27.08.2009
Virginité
Se refaire une virginité : Retrouver une réputation, un honneur perdu. Effacer une tache morale.
"Cette affaire, qui n’était à l’origine qu’un banal incident, a été orchestrée par l’actuel ministre de l’Intérieur, probablement pour faire oublier son passage au ministère de l’Intégration où il a mené une politique plus sévère que dans le passé, et pour se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste".
a déclaré au Parisien le préfet Paul Girot de Langlade, accusé de propos racistes et d'injures raciales.
Monsieur Paul Girot de Langlade aurait-il des renseignements préfectoraux de première main concernant le marquage au feutre de migrants dans le Pas-de-Calais en octobre 2007 ? On ne sait qui croire dans cette autre affaire, où il n'était strictement pour rien.
- Question écrite n° 02554 de M. Richard Yung (Français établis hors de France - SOC) publiée dans le JO Sénat du 22/11/2007 - page 2115
M. Richard Yung attire l'attention de M. le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement sur les méthodes qui auraient été utilisées par la police de l'air et des frontières afin de suivre les mouvements des étrangers en situation irrégulière dans la région de Dunkerque. D'après le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), des agents de la police de l'air et des frontières auraient fait usage d'un feutre indélébile afin d'identifier les migrants arrêtés sur le littoral du Nord-Pas de Calais. D'autres associations ont dressé le même constat qui, s'il s'avérait exact, mettrait en lumière une pratique profondément choquante et contraire à la dignité de la personne humaine. Le 30 octobre 2007, la préfecture du Nord a démenti ces allégations et indiqué que les « faits relatés relèvent strictement d'une volonté de discréditer le travail effectué par les services de police dans un contexte souvent sensible à des fins polémiques ». Au vu de ces éléments contradictoires, il lui demande des éclaircissements sur cette situation.
- Réponse du Ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement publiée dans le JO Sénat du 20/12/2007 - page 2334
10:14 Ecrit par Zeck dans / Droits de l'Homme, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : brice hortefeux, paul girot de langlade, racisme
13.08.2009
Lech Walesa
Un prix de 100 000 euros accompagnés d'un diplôme et d'une médaille qui récompense :
Et pour que les attributions ne prêtent pas à discussions, car les gens sont jaloux, l'ami Bernard Kouchner, chef de notre diplomatie, est dans le comité du prix. Si le désir des arrivistes de recevoir et d'attribuer des hochets s'innocule très tôt, l'aplomb de l'arracheur de dents et la suavité de garçon coiffeur qui l'accompagnent demandent de la pratique.
Le premier bienfaiteur a essuyé les plâtres du prix fut le roi Abdallah d'Arabie saoudite pour "ses mérites personnels concernant le dialogue inter-religieux, la tolérance, la paix et la coopération internationale, ainsi que pour sa vaste activité caritative".
L'Arabie séoudite, royaume sans joie, où le rejet de la religion islmaique par un musulman ( apostasie) est punie de mort, où les femmes sont considérées légalement comme des mineures perpétuelles soumises à une tutelle masculine, où les homosexuels encourent de lourdes peines d'emprisonnement, voire la décapitation au sabre, et où les travailleurs immigrés travaillent dans des conditions proche de l'esclavage... l'enfer c'est le paradis.

A gauche Waleza, à droite le fils du roi.
12:02 Ecrit par Zeck dans / Droits de l'Homme, Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prix lech walesa, kouchner, roi abdallah, mort, torture
09.08.2009
"L'ouverture, le 14 juillet insulte notre république"
Les acheteurs passaient, regardaient, semblaient surpris, mais ne faisaient aucune remarque. Puis, un monsieur s’est soudain écrié : « Ah non ! Moi, je ne voulais pas venir, c’est ma femme qui voulait … ». Alors, nous avons parlé, discuté " politique ", partagé nos informations et, finalement, il est resté avec moi presque jusqu’à mon départ, avec son caddy dans lequel dormait à poings fermés une adorable poupée de 21 mois.
