18.09.2009

Alerte : laïcité à nouveau menacée

Le 10 décembre 2008, une proposition de loi du sénateur Jean-Claude Carle concernant le financement des élèves fréquentant des écoles élémentaires privées sous contrat d’association, hors de leur commune de résidence, a été adoptée par le Sénat. IL sera prochainement soumis à l’Assemblée nationale.
Cette loi, qui fait primer l’intérêt particulier sur l’intérêt général, favorise de fait la scolarisation dans les écoles privées, menace le service de l'enseignement public et laïque,  accroit l'inégalité entre les centres urbains et les banlieues,  défavorise les communes rurales et soulève, en plus, des points d'inconstitutionnalité...

> Assemblée nationale dossier en ligne.

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"Vous avez le droit de préférer un taxi aux transports en commun, mais vous n'enverrez pas la facture au Trésor Public !"

De Danièle Dugelay
membre de la LDH et de la Libre-Pensée.

La proposition de loi Carle, qui devait remplacer l'article 89 et dont la discussion à l'Assemblée Nationale prévue fin juin a été repoussée, sera présentée à nos députés le 28 à 15 heures.
Petit rappel :
L'article 89, actuellement en vigueur, impose aux communes de financer la scolarité des élèves fréquentant des écoles privées hors-commune. Ce texte, mal conçu, était contesté car il privilégiait les établissements privés par rapport à ceux du public, en particulier en ne leur imposant pas les mêmes conditions restrictives. Il a été rejeté une première fois par le Conseil d'Etat pour des problèmes de forme qui ont été corrigés. De nouveaux recours, sur le fond cette fois, sont en cours, mais je n'ai pas été informée qu'ils aient été encore examinés.
Une nouvelle mouture a donc été présentée par M. Carle, sous la forme d'une proposition de loi.
Elle vise "à l'équité de financement des écoles publiques et des écoles privées sous contrat d'association". Soumise au Sénat, elle a été approuvée par la droite, mais aussi par une partie de la gauche. Cette dernière a justifié sa position par le fait que la loi représentait un progrès conséquent par rapport à l'article 89 et diminuait le financement des communes.
Pour ma part, je considère que cette explication n'est pas valable. En effet, la loi passera obligatoirement puisque la droite détient la majorité absolue. Cette situation laisse toute latitude à la minorité de voter ou non cette loi qui confirme et renforce l'atteinte à la laïcité de l'enseignement par la loi Debré de 1959.
Je reconnais qu'on peut trouver là un peu d'hypocrisie, mais il faut être réaliste (on ne cesse de nous le seriner). De plus, l'argument de la liberté de l'enseignement n'a pas à être évoqué : les parents sont libres de choisir l'école qu'ils préfèrent : l'école de la République est ouverte à tous et, s'ils en choisissent une autre, il leur appartient de financer ce choix. Vous avez le droit de préférer un taxi aux transports en commun, mais vous n'enverrez pas la facture au Trésor Public !
Par conséquent, les députés qui voteront la loi proposée par M. Carle, accepteront en même temps le principe de l'équité de financement des écoles publiques et privées sous... ce qui serait absolument contraire à l'article 2 de la loi de 1905 (en raison du "caractère propre", pratiquement toujours religieux) et surtout à notre constitution de république laïque. Ils prendraient le risque d'affaiblir l'école républicaine qui souffre actuellement d'une réduction drastique de ses moyens. C'est pour notre école laïque qu'il convient de se battre actuellement et, là, ce serait la trahir.

A la suite, les lettres envoyées au deux groupes de l'Assemblée nationale : Parti Socialiste et  Radicaux de Gauche et Gauche démocrate et républicaine.

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Démocratie et laïcité sont identiques...

"Pas plus que le moine ou le prêtre ne sont admis à se substituer aux officiers de l’état civil dans la tenue des registres, dans la constatation sociale des mariages, pas plus qu’ils ne peuvent se substituer aux magistrats civils dans l’administration de la justice et l’application du Code, ils ne peuvent, dans l’accomplissement du devoir social d’éducation, se substituer aux délégués civils de la nation, représentants de la démocratie laïque.
Voilà pourquoi, dès 1871, le parti républicain demandait indivisiblement la République et la laïcité de l’éducation. Voilà pourquoi, depuis trente-cinq ans, tout recul et toute somnolence de la République a été une diminution ou une langueur de la laïcité ; et tout progrès, tout réveil de la République, un progrès et un réveil de la laïcité."

