02.08.2009

Saint Sardin - 1000 saints

- Mille saints -
les racines calottées de la France

Des mécréants sans dieu(x) méconnaissent leur Vie des saints, j'en connais, allez ! Eh bien ils ont grand tort. Et le tort chon.
D'autres se lèvent contre le projet de la Vallée finistèrienne des 1000 saints ! Engeance !
Allons cœurs vaillants, gloire à nos saints flokloriques !

Aujourd'hui, Sardin
saint et quasi martyr

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L'équipe du blog "Zèbres en cavale" tient à disposition des communes méritantes, des vies de saints & saintes édifiantes  à destination des ouailles affligées en temps de tant de crises financières, économiques et de la foi. Parce que sans vouloir critiquer, les "pardons",  pardon ! mais c'est plus ça !

SAINT SARDIN, SA VIE, SES OEUVRES

Enfance

Saint Sardin, né à Douarnenez, d'une famille honnête, mais pauvre et nombreuse, fut, à la mamelle, abandonné par sa mère découragée. Mais une bonne et grande dame charitable, alertée par les cris du nourrisson jeté sur un tas de fumier, le recueillit, lui donna tous les soins d'une vraie mère et le baptisa. Il reçut enfin de ses nouveaux parents une excellente éducation.
Le trait suivant montre qu'il fut très jeune assoiffé de justice et d’ordre. Un jour il ramassa par terre une figue volée par ses compagnons de jeu et la mangea. Réfléchissant ensuite sur cette action, il pleura longtemps son crime.
Dès son jeune âge, il entendit la voix de Dieu qui lui enjoignit de se garder des passions et des vices


Croisades

Le bienheureux Sardin avait participé avec enthousiasme à maintes croisades aux côtés de notre bon roi. Terrible au paganisme, il détruisait les idoles et leurs temples. Quand il faisait prisonnier un mahométan ou un juif qui ne pouvait payer sa rançon, il le pendait à un arbre ou bien lui coupait la tête car, dans les contrées où il œuvrait, les arbres qui peuvent prétendre au titre de gibet sont rares, de petites tailles et guère solides.
Et dans ces moments il disait : Monstrum horrendum, informe, ingens,cui luimen ademptum ! ce qui est sévère mais juste.
Si quelque femme venait alors implorer la grâce de son époux, de son fils ou de son père, il l’écoutait disant : « Bienheureux ceux qui pleurent... » puis il la donnait à manger à ses chevaux pour la punir de sa témérité disant : « Bienheureux ceux qui souffrent !..” .
Mais jamais il ne violait car ses mœurs était pures.
On voit par là qu’il était intransigeant dans sa mission.
Pour cette qualité il eut à subir de cruelles persécutions, mais, par son zèle viril qui réussit à convertir un grand nombre d'infidèles, il ne fut pas une vox clamantis in deserto.

Miracles

Un jour on lui avait amené un enfant sur le point d'être étouffé par une arête de poisson. Sardin le guérit.
Un autre jour qu'il traversait la mer sur un navire, une tempête éclata, le naufrage était inévitable. Mais Sardin, éclairé de Dieu, déclara au pilote que la tempête cesserait sous peu, ce qui fut fait..
Un autre jour encore, il prit un couteau, et, l'amour guidant sa main, il lacéra la poitrine d’un prisonnier qui refusait d’abjurer le plus grand des maux qui est d'être juif, jusqu'à former les verset de l’Apocalypse de Jean disant au supplicié : « Ta poitrine servira d'autel !", et à ses compagnons: «Vous qui m'entourez, formerez le temple qui nous dérobera aux regards des profanes. ».
Le saint gagna le combat.

