vendredi, 12 avril 2013
Pourquoi ont-ils été élus ?
Le gouvernement soutenu par la droite : l'âne embourbé a bien besoin de ce renfort.

La loi veut transcrire dans le code du travail l'accord sur "la sécurisation de l'emploi"qui met en cause la protection des salariés. Cet accord a été signé le 11 janvier par le patronat et trois syndicats - CFDT, CFTC,CFE-CGC- mais rejeté par les deux grandes centrales ( CGT et CGT-FO) ainsi que par la FSU et Solidaires. Cet arsenal dicté par le patronat sécurisera les licenciements et non l'emploi : tous ceux qui vont perdre leur emploi à cause de cet accord pourront toujours envoyer leurs félicitations à l'âne embourbé aux prochaines élections.
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jeudi, 10 mai 2012
Catoblépas
Le Catoblépas est le symbole de la laideur et de la bêtise dans l'œuvre de Flaubert. Le monstre, dont le cri est un soupir, est en effet le plus stupide de la création puisqu'une fois, à force de se lécher les pieds, il commença à se dévorer lui-même.
" Le Catoblepas buffle noir, avec une tête de pourceau tombant jusqu’à terre et rattachée à ses épaules par un cou mince, long et flasque comme un boyau vidé. Il est vautré tout à fait et ses pieds disparaissent sous l’énorme crinière à poils durs qui lui couvre le visage.
Gras, mélancolique, farouche, je reste ainsi continuellement, à sentir sous mon ventre la chaleur de la terre. Mon crâne est tellement lourd qu’il m’est impossible de le porter ; je le roule autour de moi, lentement, et, la mâchoire entr’ouverte, j’arrache avec ma langue des herbes vénéneuses arrosées de mon haleine. Une fois même je me suis dévoré les pattes, sans m’en apercevoir.Personne, Antoine, n'a jamais vu mes yeux, ou ceux qui les ont vus sont morts. Si je relevais mes paupières, mes paupières roses et gonflées, tout de suite tu mourrais. "
Flaubert - La Tentation de Saint-Antoine - 1856
Historia naturalis de quadrupedibus, par Jan Jonston (1614)
Pline Histoire naturelle (Hist. nat., VIII, chap. XXII)
" Chez les Éthiopiens occidentaux est la source Nigris, origine du Nil, d'après l'opinion de la plupart des auteurs, que rendent probable les arguments rapportés plus haut (V, 10). Auprès de cette source est une bête appelée catoblepas, d'une taille médiocre, ayant les membres inertes: tout ce qu'elle peut faire, c'est de porter sa tête, qui est très pesante, et quelle tient toujours inclinée vers le sol; autrement elle serait le fléau du genre humain, car tous ceux qui voient ses yeux expirent sur-le-champ. "
07:32 Publié dans - Lectures, - SarKo CirKus, - Zectionnaire, - Zoothèque, > C, Art et Culture, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : catoblépas, zectionnaire, c, pline, flaubert, blondin, watergate, nixon |
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dimanche, 22 avril 2012
Salon
Salle des croûtes
10:52 Publié dans - Histoire tangente, - Museum du Quinquennat, - Pastiches & parodies, - Zoothèque, Actualités, Agriculture, Cuisine/Gastronomie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sarkozy, salon de l'agriculture, contre-réformes |
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dimanche, 29 janvier 2012
V comme ventriloque officiel
" Un homme officiel est un ventriloque qui parle au nom de l’Etat : il prend une posture officielle — il faudrait décrire la mise en scène de l’officiel —, il parle en faveur et à la place du groupe auquel il s’adresse, il parle pour et à la place de tous, il parle en tant que représentant de l’universel.
On en vient ici à la notion moderne d’opinion publique. Qu’est-ce que cette opinion publique qu’invoquent les créateurs de droit des sociétés modernes, des sociétés dans lesquelles le droit existe ? C’est tacitement l’opinion de tous, de la majorité ou de ceux qui comptent, ceux qui sont dignes d’avoir une opinion. Je pense que la définition patente dans une société qui se prétend démocratique, à savoir que l’opinion officielle, c’est l’opinion de tous, cache une définition latente, à savoir que l’opinion publique est l’opinion de ceux qui sont dignes d’avoir une opinion. Il y a une sorte de définition censitaire de l’opinion publique comme opinion éclairée, comme opinion digne de ce nom. "

L’officiel, ou la mauvaise foi collective
" Une des dimensions très importantes de la théâtralisation est la théâtralisation de l’intérêt pour l’intérêt général ; c’est la théâtralisation de la conviction de l’intérêt pour l’universel, du désintéressement de l’homme politique - théâtralisation de la croyance du prêtre, de la conviction de l’homme politique, de sa foi dans ce qu’il fait. Si la théâtralisation de la conviction fait partie des conditions tacites de l’exercice de la profession de clerc - si un prof de philo doit avoir l’air de croire à la philo -, c’est qu’elle est l’hommage essentiel de l’officiel-homme à l’officiel ; elle est ce qu’il faut accorder à l’officiel pour être un officiel : il faut accorder le désintéressement, la foi dans l’officiel, pour être un véritable officiel. Le désintéressement n’est pas une vertu secondaire : c’est la vertu politique de tous les mandataires. Les frasques de curés, les scandales politiques sont l’effondrement de cette sorte de croyance politique dans laquelle tout le monde est de mauvaise foi, la croyance étant une sorte de mauvaise foi collective, au sens sartrien : un jeu dans lequel tout le monde se ment et ment à d’autres en sachant qu’ils se mentent. C’est cela, l’officiel... "
Pierre Bourdieu.
