11.09.2009

On a bien plaisanté avec le ministre

Lors de l’université d’été de l’UMP, Hortefeux, dans une ambiance de franche rigolade où graillonnent les rires gras, se trouve en compagnie d’un jeune militant. “Il ne correspond pas du tout au prototype”, plaisante le ministre de l'Intérieur  à l'adresse du jeune homme qui n'est pas de couleur locale, et il continue: “Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.”
Selon le comique, la plaisanterie qui n'avait rien de raciste s'adressait en fait aux Auvergnats
. D'ailleurs l'objet de la saillie-raillerie ne s'est pas du tout vexé et il n'a pas manqué de venir  en aide au boute-en-train dont l'humour a été mal compris : "C'est honteux. Je suis Arabe mais il m'a tout à fait respecté, ce n'était pas du tout mal placé. Et je ne considère pas que c'est un dérapage".
Quand il dit "Arabe" il veut certainement dire "Auvergnat", ou bien c'est à n'y rien comprendre, comme dans les histoires de fous qui restent accrochés au plafond.

 

Un autre Auvergnat de service, mais qui manque d'humour celui-ci,  c'est le paranoïaque  Azouz Begag. Trop tôt arraché à l'affection de tous, humilié, insulté et inutile, il mit du temps à réaliser, avec son air effaré de ravi de la crèche, où il était tombé.

C'est Paul Girot de Langlade, le préfet mis à pied (dans le plat ! ouarf !)  par Hortefeux pour propos racistes qui doit bien se marrer !

06.09.2009

Grandeur et petitesse

On connaissait l'image d'Epinal de Napoléon, au bivouac, tirant l'oreille de ses grognards et leur disant : " Scrongnegneu !" avant la boucherie  du lendemain.
On a Sarkozy qui  fait sa tournée des popotes industrielles par temps de crise, qui serre des mains, qui dit : " Faut s'battre !"...  "je ne veux pas d'une France sans usine ! "... "dépenser cent euros qui ne servent à rien c'est beaucoup plus cher que dépenser 1 000 euros qui préparent l'avenir "..." la France ne peut pas rester immobile"..."je ne suis pas absent à ce point là"... et qui tente de construire laborieusement, par petites phrases et apparitions, une légende de leader hexagonal et mondial qui ne passe pas.

Dans l'Eure, chez l'équipementier automobile Faurécia, lors de la première visite post rot sportif pour annoncer la tenue de prochains " États généraux", ce sont des employés qui sont venus  jouer le décor vivant à la tribune où se produisait Sarkozy. Tous propres sur eux — pas très à l'aise mais
volontaires, paraît-ilavaient été choisis en fonction  de leur taille conforme à celle du président...  Au final, sur la photo de famille, seuls les ministres font un peu trop grands. Mais vu leur insignifiance ça ne compte pas.


Les irrespectueux et  libres journalistes de la RTBF

> "Quand Sarkozy bidonne une visite,aucune tête ne dépasse.  "Les Mots ont un sens".

26.08.2009

Culbuto Bonus

Les recettes de Culbuto Bonus

Le pâté de rien financier

 

1. Passer au hachoir votre rien.
2
. Ajouter les petites choses broyées, la mesurette de suffisance passée au pilon, les feuilles de gloriole et de balivernes, la peau de zébi,  les nèfles, le frifrelin et la bricole et  arroser copieusement de gnognotte. Bien mélanger le tout.
3
. Verser le mélange dans une petite terrine à pléthore grasse. Déposer sur le dessus une branche de vanité et  l’enfoncer légèrement dans la préparation.
4
. Epicer : deux belles poignées de grande-gueule, un doigt d'honneur ( ou de révérence) et saupoudrer d'entubage glace.
5
. Préchauffer la Presse officielle à température d'admiration ( 37.9°).
6
. Déposer la terrine, sans son couvercle, dans un plat à andouilles de telle sorte qu'elle soit immergée au 1/3 de sa hauteur environ.
7
. Enfourner dans le four à Média. lorsque la terrine de rien est  dorée, la recouvrir de son couvercle éteignoir. Quand l'opération est réussie sortir la terrine du four et la laisser refroidir.
8
. A la dégustation, accompagner d'applaudisssements nourris ( sous la mère).