Lorsque Sardin défunta devant Tunis, suite à une caquesangue, son compagnon d’arme, le seul survivant de sa troupe, raconta que le bienheureux avait accompli de nombreux miracles dans différents déserts en métamorphosant à volonté des cailloux en pains de seigle ou en topinambours et des scorpions en homards; ne craignant ni la queue des uns ni les pinces des autres
Hélas ! ces choses édifiantes ne furent révélées qu’à la mort du saint qui, en raison d’une grande modestie, avait formellement interdit d’en parler de son vivant par crainte d’une trop grande publicité.
Comme on ne pouvait laisser le corps de cet homme prodigieux en terre barbare, il fut découpé en mille et un morceaux et enseveli dans des boîtes  afin de faciliter son transfert vers la bonne ville de Douarnenez et le protéger ainsi de la corruption et des souillures.


Culte

Le peuple se rendit compte que lorsqu’ on invoquait le saint en présence des boîtes où il reposait, bétail, femmes et hommes guérissaient de leur stérilité.
L 'Église, pour qui croître et multiplier fut toujours une vertu et un bienfait, pourvut à ce que ses grâces ne demeurassent point réservées aux Bretons mais se répandissent sur son troupeau universel.
Des reliquaires superflus gagnèrent de glorieuses cathédrales aussi que d’ humbles chapelles qui glorifient le nom du Seigneur sur le littoral de la chrétienté.

Quelques années plus tard, il suffisait d’astiquer les boîtes pour faire apparaître le saint thaumaturge au tempérament fortifié par son long séjour dans l’huile d’olive.
Son culte connut dès lors un énorme succès mais, hélas, fut cause de maints scandales de la chair et débordements  variés qui entraînèrent son interdiction.
Saint Sardin fut mis à l'index.

Les marchands du temple

Tout ceci ne fit qu’accroître le trafic éhonté des reliques.

12.07.2009

Le repas d'anniversaire

Le Petit Clairon
"Le journal de lèche-majesté"

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Sa P.D.F* est parvenue avec ponctualité à table où elle s'est installée sans ostentation. En voyant tant de grâce accompagner tant de beauté,  la poignée d'élus conviés au repas qui fêtait les  50 ans de vacances à Royan de la reine mère (un moment rare dans la vie d'une femme), s'écriait  : " C'est notre Marie-Antoinette retrouvée !"

Déjà,
à cette nouvelle de résurrection, une myriade d'insectes accourait pour voir de près cette chair fraîche de belle renommée et assise de si belle façon qu'elle semblait flotter dans les airs à la manière d'une libellule aux ailes diaphanes. Puis, après avoir admiré tout ce qu'il y a de ravissant dans cette noble demeure qui abrite en son sein une voix divine et des talents d'artiste rare, les bêtes, soucieuses de ne point importuner plus longtemps notre patrimoine, la délaissaient à regret et s'en allaient  - qui pour se repaître, qui pour s'abreuver  - dans les campings circonvoisins qui hébergent annuellement leur lot de juilletistes rancis par quelque labeur ouvrier et domestique, et un manque d'éducation qui  fait délaisser la haute cuisine pour une tambouille de pauvres victuailles  qui fatigue le sang et donne à la viande un mauvais fumet avarié de porcherie négligée malgré l'abondance de crème solaire dont les cuirs sont imprégnés.

Autour de fameux mets et de fines boutades, l'ambiance allait bon train quand, soudain,
avec frivolité, un bruit intime se fit entendre ... "Mais, nous ne sommes pourtant point le 14 juillet !"  fit remarquer sa P.D.F, reprenant judicieusement la balle au bond ; " Ni jour de tremblement de terre !" renchérit son époux avec cet humour d'ingénieur des B.T.P. qui le caractérise. Tout ceci mit en joie l'assemblée affable qui ne manqua pas de se faire la réflexion que ces deux-là étaient joliment appariés pour le meilleur et pour le pire.

Et la conservation, loin d'être gênée par l'absorption d'alcools et de spiritueux divers, conservait  jusqu'au dessert la respectueuse aisance des gens bien nés et redoublait d'intérêt, car il y a toujours dans les paroles de Monsieur et de Madame - âme de la conversation - comme des éclairs de génie, de sensibilité et de courage qui  nous sont  généreusement offerts en partage en ces temps de crise.