Extrait du " Discours de Castres" de Jean Jaurès, 30 juillet 1904, L’Humanité 2 Août 1904.


 

15.08.2009

Au cardinal Richard, pastophore

Revenir aux fondamentaux, comme on dit. En ces temps festifs d'ascenseurs divins et de ouikaine meurtrier sur les routes qui mènent toutes à Rome; en ces temps de cirque papalesque et de chanoine quinquéneux, un moment d’élévation spirituelle à la lecture de Laurent Tailhade, anarchiste, polémiste et plume acide.
Le cardinal Richard, dont il est ici fait mention, fut un des grands défenseurs du Concordat napoléonien et, par conséquent, un grand pourfendeur de la séparation qui se préparait de son Eglise et de l'Etat, " la France ne pouvant abjurer le christianisme sans effacer les monuments de sa propre gloire" , disait-il, citant Portalis, ministre des cultes de Napoléon.

Voici pour vous, ami(e)s de ce blog, une lettre plus que centenaire qui est aussi un clin d’œil à Voltaire. Ainsi le pastophore, du sous titre, que l’on retrouve dans l’Ingénu, est un  digne personnage vêtu d’une longue robe;  et ces adépeutes linostoles, qui concluent la lettre, sont des ignorants vêtus de longs habits de lin
à la mode de la Sorbonne, considérée ici sous l'angle de l’imbécillité universelle. Bref, rien que du beau linge qui nous prouve  que la vraie mode ne se démode jamais.
Nous sommes encores menés à la baguette par des  pastopores et adépeutes linostoles patentés,  n'en doutons plus.

> Au cardinal Richard , pastophore. 2 août 1900. in Lettres familières -( à la suite)

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20.06.2009

La machine infernale.

Un édito de Bernard Teper sur le site de l' UFAL

"Devant son désir d'accélérer les attaques anti-laïques et anti-sociales, Sarkozy est obligé de reporter certaines d'entre elles pour faire passer les attaques qu'il juge prioritaires"

Bien que la résistance aux attaques anti-laïques et anti-sociales n'ait toujours pas réussi à bloquer sa machine infernale, on peut montrer aujourd'hui que le freinage imposé à celle-ci oblige la direction néolibérale à retarder une partie des attaques pour pouvoir faire passer celles qu'elle juge prioritaires.

Aujourd'hui, le quartier général du néolibéralisme français situé à l'Elysée a décidé de retarder le passage de la poste en société anonyme, point de passage obligé à la privatisation générale de La Poste.

Il vient également de reporter un texte sur le financement supplémentaire des écoles privées catholiques (proposé par le sénateur UMP Carle, membre du lobby catholique au Parlement). Revenons sur cette nouvelle attaque anti-laïque. Elle fait suite à l'attaque précédente organisée par le lobby catholique qui avait réussi à obtenir de Jean-Pierre Raffarin, autre membre de ce même lobby, l'article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 2004 (ah! tous ces textes qui passent du 14 juillet au 15 août!). Dans son article 89, ce texte créait un dispositif pour la prise en charge des frais de fonctionnement liés à la scolarisation dans un établissement privé d'un élève ne résidant pas dans la commune de résidence. Ce système a donné lieu à des applications divergentes et à des contentieux entre communes de résidence et établissements privés confessionnels et à l'hostilité croissante du camp laïque et des petites communes rurales et semi-rurales.
La nouvelle proposition de loi Carle impose à la commune de résidence de contribuer aux frais de fonctionnement liés à un élève accueilli dans une école privée d'une autre commune dans quatre cas: en l'absence de capacité d'accueil dans la commune de résidence, s'il est nécessaire de scolariser l'enfant dans une autre commune en raison des obligations professionnelles des parents, pour des raisons médicales, ou en cas de scolarisation d'un frère ou d'une soeur dans la commune d'accueil. L'accord préalable du maire de la commune de résidence n'est même plus requis.

