06.09.2009
P comme Pilori

" Il vient d'être licencié.. eh bien il continuait à faire ses courses en voiture !
— Oh le monstre !"
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> " Parisot invente le principe du pollueur-payé !" par Gérald Andrieu - Marianne
>" Le Medef, vrai héritier de la Fondation St Simon" par Régis Soubrouillard - Marianne
> "Sarkozy. Rusé mais incompétent " par Juan - Marianne.
10:00 Ecrit par Zeck dans - Zectionnaire, > P, Environnement, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : taxe carbone, medef parisot, sarkozy
30.08.2009
S comme socia... euh, sénateur
"Soyez socialistes, sans hésitation. C'est aujourd'hui le seul parti qui puisse, sans ironie, promettre à un jeune homme, pour ses vieux jours, un siège de sénateur."
Remy de Gourmont - 1896
14:43 Ecrit par Zeck dans - Zectionnaire, > S | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste
24.08.2009
Moustachapeau
Dans la famille Napoléon, le premier (qui s'acheva à Waterloo) avait un petit chapeau ; le second (le numéro III qui finit à Sedan ) s'était choisi une grosse moustache :
"Il avait un’ moustache énorme,
Un grand sabre et des croix partout,
Partout, partout !
Mais tout ça c’était pour la forme,
Et ça n’servait à rien du tout,
Rien du tout"
(le Sire de Fisch ton Kan )
Hitler opta aussi pour la moustache comme accessoire. Epaisse dans ses débuts, il lui fit un sort et la trancha net en 1922, en même temps qu'il choisissait l' emblème de la svatiska. Mais il ne portait pas de chapeau melon.
> "La moustache d'Adolphe Hitler, un plus-de-jouir qui ne serait pas de semblant ?" Thierry Florentin - le site Freud-lacan.com
10:18 Ecrit par Zeck dans - Zectionnaire, > C, > M | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moustachapeau
11.08.2009
Le "Ça ira", ou comment naissent les chansons.
"Ah, ça ira, ça ira, ça ira, les aristocrates à la lanterne !"
Retournement de situation : un beau jour, la révolution. Jour du grand soir lorsque " ceux d’en-haut ne peuvent plus gouverner comme avant ; lorsque ceux d’en-bas ne supportent plus d’être opprimés comme avant", comme disait Lénine.
Ainsi, en 1789, le pouvoir royal de Louis Capet arrive en bout de course et trouve en face de lui une bourgeoisie laborieuse et commerçante et le peuple.
Dans les premiers temps de la Révolution, c'est la modeste lanterne des rues qui, à Paris du moins, devient le symbole de la justice populaire. Une justice expéditive que l'on flatte, que l'on tentera aussi de contrôler et de manipuler.
La violence répond à la violence et les nouveaux modes d'exécution capitale dans l'espace public répondent à ceux de la royauté : rouer, écarteler, pendre et décapiter.
Camille Desmoulins, qui vient de rédiger "la France libre" — un violent réquisitoire contre l'Ancien Régime, censuré et condamné par le Parlement de Toulouse à être brûlé —, publie après la nuit du 4 août, un pamphlet, Discours de la lanterne aux Parisiens, qui lui vaudra le surnom de " Procureur Général de la Lanterne" et qui commence ainsi :
"Braves Parisiens, quels remerciements ne vous dois-je pas ? Vous m'avez rendue à jamais célèbre et bénie entre toutes les lanternes. Qu'est-ce que la lanterne de Sosie ou la lanterne de Diogène, en comparaison de moi ? Il cherchait un homme, et moi, j'en ai trouvé 200 mille. Dans une grande dispute avec Louis XIII, mon voisin, je l'ai obligé de convenir que je méritais mieux que le surnom de juste.
Chaque jour je jouis de l'extase de quelques voyageurs Anglais, Hollandais, ou des Pays-Bas, qui me contemplent avec admiration; je vois qu'ils ne peuvent revenir de leur surprise, qu'une lanterne ait fait plus en deux jours que tous leurs héros en cent ans. Alors je ne me tiens pas d'aise, et je m'étonne qu'ils ne m'entendent pas m'écrier: " Oui, je suis la reine des lanternes. "
Malgré cette ouverture, le texte n'est pas un appel au meurtre mais le journal et le compte rendu d'une révolution en marche; un éloge de la toute récente abolition des privilèges ainsi qu'une mise en garde adressé au peuple contre une conspiration et une menace d'intervention militaire visant à détruire Paris et mettre bas les premiers acquis de la révolution. La lanterne est ici l'équivalent symbolique du glaive de la justice face à la menace d'un complot insurrectionnel.
Pour Camille Desmoulins la page de la monarchie est définitivement tournée et tout doit être fait pour qu'elle le reste :
" Nous n'avons plus d'Etats généraux qui faisaient des doléances, nous avons une assemblée nationale qui fait des lois, une telle assemblée ne peut être composée que des représentants de la Nation, et la Lanterne ne reconnaît pour ses représentants que les six cents députés des communes. Il est évident que les 600 autres membres sont députés non de la Nation, mais du clergé et de la noblesse." (p. 54)
La différence est de taille. Le fait du prince n'a plus lieu d'être, et l'égalité des citoyens demande une représentation parlementaire proportionnée.
