22.08.2008
T comme tondre
La Brebis que tondait sa maîtresse inhumaine
Disait de temps en temps se sentant écorcher
Si vous voulez ma vie, appelez le Boucher;
Appelez le Tondeur, si vous voulez ma laine.
Isaac de Bensérade (1612-1691)

Carla Gilberta Bruni Tedeschi-Sarközy de Nagy-Bocsa en grand costume de tondeuse de cour.
2008, huile sur toile.
"Si votre grâce acceptait de dénuder ses yeux de cantatrice, en ôtant la ravissante paire de lunettes solaires, cadeau de son époux, je...
- Nan !"
12:25 Publié dans - Histoire tangente , - Légende dorée , - Musée du quinquennat , - Pastiches & parodies , - Zectionnaire , > M , > T , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Benserade, Sarkozy, Carla, collage, Vigée-Le Brun, peinture
H comme Humilitas
Vanités et natures mortes
Marcel Aymé. Clérambard

11:25 Publié dans - la Gôche , - Musée du quinquennat , - Pastiches & parodies , - Zectionnaire , > H , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kouchner, Sarkozy, droite, ump, gôche
G comme grenouille
La Grenouille et le Bœuf.

Pour atteindre la taille d'un bœuf. Elle n'y peut aller ;
Mais en simple grenouille au marais élevée,
N'est dans son espèce qu'une grenouille crevée.
Le marquis fait le duc, le duc fait le prince ;
Chacun s'enfle, et enfin chacun devient si mince,
Qu'ainsi que la grenouille, il crève avec éclat.
On se perd à vouloir sortir de son état.
Pour les collectifs locaux de RESF c'est ici >
11:20 Publié dans - Musée du quinquennat , - Pastiches & parodies , - Zectionnaire , - Zoothèque , / Droits de l'Homme , > G , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Benserad, Rama Yade, Grenouille, malodore
Virons-lez !
J’étais mannequin demoiselle,
Lâchant mes vents dedans la soie,
Point ne me mouchant dans les doigts.
Que j’étais belle, belle, belle !
Je connu que le chant est tel,
Qu’il nous impose d’avoir voix,
Or ça, je ne le pouvais pas.
Que j’étais frêle, frêle, frêle!
Puis je sus que l’amour est bel
Qu’il ne connait aucune loi :
Je convolais avec le roi.
Dieu que je bêle, bêle, bêle !
Anonyme
Sauvagement pastiché d'un pastiche d’Henri Bellaunay : "Virelai "
Dans "Petite anthologie imaginaire de la poésie française", suivie d'une Anthologie fluette mais authentique de la poésie française.Editions de Fallois, 1992. A offrir à tous vos ami(e)s poètes.
Et le blog "figuration féminine" de Myrtille Henrion, artiste peintre, sur le thème de la "peinture de la femme par la femme".
07:00 Publié dans - Musée du quinquennat , - Pastiches & parodies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Bruni, Virelai, Pastiche, poésie
19.08.2008
La course...
Présente

Bernard Kouchner
&
Rama Yade
21:20 Publié dans - Pastiches & parodies , Cinéma , Politique , Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kouchner, Rama Yade, Dalaï lama, ump
Unlimited...

- C'est pas comme chez nous. "
20:20 Publié dans - Musée du quinquennat , - Pastiches & parodies , Cinéma , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, sarkozy, afghanistan
La male Droite
Musée du Quinquennat
Les poètes
Pastiches & parodies
Dure est la Droite aux pauvres gens.
sans boussole, perdus, tendant
Leurs mains à la Gauche incertaine,
Et ils s’en vont, chômeurs, quêtant,
Sur les genoux et sur les dents,
Aux Restos leurs pâtures vaines.
La Droite met un linceul blanc
Sur la lumière et les vivants,
Et fait croupir maintes fontaines
Jetant aux puits pareillement
ses vieilles peaux, ses vieilles dents.
Amis, devons-nous dire amen ?
Ruteboeuf

Brueghel "les Mendiants"
09:00 Publié dans - Pastiches & parodies , Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ruteboeuf, Rutebeuf, pastiche, Brueghel, les Mendiants
16.08.2008
Karmagnôle