Il est incroyable que le lobby catholique puisse continuer, sans une réaction à la hauteur des enjeux, à engranger des financements public pour obtenir ce que le Secrétariat général de l'Enseignement catholique appelle la parité (dès que j'entends parler de parité...) des financements entre le public et le privé. Ce qui fait aujourd'hui qu'en tenant compte des paiements des parents, les recettes d'un établissement confessionnel par élève est plus important que dans le public alors que ce sont massivement les enfants des couches populaires qui sont à l'école publique. Quand on cessera ce scandale?
Pour ces deux dernières attaques, on a un petit répit dans la mesure ou le gouvernement les a reportées pour pouvoir passer en force la loi HPST dite loi Bachelot qui permet une nouvelle organisation du système de santé et de remboursements des soins en rupture avec le principe de solidarité du Conseil national de la résistance. Et puis, résultat des élections obligent, il faut une place pour passer des lois liés au Grenelle de l'environnement. Cela montre très clairement pour ceux qui ont la"comprenette difficile" que la priorité de l'offensive est d'abord la santé et la protection sociale puis, ils reviendront de nouveau sur l'école!

lien permanent vers l'article

21.03.2009

G comme goupillon

" Qu’importe que ce soit un sabre, un goupillon ou un parapluie qui vous gouverne ! C’est toujours un bâton, et je m’étonne que des hommes de progrès en soient à disputer sur le choix du gourdin qui leur doit chatouiller l’épaule, tandis qu’il serait beaucoup plus progressif et moins dispendieux de le casser et d’en jeter les morceaux à tous les diables."
Théophile Gautier
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"Moi, j'utilise le sable avec le goupillon.
Moi, le  gros sel."

18.03.2009

Capote & papauté

La main mise sur les consciences

"C’est fait. Les morts sont morts. Maintenant dis ta messe.
Prends dans tes doigts l’hostie en t’essuyant un peu,
Car il ne faudrait pas mettre du sang à Dieu !"

Victor Hugo

On ne peut  pas" régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs. Au contraire, leur distribution aggrave le problème"... "seul le mariage peut permettre une pratique sexuelle moralement correcte ; chercher à prévenir la propagation du sida par l’usage du préservatif revient à faciliter le mal". Le pape

Les positions mortifères de l’église catholique ne sont pas une nouveauté et, pour ce qui concerne l'usage du préservatif , elles engagent sa responsabilité dans le décès de millions d’ être humains.,hommes, femmes et enfants.  L'ONUSIDA estime  qu’aujourdhui un quart des personnes séropositives dans le monde sont de confession catholique.

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En 2008, Act Up-Paris déployait cette banderolle sur les marches du Sacré-Cœur, tandis que Benoît XVI prêchait sur l’esplanade des Invalides.

Le Parti noir - Anatole France

capapote.jpg"La fixité des mots, qui désignent les choses mouvantes, trompe les esprits et cause de faux jugements. Les noms de Pape et d’Église demeurent, mais ils ne représentent autant dire rien de ce qu’ils représentaient il y a cent ans, il y a seulement trente ans. Depuis 1869, depuis le concile du Vatican et la retraite du souverain pontife dans sa forteresse spirituelle, une papauté nouvelle est née. Au pape Roi a succédé le pape Dieu.
Le nouveau dogme de l’infaillibilité, qui semble un coup de folie religieuse, fut un acte d’habilité politique. Promulgué à l’heure où Pie IX perdait les derniers restes de son domaine royal, ce dogme substituait à la souveraineté abolie des Légations la souveraineté éventuelle de l’univers. En disparaissant à jamais derrière le Vatican, ce palais sans façade et l’on dirait sans abords, le pape semblait dire : Quand j’aurai laissé Rome à l’impie, quand je ne serai plus nulle part sur la terre, je serai partout et ma Rome sera le monde. Expansion violente de la papauté subtilisée.
Si l’infaillibilité du pape en matière de dogme est d’ordre théologique, mais l’infaillibilité du pape en matière de morale est d’ordre politique, c’est la mainmise sur toutes les consciences, c’est la direction temporelle des sociétés, c’est le Syllabus*, c’est la direction temporelle des sociétés, c’est le Syllabus imposé aux États comme acte constitutionnel."

(..)

