23.07.2008

Panthéonnade

Ils sont morts, mais ils l’ignorent. Lui aussi.

Il faut sans tarder donner un nouveau nom aux morts qui vivent, sinon confusions multiples  et, un triste jour, on en retrouve un à la présidence de la république ou à la mairie d’une grande ville. Ça c’est vu, et ça se verra encore.
Ne pas oublier de prendre des gants lors du baptême, les morts sont très susceptibles, surtout lorsqu’ils  vivent.
Je reçois aujourd'hui un de ces zombies qui n'est pas sans nous rappeler l'acteur fétiche de " Chevillées au corps "

 

«  Jack, en tant que trésor mort-vivant, vous êtes ce spectre permanenté sur la  voie du socialisme à visage libéral…
- C’est moi, c’est tout moi…
- Spectre fumeux dont l‘ombre fumante arpente - comme un pet vaseliné sur les parquets cirés de la Galerie des glaces  semée de fleurs de lys - les champs de la culture…
-C’est beau… j’aurais pas dit mieux…
- Parachutiste municipal, ministre varié hors de toute politique politicienne, carriériste infatigable hors parti…
- Vous êtes très fort…
- Hors d’œuvre, hors service, à ce stade de votre recomposition qui est une renaissance, vous semble-t-il exagéré  de vous affubler du joli nom de « Jackouille la Sarkouille » notamment pour  votre grande ouverture d’esprit libre ?
- Alors là, vous n’avez pas idée du plaisir que vous me faîtes ! Je suis très ému de ce nouveau patronyme où l’on sent poindre, sous les sonorités mutines, le soupçon de virilité qui va de paire avec les grands hommes d’Etat. Et il suffirait de me le chatouiller ce soupçon dans le sens du poil pour que je dise « Oui ! » à la plus haute fonction, voire  à une prochaine nomination de premier ministre. Même un secrétariat d’Etat, je ne dirais pas non. Même une présidence de grosse commission… je ne crache sur rien, moi . Et surtout jamais  dans la soupe. »

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Là, c'est quand je jouais le premier rôle dans la "Voix de son maître" Ce qui était coton, c'était de ne pas glisser sur le parquet de la Galerie des glaces. Et puis qu'est-ce que j'ai eu  chaud dans mon petit costume !    

 

25.03.2008

La république des sages

 Le caractère naturel du Français
est composé
des qualités du singe
et du chien couchant.

Montesquieu - Mes pensées-

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 Ne rien entendre,
mais d'une oreille experte.

Ne rien dire,
mais avec conviction. 

Ne rien voir,
mais de l'oeil du maître.

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"les singes sont bien trop bons
pour que l'homme puisse descendre d'eux."

 Nietsche

 

13.03.2008

Leurre doux

Musée du Quinquennat
ZOOthèque : Nos amies les bêtes.

L'heure est au leurre. 

En cette saison d'élections, le Modem tente la politique du vampire: "voyez mes ailes, voyez mes pattes !"  et si  ses canines sont riquiquites, son appétit est grand de s'attaquer à quelques fauteuils municipaux, voire quelques strapontins. Un  centriste croisé dans l'escalier me fait remarquer que les vampires  ne s'attaquent  pas au mobilier, et que lui  se sent plutôt chauve-souris au vol nocturne et zigzaguant. Dont acte. Voyez mon ouverture d'esprit...
Aux côtés du MoDem, le suivant, le devançant ou lui tendant  mains, joues et autres abattis, la Gôche pratique quant à elle la politique dite de l'ornithorinque, animal  auquel on sait qu'il ne manque qu'une hélice pour figurer, en sous-marin-porte-avions, un redoutable  Charles de gaulle.

Lors d'une prochaine causerie express, la vraie recette de la carpe et du lapin. Dimanche, votons pour la terrine du chef!

 

08.03.2008

Ne devenons pas des MIMOPHANTS

Mimophant : Cet animal hybride, inventé par l'écrivain Arthur Koestler, est un  croisement entre un mimosa et un éléphant. Il possède  la sensibilité d'un mimosa lorsqu'il s'agit de ses propres sentiments mais l'épiderme d'un éléphant lorsqu'il piétine les sentiments des autres.

Ministère "mimophant" un article de   Christian Salmon, essayiste, à propos du ministère d'Hortefeux que son propriétaire défini comme " extraordinairement sensible " Mais la sensibilité est  à géométrie très variable...