De notre envoyé spécial

* L'épouse au format Première Dame de France

19.03.2009

Galanterie française (1)

Grève & manif : service minimum Rediffusion du 9 septembre. Plaignez-vous !

«  J’exècre la galanterie. On peut bien vivre sans cela, parbleu ! Cette perpétuelle confusion de la culotte et du cœur me fait vomir. »

Vous illustrerez cette remarque de Flaubert par un court récit que vous accompagnerez  d'une jolie gravure.
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Il l’accablait de voluptueuses caresses, s’attardant sur le galbe de ses deux globes à la blancheur éblouissante. Elle le sentait s’enivrer de plaisir.
« Il désire me  posséder sauvagement dans l’alcôve qui recèle une molle couche répondant à la magnificence féérique du palais de l’E*   se fit-elle la réflexion comme  elle venait de percer son secret.
 
Hou ! glapit-elle en témoignage impromptu qu’elle lui donnait de sa flamme, tant elle était en proie à l’imprévu désir de l’amour qui lui enflammait les sens et la laisserait bientôt pantelante dans le plus simple appareil, si elle n’y prenait garde.
Ah ! ah ! mon ami…je brûle…je n’en puis plus ! Qu’est-ce que ces façons ; méchant petit chanoine ? Juste ciel ! à c’t’heure cela ne se fera point…Voyons un peu…ah ! doux Joseph,! cela est inouï ! Ah ciel ! se fit-elle la remarque in-petto. Mais que va-t-il penser de moi ? se morigéna-t-elle soudain sans aménité, Que je suis une raccrocheuse du quart ? Une gourgandine sans foi ? une  gaupe? une turfeuse  ? une goton ? une  nénesse ? une cocotte athée? une michetonneuse ?  une ribaude ? une hétaïre ? une marmite sans Dieu ? bref une bagasse qui n' a pas communié?
Revenue à de meilleurs sentiments par cette correction personnelle, et nantie d'une certitude fraîche émoulue,  elle se leva avec fougue et s’empara avec dextérité  d'un CD qui trainait sur le tapis persan qu'elle engouffra d’une main experte dans un  mange-disque  qui trônait dans les parages.
« Quoi-ce !  »  hoqueta N* sous cette rebuffade, saoul qu’il était encore du désir qu’il souhaitait ardemment rassasier et en  jetant des regards concupiscents à destination de  C*. 
Mais la chanteuse ne l’entendait pas de cette oreille :
- Que regardez-vous donc là ? Baissez les yeux ! rétorqua-t-elle en rougissant  car elle prenait tout à coup conscience d’être dans le plus simple appareil dont il a été fait mention.

-  Point du tout !    se défendit N* qui, de son côté en tenue d’Adam, cachait d’une main moite ses attributs dont une virilité turgescente - tout en se rendant bien compte que personne n’était dupe de son manège.  Mais Ecoutons plutôt votre disque! ,  fit-il d’une galanterie toute française, tandis qu’il lui proposait  un cocktail pour détendre l'atmosphère électrique (tout en  allumant un feu dans la cheminée ): " Coral reef, Monaco, Vodka malabar, Picon bière, Marquisette, Perfect Mojito ,Vodka tagada,  Mojito Créole, Russe Blanc ?
- Un Fernet Branca,  acquiesça-t-elle, très femme du monde".

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"Il écrit dans Arlequin ?
- Un jour il nous fera des poèmes."

08.02.2009

Le Signe de Norro !