Sociologue (1930-2002).
Extrait de « Sur l’Etat. Cours au Collège de France, 1989-1992 »,
Raisons d’agir - Seuil, Paris, 2012, qui a paru le 5 janvier 2012.
Résumés des Cours de Pierre Bourdieu au Collège de France, 1991-2001
Le 9 mars 1996, dans l'émission "Arrêt sur images", alors diffusée sur la Cinquième, Daniel Schneidermann et Pascale Clark recevaient Pierre Bourdieu et deux têtes médiatiques et animateurs télévisuels de l'époque : Jean-Marie Cavada pour "La Marche du siècle" et Guillaume Durand.
Pascale Clark, s'adressant à Bourdieu : " vous ne vous êtes pas encore exprimé à la question sur la grève de décembre (*) dernier. Pour quelle raison ?
Pierre Bourdieu : Je ne sais pas si je dois répondre à cette question. Je pense qu'il y avait foule à la télévision, et on entendait surtout ceux qui n'avaient rien à dire, comme c'est souvent le cas. je pense que la télévision a cette propriété extraordinaire qu'elle donne presque toujours la parole sur le monde social à ceux qui n'en connaissent rien et qu'elle donne très peu la parole à ceux qui pourraient en parler. Et c'était particulièrement visible, je pense, dans cette époque, dans cette période. (...)
*
* *
(*) Le 15 novembre 1995 , la droite annonce la réforme des régimes des retraites, le plan Juppé ( du nom de l'actuel ministre des Affaires étrangères) était axé sur quatre grandes mesures :
- un allongement de la durée de cotisation de 37,5 à 40 annuités pour les salariés de la fonction publique, mesure déjà décidée pour les travailleurs du secteur privé lors de la réforme Balladur des retraites de 1993 ;
- l’établissement d’une loi annuelle de la Sécurité sociale qui fixe les objectifs de progression des dépenses maladies et envisage la mise en place de sanctions pour les médecins qui dépassent cet objectif
- un accroissement des tarifs d'accès à l'hôpital et des restrictions sur les médicaments remboursables
- le blocage et l'imposition des allocations familiales versées aux familles, combiné avec l'augmentation des cotisations maladie pour les retraités et les chômeurs. ( Wikipedia)
Devant la mobilisation et le soutien de l'opinion publique à ce mouvement qui rassemble plus d'un million de manifestants, le plan Juppé sera retiré.
Dès le 5 décembre, Juppé annonçait que la suppression de l'abattement fiscal de 20% n'était qu'un projet... dont on ne reparla plus. Le 10 décembre, il suspendait la commission Le Vert, chargée d'appliquer les modalités d'allongement de la durée de cotisation à 40 ans et il écrivait aux syndicats de la SNCF et de la RATP qu'il n'était « pas question de remettre en cause l'âge de départ à la retraite des conducteurs ». Le 11 décembre, devant l'Assemblée, il n'était plus question de changer l'âge ni le mode de calcul de la retraite pour l'ensemble des employés SNCF et RATP. ( LO)
Depuis la droite est revenue en force avec le soutien de quelques ventriloques officiels.
09:08 Publié dans - Zoothèque, > V, Art et Culture, Littérature, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : v, ventriloque, pierre bourdieu, etat, officiel |
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samedi, 14 janvier 2012
Eclairer la lanterne
Messieurs les beaux esprits dont la prose et les versSont d’un style pompeux et toujours admirable,
Mais que l’on n’entend point, écoutez cette fable,
Et tâchez de devenir clairs.
Un homme qui montrait la lanterne magique
Avait un singe dont les tours
Attiraient chez lui grand concours.
Jacqueau, c’était son nom, sur la corde élastique
Dansait et voltigeait au mieux,
Puis faisait le saut périlleux,
Et puis sur un cordon, sans que rien le soutienne,
Le corps droit, fixe, d’aplomb,
Notre Jacqueau fait tout du long
L’exercice à la prussienne.