Peu de temps après, un employé du centre commercial est venu me dire gentiment de partir, que je n’avais pas le droit de rester là avec mon affiche. Je n’ai rien contre les salariés du centre : c’était son travail de me parler ainsi. Mais c’était mon devoir de lui répondre, comme je l’ai fait, en lui disant que je partirai dès qu’il m’aurait montré le document m’interdisant de jouir à cet endroit de ma liberté d’expression. J
’ai précisé « n’importe quel document : une loi, un décret, un arrêté préfectoral ou même municipal.. ». Alors, il est allé chercher les agents de sécurité. J’ai pensé, en riant intérieurement : « Sainte Béquille, protège-moi ! », car je dois reconnaître que mon badge de la LDH, mon âge et ma béquille sont d’un bon secours dans ce genre d’opération.
Deux employés en uniforme bleu sont arrivés : demande et réponses identiques. L’un des deux était très calme, l’autre très énervé. Le premier discutait, le second répétait : «C’est interdit, et puis c’est tout. »
Vieux réflexe d’instit en retraite, j’ai pensé : « Pauvre petit, cela ne devait pas être facile à l’école ; en voici encore un qui doit savoir mieux s’exprimer avec ses poings qu’avec des mots ! »
Il me roule des yeux furieux, je lui souris. L’autre m’a expliqué : « C’est un lieu privé, ici, Madame.
— Oui, mais un lieu privé destiné à recevoir du public. Donc, je peux rester.
— Vous pouvez rester, mais pas avec votre pancarte.
— J’ai le droit de m’exprimer, c’est une liberté fondamentale. Mais, si vous préférez, je peux m’exprimer autrement. »
J’ai posé l’affiche et crié bien fort : « L’ouverture le 14 juillet insulte notre République » et j’ai demandé : vous préférez comme cela ? J’ai le droit d’après vous ?
— Non ! Vous partez ou j’appelle la police.
— D’accord, appelez-la. Eux sauront vous dire si j’ai le droit de m’exprimer ou pas.»
Mon nouvel ami d’un moment, le père de famille, est venu à mon aide : « Laissez-la tranquille. Elle a le droit de dire ce qu’elle pense. »
L’énervé s’est énervé : « Toi, tu la fermes ! »
Un monsieur sérieux , en costume gris, a averti :
« Madame a raison, aucune loi ne peut lui interdire de s’exprimer ainsi. Je le dis et pourtant je ne suis pas d’accord avec elle. » Il a ajouté : « Qu’est-ce que vous faites ? Vous êtes six autour de cette dame ! En plus, vous deux, vous faites partie de la sécurité-incendie, c’est marqué sur votre vêtement. Elle ne va pas mettre le feu avec son affiche ! Vous sortez de vos attributions. C’est vous qui êtes en tort. »
Là, l’énervé a explosé et s’est mis à crier. Le monsieur sérieux l’ a prévenu :« Vous ne savez pas à qui vous parlez. Elle a raison de vous demander de lui montrer des papiers prouvant qu’elle n’a pas le droit de rester ici.»
J’ai doucement suggéré à l’énervé de se calmer, mais il hurlait :
« J’en n’ai rien à foutre de tes papiers de m… Va te faire foutre ! » et il a violemment poussé le monsieur sérieux qui a alors préféré entrer dans le centre, tandis que je m’écriais : « Ah là, je suis témoin ! » (pensant trouver une raison de calmer le zigoto).
Pendant ce temps, le spectacle et les éclats de voix avaient provoqué un attroupement. Épatant ! Je n’aurais jamais espéré un tel public autour de mon affiche.
Les employés du centre sont partis. Je suis restée seule sur mon fauteuil à présenter ma pancarte aux passants.
Quelques minutes après, c’était le tour du « responsable de service » du centre commercial de venir me voir. J’ai l’impression de monter en grade…
09:11 Ecrit par Zeck dans - Musée du Quinquinquennat, / Droits de l'Homme, / Liberté civile et politique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danièle dugelay, droit d'expresssion, résistance
06.07.2009
"Pas de ça chez nous!"
"Les citoyens français d’origine immigrée, et en particulier ceux d’origine nord-africaine et subsaharienne, se plaignent depuis longtemps de ce que les fonctionnaires de police les soumettent à des contrôles d’identité injustes, discriminatoires et dépourvus de nécessité. Si ces perceptions étaient avérées, cela signifierait que les fonctionnaires de police fondent leurs décisions sur la couleur de la peau des personnes, plutôt que sur leur comportement.
