03.09.2009

Taser

En janvier 2009, Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur, déclarait, suite à un cambiolage avec pistoler à impulsion électrique de type Taser, qu'elle souhaitait faire interdire la commercialisation au grand public de ce type d'arme.

Saisi par l’association RAIDH, le Conseil d’état  vient d'annuler  le décret autorisant les policiers municipaux à être dotés de ces pistolers, s
ans remettre cependant en cause le principe même de l’emploi de cette arme, qualifiée pourtant d’arme de torture par le Comité contre la Torture des Nations Unies.

Amnesty International  informe  que le nombre de personnes mortes après avoir été touchées par un Taser a atteint 334 ( pour la période comprise entre 2001 et août 2008).

> Réseau d'Alerte et d'Intervention pour les Droits de l'Homme. RAIDH



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Rions un peu :

Novembre 2008, l’importateur français du Taser était débouté  par le TGI de Paris de son action en diffamation contre le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, qui avait affirmé que le pistolet à impulsions électriques avait provoqué des morts aux Etats-Unis.

Déjà le 27 octobre le Tribunal de grande instance de Paris rendait une décision en faveur  du collectif RAIDH  contre Taser France qui a décidé de faire appel.  Pour le collectif "cette ultime action judiciaire sera l’occasion pour l’association de demander des dommages-intérêts pour procédure abusive et d’initier une campagne d’opinion sur les poursuites-baillons, ces actions en justice initiées par des acteurs privés visant à limiter la liberté d’expression des lanceurs d’alerte."

A l'origine de ces diverses poursuites contre Olivier Besancenot, Amnesty, le collectif RAIDH,, Martine Aubry, l'hebdomadaire L'Express...il y a  Antoine di Zazzo, directeur de Taser France, mis en examen courant octobre pour être soupçonné d'avoir commandité l'espionnage du leader de la LCR.

27.08.2009

Enrico Porsia

Enrico Porsia, qui nous révèle régulièrement les dessous négligés du  Plan d’aménagement et de développement durable de la Corse , vient d'être victime d'un attentat à la voiture piégée.

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> Enrico Porsia : « Du travail de professionnel… » par Gaëlle Corvest, Xavier MonnierBackchich.

09.08.2009

"L'ouverture, le 14 juillet insulte notre république"

Les acheteurs passaient, regardaient, semblaient surpris, mais ne faisaient aucune remarque. Puis, un monsieur s’est soudain écrié : « Ah non ! Moi, je ne voulais pas venir, c’est ma femme qui voulait … ». Alors, nous avons parlé, discuté  " politique ", partagé nos informations et, finalement, il est resté avec moi presque jusqu’à mon départ, avec son caddy dans lequel dormait à poings fermés une adorable poupée de 21 mois.

Peu de temps après, un employé du centre commercial est venu me dire gentiment de partir, que je n’avais pas le droit de rester là avec mon affiche. Je n’ai rien contre les salariés du centre : c’était son travail de me parler ainsi. Mais c’était mon devoir de lui répondre, comme je l’ai fait, en lui disant que je partirai dès qu’il m’aurait montré le document m’interdisant de jouir à cet endroit de ma liberté d’expression. J
’ai précisé «  n’importe quel document : une loi, un décret, un arrêté préfectoral ou même municipal.. ». Alors, il est allé chercher les agents de sécurité. J’ai pensé, en riant intérieurement : « Sainte Béquille, protège-moi ! », car je dois reconnaître que mon badge de la LDH, mon âge et ma béquille sont d’un bon secours dans ce genre d’opération.

Deux employés en uniforme bleu sont arrivés : demande et réponses identiques. L’un des deux était très calme, l’autre très énervé. Le premier discutait, le second répétait : «C’est interdit, et puis c’est tout. »
Vieux réflexe d’instit en retraite, j’ai pensé : « Pauvre petit, cela ne devait pas être facile à l’école ; en voici encore un qui doit savoir mieux s’exprimer avec ses poings qu’avec des mots ! »
Il me roule des yeux furieux, je lui souris. L’autre m’a expliqué : « C’est un lieu privé, ici, Madame.
— Oui, mais un lieu privé destiné à recevoir du public. Donc, je peux rester.
— Vous pouvez rester, mais pas avec votre pancarte.
— J’ai le droit de m’exprimer, c’est une liberté fondamentale. Mais, si vous préférez, je peux m’exprimer autrement. »

J’ai posé l’affiche et crié bien fort :  « L’ouverture le 14 juillet insulte notre République » et j’ai demandé : vous préférez comme cela ? J’ai le droit d’après vous ?
— Non ! Vous partez ou j’appelle la police.
— D’accord, appelez-la. Eux sauront vous dire si j’ai le droit de m’exprimer ou pas.»