Un jour qu’au cabaret son maître était resté
(C’était, je pense, un jour de fête),
Notre singe en liberté
Veut faire un coup de sa tête.
Il s’en va rassembler les divers animaux
Qu’il peut rencontrer dans la ville ;
Chiens, chats, poulets, dindons, pourceaux,
Arrivent bientôt à la file.
Entrez, entrez, messieurs, criait notre Jacqueau,
C’est ici, c’est ici qu’un spectacle nouveau
Vous charmera gratis.
Oui, messieurs, à la porte
On ne prend point d’argent ; je fais tout pour l’honneur.
A ces mots, chaque spectateur
Va se placer, et l’on apporte
La lanterne magique ; on ferme les volets,
Et par un discours fait exprès Jacqueau prépare l’auditoire.
Ce morceau vraiment oratoire
Fit baîller, mais on applaudit.
Content de son succès, notre singe saisit
Un verre peint qu’il met dans sa lanterne.
Il sait comment on le gouverne,
Et crie, en le poussant : Est-il rien de pareil ?
Messieurs, vous voyez le soleil,
Ses rayons et toute sa gloire.
Voici présentement la lune, et puis l’histoire
D’Adam, d’Ève et des animaux ...
Voyez, messieurs, comme ils sont beaux !
Voyez la naissance du monde ;
Voyez ... Les spectateurs, dans une nuit profonde,
Écarquillaient leurs yeux et ne pouvaient rien voir,
L’appartement, le mur, tout était noir.
Dont il étourdit nos oreilles,
Le fait est que je ne vois rien.
Ni moi non plus, disait un chien.
Moi, disait un dindon, je vois bien quelque chose
Mais je ne sais pour quelle cause
Je ne distingue pas très bien.
Pendant tous ces discours, le Cicéron moderne
Parlait éloquemment, et ne se lassait point.
Il n’avait oublié qu’un point :
C’était d’éclairer sa lanterne.
14:18 Publié dans - Zoothèque, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : singe, dindon, florian, fable, éclairer sa lanterne, seita |
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samedi, 15 octobre 2011
C comme flatteur
" Car il est bien vrai que quelques-uns, sans s'en apercevoir, se règlent en beaucoup de points sur les mœurs et la manière de vivre d'autrui. Mais pour le flatteur, il est entièrement semblable au caméléon, qui s'assimile toutes les couleurs, à l'exception de la blanche. "
09:54 Publié dans - Zectionnaire, - Zoothèque | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : caméléon, plutarque, comment distinguer le flatteur d’avec l’ami, andré-marie constant duméril, erpétologie générale |
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lundi, 08 août 2011
B comme Bekhey
Mot variable qui s'écrit comme on veut. Prononcer "béké" mais ne pas confondre avec béké. Ne pas confondre non plus avec becquée.
Quantité impressionnante de nourriture que quelqu'un peut avaler d'un seul coup, sans même l'aide d'une fourche, un peu à la manière du libé-râle des glauques marais tourbeux. Cet aspirateur fou, croisé avec la guêpe géante à mandibules broyeuses, se jette affamé sur les vifs qu'il découpe à la va-vite en larges lots dodus avec l'air de dire : ' tout pour ma grande gueule experte qui bave généreusement !".

la baiquai du libé-râle
Notons ici l'intervention d'un capilliculteur spécialiste en communication qui, en deux coups de peigne à pot, a rendu notre libé-râle si sympathique qu'on en ferait un aimable Père Noël - si c'était encore de saison - ou un nounours en peau d'ours.
Et qu'il doit être enivrant de se laisser aller, débile et languissant, entre les dents cariées du monstre, becquée frissonnante aux parfums capiteux de l' haleine fétide de la bouche broyeuse...
13:17 Publié dans - Zectionnaire, - Zoothèque, > B, > L, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : béké, libé-râle, droite |
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jeudi, 24 février 2011
Des ânes... des bœufs ou des moutons ?