En 2007, la Open Society Justice Initiative a lancé une étude pour examiner si, et dans quelle mesure, les policiers contrôlent les individus en fonction de leur apparence. Cette étude a été réalisée en collaboration avec Fabien Jobard et René Lévy, chercheurs au Centre National de la Recherche Scientifique, et sous la supervision technique de Lamberth Consulting.
En examinant cinq sites parisiens (dans et autour de la Gare du Nord et de la station Châtelet-Les Halles), importants points de transit du centre de Paris où l’on observe une forte activité policière, l’étude a recueilli des données sur les contrôles de police, au premier rang desquelles des données sur l’apparence des personnes contrôlées (origine, âge, sexe, style vestimentaire, types de sacs portés). Cette étude, qui présente des données uniques sur plus de 500 contrôles de police, est la seule menée à ce jour, propre à détecter le contrôle à faciès en France.
L’étude a utilisé une méthodologie fondée sur la comparaison systématique entre les personnes contrôlées et la population disponible sur les sites en question durant les mêmes tranches horaires. Tant les données de référence (le benchmark) que celles sur les contrôles ont étés classées en fonction de l’origine perçue, de l’âge, des vêtements, et du type de sac porté. En observant les contrôles d’identité, les observateurs ont également relevé le déroulement et l’issue des contrôles, et, lorsque c’était possible, ont procédé à une brève entrevue avec la personne contrôlée pour savoir à quelle fréquence elle disait faire l’expérience des contrôles de police, quel jugement elle portait sur le comportement des policiers pendant le contrôle, quelle réaction émotionnelle le fait d’être contrôlée entraînait chez elle.
L’étude a confirmé que les contrôles d’identité effectués par les policiers se fondent principalement sur l’apparence : non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu’ils sont, ou paraissent être. Les résultats montrent que les personnes perçues comme « Noires » (d’origine subsaharienne ou antillaise) et les personnes perçues comme « Arabes » (originaires du Maghreb ou du Machrek) ont été contrôlées de manière disproportionnée par rapport aux personnes perçues comme « Blanches ». Selon les sites d’observation, les Noirs couraient entre 3,3 et 11,5 fois plus de risques que les Blancs d’être contrôlés au regard de la part de ces deux groupes dans la population disponible à être contrôlée par la police (ou la douane). Les Arabes ont été généralement plus de sept fois plus susceptibles que les Blancs d’être contrôlés ; globalement, ils couraient quant à eux entre 1,8 et 14,8 fois plus de risques que les Blancs d’être contrôlés par la police (ou la douane) sur les sites retenus, également au regard de la composition de la population disponible. Les entretiens de suivi réalisés avec les personnes qui venaient d’être contrôlées donnent à penser que les Noirs comme les Arabes subissent d’ordinaire davantage de contrôles de police que les Blancs.
Un autre facteur déterminant a été le style de vêtements portés par les personnes contrôlées. Bien que les personnes portant des vêtements aujourd’hui associés à différentes « cultures jeunes » françaises (« hip-hop, » « tecktonic, » « punk » ou « gothique », etc.) ne forment que 10 % de la population disponible, elles constituent jusque 47 % de ceux qui ont été effectivement contrôlés. Il ressort de notre étude que l’apparence vestimentaire des jeunes est aussi prédictive du contrôle d’identité que l’apparence raciale. L’étude montre une forte relation entre le fait d’être contrôlé par la police, l’origine apparente de la personne contrôlée et le style de vêtements portés : deux tiers des individus habillés « jeunes » relèvent de minorités visibles. Aussi, il est probable que les policiers considèrent le fait d’appartenir à une minorité visible et de porter des vêtements typiquement jeunes comme étroitement liés à une propension à commettre des infractions ou des crimes, appelant ainsi un contrôle d’identité.
Alors qu’en règle générale, les personnes interrogées ont qualifié de « poli » et de « neutre » le comportement des fonctionnaires qui les avaient contrôlées, et ce quelles que soient leurs origines supposées, à la question de savoir quel effet ce contrôle avait produit sur les intéressés, les Noirs et les Arabes interrogés ont exprimés des sentiments fortement négatifs au regard de celles exprimées par les Blancs, contraste dont la cause possible est la plus grande fréquence à laquelle les membres des minorités visibles disent être contrôlés." CESDIP
> Rapport complet en français sur le site du Centre de Recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales ( Cesdip)

L'enquête autour des contrôles d'identités, menée par René Lévy et Fabien Jobard, nous apprend donc que " Les contrôles d’identité au faciès sont non seulement monnaie courante, mais se multiplient "… pour avoir écrit cette évidence, un représentant du Syndicat de la magistrature a subi sept ans de procédure tatillonne à l’initiative du ministère de l’Intérieur...