Mon petit truc... Je vous conseille de laisser moisir la terrine. Elle prendra de belles teintes et son fumet gagnera en vigueur.

J'ai  trouvé, pour illustrer la recette de Culbuto Bonus, un tas de jolis tableaux mettant en scène des pâtés, mais rien concernant le pâté de rien. Vous vous contenterez donc d'une ancienne nature morte où trône un banal pâté, comme vous et moi, accompagné d'une dinde en tourte et en supplément.

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25.08.2009

Guygnolade

Musée du Quinquennat
Théâtre et Guygnol
Rediffusion
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ASHA . O mais qu’est-ce qué c’est que ce fracas diabolique dans les combles ?

LARBIN entrant. Meussieu, y a un parachutiste doré qui veut parler à meussieu. Il a défoncé le toit en dégringolant dessus et le plafond de la chapelle itou. Do mi si la do ré ! (il lui remet une carte)

ASHA lisant la carte . O mais qu’est-ce qué c’est que ça ?  M. Ubu , ancien proisident du  Lépine, et de Pologne ex-roi…  Par sainte Talonnette, je n’y comprends rien…  Enfin, proisident, même ancien ; roi, même ex,  ce doit être quelqu’un de distingué. Entrevoyons. Faites entrer ce monsieur par la porte des petites personnalités.

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15.08.2009

Déguisement de plage.

Musée du Quinquinquennat
La Photographie de gala

"Prenons modèle sur le patron" comme on dit, et n'oublions pas, quand nous sommes à la plage et pourvu d'un épouse, de lui donner une place, sinon un rôle, dans les sujets que nous reproduisons par le moyen de la photographie. Rien n'est plus lassant qu'une photo de vagues et de mouettes.  Avec un peu de bonne volonté  tout est possible, ou plus exactement rien n'est impossible, et les diaporammas de vacances toujours ennuyeux gagneront en cocasserie volontaire.
Le simple concours d'un mouchoir posé sur la tête fait une gentille coiffe plate et bretonne sans prétention ; une serviette de bain habilement nouée autour de la taille, et c'est la vahiné ; un guidon de vélo  donne une chèvre qui, en plus, réjouira les enfants pour peu qu'elle bêle... Mais pour une photo de gala, style Sissi impératrice, il faudra attendre  le retour au château et s'attaquer aux rideaux du salon.

On reconnait le roi, je trouve.
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12.08.2009

La vie de château

- Diaporamma* estival -

*Je ne retrouve plus les photos.

  1. Carlatinella Chichi, exténuée par la construction à main nue d'un château de sable Louis XIII sur la plage de galets privatifs du château de famille,
  2. Elle repose son corps fourbu dans un bain au parfum capiteux de micoullili, ce tubercule merveilleux qui, pris en infusion, éclaircit la voix.
  3. Vaporetto Sarcopète, l'époux dont elle s'est refusée à épouser le patronyme pour cause d'indépendance d'esprit et de nom de scène, contemple la surface du bain où les seins de sa femme, baleines assoupies, crèvent la surface irisée de la mousse comme des nuages en forme de chien crèvent sur Brest. Souviens-toi.
  4. — Sirène...
    — Oh non ! ne m'appelle pas sirène, par pitié, pour l'amour de san Gennaro ! Fa sol re si la do si ! Sirène fait dondon sucrée. Sirène fait pimpon! La reine des pompiers est pompette, fa sol re si la do si ! Et les sacs en peau de crocodile ouvrent leur grande gueule, grrrrr... fa sol re si la do si !
  5. Elle plonge la tête sous l'eau.
  6. Vaporetto continue à râper consciencieusement les racines de micoulili dans le bain. Les deux seins ressemblent à deux îles flottantes à l'orange confite aux pépites de chocolat et au caramel.
  7. Carlatinella refait surface.
    — Et puis je n'ai pas une queue de poisson chat de gouttière !
    Fa sol re si la do si ! Et je ne sens pas Concarneau et sa marée  par temps de blocus ! Micoulili, micoulili, micoulili... Appelle moi sonnette, c'est léger, frais, aérien... Fa sol re si la do si ! Non, non, non ! pas sonnette ! ça fait penser à savonnette, barbichette et clafoutis. C'est bien avec les cerises, le clafoutis ?
    — Oui. Ou des fraises.
    — La fraise ? Tu vois, Chouchou. Tu ne sais pas ce que tu mistigris. Et
    c'est souvent.
  8. Elle replonge. Quelques gargarismes, des bulles puis :
    — Fa sol re si la do si ! Fée Clochette, ding ding, je suis la fée Clochette. Belle clochette d'une fleur printanière que broute Marguerite, vache primesautière...
    Fa sol re si la do si ! Oh non ! je ne veux pas être broutée par une vache ! Vilain Chouchou ! Et elle disparait sous la mousse.
  9. Les pendules du Château annoncent à l'unisson les sept heures pétantes, temps vespéral de la sustentation d'une autre fournée  de pain quotidien chez les catholiques romains.
  10. Vaporetto, mord à pleine dents dans un micoullili pour ne pas hurler. Carlatinella  est en pleine phase créatrice. Une œuvre va naître.
  11. Il lui vient à l'esprit d'envahir la Pologne.