 

20.02.2008

Campagne


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D'autres vaches des musées de France sur le site
JOCONDE du ministère de la Culture

(allez à recherche simple, tapez "vaches" et  cochez la case image)
 

11.02.2008

Le martinon

Le martinon Elysée-Neuilly  appartient à l’espèce du porte-parole. Sa physionomie a ceci de particulier que lorsqu’on le jette dans les airs, il descend se poser sur le sol dans un mol abandon sans plus se blesser qu’un parachute de soie, puis il rebondit car en sus d’être creux il est caoutchouteux, ce que lui envie le hérisson qui n’a pas cette disposition pneumatique.
Nous dirons seulement, pour revenir à ces deux avantages, qu’une fois mort on l’enfile aisément à la manière d’une mitaine  et qu’il figure l’ Homme-de- paille -  sorte de  marionnette à gaine - au nouveau Théâtre de Guignol. Dans ce cas, il convient de la maquignonner avec force peintures pour que les  enfants ne rient ni trop fort ni trop longtemps à regarder le comique.

Les lèvres du martinon Elysée-Neuilly  sont aussi lourdes qu’épaisses, ses dents chevalines jaunissantes, les poils permanentés de la tête sont semblables à de l’herbe séchée que sépare une raie de bedeau dont il possède la voix, l’œil trouble et le regard louche ;  il n’a point d’assiette et possède pour unique arme de défense sa langue molle et, plus souvent, la dérobade comme l’indique son menton fuyant.
Autant la Nature nous a paru vive, agissante, exaltée, dynamique  dans le marsupilami, autant elle est alanguie, musarde, pataude, contrainte, étranglée, et rétrécie dans le martinon,  moins par une disposition particulière  que par  vice dans la conformation.

Son  instinct le pousse à  ne point fuir la présence des hommes politiques dont il recherche avec gourmandise les suffrages. Comme il est de nature domestique, encore que moins courageux que le bœuf, on l’apprivoise aisément en lui flattant la   croupe et en lui grattant les gonades, gestes qui énerveraient le plus docile des matous.
La bête est susceptible d’éducation à peu de frais car elle imite avec promptitude  les traits de caractère et les tics de son maître, pour peu que celui-ci caresse sa vanité qui est énorme dans le sens du poil. Et l’on  a vu des martinons assez bien dressés pour faire curiosité de spectacle avec les difformités du vice grimaçant la vertu.
Cependant ses pitreries, cause de son succès ici, font que bien des personnes ne le supportent pas tant elles leur rappellent continûment le modèle; alors le prestige s’évanouit, le scandale seul reste.

Enfin, des auteurs l’ont comparé à certains animaux du cirque comme l’otarie, le caniche, la perruche, le singe ou encore le lapin albinos des numéros de prestidigitation;  c’est un abus, car le martineau sait se bien tenir dans les cocktails et  la conversation, tandis que sa viande est immangeable ce qui nous le rend plus humain encore.  

 
Je ne me suis un peu étendu sur un sujet sur lequel il n’y a rien à dire que pour tâcher de passer le temps, mais aussi pour montrer un rayon de la vérité qui perce le nuage et dissipe l’illusion.

 

Buffon
La Nouvelle Histoire Naturelle.
L"Histoire Naturelle des quadrupèdes et serpents politques.

L'édition en ligne du vrai Buffon, sur le site http://www.buffon.cnrs.fr >>

28.01.2008

A bon chat bon rat.


Le  chat Pompon, rescapé d'un civet dominical,
vous invite à adopter des nems

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in connection with the Cie of the Presque Feinte 

 

 

16.01.2008

Nos amies les bêtes

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L'Ane musicien

Musée du  Quinquennat
Salle des décorations et des prix

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« L’Ane musicien d’or » est décerné cette semaine à Cire Besson, un déçu de la Royal.  En effet, qui d’autre que ce chef d'orchestre  est à même de donner le « la » à une clique gouvernementale qui se paye de chansons ?

Il a précisé que "l'idée n'est pas de punir, mais d'aider, de montrer quels sont les blocages et où sont les leviers pour atteindre les objectifs fixés aux ministres." Ces derniers n'auront donc pas à porter le bonnet, les voilà rassurés.

Notons au passage que Besson, moins indécis que l'âne de Buridan, aura vite pris son parti de braire dans le sens du vent pour se rapprocher du trône sans même faire l'imbécile pour une ration de son.
Il n'est donc que justice de lui confier le maniement du bâton et de la carotte, mission qui lui va comme un gant.

13.01.2008

A table !

Les moutons du marchand Dindenaut suivaient celui que Panurge avait malicieusement jeté à la mer, et l'un après l'autre se précipitaient, car, dit Rabelais, « le naturel du mouton, le plus sot et inepte animal du monde, estre tousiours suyvre le premier, quelque part qu'il aille ». La chenille du pin, non par ineptie, mais par nécessité, est plus moutonnière encore : où la première a passé, toutes les autres passent, en file régulière, sans intervalle vide.

Jean-Henri Fabre "Souvenirs entomologiques", 

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