON à la centrale !

LANDIVISIAU— TOUS A LANDI ! Le Collectif GASPARE Garantir l'Avenir Solidaire Par l'Autonomie Régionale : «Si l'on ne veut pas augmenter sa facture électrique, on ne commence pas par augmenter la puissance de son compteur» (Extrait de la contribution de Brest métropole océane au débat sur l'énergie en Bretagne – 2009) Communiqué de presse Le ministre de l'industrie, M. Besson, vient d'annoncer depuis Paris - méprisant ainsi la Bretagne - que l'implantation de la centrale de production électrique à cycle combiné gaz – CCCG - se ferait sur la commune de Landivisiau. Cette décision, véritable déni de démocratie, c'est : - 4 à 5 années de travaux pendant lesquelles les citoyens-ne-s pourront comptabiliser l'argent public englouti en regrettant qu'il ne soit pas plutôt consacré à de véritables ambitions en matière de sobriété et d'efficacité énergétiques, à l'entretien et au renforcement réfléchi du réseau de distribution électrique ... - 4 à 5 années pendant lesquelles la population et les industriels pourront juger de «l'indépendance» énergétique bretonne alors que la flambée du coût d'une énergie fossile importée à 97% et gaspillée pour la transformer en électricité sera inévitablement répercutée sur leurs factures ... - 4 à 5 années qui seront par contre amplement suffisantes pour que les citoyen-ne-s manifestent leur rancœur envers les élus-e-s qui auront fait de leur mandat un blanc-seing aux intérêts à court terme et financiers ... - mais aussi 40 années – durée de vie d'une centrale - pendant lesquelles les citoyen-ne-s seront dépossédé-e-s de leur liberté de choix énergétique sans qu'ils aient eu leur mot à dire ! La décision rendue par M. Besson n'est pas une fatalité. La détermination des GASPARE ne faiblira pas et ceux-ci demandent à l'Etat l'annulation pure et simple de cet appel d'offres et réclament une réelle concertation démocratique avec l'ensemble de la population. Le Collectif GASPARE et l'association «Landivisiau doit dire NON à la centrale» organisent une réunion publique d'information vendredi 2 mars à 20h30, Espace des Capucins à Landivisiau, et appellent à une manifestation samedi 3 mars à Landivisiau, rendez-vous à 10h place Jeanne- d'Arc. Collectif GASPARE (Garantir l'Avenir Solidaire Par l'Autonomie Régionale Énergétique) 2 route de Pen ar Pont - 29800 SAINT-DIVY Site : [ Voir le site ] - Courriel : collectif.gaspare@gmail.com Des riverain-e-s, des citoyen-ne-s, des élu-e-s ; Des associations : AAPPMA Elorn, Abers Nature, AE2D, Brennilis doit dire non à la centrale, Briec doit dire non à la centrale, Cohérence, Comité de vigilance pour la qualité de l'environnement de Bmo, Cyber@cteurs, Démocratie écologie solidarité, Force 5, GAB29, Guipavas doit dire non à la centrale, Kersaint-Plabennec doit dire non à la centrale, La Forest-Landerneau doit dire non à la centrale, Landivisiau doit dire non à la centrale, Saint-Divy doit dire non à la centrale, Saint-Thonan doit dire non à la centrale, S-Eau-S, Solidarité écologie pour Plougastel, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les monts d'Arrée, Sud-Solidaires 29 ; Des formations politiques : Europe Ecologie - Les Verts, FASE 29, Les Alternatifs, MRV Landerneau, NPA, UDB, UDB yaouank ; Le soutien de : CURC 22, Écologie sans Frontière, Collectif La Gauche Debout ! ■ Document PDF appel à la réunion et la marche de Landivisiau (gaspare)

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Eric Besson a annoncé, en présence de Jean-Yves Le Drian, président partisocialiste du Conseil régional de Bretagne, que le gouvernement avait sélectionné le projet du consortium Direct Energie-Siemens pour l'implantation d'une centrale à cycle combiné gaz à Landivisiau. La première d'une longue liste ?

En ces temps de campagne électorale, l'absence de toute information complète et loyale ET de tout débat public contradictoire sur l'implantation de la centrale ne perturbe pas plus que ça les démocrates sincères de gôche : agiter le chiffre magique de 30 emplois créés et une prétendue indépendance énergétique suffit amplement.

Besson et Le Drian sont d'accord sur l'essentiel.  

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Le Drian, Bolloré, Besson... le vrai triskel du pacte électrique breton.