| ...ils nous disent que la mule peut concevoir, quoiqu’elle ne puisse perfectionner son fruit ; il serait donc nécessaire de détruire ou de confirmer ces faits, qui répandent de l’obscurité sur la distinction réelle des animaux, et sur la théorie de la génération : d’ailleurs, quoique nous connaissions assez distinctement les espèces de tous les animaux qui nous avoisinent, nous ne savons pas ce que produirait leur mélange entre eux ou avec des animaux étrangers : nous ne sommes que très-mal informés des jumars, c’est-à-dire, du produit de la vache et de l’âne, ou de la jument et du taureau : nous ignorons si le zèbre ne produirait pas avec le cheval ou l’âne ; si l’animal à large queue, auquel on a donné le nom de mouton de Barbarie, ne produirait pas avec notre brebis ; si le chamois n’est pas une chèvre sauvage ; s’il ne formerait pas avec nos chèvres quelque race intermédiaire ; si les singes diffèrent réellement par les espèces, ou s’ils ne font, comme les chiens, qu’une seule et même espèce, mais variée par un grand nombre de races différentes ; si le chien peut produire avec le renard et le loup ; si le cerf produit avec la vache, la biche avec le daim, etc. Notre ignorance sur tous ces faits est, comme je l’ai dit, presque forcée, les expériences qui pourraient les décider demandant plus de temps, de soins et de dépense que la vie et la fortune d’un homme ordinaire ne peuvent le permettre. J’ai employé quelques années à faire des tentatives de cette espèce : j’en rendrai compte lorsque je parlerai des mulets ; mais je conviendrai d’avance qu’elles ne m’ont fourni que peu de lumières, et que la plupart de ces épreuves ont été sans succès. |
15:27 Publié dans - Zoothèque | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : buffon, chèvre, histoire naturelle, cnrs |
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mercredi, 29 décembre 2010
La tête dans son ventre
Le Musée du Quinquinquennat & la Zoothèque
Les racines crustacières de la France
"Son physique, son charme, son intelligence m'ont séduite. Il a 5 ou 6 cerveaux remarquablement irrigués. Je n'ai pas connu de crétins auparavant, ce n'est pas mon genre. Mais lui, ça va très, très vite."
La PDF à propos de Chouchou

"Il a deux cerveaux (tête et tronc) ; mais, pour se serrer, obtenir cette terrible centralisation, l'animal a pris un parti, c'est de n'avoir pas de cou, d'avoir sa tête dans son ventre. Merveilleuse simplification. Cette tête unit les yeux, les palpes, les pinces et les mâchoires. Dès que l'oeil perçant a vu, les palpes tâtent, les pinces serrent, les mâchoires brisent, et derrière elles, sans intermédiaire, l'estomac, qui lui-même a une machine pour broyer, triture et dissout. En un moment tout est fini, la proie disparue, digérée.
Tout est supérieur en cet être : Les yeux voient devant et derrière. Convexes, extérieurs, à facettes, ils sont à même d'embrasser une grande partie de l'horizon."
> Jules Michelet - La Mer - chap.X Crustacés. La guerre et l'intrigue.
10:10 Publié dans - Zoothèque, > C | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sarkozy, bruni, cerveau, crustacés, michelet |
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vendredi, 06 août 2010
Le Sarcopaithe cranté
Une corpulence de dourdignole de Neuilly, les yeux du sirepompe d’Auteuil, les oreilles de la mini-boulle de Passy, la queue de cure-oeil, voici l’extérieur du sarquopaite cranté une espèce de chien domestique, courant, tout en gueule, qui n’a cesse de sauter de coussin en coussin et de marquer continûment son territoire à qui mieux mieux en perdant ses poils.
La maîtresse de maison veillera à ne pas l’inviter au salon à l'heure du thé et des biscuits, c'est un conseil que je donne; mais en revanche, qu'elle n'hésite pas à l'emporter pour animer les soirées de cacquarante car il se prête à tous les déguisements.
La passion qui anime le Sarcopète cranthé de posséder et dominer tout, et celle de rabaisser tous, lui font fréquenter son collègue policier en meute et le mouton en troupeau qui se prête à bien des jeux, bien des morsures et finit toujours en côtelettes dociles et en carpette bouclée qui sent le plastique.
Lointainement originaire des golfs à trous naturels de Magyarie – le Tsarkrampète craonté fut acclimaté avec succès en France et affiné dès les croisades en la bonne ville de Neuilly-sur-Seine - spécialisée dans ce type de création animale tandis que Vire se tournait résolument vers l'andouille et Guéméné-sur-Scorff vers le carambar en cochon pur porc.
Malgré ces quelques défauts, le Charcoproute crampté ferait un compagnon acceptable du berger solitaire reclus dans ses alpages qui ne supporte plus ses moutons, si l'animal n’était jaloux et rancunier à l’excès; agressif et querelleur sans raison ; s’il ne dévastait le potager en y creusant des galeries où enterrer ses butins d’os – c’est un hyperactif – ; s’il ne mordait la main qui l’a nourri, s’il ne mordait la main qui l’a dressé ; s’il ne mordait la main de l’inconnu mourant qui sonne à la porte; s’il ne mordait la main du sans papier ; s’il ne mordait tous les mollets des mains qui passent.
Ces singularités de caractère expliquent le succès du sarkommandevanture Kranté chez une partie du peuple français qui pose des pièges à feu sous le paillasson dans l'attente de l'étranger, et le surnom de " my gueule d'amour " - Rex étant pris -que lui donne cette même partie pour qui Vichy n’est pas que la marque d’une carotte cuite.
16:58 Publié dans - Zectionnaire, - Zoothèque, > S | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : bestiaire, zoothèque, sarkopète cranté |
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