Les frères Goncourt, artistes légitimistes, rêvaient un dix-huitième siècle idéalisé fait de paradis microcosmiques où se réunissait une petite élite de l'aristocratie, de la bourgeoise et des " gens de lettres"; un âge d'or du savoir vivre à la française et de l'art de la conversation que la Révolution avait aboli : " Fontenelle n'aimait pas la guerre parce qu'elle gâtait la conversation, Les lettres n'aiment pas la révolution parce qu'elle gâte les livres."
Ils donnent ici leur origine du Ça ira :
" La première lanterne, la lanterne mère siège en face de l'Hôtel de ville, au coin de la maison de l'épicier, au dessus de l'auvent, au-dessous d'un buste de Louis XIV ! Et sa belle branche de fer est si attractive pour les aristocrates, que le Petit journal du Palais-Royal écrit,en 1789: " Maison du coin du roi, dite hôtel du Réverbère, à vendre. Le propriétaire de cette maison ne veut plus coucher journellement près d'une potence."
Le réquisitoire de la lanterne est le Ça ira. Il venait du nouveau monde, ce refrain. Franklin, ce bon sens en lunettes, l'avaient apporté dans une poche de son habit brun.
Comme chaque jour on lui demandait des nouvelles de la Révolution américaine, et que cela était devenu un acquit de politesse, et une question d'habitude, le bonhomme économiste répondait dans un sourire: Ça ira, ça ira. La Révolution ramassa le mot, elle fit hymne. Et déjà en 91, le Ça ira fait une réputation à l'abbé Poirier, qui compose pour son refrain national un accompagnement de harpe; le Ça ira scandalise déjà un orgue de couvent sous des doigts patriotes, en attendant qu'il tonne et rugisse comme l'Alleluia du sang !"
> "Histoire de la société française pendant la Révolution", par Edmond et Jules de Goncourt, 1854. Chapitre III. Sur le site des éditions le Boucher, au format PDF
> les différentes versions du Ça ira
Nos aristocrates des temps modernes, nouveaux "monopoleurs sur le pain", outre leur goût congénital de la rapine, leurs révérences et courbettes qui sont de tous les temps, privilégient une vision du profit à très court terme et un enrichissement personnel mirobolant au détriment de tous. Leur cour s'appelle la bourse. Et chaque jour des gens restent sur le carreau. Rien ne va plus.
20:14 Ecrit par Zeck dans - Zectionnaire, > L, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence, lanterne, Ça ira, révolution, guerre civile, camille desmoulins
05.08.2009
Phonautographe
Le 9 avril 1860 , sous Napoléon III, Edouard-Léon Scott de Martinville enregistrait " Au clair de la lune" sur le "phonautographe". L'ingénieux procédé consistait à recueillir des vibrations acoustiques puis de retranscrire les ondes sonores sur une feuille de papier posée sur un cylindre noircie par de la fumée et placée au bout d'un tube acoustique. Mais cette invention ne permettait pas la réécoute des sons enregistrés.
Earl Cornell et Carl Haber, du Lawrence Berkeley National Laboratory (Etats-Unis), ont mis au point une technologie capable de lire les enregistrements qu'Edouard-Léon Scott de Martinville, une douzaine au total déposés à l'Académie des Sciences et à l'Institut de France.
> A écouter sur www.firstsounds.org c'est inaudible et émouvant.

Le centre de la membrane est au foyer du paraboloïde et par consequent c’est en ce point que se concentrent les vibrations qui frappent la surface intérieure, venant parallèlement à l’axe; c’est ce que montrent les lignes ponctuées LI, L’I’, L’’I’’.
C’est aussi en ce point qu’est monté le style inscripteur, formé d’une soie de sanglier terminée par une barbe de plume et fixé à la membrane par une goutte de cire d’Espagne. Une petite pièce C appuie par une de ses extrémités sur la membrane et sert à la tender plus ou moins par un mouvement à vis.
Le cylindre inscripteur B est recouvert d’une feuille de papier noircie au noir de fumée par l’exposition au-dessus d’une lampe ou d’une chandelle fumeuse. Il est porté sur une axe dont l’une des parties est taraudée et prend point d’appui sur un écrou fixe, de telle sorte que le cylindre tourne et avance à la fois; c’est là, on le voit, le cylindre décrit par Thomas Young.
Le style vibre aussitôt qu’un son est produit dans le voisinage du paraboloïde, et il suffit de faire tourner la manivelle pour obtenir une ligne sinueuse qui représente les vibrations de l’air.
L’inscription une fois faite, on coupe le papier avec un canif suivant une des génératrices du cylindre et on fixe l’épreuve en la passant dans un bain d’alcool pur ou légèrement additionné de gomme laque."
