25.08.2009
Guygnolade
Théâtre et Guygnol

ASHA . – O mais qu’est-ce qué c’est que ce fracas diabolique dans les combles ?
LARBIN entrant. – Meussieu, y a un parachutiste doré qui veut parler à meussieu. Il a défoncé le toit en dégringolant dessus et le plafond de la chapelle itou. Do mi si la do ré ! (il lui remet une carte)
ASHA lisant la carte . – O mais qu’est-ce qué c’est que ça ? M. Ubu , ancien proisident du Lépine, et de Pologne ex-roi… Par sainte Talonnette, je n’y comprends rien… Enfin, proisident, même ancien ; roi, même ex, ce doit être quelqu’un de distingué. Entrevoyons. Faites entrer ce monsieur par la porte des petites personnalités.
08:39 Ecrit par Zeck dans - Musée du Quinquinquennat, - Pastiches & parodies, Politique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : jarry, ubu, pastiche, discours, sarkozy
08.08.2009
Pet de travers
Musée du Quinquinquennat
"Les grands poètes anonymes"

Quand vous étiez couché, râlant, sonnant la bonne,
Louis Quatorze et Napoléon à vos côtés,
L'un ayant de chagrin sa perruque haute ôtée,
Et l'autre son bicorne, sonnaient aussi la bonne.
Ils oyaient la plainte de l'oiseau Rossignol
Qui criait à l'Olympe et aux champs Elysées :
" Monsieur est mal en pis ! Monsieur va défuncter ! "
Je confiais au Passeur, qui les humains rançonne,
Que si Monsieur fut mort, — ha ! non ! n'en doutait pas ! —
Le Roi Sol-Sol, Napo, et peut être Obama,
Eussent vu du Français, orphelin, en liesse.
Ankou, vexé, força grandement sa fierté :
—Miracle ! — en un clin d'œil, vous rendant la santé,
Vous ressuscita d'un bon coup de pied aux fesses.
A. de Coctel
Les sonnets de la Toile cirée & du Fer à vapeur.
21:46 Ecrit par Zeck dans - Musée du Quinquinquennat, - Pastiches & parodies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sonnet, poésie, vapeurs, pets, ankou, pastiche, antoine de cotel, sur la convalescence de m
06.08.2009
Nouvelles en 2 temps 3 mouvements
Eric Doesburg, directeur américain du développement de Molex-Villemur, opéré du genou, marchait avec une canne. Il aurait été bousculé et bombardé d' oeufs, ses gardes du corps aussi : " la police n'a pas répondu aux appels à l'aide répétés".
Interruption temporaire totale prescrite par la Faculté pour le patient Doesburg. Une itt pour décider de la compétence du tribunal qui jugera et condamnera le ou les responsables de l'accident, des violences et des voies de fait.
Syndex, cabinet d'expertise comptable, estime que Molex-Villemur (283 emplois) est viable. Molex-Villemur dément. Et pour garantir la fermeture de l'usine (lock-out) prévue fin octobre, la direction américaine la ferme aujourd'hui.
Yes we can. (AFP)
> Mollex-Villemur :"L'accès à l'usine interdit à tout le monde"le blog des jeteurs d'œufs.
Œufs et parapluies

