13.06.2009
Pensez utile ....
S'attendre au pire.

10:05 Ecrit par Zeck dans - la Gôche, Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ps, manuel valls, parti d'en rire
28.02.2009
Socialiche
les classiques favoris
Il s’était précipité et, s’agenouillant devant la première dame de France qui attaquait un contre-ut dans l’air de Raphaël, où t’as mis mes ailes ?, avec des tremblements débiles dans tous les membres, il lui avait serré le pied gauche qu’il baisait avec force coups de langue en murmurant de sa voix cassée:
- Ma prima dona, ma prima dona… je suis en pleine harmonie avec votre dimension culturelle, avec le président, avec mon idéal, mes convictions, le souci de l'intérêt supérieur du pays, les tapisseries, avec le tapis... tenez, en souvenir de moi, mon ouvrage Changer que je vous ai dédicacé ! Oui, j'ai changé! non je ne suis plus le même ! oui !
Elle, effrayée par tant d’affection, s’accrochait à son amplificateur et donnait des coups de son pied droit sur la tête du mélomane pour s’en débarrasser. Mais il protestait de son dévouement envers la troisième épouse du chef d’Escadrille et refusait de lâcher prise. On profita de ce qu'il changeait de couleur, afin de se confondre avec le tapis persan, pour l’arracher du pied de l'égérie de la firme automobile Lancia.
- Jetez-le dehors, dit le président, et qu’il rende la chaussure à ma petite femme.
La première cantatrice de France, remise des ses émotions, reprenait l’attaque de son fameux contre-ut, lorsqu’on entendit un bruit de moteur à deux temps.
C’était Citrouille, la pétrolette du fils du président, échappée de sa maison de retraite et qui, profitant d’une porte ouverte, s’élançait dans le salon suivie de près par notre réaliste révolutionnaire, l'ami de Laurent Bagbo, qui braillait :
- Ma belle Citrouille ! ma belle Citrouille !
Et, agenouillé, il prenait dans ses bras Citrouille et posait de gros baisers baveux sur sa selle en cuir de Russie .
- Oh qu’elle est belle… elle est si belle.
- Envoyez-le à Cuba, dit alors le président pour s'en débarasser, et qu'il lâche la mob' du fiston !
Des invités craquaient nerveusement et éclataient de rire, cependant que la première diva de France lâchait enfin un contre-ré bémol à couper le souffle.
15:27 Ecrit par Zeck dans - Histoire tangente, - la Gôche, - Pastiches & parodies | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ump, sarkosy, people, socialèche, ps, pastiche, zola, lang
17.02.2009
H comme Humilitas
Marcel Aymé. Clérambard

la flatterie en est le lubrifiant"
11:07 Ecrit par Zeck dans - la Gôche, - Musée du Quinquinquennat, - Pastiches & parodies, - Zectionnaire, > H, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kouchner, sarkozy, droite, ump, gôche
10.02.2009
Carnaval & mardi gras: ras le bol !
Préparer vos déguisements !
Le 19 mars, énième journée d'action afin de peser sur le "sommet social" à l'Elysée qui aura lieu le 18 février. Vous avez bien lu, le 19 mars pour le 18 février ! Une journée pour s'assurer que vous n'avez pas fait grève ou/et que vous n'avez pas manifesté le 29 janvier par inadvertance, bêtement. Pour profiter des soldes - ça c'est vu - tire-au-flanc !
Chérèque, de la CFDT, donne le la : "Nous sommes reçus le 18 février par le président: cela ne sert à rien de nous mobiliser avant. Autour du 15 mai, nous allons organiser dans plusieurs pays européens des manifestations. Entre ces deux dates, tout est ouvert." C'est vrai que manifester la veille ou le jour même du " sommet social" pour "infléchir" ce gouvernement, ça ne se fait pas. Ce n'est pas poli. Ce n'est pas conforme à la doctrine sociale de l'Eglise, ça sent trop la lutte des classes et pas assez une société réconciliée dans la justice et dans l'amour."