Mon nouvel ami d’un moment, le père de famille, est venu à mon aide :  « Laissez-la tranquille. Elle a le droit de dire ce qu’elle pense. »

L’énervé s’est énervé : « Toi, tu la fermes ! »

Un  monsieur sérieux , en costume gris, a averti :
« Madame a raison, aucune loi ne peut lui interdire de s’exprimer ainsi. Je le dis et pourtant je ne suis pas d’accord avec elle. » Il a ajouté : « Qu’est-ce que vous faites ? Vous êtes six autour de cette dame ! En plus, vous deux, vous faites partie de la sécurité-incendie, c’est marqué sur votre vêtement. Elle ne va pas mettre le feu avec son affiche ! Vous sortez de vos attributions. C’est vous qui êtes en tort. »

Là, l’énervé a explosé et s’est mis à crier. Le monsieur sérieux l’ a prévenu :« Vous ne savez pas à qui vous parlez. Elle a raison de vous demander de lui montrer des papiers prouvant qu’elle n’a pas le droit de rester ici.»

J’ai doucement suggéré à l’énervé de se calmer, mais il hurlait :
« J’en n’ai rien à foutre de tes papiers de m… Va te faire foutre ! » et il a violemment poussé le monsieur sérieux qui a alors préféré entrer dans le centre, tandis que je m’écriais : « Ah là, je suis témoin ! » (pensant trouver une raison de calmer le zigoto).

Pendant ce temps, le spectacle et les éclats de voix avaient provoqué un attroupement. Épatant ! Je n’aurais jamais espéré un tel public autour de mon affiche.
Les employés du centre sont partis. Je suis restée seule sur mon fauteuil à présenter ma pancarte aux passants.
Quelques minutes après, c’était le tour du « responsable de service » du centre commercial de venir me voir. J’ai l’impression de monter en grade…

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17.06.2009

Philippe Pissier

31/10/2008 et aujourd'hui

Philippe Pissier, un artiste de mail art de Castelnau-Montratier (Lot) pourrait écoper de 3 ans emprisonnement pour "trouble à l’ordre public". Il est privé de son outil de travail ! Son crime ? L’envoi de cartes postales montrant des seins nus.
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Le mail-art est une forme d’art qui consiste à envoyer des oeuvres d’art par la Poste. En juin 2008, l’artiste Philippe Pissier est invité à participer à une exposition de mail-art érotique en Allemagne.
Il envoie donc, dûment timbrées, quatre cartes postales représentant le buste d’une jolie femme. Pas de percings mais une pince à linge.. Estimant sans doute que des images de poitrine féminine sont pornographiques, le substitut du procureur de la République de Cahors, ordonne une enquête préliminaire.
Convoqué à la gendarmerie, Philippe Pissier apprend qu’il est passible de trois ans d’emprisonnement et de 175.000 euros d’amende, en vertu de l’article 227-24 du code pénal. Motif : trouble à l’ordre public et mise en danger du psychisme des enfants par une oeuvre pornographique. Philippe Pissier proteste : “Je suis majeur, les employés du centre de tri postal sont majeurs, le facteur est majeur et le destinataire est majeur. Je ne vois pas où est le problème.” Le voilà pourtant perquisitionné à son domicile.
Le 3 juillet, la brigade de recherche de Cahors emporte son ordinateur et quelques dizaines de ses oeuvres. Depuis, Philippe Pissier, privé de son outil de travail, attend de sav oir ce que la justice française lui réserve ! La procureur de Cahors refuse pour l'instant de s'exprimer auprès des journalistes. Cette nouvelle affaire met les artistes en danger.

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Le blog d'artistes qui  le soutiennent .Si vous avez des talents de dessinateurs, vous pouvez envoyer  un petit dessin de soutien. ici : soutienpissier@gmail.com , il sera publié sur leur blog. L'adresse du blog circulera ensuite. Faites passer le message à vos contacts dessinatrices, dessinateurs.

Et aussi :

Les 400 culs La planète sexe, vue et racontée par Agnès Giard.