Vous n'avez rien perdu, les photos étaient râtées.  La bande son aussi.

10.08.2009

"l'attentat horrible"

Président avait déjà essuyé le jet humoristique  d’épingles sur des poupées faussement vaudoues vendues à son effigie. Aïe ! Ces derniers temps nous assistons peut-être, nous disent les oiseaux de mauvais augure, aux  préparatifs d'un « sarkocide » à coups de cartouches de «  9 mm par full metal jacket 12.4g et 8.00 g d'ogive blindée de marque GECO » le tout par voie postale, en pièces détachées et à dose homéopathique.
Comme ce n’est pas de ce président dont on peut dire honnêtement qu' il n’a pas
« inventé la poudre» , et que  d’autre part  il n’ est pas ce qu'on appelle  « un petit calibre » en politique,  je suis d’aviscar il ne faut privilégier aucune absence de pisteque c’est en hommage à ces qualités que le corbeau de la « cellule 34 »   lui adresse  des cartouches.
Hélas,  l'admirateur, être timide, souhaite donner le change en accompagnant ses présents de viriles menaces de mort punies d'une peine d'emprisonnement allant jusqu'à trois ans et de 45.000 euros d'amende.
On peut envoyer des bonbons ?

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Ici, un innocent informaticien est arrêté.
On dirait un coupable porte-manteau de 47 ans.

- Mais changeons d'époque -

Un qui eut à subir de vrais attentats, il y était même abonné, c’est notre monarque juilletiste Louis-Philippe, l'homme  à la tête de poire. 
Un exemple, le «  poiricide anonyme » du pont Neuf qui  fit couler beaucoup d’encre, surtout dans les journaux satiriques de l’opposition. Le 19 novembre 1832, alors que le roi se rend au Palais-Bourbon pour l’ouverture de la session parlementaire, un coup de feu est tiré dans sa direction. Il n’est pas touché, il n’y a aucune victime et l’auteur parvient à s’enfuir.  Peu de temps après, Bergeron, un étudiant républicain et chef de section de la Société des Droits de l'Homme, est arrêté en raison de profil de coupable idéal. Il niera bien sûr les faits qui lui sont à tort reprochés et sera finalement acquitté le 18 mars 1833.

Pour compenser l’absence d’assassin lors de «  l’attentat horrible »,  il y eut  à l’époque abondance d’ armes du non crime. Et c’est le  procureur général de  la cour royale  Royale, M. Persil, toujours très remonté contre les républicains, qui  fut chargé de faire toute la lumière sur cette triste affaire et de mettre rapidement la main au collet du tyrannicide en herbe.
Dans un article intitulé « Le voyage du pistolet », Le Charivari revient sur l'artillerie lourde utilisée pour la recherche désespérée de l'assassin évanoui :