10:15 Publié dans - la Gôche , - Musée du quinquennat , - Pastiches & parodies , - Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Karmagnôle
18.07.2008
Patrimoine & matrinonne
Amis touristes, fière de son art pompier et ses oeuvres de lèche-culs patentés qui encombrent caves et greniers de ses musées, la France est aussi la nouvelle patrie d'un art vif qui, dans la droite ligne des artistes sapeurs du XIXème siècle, rend hommage à notre président.
Art laîcoreligieux
Neuilly sur Seine, chez les Barambaud de la Gournicotte ( branche cadette)
Dans le salon d'apparat le vichyssoir aux panneaux disjoints, peint en jaune cocu, ne peut être manqué.
En face, à côté de la petite porte de service sur le paillasson de laquelle dort une bonne éthiopienne les nuits de grands froids, se trouve le révérençoir, un ancien humblitier morbihanais JPII de Ploërmel cité papale, posé sur un pied en maçonnerie. Puis, à droite et à gauche, au milieu, sont plaqués deux minces niches à chien de garde, entourés de balustrades de bois.
Celle de gauche, consacrée au président, a une grande sainte Talonnette en clinquant doré, portant royalement une couronne d’or fermée sur ses cheveux châtains ; elle tient, assis sur son bras gauche, à la manière des caniches de cirque, le président, dont la petite main soulève un "doigt d'Honneur" chryséléphantin qui remplaçe la rosette de la Légion d'honneur, dite "petit Jésus" en rappel à la charcuterie bien connue (pas comme sur la photo).
Sainte Talonnette en haute-couture Rachida - On dirait La Maldonne des çondages - marche sur ses talons aiguilles Dati au milieu de nuages, avec des têtes de veaux ailées sous les pieds, en rappel au règne précédent du Chirac.
La niche de droite, où se disent les "Compliments gracieux" au président, est surmonté d’un Ashâ en carton peint, un avatar présidentiel de la grandeur d’un cochon de lait, qui, animé par une bruyante machinerie qu'actionne la bonne, grimaçe d’une effrayante façon, les épaules secoués de tics, la tête sécouée de tics, les bras secoués de tics dans toutes les directions pour indiquer la " Longue marche de la Rénovation" à suivre en réchauffant l'esprit saint.
Les Barambaud de la Gournicotte sont également les heureux propriétaires d'un "Cécilia délivrant les infirmières bulgares" en pâte à tartiner et sopalin, qui retrace cet hilarant épisode de l'histoire de France qui mériterait d'être enseigné dans les écoles.
17:25 Publié dans - Histoire tangente , - Musée du quinquennat , - Pastiches & parodies , Art et Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, Zola, pastiches
02.07.2008
Bonjour !
Salle des Jeux, ris, naturel et tradition
Son insuffisance se leva de grand matin, et fit dire qu’elle voulait « aller aux bonjours » dans quelque lieu où niche le peuple banal, et que tous ses ordinaires ministres, secrétaires d’Etat, présidents de Grosses commissions, eussent à être fin prêts pour l’accompagner, leur ayant fait bailler leur rendez-vous dans les jardins de Versailles où il fit tenir une théorie de berlines blindées et de blindés en forme de berlines.
Cependant le premier ministre avait mis diverses personnes aux aguets pour avertir le petit personnel du palais de ne pas manquer de dire bonjour à son insuffisance ; ou plus exactement de lui rendre son bonjour s’il lui venait l’envie de leur donner.
Sur les 11 heures, étant averti de la venue de bas Bretons du Guilvinec et de Penmarc’h portant la marée, il donna l’ordre de fermer les hautes grilles et de mettre les gardes en bataille car il ne manquait pas de connaître le tempérament de ces indigènes à la tête près du bonnet rouge, ce qui ne leur fait point mâcher leurs mots.
Sur les 17 heures, fendant la presse des nombreux porte-cotons qui attendaient le départ de leur maître pour le flatter, il avisa le porte-parole qui ronflotait dans une bergère, le secoua, disant : « Son insuffisance n’est point encore prête pour aller au bonjour? » Le porte-parole rougissant répondit : « Elle s’entretient en particulier avec sa seconde première dame, mais je ne les entends plus chanter depuis fort longtemps. » Le premier ministre qui en avait ras les couettes d’attendre répliqua :« Font chier les baiseurs ! » Ce qu’entendant la gardienne des Sceaux en tailleur Coco d’Armandi et chaussée de pantoufles de vair dit : « Oh le malpoli , ça va être rapporté ! » échauffant les humeurs bileuses du premier ministre qui la traita de noms d’oiseaux ; ce à quoi elle répliqua en lui donnant un coup de pied dans la rotule droite; ce que voyant la ministre catholique de la ville assena à cette grenouille péteuse qu’elle avait en horreur deux gifles à assommer un bœuf.
encore mais avec délectation car ils ne pouvaient se sentir ni se voir en peinture.
Et ils jetaient leur tête entre deux yeux, s’agrippaient les gosiers, se déchiraient les oreilles, s’écrasaient les pieds, se claquaient les joues et ne manquaient pas de s’écraser les parties molles comme s’ils étaient à la Bourse.
Son insuffisance dérangée dans ses devoirs conjugaux sortit brusquement de sa chambre. Il est facile de juger quel effroi ce fut dans la mêlée ; on arrêta de se battre, et c’est dans un silence de Panthéon qu’elle interrogea l’assemblé : « Quoi ce ? » Un homme, pissant le sang , le ministre de la Politesse, du Respect, de la Correction, de la Civilité & des Révérences je crois, , hors de lui, répondit fort mal à propos par ce demi alexandrin: « Ta gueule, pauvre con ! » Ce qui mit fin ce jour à sa prometteuse carrière et à la chasse aux bonjours.
s
Nota bene
« Aller aux bonjours » est une activité qui par certains aspects ressemble à la chasse à courre :
grand équipage, grand train et curée au final.
14:25 Publié dans - Histoire tangente , - Musée du quinquennat , - Pastiches & parodies , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkoland, ump, insuffisance