"Ce livre a été poursuivi par le Ministère de l'intérieur pour "injures", en raison de l'illustration de la couverture, et "diffamation publiques envers une administration publique, en l'espèce la police nationale à raison en page 6 de l'ouvrage du passage suivant "les contrôles d'identités au faciès, bien que prohibés par la loi, sont non seulement monnaie courante, mais se multiplient"...
Pour l'anecdote - façon de parler - René Lévy et Fabien Jobard travaillent au Centre de Recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales ( Cesdip) qui dépend du CNRS, mais pour mener leur travail à bien, il aura fallu le soutien logistique de l'Open society institute, structure philanthropique dirigée par le milliardaire George Soros...
Et pour la route, Le chef d'escadron Jean-Hugues Matelly de la Gendarmerie nationale , est "envoyé devant un conseil d'enquête" à la suite des propos qu'il a publiquement tenus dans les médias à trois reprises. Cette mesure l'expose à être radié des cadres, c'est-à-dire être exclu de la Gendarmerie. Jean Huges Matelly est aussi chercheur associé au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales ( voir plus haut).
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Autre origine, autre faciès, autres droits : les Roms, citoyens à part entière de l'Europe, font pourtant l'objet d'exactions répétées, surtout depuis la fin de la trève hivernale. Le but ? les dissuader de venir et de s'installer en France.
Tout se tient, et se tient bien.
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Observatoire des libertés publiques
"À toutes les périodes de notre histoire, de nombreuses exactions ont illustré le comportement des forces de l'ordre. Dans les années soixante, les blousons noirs paraissaient être le cauchemar des hommes en uniforme.
De 1968 à 1980, ce sont les étudiants et les lycéens qui faisaient l'objet de la sollicitude des policiers.
Depuis une quinzaine d'années, il est évident que les immigrés – colorés – représentent l'image de l'ennemi intérieur qu'il convient de surveiller de près.
Le plus souvent, des jeunes Français, prénommés Abdel, Aïssa, Chérif, Mourad, Nordin, etc., sont les victimes de policiers à la nuque raide.
"Que fait la police ?" s'est donné pour tâche de répertorier les informations concernant les actions d'une police que l'on qualifie toujours de républicaine…
Cet ouvrage rassemble les 50 premiers numéros du bulletin mensuel "Que fait la police ?" édité par l'Observatoire des libertés publiques depuis 1994."
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> Centre de Recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales ( Cesdip)
> Contrôles policiers au faciès : une enquête confirme une dérive qui est de notoriété publique - Ligue des droits de l'homme - Toulon
> le site Romeurope: http://www.romeurope.org
"Le CNDH Romeurope a été créé en octobre 2000 à Paris à l’issue du Colloque « Roms, Sintés, Kalés, Tsiganes en Europe, Promouvoir la santé et les droits d’une minorité en détresse ». Ce colloque publiait les résultats du projet recherche action pour la promotion de la santé mené par le réseau Romeurope dans six pays de l’Union Européenne. Les conclusions étaient très alarmantes tant du fait des graves problèmes de santé rencontrés par la population rom en Europe, que de l’impossibilité d’y porter remède par de simples programmes de santé, les conditions minimales exposées dans la Charte d’Ottawa ( OMS 1986) n’étant pas réunies. La priorité absolue était donnée aux actions visant à aider les Roms à accéder aux droits fondamentaux.
Un certain nombre des associations françaises présentes, au premier rang desquelles la Ligue des Droit de l’Homme, Médecins du Monde, le MRAP, l’ASAV…ont alors décidé de se regrouper en Collectif.. Le CNDH Romeurope était créé.
Rapidement le CNDH Romeurope a décidé de concentrer ses réflexions et actions sur les problèmes et besoins des Roms migrants en France, les gens du voyage, citoyens français, relevant d’actions différentes et spécifiques."
20:19 Ecrit par Zeck dans / Droits de l'Homme, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cesdip, police, faciès, rené lévy, fabien jobard, france-culture, esprit frappeur, observatoire des libertés publiques, ldh toulon, romeurope
27.06.2009
Délit d'assistance
Si vous voulez être certains que vous ne rêvez pas,
vérifiez que le cauchemar continue.
