22.08.2008

T comme tondre

Musée du Quinquennat
Salle des croûtes

La Brebis que tondait sa maîtresse inhumaine
Disait de temps en temps se sentant écorcher
Si vous voulez ma vie, appelez le Boucher;
Appelez le Tondeur, si vous voulez ma laine.    

Isaac de Bensérade (1612-1691)

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Carla Gilberta Bruni Tedeschi-Sarközy de Nagy-Bocsa en grand costume de tondeuse de cour.
2008, huile sur toile.

"Si votre grâce acceptait de dénuder ses yeux de cantatrice, en  ôtant  la ravissante paire de lunettes solaires, cadeau de son époux,  je...
- Nan !"

24.04.2008

Nous nous sommes compris !

Musée du Quinquennat
Panthéon
Discours "premier anniversaire".

Nous ne célébrons pas aujourd’hui ma victoire.
Nous ne célébrons pas aujourd’hui la victoire de la droite, ni celle de l’UMP.
Nous ne célébrons pas aujourd’hui la victoire, du patronat ni celle de la Banque.
Nous célébrons la victoire de la raison et du pragmatisme sur l’idéologie frileuse des privilégiés.
Nous célébrons les signes de renouveau et de changement,
Nous célébrons aujourd’hui la victoire des vraies valeurs fières de leur héritage chrétien auxquelles je tends la main. Et je leur tends la main par-dessus les barricades arasées d’un mai 68 enterré, moi, à ces valeurs fières de leur héritage chrétien !
Comprenez -moi, nous célébrons le triomphe du futur sur le passé !

Chers compatriotes, le monde a bien changé depuis un an.
Je me suis marié pour la troisième fois.
Hier j’étais divorcé, quasi veuf, et j’avais une politique économique adaptée à une croissance à deux chiffres.
Aujourd’hui j’ai une nouvelle femme, l’économie mondiale est en pleine crise, et j’ai la même politique économique !
Je ne serais pas catholique, je crierais au miracle.
Je me comprends.

Aujourd’hui, mon gouvernement, le gouvernement de la France fille aînée de l’Église, est uni, mélomane et dynamique.
Ce gouvernement parle d’une seule voix sous ma baguette.
Ce gouvernement que j’ai voulu multicolore, polysexuel et pluriconfessionnel, est brocardé en toutes circonstances. Mais ce gouvernement accomplit sa mission salvatrice et magnifique de rénovation historique structurelle. Eh bien, moi, à ce gouvernement qui est le mien, je lui rends hommage !
C’est compréhensible.
Oui ! À ce gouvernement de la France que j’ai voulu personnellement, je lui rends hommage.

Je rends hommage à ce levain de la pâte que je pétris.
Je rends hommage à ce bœuf blanc dans l’étable.
Je rends hommage à ce bœuf qui tire la charrue avec toute son énergie, sa foi, son dévouement.
Je rends hommage à ce bœuf qui rallume la flamme de son haleine pour y réchauffer la place de la France dans la crèche du Monde.
Eh bien, moi, à ce bœuf, à qui je rends hommage, je lui exprime ma confiance !
Et je compte sur lui pour aujourd’hui et pour demain.
Et je compte sur la loyauté des amis fidèles.
Et je compte aussi sur vous qui m’avez élu au moins pour cinq ans.

Je sais ce qui s’est passé aux dernières élections municipales.
J’ai entendu ce que vous avez voulu dire.
J’ai lu les chiffres des récents sondages.
J’ai vu ma cote en pente.
J’ai compris votre impatience.
J’ai compris votre soif.
J’ai compris vos rêves.
J’ai compris votre insécurité.
J’ai compris vos envies.
J’ai compris votre faim.
J’ai compris vos craintes
J’ai compris vos désirs.
J’ai compris votre pouvoir d’achat.
J’ai compris vos espoirs.
Je vous ai compris !
Vous m’avez compris !
On s’est compris, et j’en prends acte. 

Je vois que la seule route est celle du Grand Bond. Je dis le « Grand Bond », mais en arrière à tous égard.
Je déclare qu’à partir d’aujourd’hui on accélère à reculons.
Cela signifie qu’il faut embrayer en quatrième vitesse.
Cela signifie qu’il faut ouvrir des routes qui étaient fermés à l’innovation de la Liberté.
Cela signifie qu’il faut fermer les routes qui étaient ouvertes au corporatisme envahissant.
Cela signifie qu’il faut rénover le Code du travail obsolète et réactionnaire.
On se comprend : en arrière marche, toute !