Le 19 mars on vérifiera donc si il y a autant de gens qui descendent dans la rue que le 29 janvier. Si c'est le cas, une autre journée d'action sera prévue le ... pour vérifier que... Et si ce n'est pas le cas, une autre journée d'action sera prévue le... pour préparer une autre journée d'action le... qui vérifiera que.... Se projeter dans la durée. Bientôt les vacances d'été. Déjà Noël !
Quand je dis "descendre dans la rue", c'est une image bien sûr. Chéréque :" une nouvelle journée d'action, sous des formes peut-être différentes, peut très bien être organisée à la mi-mars." Chouette alors ! des animations comme au centre aéré ! Hélas, pour des piques-niques militants, il fera sans doute un peu frais. Entonnoir !
Les esprits chagrins feront remarquer que le 19 mars ça fait un peu loin, mais c'est que pour foirer une journée d'ampleur, il faut se donner le temps de la préparer.
On n'est pas en Guadeloupe, dommage.

Jérôme Bosch " La Tentation de saint Antoine"
Musée d’art ancien, Lisbonne
13:35 Ecrit par Zeck dans - la Gôche, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journée d'action, jérôme bosch, messager du diable
15.01.2009
Perroquets sur le perchoir
Pendant ce temps la France " d'une seule voix " gauche et droite main dans la main, entonne les couplets décérébrés et anesthésiants des discours d'union nationale par temps de guerre et de crise - et qui en préfigurent d'autres qui nous concerneront plus directement.
A la tribune de ce qui nous sert d' Assemblée nationale, Kouchner, qui n' a été ni sifflé ni hué - nous ne sommes pas chez des sauvages- , a défendu une "position d'équilibre et de justice"(sic) et lancé une mise en garde contre l'importation du conflit en France ( voir cinquième colonne et autres cellules invisibles...). Et par le pouvoir de cette mise en garde a appellé, ainsi que d'autres, à une importation du conflit selon le principe bien connu que si on vous demande de ne pas penser à un " cheval blanc" vous penserez nécessairement à un "cheval blanc" ( voir aussi les campagnes médiatico-politiques qui jettent de l' huile sur les voitures brûlées)
Vif applaudissements
Une phrase d'un joli bleu horizon a également chu des abords du perchoir : "Ce n'est pas en proposant au peuple juif le cercueil ou les valises que les Palestiniens obtiendront un État", établissant un parallèle entre les Israéliens et les Pieds-noirs ; les Palestiniens et les Algériens durant leur guerre d'indépendance; et réactivant de veilles plaies coloniales mal cicatricées en France et en Algérie.
Je précise que ce parallèle doublement foireux - car pour le moment ce sont les Palestiniens à Gaza qui remplissent les cercueils - est de Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire PS aux affaires internationales, qui s'exprimait au nom des députés socialistes et faisait une espèce de rentrée politique et médiatique puisque depuis le début du massacre il avait courageusement disparu des ondes. Son mini discours entre deux chaises, mi chèvre mi chou, carpe et lapin, girouette et giratoire est à rire ici.
Rires
Cerise sur le gâteau, la France "d'une seule voix" enverra bientôt, si tout se passe bien, une brochette de députés multicolores pour constater de visu les conséquences du massacre. Hélas, une délégation de huit députés européens lui a déjà brûlé la politesse, et sous les bombes encore...
11:35 Ecrit par Zeck dans - la Gôche, - Musée du Quinquinquennat, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gaza, Palestine, Israël, France, droite, Gauche, Assemblée nationale
13.01.2009
Finir le travail...
Troisème phase... c'est annoncé comme l'achèvement d'un pont ou les préparatifs pour l'envoi d'une fusée dans l'espace. Ultime phase d'un plan suivi à la lettre avant les gronderies d'Obama et le coup de sifflet mettant fin à cet épisode.
Isarël veut "finir son travail " ai-je entendu ce midi sur les ondes. Vue d'ensemble et souci du détail qui tue "grâce" au DIME, saloperie déjà utilisée au Liban en 2006 : à deux mètres un corps est coupé en deux, à huit mètres les jambes sont coupées, brûlées...hémorragies internes et pour les survivants un cancer à la clef.