Musée du Quinquennat
La Bibliothèque rose chrétienne

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"Tenez, dit le Rossignol turinois - que l'on connaissait sous le nom évocateur de Mille-et-dix - en se levant alors avec une majesté de cantatrice quand elle sait qu'elle aura de l'amour et du vin  - tenez, Ducon, voyez comment on a inventé un nouvelle décoration  pour la chanteuse, compositrice, écrivaine, talentueuse jeune fille pure que je demeure contrevent dans le marais.  Qu'en pensez vous? Que faîtes-vous face à cette lettre d'amour ?"
Mille-et-dix d'un geste rapide déchira sa petite robe rouge en pilou, arracha  le blaconnet qui couvrait son sein palpitant, et, empourprée d'une concupiscence  purpurine, montra au jeune homme l'empreinte au marqueur magique rose fluo qui honorait cette gorge si tentante d'un N majuscule surmonté d'une couronne impériale.
" Mais, s'écria le jeune Ducon, c'est le signe de Naboléon, le flingueur de la République, que je vois là!
- Point du tout s'exclama Athos, c'est la marque infamante de Nicolas le Hun, le valet du CAC40 !
- Le Barbare à talonnettes ? éructa Porthos.
- Billevesées, s'écria Aramis, qui contemplait le simple appareil de chrétienne offerte dans un cirque par un méchant empereur  à la sanguinaire lubricité de la populace athée à l'heure du thé. C'est le N de " Nec pluribus impar" la devise de Louis XIV, dont personne ne sait exactement ce qu'elle signifie...ou peut-être le "Ne sutor ultra crepidam" de je ne sais quel artisan latin: "que le cordonnier ne juge pas au delà de la chaussure."Ou encore le N de...
C'en était trop pour d'Artagnan. Pâle, immobile, écrasé par cette nudité qui s'offrait à tous, il finit par tomber à genoux.
"N comme Nénette, Nénette, Nénette! s'écria-t-il, oh! Nénette !"  Et Mille-et-dix  lut dans ses yeux:  "Viens Nénette que je te fasse visiter Montmartre ! "
"Nénette qui ? demanda-t-elle fine mouche en laissant tomber un de ces regards qui d'un chômeur à temps complet fait un demandeur d'emploi à durée indéterminée.
- Nénette Nénette, la serveuse du "Coq à cornes" de Concarneau! couina le soldat.
Mille-et-dix haussa les seins. " Vous n'y êtes pas du tout mes amis! c'est le N de Norro, le défenseur des petits épargnants, des droits de l'homme, de l'Eglise apostolique romaine et de son pape,  et en plus de la paix dans le monde en Afghanistan ! Et elle se mit à chanter comme elle pouvait:

"Un cavaleur, qui surgit hors de la nuit
Court vers la venture au galop
Son nom, il le signe à la pointe de l 'épée
D'un N qui veut dire Norro

Norro, Norro
Renard usé qui fait sale oua!
Norro, Norro
Vain coeur, tue les à chaque fois
Norro, Norro
Con bat sans peur les noeuds mis
Norro, Norro
Des faons  toujours son pays
Norro, Norro
Partout va porter les poires
Quand il paraît
Les bandits effrayés
Fuient tremblants le nom de Norro
Mais les zoos primés n'ont jamais redouté
Son signe, le signe de Norro

Tchic tchich tchic aïe aïe aïe !
Norro ! Norro ! Norro ! Norro ! ..."

Athos se tourna vers Porthos: " Je crois qu'elle est fin bourrée. 
- Elle ne tient plus la bière, surtout depuis que Rachida a pondu, fit son ami.
- Ah Nénette, couina d'Artagnan.
- Novissima verba, conclut religieusement Aramis."