L'association Médecins du Monde est poursuivie en justice pour avoir organisée d'urgence- et face aux carences de l' Etat- l'accueil des Rroms évacués après l'incendie de leur bidonville dans lequel un enfant est mort brûlé vif.
De l'incendie au camp de St Ouen:
témoignage d'un jeune homme de 25 ans.
> Camp de "déplacés" européens: Médecins du Monde assigné en justice par la Préfecture de Seine-Saint-Denis- communiqué de Médecins du Monde
> Rroms carnet de bordd'un camp de déplacés ( blog de Médecins du monde)
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Assistances à personnes traumatisés, nouveau délit de solidarité ?
"Les associations signataires se déclarent solidaires avec Médecins du Monde (MdM), poursuivie en justice par l’État en raison de l’organisation de l’accueil à Saint Denis (93) sous 6 tentes humanitaires des familles roms évacuées après l’incendie mortel de leur bidonville en mai dernier à Bobigny.
Pour tout autre groupe de personnes, l’État mobilise immédiatement une cellule psychologique et met à l’abri l’ensemble des victimes. Dans ce cas, ces témoins de la mort brûlé vif d’un enfant de 7 ans qui ont aussi perdu tous leurs biens personnels ont été d’abord expulsés 48 heures après ce drame, sur décision du Préfet de Seine-Saint-Denis, du gymnase que la Ville de Bobigny avait réquisitionné en urgence. Les forces de l’ordre les ont ensuite empêché de s’installer sur des terrains dans les Hauts-de-Seine.
Face à cette situation de détresse exceptionnelle et à la carence de l’État, MdM a décidé la nuit même de mettre fin à leur errance et de les accueillir sur un délaissé de voirie de l’État à Saint Denis dans un campement humanitaire équipé.
L’État a alors saisi la justice en référé pour faire cesser cet hébergement d’urgence et faire condamner MdM pour cet acte de soutien envers les Roms.
Les associations signataires dénoncent ces nouvelles menaces inacceptables contre des acteurs de la solidarité.
Elles demandent l’arrêt immédiat des poursuites contre MdM et le relogement sans délai de toutes les personnes concernées avec la mise en place d’un suivi médical et l’accompagnement social de ces familles.
ADDE (Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers),
ANGVC (Association Nationale des Gens du Voyage Catholique),
ASAV (Association pour l’Accueil des Voyageurs),
ASET (Association pour la scolarisation des Enfants Tsiganes),
CCFD,
CLASSES (Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien des Enfants des Squats),
Collectif Rrom des associations de l’agglomération lyonnaise,
COMEDE (Comité médical pour les exilés),
DAL (Droit au Logement),
FNARS (Fédération Nationale des Associations d’accueil et de Réinsertion Sociale),
FNASAT-Gens du voyage,
GISTI,
LDH (Ligue des Droits de l’Homme),
Mouvement catholique des Gens du voyage,
MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples),
PARADA,
Procom,
Réseau de solidarité Rroms de St Étienne,
Roms Action,
Syndicat de la magistrature,
Syndicat des Avocats de France,
URAVIF (Union Régionale des Associations Voyageurs d’Ile-de-France).
Source GISTI
20:29 Ecrit par Zeck dans / Droits de l'Homme, Politique, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roms, bobigny, médecins du monde, droite, gisti
15.05.2009
Amoureux & sans papiers
envoyé par Vent-de-Liberté " Et dans ma ville la maire a supprimé les deux bancs publics devant le Théâtre … sûrement parce qu'ils accueillaient des SDF. Ben oui, ils rêvaient d'aller au Théâtre … Alors pour ne plus qu'ils rêvent … Ben elle a aussi diminué les subventions du Théâtre !
Tant pis pour les vieux qui peinent en rentrant du marché … Il ne faudrait pas qu'ils tombent amoureux !"

Oui,
on peut être sans-papiers ET amoureux
08:49 Ecrit par Zeck dans / Droits de l'Homme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amoureux et ban public, vent de liberté, musique, clip
10.05.2009
Rétablissement de l'esclavage
Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), l'assemblée de la Convention votait l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. En 1802, par le rétablissement de l'esclavage dans les colonies et l'établissement d'un ordre raciste, Bonaparte achevait la rupture avec la déclaration des droits de l'homme et du citoyen et consacrait aussi le triomphe de la contre-révolution en France.