11:27 Ecrit par Zeck dans - Musée du Quinquinquennat, - Pastiches & parodies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : molex-villemur, féneon, eric doesburg, oeuf, http:www.molex-villemur.com
Nouvelles en 2 mots
En Nouvelle Calédonie, théâtre de violents affrontements, grévistes et manifestants qu'on ne peut pas renvoyer chez eux ont eu gain de cause. Sortie de crise. (Le Figaro)
09:22 Ecrit par Zeck dans - Pastiches & parodies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle-calédonie, fénéon, pastiche
05.08.2009
Nouvelles en deux mots
"Je suis un être humain " a déclaré M. Sarkozy, faisant allusion à sa" panne d’essence "; et il a ajouté : "Elle est bonne", en parlant de sa santé.
21:47 Ecrit par Zeck dans - Pastiches & parodies, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, fénéon
Nouvelles en peu de lignes
Marie-Luce Penchard lancent ses appels au calme qui précédent l'arrivée des renforts de gendarmerie en Nouvelle-Calédonie. Ils sauront les entendre.
21:41 Ecrit par Zeck dans - Pastiches & parodies, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle-calédonie, marie-luce penchard, brèves, pastiche, fénéon, nouvelles en trois lignes
02.08.2009
Saint Sardin - 1000 saints
- Mille saints -
les racines calottées de la France
Des mécréants sans dieu(x) méconnaissent leur Vie des saints, j'en connais, allez ! Eh bien ils ont grand tort. Et le tort chon.
D'autres se lèvent contre le projet de la Vallée finistèrienne des 1000 saints ! Engeance !
Allons cœurs vaillants, gloire à nos saints flokloriques !
saint et quasi martyr
SAINT SARDIN, SA VIE, SES OEUVRES
Enfance
Le trait suivant montre qu'il fut très jeune assoiffé de justice et d’ordre. Un jour il ramassa par terre une figue volée par ses compagnons de jeu et la mangea. Réfléchissant ensuite sur cette action, il pleura longtemps son crime.
Dès son jeune âge, il entendit la voix de Dieu qui lui enjoignit de se garder des passions et des vices
Croisades
Et dans ces moments il disait : Monstrum horrendum, informe, ingens,cui luimen ademptum ! ce qui est sévère mais juste.
Si quelque femme venait alors implorer la grâce de son époux, de son fils ou de son père, il l’écoutait disant : « Bienheureux ceux qui pleurent... » puis il la donnait à manger à ses chevaux pour la punir de sa témérité disant : « Bienheureux ceux qui souffrent !..” . Mais jamais il ne violait car ses mœurs était pures.
On voit par là qu’il était intransigeant dans sa mission.
Pour cette qualité il eut à subir de cruelles persécutions, mais, par son zèle viril qui réussit à convertir un grand nombre d'infidèles, il ne fut pas une vox clamantis in deserto.
Miracles
Un autre jour qu'il traversait la mer sur un navire, une tempête éclata, le naufrage était inévitable. Mais Sardin, éclairé de Dieu, déclara au pilote que la tempête cesserait sous peu, ce qui fut fait..
Un autre jour encore, il prit un couteau, et, l'amour guidant sa main, il lacéra la poitrine d’un prisonnier qui refusait d’abjurer le plus grand des maux qui est d'être juif, jusqu'à former les verset de l’Apocalypse de Jean disant au supplicié : « Ta poitrine servira d'autel !", et à ses compagnons: «Vous qui m'entourez, formerez le temple qui nous dérobera aux regards des profanes. ».
Le saint gagna le combat.
Lorsque Sardin défunta devant Tunis, suite à une caquesangue, son compagnon d’arme, le seul survivant de sa troupe, raconta que le bienheureux avait accompli de nombreux miracles dans différents déserts en métamorphosant à volonté des cailloux en pains de seigle ou en topinambours et des scorpions en homards; ne craignant ni la queue des uns ni les pinces des autres
Hélas ! ces choses édifiantes ne furent révélées qu’à la mort du saint qui, en raison d’une grande modestie, avait formellement interdit d’en parler de son vivant par crainte d’une trop grande publicité.
Comme on ne pouvait laisser le corps de cet homme prodigieux en terre barbare, il fut découpé en mille et un morceaux et enseveli dans des boîtes afin de faciliter son transfert vers la bonne ville de Douarnenez et le protéger ainsi de la corruption et des souillures.
Culte
L 'Église, pour qui croître et multiplier fut toujours une vertu et un bienfait, pourvut à ce que ses grâces ne demeurassent point réservées aux Bretons mais se répandissent sur son troupeau universel.
Des reliquaires superflus gagnèrent de glorieuses cathédrales aussi que d’ humbles chapelles qui glorifient le nom du Seigneur sur le littoral de la chrétienté.
Quelques années plus tard, il suffisait d’astiquer les boîtes pour faire apparaître le saint thaumaturge au tempérament fortifié par son long séjour dans l’huile d’olive.
Son culte connut dès lors un énorme succès mais, hélas, fut cause de maints scandales de la chair et débordements variés qui entraînèrent son interdiction.
Saint Sardin fut mis à l'index.
Les marchands du temple
19:36 Ecrit par Zeck dans - 1 000 saints, - Légende dorée, - Pastiches & parodies, Religion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : saint sardin, religion, 1000 saints, bretagne, douarnenez
Voyage en Gigantie
A Merdailles, ville d'art.
Quand le président crache, tous les courtisans se mettent à cracher ; s'il éternue, ils éternuent ; s'il tousse, ils toussent en exagérant toujours le bruit que fait Sa Hautesse.
Je ne sais quel marchand de tapis — je crois bien que c'est Tronchard, des Grands Magasins Réunis — se trouve un jour à Merdailles où le Président qui, sans doute pour avoir mangé trop mangé de fraises en provenance d'Ibérie, s'esquive souvent vers un endroit où tous les grands de ce monde et les papes ne vont qu'à pied.
A chaque visite au pas de course du Président au lieu de ses aisances, les courtisans se lèvent comme mus par un même ressort et s'éloignent vers les jardins à grands pas en simulant des caquesangues imaginaires et en se tordant comme des vers. Il est à noter que plus d'un, emporté par ses convictions, finira sa journée à l'abri d'un bosquet.
Une autre fois, le marchand de gants & chaussettes Martin Smith, de chez Smith & Smith, traversant les jardins du château de Merdailles remarque avec stupéfaction que tous les promeneurs chancellent, rient bêtement, se roulent dans les allées, s'affalent sur les pelouses, écrasent les parterres de bégonias artistiquement dessinés par le jardinier en chef.
Tant d'élus du peuple ivres, quel tableau saisissant ! Peu au fait des coutumes du pays, le jeune Anglais s'informe et apprend, non sans surprise, que pas une des ces viandes en apparence saoules, et qui participent à un Congrès, n'a bu une goutte d'alcool.
Mais leur maître a vidé force bouteilles de vodka en prévision d'un nouveau voyage en Ursie, et ses serviteurs, s'inclinant devant son panache souverain, simulent une respectueuse ivresse en se donnant pour plus " royalistes que le roi". La plupart de ces faux ivrognes étaient, les malheureux, à jeun — ou peu s'en faut.
Une autre fois encore, apprenant que le Président a eu " des vapeurs " au sortir d'une séance endiablée de "petits chevaux", on voit dans les heures qui suivent ses ministres et des parlementaires de son clan allongés à terre, râlant épouvantablement où lâchant des "pschit" à la manière des vieilles locomotives, suivant en cela l'idée qu'ils se font d'un "tomber présidentiel dans les pommes" et d'une machine à vapeur.
Voyage en Gigantie - J-C Fulbert du Monteil
11:27 Ecrit par Zeck dans - Musée du Quinquinquennat, - Pastiches & parodies | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : voyage en gigantie, merdailles, pastiche, fulbert-dumonteil
28.07.2009
Cuisine & tambouille
Les tartinoux, les crapignolettes et les délichiousses de caviar et de truffes entrent pour une large part dans la nourriture de nos hautes sphères.Outre ces grignotis partout en usage dans le beau linge, il en est de particuliers qui sont sous une autre forme, ne consistent également qu’en caviar et truffes. Ce sont d’abord les glaouignasses élyséennes, sorte de boules molles qui constituent la partie solide d’une lourde soupe et figurent de joyeuses cervelles siamoises, et puis la bousignôle, grossière farce, qu’on enferme dans un sac et que l’on cuit à même la chair du petit porteur dans une vaste marmite pour lui donner ce goût qui excite bien des appétits - cette préparation est également un excellent emplâtre sur les jambes de bois qu'elle fait briller bien mieux que la surfaite popotte des antiquaires du Lubéron.
La manière dont se nourrit le Médaiffe, et particulièrement le grand nombre de mets composés de caviar et de truffes dont il surcharge ses bourrelets et infarctus sportifs, à souvent fait demander si pareil gavage n’influait pas sur son caractère, et si cette aristocratie hilare qui rend un son qui lui est propre, et qui n’est l’écho d’aucun autre, ne devait en partie ce tempérament exceptionnel - tout comme sa capacité à choir de haut sans bris - à son régime alimentaire que l'envieux Crétois envie.