 

Alexandra Dubas : "Le Signe de Norro"

25.12.2008

C'est comme si c'était fait

Poudre aux yeux  et panoplie
 
" Qu'est-ce que je vais faire en rentrant...
- Des sacs et des chansons mon rossigôle, des gamelles et des bidons.
- Bof...
- Cinéma, orphelins, opéra, Sida, théâtre, cancer, défilés...
- Non ça me dit plus rien tout ça... J'ai trop imaginé la misère ici... J'ai trop humé le parfum de l'authentique... Je suis devenu  une autre femme... j'ai jeté aux orties ma nudité provocatrice de gourgandine publicitaire...
- Oh oui ! ma gourgandine pub..
- ..J'ai revêtu l'uniforme de bonne sœur, et jeté sur mon minois tentateur un voile pudique de soie sauvage (657€).
- Oh oui ! en uniforme...
- J'ai tourné le page... j'ai soif d'absolu et de véracité véridique...Tu comprends Attila ?
- Oh oui !... soif d'absolu...
- j'aimerais que mon utilité efficace soit indispensable, et un petite peu perpétuelle...Tu vois ?
- Oh oui !... Je vois...
- Tu sais ce qui me ferait vraiment plaisir en 2009? Tu sais ce qui me donnerait des ailes ?
- Euh..non.
- C'est d'être cette Ambassadrice permanente du Grenelle des Etats généraux que le peuple français réclame de ses vœux !"


 

22.12.2008

Xmas people,Yeah !

" Vrai ! il y aura des Favellassiens en phase terminale ?
- Mais bien sûr mon Rossignol.
- Et il y aura une crèche vivante avec des Bidonvillais culs-de-jatte ?
- Ouaille note baibie !
- Et des auréoles en or,  des anges en plumes , des Rois mages, de la dinde et du foie gras en string ?
-
Of course !
- Et j'aurai le droit à un défilé de mode ethnique ?
- Un défilé de mode "étique", darlingue
- Et je pourrai donner le biberon à des bébés caritatifs en celluloïd, avec mes seins institut-pasteurisés, comme la sainte Vierge ?
- Oui, mais hors micros."

_-_-_-_

La Vie édifiante des saintes quinquennales

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Santa Carla incognito & ses poupons.

 
Santa Carla ( sainte Poupoule en français), naquit en Italie et embellit en France car sa famille fuyait les persécutions et enlèvements à venir.

Toute petite, santa Carla désirait que ses poupées trouvassent  leur bonheur dans la gloire de Dieu. Pour réaliser ce bel  idéal chrétien, elle avait fait un vrai sanctuaire de sa chambrette où  son petit monde  vaquait sous son regard bénévole et récitait la prière en commun. On filait doux la laine des moutons et la dînette était servie une fois par jour pour se garder du péché de gourmandise et de celui de luxure.

A ces pieuses pratiques catholiques et apostoliques - tout autant que romaines et orthodoxes -   et qui jamais ne se démentirent, santa Carla ajoutait les rigueurs de la pénitence pour conserver une taille mannequin afin que les oiseaux se posassent sur elle comme sur un épouvantail , y nidifiassent   et  y pondissent des œufs en chocolat pour Pâques. 
Un jour - O prodige! - 
un pigeon voyageur lui délivra un divin post-it sur sa tête de statue grecque en marbre de Carrare. Le souvenir de cette merveilleuse vision  demeurait toujours au fond du cœur de la candide créature.
Un autre jour, elle se vouait brutalement au chant et à la composition ( voir commentaire ci-joint ) et renonçait du même coup à tout prix Nobel de physique-chimie.
Un autre jour encore, car la vie n'est qu'une succession de jours, elle fit tomber un verre  qui ne se brisât point . Ce fut le début d'une longue série de miracles quotidiens.

Comme Dieu  l'avait gratifiée des dons éminents de science infuse,
elle n'eut aucune difficulté à se faire une réputation dans le monde de la haute couture qui lui réserva un accueil des plus bienveillants car elle défilait  avec une  admirable fermeté et précision. A tous ses travaux intellectuels, Carla joutait les exercices de la piété. Ces  années furent marquées par de fréquentes extases.

Elle ne fut point farouche et accepta de convoler avec le roi de la république de France car cette dernière   étant fille ainée de l'Église et  son  futur époux étant chanoine d'icelle  il n'y  avait  point de lézard.