"Le gouvernement temporel des papes, qui était la honte de l’humanité, votre Église travaille ouvertement à l’établir chez vous ; elle veut faire de la France des États pontificaux. Elle a déjà dressé sur la butte Montmartre le Saint-Pierre de la papauté nouvelle. Entre elle et vous, il n’y a plus d’alliance possible. Mais pour vous défendre contre elle, vous possédez une force que les gouvernements monarchiques n’avaient pas : le sentiment populaire, force immense à laquelle rien ne résiste dans une démocratie. Le peuple est avec vous. Demandez lui des armes. Il vous en donnera."

> Préface à "Une campagne laïque 1902 - 1903", Émile Combes, 1904

*Le syllabus est un recueil de questions tranchées par l'autorité papale.

11.03.2009

Enseignement

Dans l'enseignement les personnels de la maternelle à l'université sont appelés à manifester en France contre les réformes de Xavier Darcos et de Valérie Pécresse. Hier, une quarantaine de facs étaient bloquées.

> Nouvel Obs

> "Le poker menteur de Valérie Pécresse" : Par André Gunthert, sur le site Actualité de la recherche en histoire visuelle.
"Valérie Pécresse a choisi d'incarner jusqu'à la caricature tous les défauts possibles de la gouvernance qui attend les établissements post-LRU. Absence d'écoute et de dialogue, pilotage autoritaire, double langage, manipulations médiatiques: tels sont quelques-uns des traits saillants qu'a fait apparaître la gestion ministérielle de la crise."

> " Lettre à Xavier Darcos, Citoyen, futur ancien Ministre de la République" de l' AG Paris I  qui demande sa démission.

L'enseignement public vue sous l'angle de la  propriété privée et du discours de patron.

"Il n’y a « aucune raison aujourd’hui objectivement [de repousser la réforme de la formation et du recrutement des enseignants à 2011, comme le demande le bureau de la Conférence des Présidents d’Universités]. D’ailleurs, on me dit "les universités ne voudront pas préparer les étudiants à cela" ; vous savez, moi je recrute 14 000 personnes ; on va les trouver les gens pour passer nos concours. Et aujourd’hui, un professeur sur deux qui est recruté par moi , n’est déjà pas passé par des systèmes de formation des maîtres. Il a tout simplement une licence ou une maîtrise, et il se présente à nos concours et il les a. Donc moi je n’ai pas absolument besoin d’entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur . Je définis les concours dont j’ai besoin . Je garantis la formation professionnelle des personnels que je recruterai . Après, chacun nous suit, ou pas."  
Darcos. Le 12 février, sur la radio RMC,

 

08.03.2009

Maria Deraismes

" l’inégalité des deux sexes dérange, à elle seule,  ce plan  harmonique indiqué par la logique et le bon sens. "

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Maria Deraismes (1828-1894), fut une des pionnières de l’égalité républicaine et du féminisme. Elle a consacré sa vie entière à  l’amélioration du sort de la femme et à la revendication de ses droits, considérant que son infériorité dans la société n'avait rien de naturel mais était  le fait  d' une " fiction sociale" entretenue au cours des siècles notamment par l'Eglise..
Pour elle,   les droits des femmes ne s'opposaient en rien à  ceux des hommes. Elle fut d’ailleurs la fondatrice, avec Georges Martin, de la première obédience maçonnique mixte , Le Droit Humain.
Reconnue en son temps, elle  mériterait de figurer en bonne place, comme d'autres qui l'ont accompagnée, dans le chapitre fondateur de la République.

Au XIX° siècle, pour dénoncer l’inégalité des sexes, les féministes appuient leurs démonstrations  sur des  principes philosophiques  mais également sur l’observation précise de la réalité sociale, l’analyse des préjugés sexistes et  des représentations aliénantes concernant la femme.
Ainsi, dans "La famille et les mœurs",  Maria Deraismes aborde frontalement la question d'une maternité " physique, animale, dépouillée de ses attributs moraux et intellectuels " dans laquelle la société tend à  "parquer" les femmes : "Vous n'êtes quelque chose que parce que vous avez l'honneur quelquefois d'engendrer un homme, de porter un fils dans vos entrailles ".
Une "reconnaissance" de génitrice  qui n'empêche  en rien que les femmes  à l'époque soient écartées des lieux où s'exercent le pouvoir , que ce soient les partis politiques, les institutions, la presse, l'université, la franc-maçonnerie.