Avec le Consulat toute notion de droits de l'humanité disparaissait de toutes les Constitutions de la France, et ce jusqu'en 1946.
Par le traité d'Amiens du 25 mars 1802, le gouvernement britannique restituait les colonies françaises de la Martinique, de Tobago et de Sainte-Lucie. Les 16 et 18 mai suivants, Bonaparte faisait voter le maintien de l'esclavage dans ces colonies restituées :
"Art. 1er. Dans les colonies restituées à la France, en exécution du traité d'Amiens, l'esclavage sera maintenu, conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789.
Art. 3. La traite des noirs et leur importation dans lesdites colonies auront lieu conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789."
En Guadeloupe et en Guyanne, la législation du Consulat accorda au parti ségrégationniste ce que la monarchie lui avait alors refusé,vouant des humains à être des esclaves en raison de la couleur de leur peau.
"Nos anciens tyrans permettaient à un maître d'affranchir son esclave, et tout nous annonce que, dans le siècle de la Philosophie, il existe des hommes, malheureusement trop puissants par leur éloignement de l'autorité dont ils émanent, qui ne veulent voir d'hommes noirs, ou tirant leur origine de cette couleur, que dans les fers de l'esclavage." Louis Delgrès
Le Consulat mit donc en place un ordre juridique raciste qui n'accordait la citoyenneté française qu'aux seuls Blancs, interdisait les mariages entre "races" et considérait les personnes libres de " couleur" comme des étrangers inassimilables comme l'affirme le génral Richepance dans son arrêté pris en Guadeloupe le 17 juillet 1802.
"…Considérant que les colonies ne sont autre chose que des établissements formés par les Européens qui y ont amené des Noirs comme les seuls individus propres à l'exploitation de ce pays ; qu'entre ces deux classes fondamentales des colons et de leurs esclaves, se sont formées des races de sang-mêlé toujours distinctes des Blancs qui ont formé ces établissements ;
Considérant que ceux-ci seuls sont les indigènes de la nation française et doivent en exercer les prérogatives ;
…Art. premier. Jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné, le titre de citoyen français ne sera porté dans l'étendue de cette colonie et dépendances que par les Blancs. Aucun autre individu ne pourra prendre ce titre ni exercer les fonctions ou emplois qui y sont attachés."
Pureté de la race, pureté de la classe... les derniers conflis sociaux en Outre-mer ont montré que cette conception raciste et néo-colonialiste du monde, sous le couvert de "pragmatisme" habillé à la dernière mode libérale, n'avait pas encore craché ni son dernier mot ni son dernier souffle.
> 1793-94 : La Révolution abolit l'esclavage. 1802 : Bonaparte rétablit l'esclavage - Par Florence Gauthier, Université Paris VII Denis Diderot.
> Hérodote
> Guadeloupe : la politique du mépris- communiqué de la LDH
11:04 Ecrit par Zeck dans / Droits de l'Homme, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : esclavage, consulat, bonaparte, contre-révolution
07.05.2009
Souricière-express
Le 16 avril, les 12 secrétaires de la Conférence du Barreau de Paris ( des avocats qui représentent le jeune barreau parisien et assurent la défense pénale des plus démunis) ont profité d'une audience de comparution immédiate pour dénoncer les conditions "inhumaines" de détention au dépôt du palais de Justice de Paris et plaider la nullité de la procédure en cours.
Récemment à Créteil ,dans le Val-de-Marne, des comparutions immédiates ont été annulées à cause de ses conditions.
"Plongée au coeur du dépôt de Paris avec Europe 1"
Guillaume Biet
Le dépôt accueille les personnes en fin de garde-à-vue qui attendent d'être présentées au juge et sont théoriquement "présumées innocentes".
Les avocats s’insurgent contre les souricières et les dépôts
" Suite au bilan sévère du contrôleur général des lieux privatifs de détention, la question de l’état des prisons françaises et des sous-sols des Palais de justice reste d’actualité. C’est pourquoi, Christian Charrière-Bournazel, Bâtonnier du Barreau de Paris a sollicité des magistrats afin qu’ils laissent les secrétaires de la Conférence du barreau de Paris visiter le dépôt et la souricière du Palais de justice de Paris.