Santa Carla fit également son trou  dans la conception de sacs de charity fashion car elle savait bien que l'ignorance des préceptes de la vraie religion  était cause des ravages exercés chez la "Fille Aînée " par les méchantes cellules invisibles d'anarcho-trostkystes athées et laïcards.

Elle souhaitait toujours que des âmes généreuses se livrassent sans ostentation  à l'exercice des plus sublimes vertus.

20.12.2008

A la bonne heure!

Les gens dorés

Le coucou du parti
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Par une aube hivernale et blafarde  de février, l'Ami des potes s'aperçut  que, durant la nuit, sa petite montre, cadeau d'une pauvresse qu'il avait honorée naguère,  avait gelé elle aussi.
" Je n'aurais pas du la laisser sur la table de chevet car la soupente de bonniche où niche mon triste grabat est fort froide. " se fit-il la réflexion in-petto pour ne pas déranger ses voisins d'infortune qui pétaient derrière les minces cloisons de carton mâché.
A ces mots, teintés du désespoir qui cherche d'un œil la corde et de l'autre le tabouret, la Bonne Fée chut de la lucarne telle une  affaire juteuse qui  tombe au cul d'un camion sur une aire d'autoroute.
" Je te vois fort embarrassé, mon pote des bouées de sauvetage .
- Oh  ma Sauveresse ! 
comment vais-je faire pour  ne point manquer mon rendez-vous avec l'Histoire ? car je vois  bien que l'achat d'une nouvelle montre, au prix qu'ça coûte la peau des fesses,  risque de me mettre sur la paille. Ne  vis-je pas " avec le peuple, celui qui gagne 8 000 francs par mois, qui galère dans les transports en commun et qui vit dans des quartiers difficiles. Eux n’ont pas les moyens de se payer une sécurité privée. Être de gauche, c’est représenter ces gens-là, leur garantir le droit à la sécurité. Alors, oui, je suis sécuritaire !..."
- Mon enfant tu t'envoles, or c'est bas de plafond chez toi : "Prudence est mère de Sureté !"  souviens-t-en ! Ton cœur est bon, ton âme est généreuse; charité et foi calfeutrées dans l'espérance ne sont point chez toi de vains mots, aussi  vais-je  t'aider.
- Oh, ma bienfaitresse  ! laissez-moi vous lichouiller la goule ! 

- Tutute Apollon ! ne  tente pas la femme qui sommeille sous  son chapeau pointu !  Je me connais, il ne faudrait pas trop me chatouiller les couettes pour que je tombe en pâmoison dans tes bras puissants... Mais là  je bosse  je te ferais dire, alors ce n'est pas le moment pour la bagatelle... Pour ta montre,  j'ai les  adresses de  deux revendeurs. Du sérieux, de l'international, du cousu main., de la dentelle de Penmarc'h... Ils font une promo sur une  "montre à complication" pour la somme ridicule de 250 000 francs.
- Mais c'est donné !
- Tu l'as dit Sosos. 31 fois 8 000 francs, c'est plus du commerce, c'est un oeuvre de bienfaisance. Seulement  je tiens à te prévenir,  mes lascars  labeurent dans un quartier  difficile du Paris mal famé.
- Ah ?
- Le souk de la Place Vendôme.
- Merde ! Pour s'y garer c'est coton !
- Tu l'as dit .
- Eh bien, tant pis ! J'ai déjà pesé le pour et le contre:  je ne trouverai
aucune montre  à ce prix là au Tati de Barbès... Je relève ce nouveau défi,  à partisocialiste rien d'impossible ! En avant cœur joyeux !
-  Tu as l'étoffe de l'envergure du courage de tes ambitions, mon Juju, c'est beau ! Tu arrivisteras  loin.