Le régime sionniste finit le travail commencé. Et une fois fini, il le remettra sur l'ouvrage comme depuis 60 ans.
14:30 Ecrit par Zeck dans - la Gôche, Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gaza, Palestine, Israël, PS
11.01.2009
Le Clairon de Brest
Des échos du Monde, avec une majuscule.
Nous apprenons, un peu tardivement, la naissance définitive du fruit des amours anonymes de Mademoiselle R.D***, ministre de droite en arrêt de travail, et dont nous conserverons l'anonymat par déontologie.
L 'information serait sans intérêt si la récente parturiente n'avait décidé de reprendre illico presto un travail de bénévole dans les allées des rizières gelées du bois de Boulogne et de Vincennes où elle glane les crottins de cheval délaissés et les merdes de chien abandonnées - suivant en cela les préceptes de notre Fureur qui prône le développement durable et le redressement de la France par la récupération et le recyclage du caca rentable.
Mais, se demande l'être humain, quid de l'enfançon durant les absences de sa mère? Qui pour lui donner le biberon nourissant et lui faire des risettes? Qui pour le torcher et le faire roter ? Eh bien, ce sont les petites souris et les Sept nains qui jouaient dans "Blanche-Neige" qui s'occupent de tout dans le galetas ! Oui, madame...Et ce petit personnel est supervisé par l'incomparable Mademoiselle S. R***, animatrice de clubs de lobotomisés dont la réputation n'est plus à faire.
L'autre matin, dans les lueurs nocturnes d'une aube qui peinait à se lever, une scène déchirante vous aurez arraché les larmes des yeux. En effet, Mademoiselle R.D***, le giron enfin ramolli par les effluves embaumés et tièdes du souffle de Mademoiselle S. R***, lui dit sur le ton de la confidence : " Je crains, ma bonne amie socialodémocratiste, que pour profiter un peu des soldes chez Cartier, je n'en sois réduite, telle une Cosette, à déposer chez "ma Tante" une des bimbloteries que m'offrit naguère Princharmant ( c'est le nom secret du père de l'enfançon - ndlr )...
A ces mots, 'Mademoiselle S. R***, chamboulée comme on l'imagine, s'écria: "Ne les gagez point ! ce sont des bijoux d'amour, ce sont des morceaux de son cœur que Princharmant laisse à votre garde tels les éclats d'une comète ! Pour les soldes, nous irons chez Tati, vous verrez c'est charmant ! " Et, se rendant compte de sa boutade involontaire dans l'emploi du mot " charmant", elle pouffa gaiement d'un joyeux rire qui dérida aussitôt son amie affligée !
Ah ! quelle belle solidarité dans l'adversité entre ces deux femmes si différentes que tout rassemble! Ne sont-elles point exemplaires d'une France solidaire, ni à droite ni à gauche, et qui est à inventer comme nous le propose notre Fureur ?
16:40 Ecrit par Zeck dans - Histoire tangente, - la Gôche, - Musée du Quinquinquennat | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Le Monde, Clairon de Brest
22.12.2008
Noël ! Noël !
SOS Nanisme
Comme une taupe, il avait été approché une première fois par Nicolas Sarkozy en juin 2007 pour entrer dans le gouvernement de François Fillon. Mais ce n'était pas le moment. L'Histoire, bonne fille, a donc retenu son souffle. Un an d'apnée. Pourtant, en haut lieu, on sentait la résistance de Boutih mollir. La future nouvelle figure de l'ouverture sarkozienne trimballait sa social-démocratie comme une croix dans sa pénible ascension d'un médiocre plan de carrière semé d'embûches glacées. Pour qui a du cœur, ça faisait pitié à voir.
Au soir du 25 novembre, fin provisoire du combat au PS et re-chute de Ségolène, l'idole adorée. La réaction de Malek Bouthy n'a pas tardé : "On a été volé d’un bout à l’autre dans cette affaire" et "Martine Aubry c'est la dictature de Solférino !"... Charitablement, des envoyés de sa Hautesse, voyant notre dépouillé partir en nouilles au coin du bois, et sans doute persuadés qu'il serait éjecté du train en marche, sont revenus lui faire des appels du pied pour qu'il rejoigne fissa le monde libre et entre enfin au gouvernement chéri. Démenti vigoureux de l'approché. Puis démenti du démenti. Quand c'est non, c'est oui. Oui, mais...