Maria Deraismes, en confrontant les mœurs et les lois, engage la société à réfléchir sur les causes de l’inégalité entre les sexes et à une action  pour la réduire, voire la supprimer. Elle dénonce en particulier l’inégalité devant les tribunaux :  les   violences domestiques, lorsqu'elles sont le fait d'un homme, sont  largement  tolérées et faiblement punies - y  compris dans les crimes  " passionnels" ou les  jurets populaires tendent à excuser toujours le meurtrier.
Elle se bat également pour l’obtention du droit de vote, lié à une nécessaire éducation politique. En France ce droit  ne sera  accordé aux femmes qu'en 1944 .


Liens

> Maria Deraismes (1828 - 1894) Fédération Française du Droit Humain

> Femmes et pouvoirs XIX° siècle - XX siècles. Sur le site du Sénat

> Le gender est-il une invention américaine ? revue "Clio" Presses universitaires du Mirail, sur le portail CAIRN

> Colloque de la Libre Pensée sur Maria Deraismes

> Ève dans l’humanité, Maria Deraismesde Klejman Laurence. Éditions Abeille et Castor, 2008 (1868) : Une quinzaine de discours prononcés par Maria Deraismes au cours des conférences notamment organisées au Grand Orient de France, ainsi que des textes majeurs, prenant le contre-pied de la pensée antiféministe de l’époque, tels que « Eve contre Dumas fils », qui est une réponse à "l'homme-femme" de Dumas fils.

> Jean-Claude Caron,  " Maria DERAISMES, Ève dans l’humanité ", Revue d'histoire du XIXe siècle, 37 | 2008, sur le portail Revues.org

> Association laïque des amis de Maria Deraismes.

12.01.2009

"Ironie" de l' Histoire

Une Palestine coupée en deux , en trois, en quatre... :  Gaza massacrée dans sa prison fermée à double tour,  la Cisjordanie émiettée ; en Israël, d'autres Palestiniens, citoyens de seconde zone, et, dans les pays voisins, d'autres palestiniens encore qui constituent en nombre la première communauté de réfugiés au monde.
Et si toute cette horreur rendait caduc le projet de 2 Etats séparés,  pour subsituer à l'actuel Israël  un État binational ? Un État laïque qui soit celui des juifs et des palestiniens et qui garantirait les mêmes droits pour tous. Un État exempt de  discrimination ethnique et religieuse dans tous les domaines.
En attendant  " les objectifs d’Israël seront atteints, que le Hamas résiste ou soit renversé, du moment qu’il est écrasé politiquement."
 

> De nombreuses cartes sur  le site http://www.passia.org/palestine dont plusieurs sur "le Mur".
 
> Territoires d'Isarêl- Les cartes de l'Histoire (jusqu'en 1991 ) Sur le site Arte -   le "Dessous des cartes " de Jean-Christophe Victor.

01.01.2009

Lettre ouverte à Xavier Darcos

Bon âne né, Monsieur Darcos !

Info transmisse par Vent de Liberté

Le 27 décembre 2008, Philippe Meirieu, écrivait une longue lettre ouverte à Xavier Darcos dans laquelle il pointait le danger de la politique "libérale" de ce gouvernement. Une politique qui " sacrifie l’avenir de notre pays à des équilibres financiers à court terme" et qui  " ne calcule jamais les coûts sociaux, à moyen et long termes, de ses choix". A cet égard les attaques que subit l'école publique sont sur le modèle de ce que subissent d'autres secteurs  de notre pays comme ses services  publics sous le prétexte de la modernisation.
Au-delà de l'Ecole - ou à ses côtés -  c'est notre République qui est en péril par l'application de l'idéologie libérale selon le principe "  vice privé, vertu publique " où  l’égoïsme individuel poussé jusqu’au bout est supposé être la condition de l’équilibre collectif. Vieille lune du capitalisme qui remonte au XVIII° siècle. Elle est belle et jeune  leur modernité.

> La  lettre ouverte, sur le site  http://www.meirieu.com

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> Des réformes, pour quelle école, pour quelle société.

Une vidéo avec Philippe Mérieu : "cœur de l'idéologie libérale, introduire une dose de concurrence"

Dans la vidéo il est fait mention de la fable des abeilles ou les fripons  de Bernard de Mandeville, à lire sur le site Gallica

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