« M. Persil   a donc penser faire voyager l’un des quatre cents pistolets, celui de tous qui offre le plus de chances. Cette arme sérénissime est expédiée successivement aux trente-neuf milles maires, qui devront la faire circuler dans  leurs communes respectives, et la présenter aux armuriers de l’endroit, pour être, par ces derniers, reconnue, s’il y a lieu, comme sortant de leur fabrique.
C’est par Saint-Denis, Gonesse, etc., que le pistolet a commencé son tour de France. Il est accompagné d’un cornac, d’un substitut, je pense, chargé de recueillir les renseignements. Je dis chargé, car tout le monde a été chargé dans cette affaire de l’attentat horrible ; il n’y a guère que le pistolet qui ne l’a pas été.   »

Depuis, Maigret et Colombo sont passés par là, et la science a fait des progrès. Ainsi  les voleurs du scooter du fils d’un ministre de l’intérieur, encore en vie, furent retrouvés en deux coups de cuillère à pot grâce à un relevé d'empreintes et deux prélèvements ADN. Gain de temps, gain d’argent.

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Le 29 novembre 1832, La Caricature publiait un dessin où  Louis-Philippe, le prestidigitateur qui tient un minuscule pistolet, s’adresse ainsi au public :

« Attention, messieurs et dames, à ce joli tour ! rien dans les mains, rien dans  les poches, rien dans le Pistolet ! eh bien, Messieurs, je vais me brûler la cervelle, au  commandement d’une dame de la société, sans me faire le moindre mal et il en sortira… explosion, détonation, conjuration, conspiration, arrestation, émotion, réception, acclamation, députation et… stupéfaction !!! »

...et communication. Et ridiculation.

> Les discours politiques de la presse satirique.
Étude des réactions à  l’ " attentat horrible " du 19 novembre 1832, par Fabrice Erre,  Revue d'histoire du XIXe  siècle - Numéro 29 (2004)

09.08.2009

"L'ouverture, le 14 juillet insulte notre république"

Les acheteurs passaient, regardaient, semblaient surpris, mais ne faisaient aucune remarque. Puis, un monsieur s’est soudain écrié : « Ah non ! Moi, je ne voulais pas venir, c’est ma femme qui voulait … ». Alors, nous avons parlé, discuté  " politique ", partagé nos informations et, finalement, il est resté avec moi presque jusqu’à mon départ, avec son caddy dans lequel dormait à poings fermés une adorable poupée de 21 mois.

Peu de temps après, un employé du centre commercial est venu me dire gentiment de partir, que je n’avais pas le droit de rester là avec mon affiche. Je n’ai rien contre les salariés du centre : c’était son travail de me parler ainsi. Mais c’était mon devoir de lui répondre, comme je l’ai fait, en lui disant que je partirai dès qu’il m’aurait montré le document m’interdisant de jouir à cet endroit de ma liberté d’expression. J
’ai précisé «  n’importe quel document : une loi, un décret, un arrêté préfectoral ou même municipal.. ». Alors, il est allé chercher les agents de sécurité. J’ai pensé, en riant intérieurement : « Sainte Béquille, protège-moi ! », car je dois reconnaître que mon badge de la LDH, mon âge et ma béquille sont d’un bon secours dans ce genre d’opération.

Deux employés en uniforme bleu sont arrivés : demande et réponses identiques. L’un des deux était très calme, l’autre très énervé. Le premier discutait, le second répétait : «C’est interdit, et puis c’est tout. »
Vieux réflexe d’instit en retraite, j’ai pensé : « Pauvre petit, cela ne devait pas être facile à l’école ; en voici encore un qui doit savoir mieux s’exprimer avec ses poings qu’avec des mots ! »
Il me roule des yeux furieux, je lui souris. L’autre m’a expliqué : « C’est un lieu privé, ici, Madame.
— Oui, mais un lieu privé destiné à recevoir du public. Donc, je peux rester.
— Vous pouvez rester, mais pas avec votre pancarte.
— J’ai le droit de m’exprimer, c’est une liberté fondamentale. Mais, si vous préférez, je peux m’exprimer autrement. »

J’ai posé l’affiche et crié bien fort :  « L’ouverture le 14 juillet insulte notre République » et j’ai demandé : vous préférez comme cela ? J’ai le droit d’après vous ?
— Non ! Vous partez ou j’appelle la police.
— D’accord, appelez-la. Eux sauront vous dire si j’ai le droit de m’exprimer ou pas.»