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Réunion d'information

Vendredi 2 mars 20 h 30

Espace des capucins
rue des capucins - Landivisiau

ENTRÉE LIBRE : VENEZ NOMBREUX !
Organisée par
« Landivisiau doit dire Non à la centrale» & le collectif GASPARE

MARCHE CITOYENNE

Samedi 3 mars 10 h 00

Landivisiau

Départ : place Jeanne d’Arc

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Communiqué de presse
De la détermination citoyenne !

Le ministre de l’industrie, M. Besson, vient d’annoncer depuis Paris - méprisant ainsi la Bretagne - que l'implantation de la centrale de production électrique à cycle combiné gaz – CCCG - se ferait sur la commune de Landivisiau. 

Cette décision, véritable déni de démocratie, c’est :

  • 4 à 5 années de travaux pendant lesquelles les citoyens-ne-s pourront comptabiliser l'argent public englouti en regrettant qu'il ne soit pas plutôt consacré à de véritables ambitions en matière de sobriété et d’efficacité énergétiques, à l'entretien et au renforcement réfléchi du réseau de distribution électrique …
  • 4 à 5 années pendant lesquelles la population et les industriels pourront juger de "l'indépendance" énergétique bretonne alors que la flambée du coût d’une énergie fossile importée à 97% et gaspillée pour la transformer en électricité sera inévitablement répercutée sur leurs factures …
  • 4 à 5 années qui seront par contre amplement suffisantes pour que les citoyen-ne-s manifestent leur rancoeur envers les élus-e-s qui auront fait de leur mandat un blanc-seing aux intérêts à court terme et financiers …
  • mais aussi 40 années – durée de vie d’une centrale - pendant lesquelles les citoyen-ne-s seront dépossédé-e-s de leur liberté de choix énergétique sans qu'ils aient eu leur mot à dire !

La décision rendue par M. Besson n'est pas une fatalité. La détermination des GASPARE ne faiblira pas et ceux-ci demandent à l'Etat l’annulation pure et simple de cet appel d'offres et réclament une réelle concertation démocratique avec l'ensemble de la population.

Le Collectif GASPARE et l’association "Landivisiau doit dire NON à la centrale" organisent une réunion publique d’information vendredi 2 mars à 20h30, Espace des Capucins à Landivisiau, et appellent à une manifestation samedi 3 mars à Landivisiau, rendez-vous à 10h place Jeanned’Arc.

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SANTE

La centrale serait une menace pour la qualité de l'air : VRAI

Malgré les filtres et catalyseurs, il y aurait des émissions de NO2, SO2 et microparticules ayant un impact direct sur l'air que nous respirerons et donc sur notre santé et celle des populations à risque – enfants & personnes âgées (système respiratoire et cardiovasculaire, muqueuses, augmentation des risques de cancers,…). Impact direct également sur l'agriculture à cause des pluies acides.


ENVIRONNEMENT

C'est une catastrophe pour le climat : VRAI

La centrale, dont l’activité ne saurait être inférieure à 8 mois par an, émettrait chaque jour 3 900 tonnes de CO2, principal gaz à effet de serre. La quantité de CO2 rejetée quotidiennement correspond à celle émise par 700 000 voitures parcourant 40 km par jour.


La centrale utiliserait beaucoup de produits chimiques : VRAI

La centrale utiliserait lors de l'exploitation de grandes quantités de produits chimiques: ammoniac, acide chlorhydrique, hypochlorite de sodium, acide sulfurique… Ces produits se retrouveront en grande partie dans l'environnement (air et eau).


DEVELOPPEMENT ET ACTIVITES ECONOMIQUES

C'est un plus pour l'emploi : FAUX

La centrale n’emploierait qu’une trentaine de personnes pour produire une électricité que l'on gaspille. Des mesures d'économie et d'isolation généreraient bien plus d'emplois (électriciens, chauffagistes, frigoristes, architectes, ingénieurs, couvreurs…).


La Bretagne gagnera en indépendance énergétique : FAUX

97% du gaz (énergie fossile donc chère) est importé, principalement de Russie ou du Maghreb. En plus des aléas politiques, nous sommes à la merci des fournisseurs et de leurs prix.


La centrale serait un plus pour les familles et les PME : FAUX

La facture énergétique pèse lourd sur les budgets. Avec le prix des énergies fossiles qui ne cessera d'augmenter, seule une politique de diminution de la consommation d'énergie permettrait d'alléger le budget des Breton-ne-s.


NOUS SOMMES TOUS PERDANTS : cheminée de 50m de haut et REJETS TOXIQUES + nuisances sonores = chute de l’immobilier, impact négatif sur le commerce local, l’agriculture, le tourisme du Pays du Léon (porte du Parc Naturel Régional d’Armorique et proximité des stations balnéaires).

Ce projet de centrale est une aberration : il est inutile, dangereux et coûteux.