On ne saurait le nier : cet ancien régime agit sur le moral des choses, et s'il est des aliments qui poussent, par exemple, à la volupté comme les beignets de chômeurs, les tripes de sans-logis, les rillauds de chômeurs ou le caque-quarante farci, de même il y en a de tout à fait favorables à l’austérité comme la Bernie en pièces, la Boutin de Noël et le Bé-seize à la vaticane.
Cependant il ne faudrait point vouloir expliquer le Médaiff dans toute sa complexité par une influence qui, loin d’être exclusive, n’est, croyons-nous, qu’accessoire. Pas plus que le Breton pusillanime et téméraire ne s’explique par l’abus de blé noir en crampousses, qui sont les tortillas armoricaines, ou autres poulpouts.
Très izel.Anonyme
déjà servi été 2008
12:49 Ecrit par Zeck dans - Musée du Quinquinquennat, - Pastiches & parodies, Cuisine/Gastronomie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, droite, medef, cuisine, tambouille
25.07.2009
Mettre en pièces
- Les croûtes à démonter -
l'homme en pièces est Darcos.

Le ministre d'époque donne à lire à un enfant pré-maternelle son merveilleux "Traité de pédagogie pragmatique & moderne à l'usage du libéralisme" suivi de "Conseils pour détruire la résistance au vrai changement et aux bonnes réformes . "
L'enfant, qui symbolise ici l'avenir de la France, ne manque pas de signifier au ministre le bien qu'il pense de cette prose par le lâcher d'une chose réelle qui sait - et pas qu'un peu - ce qu'elle veut dire.
tableau exposé le 20 novembre 2008
08:50 Ecrit par Zeck dans - Histoire tangente, - Musée du Quinquinquennat, - Pastiches & parodies, Enseignement, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : darcos, éducation nationale