Et les commentaires à suivre...

07.05.2009

Souricière-express

Le 16 avril, les 12 secrétaires de la Conférence du Barreau de Paris ( des avocats qui représentent le jeune barreau parisien et assurent la défense pénale des plus démunis) ont profité d'une audience de comparution immédiate pour dénoncer les conditions  "inhumaines" de détention au dépôt du palais de Justice de Paris et plaider la nullité de la procédure en cours.
Récemment à Créteil ,dans le Val-de-Marne, des comparutions immédiates ont été annulées à cause de ses  conditions.

"Plongée au coeur du dépôt de Paris avec Europe 1"
Guillaume Biet

Le dépôt accueille les personnes en fin de garde-à-vue qui attendent d'être présentées au juge et sont  théoriquement "présumées innocentes".

Les avocats s’insurgent contre les souricières et les dépôts

" Suite au bilan sévère du contrôleur général des lieux privatifs de détention, la question de l’état des prisons françaises et des sous-sols des Palais de justice reste d’actualité. C’est pourquoi, Christian Charrière-Bournazel, Bâtonnier du Barreau de Paris a sollicité des magistrats afin qu’ils laissent les secrétaires de la Conférence du barreau de Paris visiter le dépôt et la souricière du Palais de justice de Paris.

Les douze jeunes avocats ont décidé de dénoncer publiquement les conditions insalubres de détention dans les cellules de la souricière et du dépôt.

Condamner une personne ayant passé jusqu’à vingt-trois heures (au lieu du délai légal maximum de vingt heures) dans une cellule de trois mètres carrés, avec deux autres personnes, sur un banc en bois, qui n’a disposé ni d’eau courante, ni de lavabo, ni de W.C. isolé, constitue en soi une atteinte insupportable à la dignité humaine.

Les avocats sont concernés par l’état de ces locaux car ils sont amenés à assister les personnes qui, sortant de garde-à-vue, sont placées au dépôt en attendant d’être présentées à un juge et les détenus provisoires extraits des maisons d’arrêt pour être jugés après un délai d’attente à la souricière.

Or, le Code de procédure pénale (CPP) prévoit la comparution d’un détenu dans des conditions correctes après un séjour dans un local spécialement aménagé.

Le constat fait par les secrétaires de la Conférence du barreau de Paris est accablant, loin des conditions exigées par le CPP ; celles-ci étant qualifiées, par le Bâtonnier du Barreau de Paris, « sans excès, de traitements inhumains et dégradants, constitutifs d’atteintes insupportables à la dignité humaine ». Leur rapport sera communiqué à tous les dirigeants concernés.

Dès lors, il a été décidé que les avocats plaident la nullité des procédures afin de les faire annuler devant le tribunal correctionnel de Paris. Le Bâtonnier de Paris invite ses confrères à déposer des conclusions d’incident, de manière systématique, à exiger un transport des juridictions sur les lieux et d’en appeler à la Cour européenne des droits de l’homme.

La Procureure, en audience lors de la première comparution immédiate pour laquelle la nullité a été plaidée, a dû admettre que "les magistrats sont conscients que les conditions d’accueil sont tout à fait indignes et parfaitement inacceptables".

Source :  Editorial de Christian Charrière-Bournazel,  Bâtonnier du barreau de Paris,
Bulletin du barreau de Paris du vendredi 24 avril.

> Le site http://www.village-justice.com
> Rapport sur la Conférence des avocats du Barreau de Paris sur la visite du dépôt et de la souricière du Palais de Justice de Paris

30.04.2009

L’Almanach de Matthias.

Les énigmes de Matthias.
recueillies par Alban


Proposition 1 :
Des amateurs de spectacle plantent leurs tentes devant un édifice attendant une chanteuse adulée, un journal télévisuel s’en amuse de manière badine (M6, 6 minutes, mercredi 29 avril) .

Proposition 2 :
Des familles plantent leurs tentes devant un édifice, le long de quais, les polices les délogent plutôt brutalement.

Question :  
Pourquoi ?