Mon nouvel ami d’un moment, le père de famille, est venu à mon aide :  « Laissez-la tranquille. Elle a le droit de dire ce qu’elle pense. »

L’énervé s’est énervé : « Toi, tu la fermes ! »

Un  monsieur sérieux , en costume gris, a averti :
« Madame a raison, aucune loi ne peut lui interdire de s’exprimer ainsi. Je le dis et pourtant je ne suis pas d’accord avec elle. » Il a ajouté : « Qu’est-ce que vous faites ? Vous êtes six autour de cette dame ! En plus, vous deux, vous faites partie de la sécurité-incendie, c’est marqué sur votre vêtement. Elle ne va pas mettre le feu avec son affiche ! Vous sortez de vos attributions. C’est vous qui êtes en tort. »

Là, l’énervé a explosé et s’est mis à crier. Le monsieur sérieux l’ a prévenu :« Vous ne savez pas à qui vous parlez. Elle a raison de vous demander de lui montrer des papiers prouvant qu’elle n’a pas le droit de rester ici.»

J’ai doucement suggéré à l’énervé de se calmer, mais il hurlait :
« J’en n’ai rien à foutre de tes papiers de m… Va te faire foutre ! » et il a violemment poussé le monsieur sérieux qui a alors préféré entrer dans le centre, tandis que je m’écriais : « Ah là, je suis témoin ! » (pensant trouver une raison de calmer le zigoto).

Pendant ce temps, le spectacle et les éclats de voix avaient provoqué un attroupement. Épatant ! Je n’aurais jamais espéré un tel public autour de mon affiche.
Les employés du centre sont partis. Je suis restée seule sur mon fauteuil à présenter ma pancarte aux passants.
Quelques minutes après, c’était le tour du « responsable de service » du centre commercial de venir me voir. J’ai l’impression de monter en grade…

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08.08.2009

Pet de travers

Musée du Quinquinquennat
"Les grands poètes anonymes"

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Quand vous étiez couché, râlant, sonnant la bonne,
Louis Quatorze et Napoléon à vos côtés
,
L'un ayant de chagrin sa perruque haute ôtée,
Et l'autre son bicorne
, sonnaient aussi la bonne.

Ils  oyaient la plainte de l'oiseau Rossignol
Qui criait à l'Olympe et aux champs Elysées :
" Monsieur est mal en pis ! Monsieur va défuncter ! "
Je confiais au Passeur, qui les humains rançonne,

Que si Monsieur fut mort,
ha ! non ! n'en doutait pas !
Le Roi Sol-Sol, Napo, et peut être Obama,
Eussent vu du Français, orphelin, en liesse.

Ankou, vexé, força  grandement sa fierté :
Miracle ! —  en un clin d'œil, vous rendant la santé,
Vous ressuscita  d'un bon coup de pied aux fesses.

A. de Coctel
Les sonnets de la Toile cirée & du Fer à vapeur.

06.08.2009

Nouvelles en 2 temps 3 mouvements

Eric Doesburg, directeur américain du développement de Molex-Villemur, opéré du genou, marchait avec une canne. Il aurait été bousculé et bombardé d' oeufs, ses gardes du corps aussi : " la police n'a pas répondu aux appels à l'aide répétés".
Interruption temporaire totale prescrite par la Faculté pour le patient Doesburg. Une  itt pour décider de la compétence du tribunal qui jugera et condamnera le ou les responsables de l'accident, des violences et des voies de fait.

Syndex, cabinet d'expertise comptable, estime que Molex-Villemur (283 emplois) est viable. Molex-Villemur dément. Et pour garantir la fermeture de l'usine (lock-out) prévue fin octobre, la direction américaine la ferme aujourd'hui.
Yes we can. (AFP)

> Mollex-Villemur :"L'accès à l'usine interdit à tout le monde"le blog des jeteurs d'œufs.

Œufs et parapluies

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