Je te rappelle qu'il n'y a qu'un poste de premier ministre et de roi des Belges. Et ces deux places sont prises actuellement comme celle de feurste laidie.
Pour toutes tes autres demandes, j'essaierai, Mais je suis vieux et quelquefois je me trompe. Sois sage,
Ne restons pas inconnus.
12:45 Ecrit par Zeck dans - la Gôche, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Malek Bouthy, PS, Royalisme, la gôche, tartufferie
20.12.2008
Faisons le point
La Gôche
Dialogues tristes

M'ME ROYAL .— (Elle regarde le cadran de l'horloge sans aiguilles) C'est quelle vraie heure qu'il est ?
JUJU.— Je ne sais pas. Ma petite montre est morte.
M'ME ROYAL .— (Elle regarde vers la fenêtre) Il doit être tard rue de Solférino ...
JUJU.— Je ne sais pas.
M'ME ROYAL .— Si, si. Il fait très tard là-bas. Et ça fait longtemps qu’il fait tard ! Quand j'y étais, il y faisait toujours plus tôt...ça sentait bon les fleurs des prés...un avant-goût du printemps... Maintenant ça sent les dessous de vieux, ça sent le renfermé d'un parti qui ne veut pas s'ouvrir à ceux qui veulent l'enfermer...
JUJU.— Je ne sais pas ce que ça sent, je n'ai pas de nez.
M'ME ROYAL .— Mon Dieu, comme l'incertitude est incertaine… Est-ce qu’il va neiger ?
JUJU.— Je crois qu'il va neiger. Mais je ne sais ni où ni quand.
M'ME ROYAL .— Écoutez…J'entends des clochettes retentirent !
JUJU.— C'est le carillonneur des rues.
M'ME ROYAL .— ( elle compte sur ses doigts. ) Trente-sept heures... Comme le temps passe vite...
JUJU.— Ou c'est qu' il est saoul le carilloneur... Il se sera arrêté rue de Solférino… Et il aura bu tout notre caviar...Si on portait plainte ?
M'ME ROYAL .— Tant pis.. Trop tard ! Ce qu'il faudrait maintenant c'est de l'innovation... encore une fois les coiffer tous au poteau. Leur montrer c'est qui qui est moderne. Fêter Noël en avance par exemple !… Voilà, ça c'est une bonne idée !
JUJU.— Oui .
M'ME ROYAL .— C'est quel jour qu'on est exactement, par rapport à Noël je veux dire ?
JUJU.— Je n'en sais rien. Je ne compte plus...A quoi bon?
M'ME ROYAL .— Regarde si les guirlandes de la rue sont allumées.
JUJU.— (Il se penche dehors) Non, elles ne sont pas allumées. Elles sont éteintes. Mais les fenêtres de Madame Taupin-Brognard sont allumées.
M'ME ROYAL .— Je m'en tape de cette vieille peau... de toute manière les guirlandes à notre époque ça ne veut plus rien dire. Quand c'est que j'étais courroucée déjà ? Quand c'est que j'ai fustigé le sectarisme de la Martine ?
JUJU.— Il y a deux ou trois jours, je crois.
M'ME ROYAL .— Je suis bien entourée... Je vous signale que nous continuons le combat pour 2012... Alors si personne ne se rappelle précisément quand j'étais courroucée, c'est bien la peine que je me courrouce... Et qui donc vous nourrira, mauvais enfants, si j'arrête de lutter en me courrouçant ? 2O12, c'est dans combien de temps déjà ?
JUJU.— Dans longtemps. Après le quinquennat.
MME ROYAL .— J'attends mon heure, je ne suis pas pressée... Pourtant ce quinquennat il était à moi... il ne faut pas toujours dire d’une femme qui tient un poisson à la main : c’est un pêcheuse... Non, il ne faut pas... J'avais le quinquennat en main et flich ! il sauté dans le filet du nain ! ... Comme le destin est brutal... Comme la pêche est hasardeuse... Comme la poire est blette... Comme la fraise est des bois...