Je vous ai fait des promesses.
Vous m’avez compris, Vous m’avez élu.
Eh bien aujourd’hui je vous fais celle toute particulière de transformer mes bonnes paroles en bonnes actions par une révolution pacifique de l’espoir !
Bien sûr, tout ça ne se fera pas dans les prochains 100 jours. Mais n’est-il pas temps de commencer pour continuer ?
De votre côté, ne baissez pas les bras. Ne jetez pas l’éponge après la cognée, ni la peau de l’ours. Relevez la tête et le défi de la modernité !
Que chacun d’entre vous compte sur ses propres forces pour survivre, et non plus sur l’État providence pour tirer les marrons.
Que chacun d’entre vous éradique ses propres maladies sans attendre l’assistance publique de l’hôpital qui doit fermer ses portes par un juste souci de rentabilité.
Que chacun d’entre vous s’applique à vivre le Libéralisme au quotidien.
Que chacun invoque les merveilles de la mondialisation plutôt que les craintes irrationnelles qu’elle inspire aux frileux non compétitifs.
Que chacun accueille en lui les nouveaux concepts de « sécurité flexible » et de « révolution culturelle ».

Mes chers compatriotes, pour paraphraser Bush, « ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez- vous plutôt ce que vous pouvez faire pour le patronat. »

Jamais plus qu’en cette date anniversaire de mon triomphe, je n’ai compris combien c’est beau, combien c’est grand, combien c’est généreux, moi, à la tête de la France !

Vive la France !

Vive l’Église !

Vive le Patronat !

Un petit discours présidentiel express et perpétuel, valable pour toutes les dates anniversaires à venir : un an et un mois, huit ans et 3 mois etc. Un discours de poche, un condensé de pensée qui vibrionne et matraque. Un discours brillant comme ces assiettes en clinquant embouti qu’on offre encore de nos jours, même à des amis. Un mini discours qui dure le temps d’une pub, entre chaque question triée sur le volet  de journalistes triés sur le volet.
Je me suis laissé dire, mais je ne me suis pas beaucoup défendu, que le pince-fesse présidentiel de ce soir aura coûté 280 000 euros en décoration, plantes vertes et rideaux… , 1 836 800 francs, grandiose ! Mais j'avais peut-être enfourné ma tartine dans l'oreille.
Bref, je me devais d’accorder le ton de mon petit discours à ce grandiose présidentiel, passé, présent et à venir. Pour ce faire, j’ai piraté quelques morceaux du discours de Mon Général, prononcé à Alger le 4 juin 1958, et de celui de Kennedy, prononcé le 20 janvier 1961 pour son investiture. A la relecture, c’est un peu messe-rap’, mais la dimension perpétuelle tient la route…je la sens très fort, la dimension perpétuelle. 

02.02.2008

La Maldonne des çondages

Musée du Quinquennat
Salle des Gôches

Légende dorée :

"La Maldonne des çondages fait les poussières."
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Je vois encore des opposants à ma ligne molle ! oui, oui, oui ! Des qui n'aiment pas mon social-démocratisme de droite !  oui, oui, oui ! Des qui veulent dire NON à l'Europe libérale ! oui,oui, oui ! Des qui n'aiment pas mon libéralisme de gôche ! oui, oui, oui ! Des qui veulent me mettre des  bâtons dans les roues ! oui, oui, oui !  des camarades qui veulent qu'on applique les décisions du congrés !  oui, oui, oui ! des qui croient que la démocratie c'est de pouvoir dire non à maman ! oui, oui, oui !  Maman  est fâchée ! oui, oui, oui ! Elle n'aime pas qu'on lui chatouille son désir d'avenir ! Elle va sévir !


Variations sur un thème >>> Judith et Lucrèce par le peintre Lucas Cranach sur le blog " la Boîte à images"  de Korkos  

10.07.2007

14 juillet perpétuel

 


La date du 14 juillet est exceptionnellement avancée sur ce blog au  mardi 10 juillet pour soutenir la politique de rupture engagée par le proisident de la Roipublique.

 

En hommage à ce grand homme encore en vie, nous éditons un  petit compliment express qui, nous l'espérons, aura l'heur de plaire à son altitude tant il résume bien sa miraculeuse  personnalité.

Gageons  que la réalité bonne fille mettra un point d'honneur à rejoindre la fiction grande dame.

 

j'ai même mis de jolies couleurs

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19.06.2007

Le bon tour de magie !