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Scott de Martinville avait déposé deux plis cachetés à l’Académie des sciences :
- "Principes de phonautographie" le 26 janvier 1857 qui comprend sept pages et huit grands tableaux graphiques et avait été ouvert, à la demande de l’auteur, le 15 juillet 1861 (voir le compte rendu de l'invention intitulé :" Inscription automatique des sons de l'air au moyen d'une oreille artificielle; Note de M. E.-L. Scott.)
- "Graphie du son" déposé le 27 juillet 1857 et ouvert par la Commission des plis cachetés le 9 mai 1985.
08:17 Ecrit par Zeck dans - Zectionnaire, > P, Histoire, Musique, Patrimoine, Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : phonautographe, edouard-léon scott de martinville, earl cornell, carl haber
02.08.2009
Grasse matinée & jeu de langue
Boby Lapointe
"Grimace ratatinée en rime à grasse matinée"
T'en souvient-il, tordu, la grasse matinée
Que tu vécus un jour de Mars en Gâtinais?
Dans ce buffet de gare estaminet,
De désir une vieille garce t'animait
T'offrant son trou en disant: "Grattes ça, minet"
Ton pied que tu enfouis jusqu'au tarse, gaminet
Fouillait jusqu'à son épigastre, marinait
Mais chez ces vieux boudins l'organe tard s'y met
A réagir et vrai l'orgasme tard y naît,
C'est pourquoi ces foutues pétasses graminées
Recherchent des méchants aux xames gratinés
Mais youpi ! tout soudain ta braguette s'animait
Et jaillissant ton gros cigare se mâtinait
De violet, étalant sa masse gratinée
Pour gicler d'un jus clair trois grammes satinés,
Puis, "pof", s'affaler, fugace martinet
Qui fit dire au vieux tas: "Ma grâce t'a miné."
Ouais, elle est gratinée, ta grasse matinée.
07:00 Ecrit par Zeck dans - Lectures, - Zectionnaire, > M, Humour, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boby lapointe, grimace ratatinée en rime à grasse matinée
01.08.2009
S comme serpent.
10:22 Ecrit par Zeck dans - Zectionnaire, > P, > S | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serpent, peau, esprit, nietsche, aurore
26.07.2009
Bigoudens & Bigoudennes
"Quel est votre opinion sur ce peuple, vous qui avez tant voyagé..."
Dans la seconde moitié du XIXème siècle, Mahé de la Bourdonnais, à la recherche de ses cousins de Basse-Bretagne, arrive à Pont-l'Abbé. Pour mieux comprendre ce pays aux "confins du Finistère", il se procure un "cours de dialectes en langues celtiques et françaises " et l'Histoire de Bretagne de Pitre Chevalier.
Comme lors de ses voyages en Inde et en Indochine, il chausse également ses lunettes d'anthropo-sociologue d'époque et trouve aux bigoudens, ces "Bretons pur sang", des affinités jusque là ignorées mais qui resteront longtemps en vogue.
Départ pour la récolte de goémon -
Sur ces entrefaites j'allais voir !e rédacteur en chef du Finistère, journal de Quimper, pour y faire mettre une insertion au sujet de mon ouvrage " Un Français en Birmanie " qui venait d'être réédité. Je présentais des photographies de la Birmanie et nous sommes arrivés à causer des " Bigouden " de Pont-l'Abbé, si remarquables par leurs costumes, leurs broderies et leurs mœurs, si différents des autres Bretons au point que les Quimpérois les appellent communément des Chinois, et qu'il n'y a pas à Quimper une seule boutique ou commerce tenu par un " Bigouden ". Elles (sic) ont le monopole de la " marée " et tous les matins elles arrivent des campagnes environnantes ou des bords de la mer, étaler leurs produits agricoles ou leur pêche, sur la place du marché; mais le soir venu il ne reste pas un seul habitant de Pont-l'Abbé à Quimper.
C'était le 16 juin qu'en causant, M. P., le rédacteur du Finistère me dit qu'on croyait généralement que les "Bigouden " étaient d'origine phénicienne. Ce à quoi je répondis en disant qu'ils ne pouvaient pas être d'origine phénicienne, qui étaient représentés comme un des beaux types de l'Orient ; tandis que les Bigouden sont foncièrement laids et n'ont rien de commun avec le type grec.
13:39 Ecrit par Zeck dans - Lectures, - Zectionnaire, > B, Histoire, Littérature, Patrimoine, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bigouden, pont-l'abbé, a. mahé de la bourdonnais, voyage en basse-bretagne, gallica
24.07.2009
Paragouttes
09:15 Ecrit par Zeck dans - Lectures, - Zectionnaire, > P, Art et Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parapluie, maupassant, umbrella
23.07.2009
Paillasse, mon ami...
Paillass' mon ami :
Saute pour tout le monde !"
09:22 Ecrit par Zeck dans - Musée du Quinquinquennat, - Zectionnaire, > P, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paillase, béranger



