Les douze jeunes avocats ont décidé de dénoncer publiquement les conditions insalubres de détention dans les cellules de la souricière et du dépôt.
Condamner une personne ayant passé jusqu’à vingt-trois heures (au lieu du délai légal maximum de vingt heures) dans une cellule de trois mètres carrés, avec deux autres personnes, sur un banc en bois, qui n’a disposé ni d’eau courante, ni de lavabo, ni de W.C. isolé, constitue en soi une atteinte insupportable à la dignité humaine.
Les avocats sont concernés par l’état de ces locaux car ils sont amenés à assister les personnes qui, sortant de garde-à-vue, sont placées au dépôt en attendant d’être présentées à un juge et les détenus provisoires extraits des maisons d’arrêt pour être jugés après un délai d’attente à la souricière.
Or, le Code de procédure pénale (CPP) prévoit la comparution d’un détenu dans des conditions correctes après un séjour dans un local spécialement aménagé.
Le constat fait par les secrétaires de la Conférence du barreau de Paris est accablant, loin des conditions exigées par le CPP ; celles-ci étant qualifiées, par le Bâtonnier du Barreau de Paris, « sans excès, de traitements inhumains et dégradants, constitutifs d’atteintes insupportables à la dignité humaine ». Leur rapport sera communiqué à tous les dirigeants concernés.
Dès lors, il a été décidé que les avocats plaident la nullité des procédures afin de les faire annuler devant le tribunal correctionnel de Paris. Le Bâtonnier de Paris invite ses confrères à déposer des conclusions d’incident, de manière systématique, à exiger un transport des juridictions sur les lieux et d’en appeler à la Cour européenne des droits de l’homme.
La Procureure, en audience lors de la première comparution immédiate pour laquelle la nullité a été plaidée, a dû admettre que "les magistrats sont conscients que les conditions d’accueil sont tout à fait indignes et parfaitement inacceptables".
Source : Editorial de Christian Charrière-Bournazel, Bâtonnier du barreau de Paris,
Bulletin du barreau de Paris du vendredi 24 avril.
> Rapport sur la Conférence des avocats du Barreau de Paris sur la visite du dépôt et de la souricière du Palais de Justice de Paris
11:04 Ecrit par Zeck dans / Droits de l'Homme, / Liberté civile et politique, / Prisons, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charrière-bournazel, bâtonnier du barreau de paris, souricière, tribunal correctionnel de paris, http:www.village-justice.com, eruope1, guillaume biet
23.04.2009
Migrants
19:20 Ecrit par Zeck dans / Droits de l'Homme, / immigration, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : calais, association belle étoile, reuters, pascal rossignol
Le Nettoyeur
Spectacle de nettoyage au bulldozer à Calais: 200 à 300 policiers (21 cars de gendarmeries et une quarantaine de camion de CRS) pour faire place nette dans la "Jungle" avant l'arrivée de Besson, personnage joliment baptisé de " traître heureux" par Hollande, son ex-camarade de parti socialiste.
Le but de ce déploiement policier vise peut-être à décourager les sans-papiers de venir ou de rester dans la région, mais plus sûrement encore de draguer le fond de l'électorat de droite pour les prochaines élections.
Besson, avec tout l'humanisme dont il est capable, veut fermer la Jungle qui n'est que la conséquence directe de la fermeture du contre de Sangatte. Cette fermeture fut ordonnée le 5 novembre 2002 par Sarkozy et elle fut accueillie par nos bons gestionnaires de flux migratoires et de pêche aux voix du FN comme une grande victoire sur l’immigration clandestine et l’insécurité supposée en découler.
J’ai réglé le problème…" avait tonitrué le ministre de l'intérieur de l'époque. C'est à dire qu'en détruisant le camp il tentait de masquer aux yeux de l'opinion publique la réalité trop visible des migrants. Qui en effet s'intéresserait à un étranger isolé, qui l'aiderait au quotidien tout au long de l'instruction de son dossier de demandeur d'asile ?
> Le camp de « réfugiés » de Sangatte - GISTI
> La loi des jungles : La situation des exilés sur le littoral de la Manche et de la Mer du Nord -GISTI
08:54 Ecrit par Zeck dans / Droits de l'Homme, / immigration, / immigration, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : migrants, gisti, calais, besson, sarkosysme, ump, droite


