Alors, le Proisident Nicolas le Un   commanda à l’huissier de pied de lui apporter son papier magique, sa petite paire de ciseaux magiques qu’il avait volé à la Petite poule rousse  quand il était tout petit et dit : «  le gouvernement resserré est trop riquiqui, et puis  il n’ a pas assez de transfuges de  Gôche. Je vais faire un peu de découpage magique costaud.» 
Et il découpa la silhouette d’une jolie femme puis d’une autre, puis d’une autre, puis celle d’un homme pour rigoler etc.
Et toutes ses  petites marionnettes furent agitées  pour amuser la galerie à l’heure du jité. Puis Nicolas le Un les colla sur la tapisserie de son cabinet de toilette, entre celles du Prince charmant  en crapaud vert, de la Princesse en citrouille rose et de Juppé en maillot jaune pour pas qu’on les lui vole.

  
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Le papier et la paire de ciseaux magiques du Proisident  Nicolas le Un.
 
 

Pschiiiiit

L’ enfer est pavé de clous dans sa traversée. Il faisait du vélo à bicyclette le petit homme vert, droit sur sa selle,  et pschiiiit il a crevé en route. Ah ! si seulement il s’était présenté comme Doge à Venise, charmante petite ville d’eau, il aurait pu se promener en gondole ! Comme sport c’est pas plus risqué que l’ascenseur et, si on crève, on peut toujours nager. 
En plus la « Vichy italienne », a un pont fait tout exprès  pour  y pousser ses  gros soupirs;  tandis qu’à Bordeaux, que dalle !

 

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16.06.2007

Le bras de saint Gifle

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Une photo du bras de saint Gifle, prise sur le vif par
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Gifle

Nous avons tous de bonnes raisons pour voter comme nous le faisons, et toutes ne sont pas rationnelles. la plupart doivent même être très obscures. Sinon comment expliquer ce vote bananier pour la droite ?
 
 
"C’était veille d’élection législatives. Au départ je m’étais arrêté en vue d’une pause hygiénique concernant un besoin pressant, lorsque j’entrevis ce qui me semblait être un mollet  de fausse blonde - il faut dire que la scène était  nimbée d’un contre jour qui m’aveuglait...>

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Message de saint Gifle

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Photographie saisie sur le vif du message du bras de saint Gifle par les brigadier T...
 
 

12.06.2007

Bison bourré

Après s'être fait oindre par le peuple, le Proisident, couronne sur la tête, fit son jogguing.  Or, comme il courait vite et  loin, il arrivât que ses pieds ailés le conduisissent  en un campement de cosaques Zaporogues en bordure du Dnieppr. Là, le Proisident mangea le pain et le sel de l'amitié entre les peuples et  demanda un petit verre d'eau car il avait grand soif. Or l'heptmann des cosaques lui en apporta un litre entier car un petit verre ça fait mesquin. 

Le Proisident  en goûta un litre  et dit : "L'est drôlement bonne, elle s'appellerait pas "Vichy", l'eau là, des fois par hasard ? " Or l'eau répondit : " Non point, ton altesse, my name is Vodka. " 
Alors le proisident dit :" Vodka, connais pas" et il  goûta un deuxième litre de Saint-Yorre et  dit : " mais y'a une cochonnerie qui flotte dans la bouteille ! Je veux bien de l'amitié entre les peuples, mais faudrait voir à pas me chatouiller les fraises des bois !" Alors l'eau répondit : " Non point, your Tsar, c'est de l'herbe à bison. Et c'est d'la bonne, trust me!"
Alors le proisident  goûta un troisième litre de Vodka à bison,mangea son herbe, et ne dit plus rien car il s'endormit comme un bienheureux quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin - alors qu'au bout du troisième litre d'eau plate que tu as remisé en ton intérieur (avec ou sans herbe ), si tu as  une envie, mon frère, ce n'est point celle de dormir, ma soeur. Oh non !
Or dans son  rêve le proisident sut que s'il n'arrivait pas à guérir les écrouelles, il lui avait été donné de transmuter l'eau plate en vodka ( ce qui est déjà bien pour quelqu'un à qui je ne confierais pas mon chat Pompon.)
 , 
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 Eau de Vichy tranmutée en vodka.
Le Proisident en costume de magicien oecuménique, fait son petit numéro de transmutation pour la fête de l'Elysée, le jour du 14 juillet , date anniversaire de la consécration de la nouvelle cathédrale de Bayeux en 1077 par l'évêque de la ville, un nommé  Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le  Conquérant. La tapisserie de Bayeux a d'ailleurs été réalisée  pour célébrer cet événement bien antérieur à la prise de la Bastille.

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