29.04.2009

Edvige : plus de 220 000 signatures

"L’immense mobilisation citoyenne contre le fichier Edvige a porté ses fruits : initialement publié le 1er juillet 2008, le décret a été retiré en novembre 2008, et sa nouvelle version n’était toujours pas annoncée fin février 2009.
Même sans se faire trop d’illusions sur la suite des événements, on ne peut qu’estimer cette première victoire exemplaire à plus d’un titre, en ce qu’elle a mobilisé syndicats, associations, élus et simples citoyens au-delà des cercles militants traditionnels.
Ce succès est-il dû à un
simple sursaut conjoncturel ou à une prise de conscience durable du fichage ?" > sur Le site du GISTI

Et à propos de notre société de surveillé(e)s de nombreuses analyses et informations sur le site de la  Ligue des droits de l'homme de Toulon

Sourions, nous sommes fliqué(e)s !

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Sans oublier les décorés 
des derniers
"Big Brother Awards France"

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Et le " Prix de la Vigilance"
qui récompense les défenseurs de nos libertés

Collectif Non à Edvige, pour son travail d’alerte en matière de fichage policier ;
l’Appel des directeurs d’école contre Base-élèves, le méga-fichier des enfants instaurés par le ministère de l’éducation nationale
Le Collectif Non à l’éducation biométrique de l’Hérault, qui dénonce l’installation de bornes biométriques dans les écoles.

03.04.2009

Douce France

"Une personne incarcérée au
centre de détention de Roanne (Loire)
a été maintenue
4 jours au quartier disciplinaire
en dépit d'une fragilité psychologique patente,
ayant avalé quelques jours plus tôt une lame de rasoir."

>
Observatoire International des Prisons


« France - des policiers au-dessus des lois »

Le rapport d'Amnesty International

13avril2005_paris-23fd1.jpgAmnesty International continue de dénoncer , et ce depuis plusieurs années,  l'impunité des policiers français. 
En 2004,  La Commission
Nationale de Déontologie de la Sécurité faisait état d'une forte augmentation des violences policières (triplement en deux ans)  et demandait "des réformes de structure importantes" pour y remédier.
A la même date Libération publiait un article relatant 6 interpellations qui avaient soudainement tourné au cauchemar ( ldh de Toulon).
En 2006, la Commission Nationale de  Déontologie etc.

Extraits du rapport d'Amnesty

fld.png" Insultes racistes, recours excessif à la force, coups, homicides illégaux – telles sont les allégations de violations des droits humains commises par certains policiers français.
Ce rapport révèle un système qui favorise l’impunité des policiers  accusés de ces actes. Les enquêtes internes par les organes chargés de faire respecter la loi ne témoignent pas d’une indépendance et d’une impartialité suffisante. L’organisme qui reçoit les réclamations concernant les manquements des policiers ne dispose pas des moyens nécessaires pour mettre en œuvre ses recommandations.
Au sein du parquet comme dans la magistrature, les procédures relatives aux plaintes déposées contre la police ne sont généralement pas menées de façon efficace. Souvent, les victimes qui essaient de se plaindre sont accusées en représailles d’avoir commis un délit d’« outrage » en insultant les policiers. Dans ces circonstances, justice n’est pas rendue aux victimes de graves violations des droits humains."

ordre.jpg"Amnesty International juge très inquiétant que des personnes aient été inculpées de  dénonciation calomnieuse ou de préjudice moral uniquement pour avoir exercé leur droit  légitime de porter plainte pour mauvais traitements auprès des autorités judiciaires ou de la  CNDS, et sans même qu’il soit tenu compte des résultats de leur démarche. L’organisation  considère qu’un système de traitement des plaintes contre les agents de la force publique  largement perçu comme partial et inéquitable et qui, de plus, fait courir aux plaignants le  risque de subir des mesures de rétorsion s’ils portent plainte, n’est pas conforme aux normes  internationales qui prévoient une enquête effective et le droit à un recours efficace. "

24.03.2009

Casse-toi pov'con !

La cour d'appel d'Angers a confirmé mardi 24 mars la condamnation à 30 euros d'amende avec sursis, prononcée en première instance pour offense contre le chef de l'Etat contre Hervé Eon. Lors de  l'affaire en appel  le procureur demandait 1000 €.

"Casse-toi pov'con"
=
30 € avec sursis

2, 14 € la lettre
soit le "con" à 6,42 € !

cd450fd926d1f91f8e1cea31703bd85f.jpg

c'est cher payé :

Hervé Eon s'est pourvu en cassation.

Toutes les nouvelles des poursuivi(e)s pour outrage sur le site



Signer la pétition pour la dépénalisation de l'outrage
sur le site de la LDH

Toutes les notes