12.12.2008

Les petits bouts

Musé du Qinquennat
Salle des croûtes

Les racines grecques  de la France
Les gens dorés

Pour s'échapper de la prison où il purgeait une méchante peine, l'ami de la Fureur , sur  les conseils éclairés du népote,  fut invité à se mêler aux  détenus méritants graciés par sa Hautesse.
Hélas, ne pouvant s'accrocher à l'épaisse toison de l'un ou de l'autre des 40  libérés,   comme Ulysse et ses compagnons le firent en s'agrippant au ventre des moutons de
Polyphème,  le cyclope aveuglé, il  n'eut pour  ultime ressource que d' être  découpé en  morceaux que l'on emballa dans un joli papier cadeau en toile cirée à fleurs.

" C'est quoi ? or-encens-myrrhe ? " questionnait  rituellement le directeur à la vue d' un paquet.  "C'est personne" répondait invariablement chaque porteur. Et l'homme pénitentiaire, père de 12 orphelins affamés, sentant le coup fourré, se gardait bien de vérifier.
Ainsi les abattis du préfet  recouvrèrent leur liberté les doigts dans le nez , à l'exception  toutefois d'une partie de rien du tout offerte par une bonne âme à un berger-allemand, car les animaux aussi ont droit à leur Noël et que le zoo de Vincennes venait de fermer ses portes pour un vaste chantier de rénovation.

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"Le préfet en petits bouts"
Tableau charcutier

10.12.2008

Le Va-t'en-Guerre

Musée du Quinquennat
salle des bifaces

Un dur, un vrai !

Va-t-en-paix-t-en-guerre "estime que la création d'un secrétariat d'Etat aux droits de l'homme a été une erreur." En ce jour anniversaire des droas de l'aume, on admirera l'à-propos, le tact et la finesse, mais aussi la franchise du french doctor. Méga classe, maximum respect.

Alors là j'ai dit : "Minute Papillon,  j'suis un dur, un vrai, un tatoué de madoué de béniguet!  Pas d'ça Rama, j’ai bouffé du cannibale, j’ai même digéré des balles ! Fais gaffe Georgette, j’ai l’air de ne pas avoir l’air, mais avec mon air, j’fais la pige à Bébert !  Je ne porte pas de perlouse, ça fait tartouze! Des bataillons d’Afrique, je porte la marque de fabrique ! ça t' en bouche un coin mon Mugabé ? C'est pourtant  le portrait, d’un tatoué, d’un dur, d’un vrai, la totale ! Allez, viens mon dictracteur, fais pas ton sucré ! pas d'chichi entre hommes, pas d'flaflas entre mâles, chantons ma caille !

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   Rediff du 19 août, comme les émissions sur la pêche à la truite, à la télé !


 "Le pantalon est tatoué ?
- dans les bat-d'Af, ça fait pas semblant."

09.12.2008

Droa de l'aume

C'est vrai, pourquoi écrire correctement des mots vidés de leur sens ?
 
En mars de cette année, Sarkozy, soi-même, et tel qu'en lui même, se déplaçait dans sa bonne ville de Toulon, en compagnie d' Hortefeux, pour des réjouissances autour du thème  ' immigration (maitrisée) intégration ( réussie).
La section toulonnaise de la LDH avait demandé à participer à une table-ronde.
Cela lui fut refusé.
Evidemment.

Des militants de la Ligue remirent cependant un communiqué au président, intitulé  "Les étrangers sont des hommes, tout n’est pas permis contre eux" lui demandant de "revenir à une politique digne de la France et respectueuse à l’égard de tous les étrangers."
D'autres manifestants, se croyant dans je ne sais quelle République et  je ne sais quelle démocratie, en vinrent à exprimer leur  refus des "quotas".
Accueil musclé de ces cellules invisibles de la mouvance etc, et courte durée de vie pour leur banderole.

L'Histoire se fait  jour après jour
, et la légende dorée sur tranche -et sur  tronches  - de ce gouvernement aussi.

 
Je ne sais plus qui perçait sous je ne sais qui...

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