09.07.2008

Le fameux trou

Revenir aux vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves pour résorber le trou de la  Sécu.
 

Un Soldat ayant pour signes de Verole un nodus considérable à la partie moyenne du tibia de la jambe droite, des douleurs fort grandes dans les bras & les jambes, qui s'augmentoient la nuit ; & des insomnies perpetuelles, est entré dans les remedes le 24 Juillet 1684.

Le 24 il fut saigné.
Le 25 il fut purgé avec le sené, le syrop de roses, de fleurs de pesché, & le sel vegetal.
Le 26 il fut purgé avec la même medecine, & deux heures aprés il prit un bouillon avec quinze gouttes de Panacée antimoniale. Il alla à la selle vingt fois, & vomit pinte.
Le 27 il prit le matin dix grains de mercure, le soir 5. il fit selles 8.
Le 28 au matin 15 gr. le soir 6. selles 3. point salive.
Le 29 au mat. 20 gr. le soir 10. selles 5. point salive.
Le 30 au mat. 25 gr. le soir 10. selles 5. point de salive.
Le 31 au mat. 30 gr. le soir 10. selles 10. salive chopine 1.
Le 1 Aoust au matin 30 gr. le soir 10. selles 8. pinte 1.
Le 2 au mat. 30 gr. le soir 10. s. 13. pinte 1.
Le 3 au mat. 30 gr. le soir 10. s. 9. pinte 1.
Le 4 au mat. 25 gr. le soir 10. s. 10. pinte 2.
Le 5 rien, selles 11. chopines 3.
Le 6 rien, selles 10. chopines 3.
Le 7 rien, selles 2. demi-septiers 5.
Le 8 rien, selles 11. chopines 3.
Le 9 rien, selles 11. chopines 3.
Le 10 rien, selles 14. demi-septiers 5.
Le 11 rien, selles 7. demi-septiers 5.
Le 12 rien, selles 12. demi-septiers 5.
Le 13 rien, selles 10. pinte 1.
Le 14 rien, selles 11. pinte 1.
Le 15 rien, selles 6. demi-septier 1.
Le 16 rien, selles 4. point de salive.
Le 17 au matin. 30 gr. le s. 10. bien gueri. point de salive.
Le 18 medecine comme la premiere ; deux heures aprés un bouillon avec quinze gouttes de Panacée.

Ce malade a été en tout vingt-cinq jours à guerir. Il a été saigné deux fois, purgé trois, il a pris un lavement de deux jours l'un, il a pris deux cens quatre-vingt-un grains de mercure, qui font quatre dragmes moins sept.

 
"Méthode que l'on pratique à l'hostel des Invalides, pour guérir les Soldats de la Verole"
par
Jean de Labrune
 
La panacée   sur le site de la Bibliothèque Electronique de Lisieux
 
 
 

11.04.2008

Leur resto m’écœure.

Musée du Quinquennat
"A la bonne Tambouille"
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Menu 3 étages : "embarras du choix"
 
Au menu cette semaine « l’Embarras du choix » rien que de la qualité pour vomir un bon coup avant l’été. Que celles et ceux qui étaient encore en hibernation cette semaine se rassurent, je leur repasserai les plats avant qu’ils n’aillent sur les plages mazoutées.

En entrée :
J’ai beaucoup apprécié sur France Inter, la langue à la Rama Yade au franc parler , qui comme toutes les viandes creuses se mangent sous n’importe quel régime et bouche agréablement les trous, en cas de trous dans la conversation ou le cerveau (même motif, même punition, avec le Martin Hirsch à la gamelle. )
(On appelle faux-cul l’quivalent en haute couture napoléonienne, mais là ça ne se mange pas, ça s’écrase simplement quand on s’assied dessus)

En résistance :
Dirigeable à la Grenelle façon vol-au vent : Comme l’OGM, c’est insipide, incolore, inodore. Beaucoup de volume pour rien, donc, mais toxique. On voit ici que le mot résistance s’accommode à toutes les sauces et que de nos jours, question sauce, nous sommes gâtés.

Au dessert :
Pour continuer dans le vide et le vent, un pet de nonne droit dans son absence de bottes - voir plus haut- cuit au gaz, ça émousse les détails mais ça conserve l’essentiel. Bon d'accord, 91 000 dollars, c'est pas donné pour une cuisson vapeur comme qui dirait, mais tout augmente.  En bouillon >

 

14.03.2008

A toutes les sauces

En cette fin de semaine, avant d'attaquer le repas dominical, à J-3, entraînez vous à réaliser cette "sauce aux câpres sans câpres", un recette de Pierre Dac qui réjouira l'échiquier politique.

La sauce aux câpres sans câpres.

Vous prenez un litre d'eau ordinaire que vous faites soigneusement bouillir. Quand elle est bien bouillie, vous prenez un deuxième litre d'eau que vous faites tiédir au bain-marie.
Ceci fait, vous versez goutte à goutte un autre litre d'eau d'eau fraîche dans l'eau tiède pour faire une bonne liaison. Vous laissez légèrement épaissir sur le coin du feu.
Pendant ce temps, vous montez en neige un bon litre et demi d'eau, et vous incorporez cet appareil dans votre première préparation.
Si votre sauce est un peu ferme, vous l'allongez avec un peu d'eau légèrement dégourdie pour éviter que cela attache.
Vous enfournez à feu vif pendant quarante minutes. Vous démoulez, et pour clarifier, vous délayez le tout dans un litre d'eau.
Vous avez alors ce qu'on appelle la "concentré de sauce aux câpres" qui, étant donné sa force et sa concentration, ne peut être utilisé tel quel pour les besoins de la cuisine.
Si l'on veut s'en servir, il est indispensable de l'étendre avec de l'eau dans la proportion de gros comme une tête d'âne sur la pointe d'une épingle pour 10 litres d'eau.
Vous obtenez ainsi une sauce aux câpres très honorable et fort agréable au goût.
Les personnes qui digèrent mal et qui ont un estomac délicat, si cela ne passait pas, n'auraient qu'à boire un verre d'eau.

d'autres recettes de tante Abri sur le site du Chef Simon >