JUJU.— Poissonnière c'était moins risqué.
M'ME ROYAL .— Peut-être... Pour le réveillon anti-daté, je vais remplacer la dinde par des sardines à l'huile... Avec du chabichou... Et du cidre... Qu'est-ce que vous en dites ?... Ils dorment ! … Juju dort !... Mais je rêve ! ... Parfois je suis fatiguée de me battre par les monts, pour les veaux, contre les vents et les marées…
13:55 Ecrit par Zeck dans - Histoire tangente, - la Gôche, - Pastiches & parodies, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Royal, Dray, Gôche, Dialogues tristes, Octave Mirbeau
A la bonne heure!
Le coucou du parti

Par une aube hivernale et blafarde de février, l'Ami des potes s'aperçut que, durant la nuit, sa petite montre, cadeau d'une pauvresse qu'il avait honorée naguère, avait gelé elle aussi.
" Je n'aurais pas du la laisser sur la table de chevet car la soupente de bonniche où niche mon triste grabat est fort froide. " se fit-il la réflexion in-petto pour ne pas déranger ses voisins d'infortune qui pétaient derrière les minces cloisons de carton mâché.
A ces mots, teintés du désespoir qui cherche d'un œil la corde et de l'autre le tabouret, la Bonne Fée chut de la lucarne telle une affaire juteuse qui tombe au cul d'un camion sur une aire d'autoroute.
" Je te vois fort embarrassé, mon pote des bouées de sauvetage .
- Oh ma Sauveresse ! comment vais-je faire pour ne point manquer mon rendez-vous avec l'Histoire ? car je vois bien que l'achat d'une nouvelle montre, au prix qu'ça coûte la peau des fesses, risque de me mettre sur la paille. Ne vis-je pas " avec le peuple, celui qui gagne 8 000 francs par mois, qui galère dans les transports en commun et qui vit dans des quartiers difficiles. Eux n’ont pas les moyens de se payer une sécurité privée. Être de gauche, c’est représenter ces gens-là, leur garantir le droit à la sécurité. Alors, oui, je suis sécuritaire !..."
- Mon enfant tu t'envoles, or c'est bas de plafond chez toi : "Prudence est mère de Sureté !" souviens-t-en ! Ton cœur est bon, ton âme est généreuse; charité et foi calfeutrées dans l'espérance ne sont point chez toi de vains mots, aussi vais-je t'aider.
- Oh, ma bienfaitresse ! laissez-moi vous lichouiller la goule !
- Tutute Apollon ! ne tente pas la femme qui sommeille sous son chapeau pointu ! Je me connais, il ne faudrait pas trop me chatouiller les couettes pour que je tombe en pâmoison dans tes bras puissants... Mais là je bosse je te ferais dire, alors ce n'est pas le moment pour la bagatelle... Pour ta montre, j'ai les adresses de deux revendeurs. Du sérieux, de l'international, du cousu main., de la dentelle de Penmarc'h... Ils font une promo sur une "montre à complication" pour la somme ridicule de 250 000 francs.
- Mais c'est donné !
- Tu l'as dit Sosos. 31 fois 8 000 francs, c'est plus du commerce, c'est un oeuvre de bienfaisance. Seulement je tiens à te prévenir, mes lascars labeurent dans un quartier difficile du Paris mal famé.
- Ah ?
- Le souk de la Place Vendôme.
- Merde ! Pour s'y garer c'est coton !
- Tu l'as dit .
- Eh bien, tant pis ! J'ai déjà pesé le pour et le contre: je ne trouverai aucune montre à ce prix là au Tati de Barbès... Je relève ce nouveau défi, à partisocialiste rien d'impossible ! En avant cœur joyeux !
- Tu as l'étoffe de l'envergure du courage de tes ambitions, mon Juju, c'est beau ! Tu arrivisteras loin.
10:50 Ecrit par Zeck dans - la Gôche, - Légende dorée, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Julien Dray, PS, Montre, Tartufferie














