22.08.2008

T comme tondre

Musée du Quinquennat
Salle des croûtes

La Brebis que tondait sa maîtresse inhumaine
Disait de temps en temps se sentant écorcher
Si vous voulez ma vie, appelez le Boucher;
Appelez le Tondeur, si vous voulez ma laine.    

Isaac de Bensérade (1612-1691)

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Carla Gilberta Bruni Tedeschi-Sarközy de Nagy-Bocsa en grand costume de tondeuse de cour.
2008, huile sur toile.

"Si votre grâce acceptait de dénuder ses yeux de cantatrice, en  ôtant  la ravissante paire de lunettes solaires, cadeau de son époux,  je...
- Nan !"

12.08.2008

Gardien de la Paix

Musée du Quinquennat

Les grands moments qu'on sait pas qu'ils ont existé !

  Tableau à l'huile de vidange aimablement légué de son vivant par Mr Perrault-Guirrec
 
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Planqué dans les jardins du Luxembourg, Mr Poncelet, notre sémillant président du Sénat, comme un poilu, attend de pied ferme les journalistes qui auraient envie de venir  lui chatouiller les douilles. Dans le seyant costume de gardienne de la Révolution, aimablement prêté par l'ambassadeur de Chine  pour figurer celui de gardien de la Paix en plumes de pigeon qui est au pressing, et coiffé d'un chapeau de feuilles locales piquées dans les massifs du jardin, il n'a pas l'air facile à traire le brave  qui a la charge d'assurer l'intérim de la Présidence de la République dans le cas où le Conseil constitutionnel en aurait constaté la vacance temporaire ou définitive : décès, maladie, démission, ou autres cas, comme je viens de le lire dans Wikipédia qui n'écrit pas toujours n'importe quoi.
"Vous êtes en de bonnes mains  ! " semble s'exclamer à notre endroit l'athlète en rose bonbon qui, aux pieds du héros,  s'apprête à relever d'une plume martiale, les noms des gauchistes manipulés par l'étranger qui viendraient perturber le pince-fesse(s).

18.07.2008

Patrimoine & matrinonne

Amis  touristes, fière de son art pompier et ses oeuvres de lèche-culs patentés qui encombrent caves et greniers de ses musées, la France est aussi la nouvelle patrie d'un  art vif qui, dans la droite ligne des artistes sapeurs du XIXème siècle, rend hommage à notre président.

Art laîcoreligieux
Neuilly sur Seine, chez les Barambaud de la Gournicotte ( branche cadette) 

Dans le salon d'apparat  le vichyssoir aux panneaux disjoints,  peint en jaune cocu, ne peut être manqué.
En   face,  à côté de la petite porte
de service sur le paillasson de laquelle dort une bonne éthiopienne les nuits de grands froids, se trouve le révérençoir, un ancien humblitier morbihanais JPII de Ploërmel cité papale, posé sur un pied en maçonnerie. Puis, à droite et à gauche, au milieu, sont plaqués deux minces niches à chien de garde, entourés de balustrades de bois.


Celle de gauche, consacrée au président, a une grande sainte Talonnette en clinquant doré, portant royalement une couronne d’or fermée sur ses cheveux châtains ; elle tient, assis sur son bras gauche, à la manière des caniches de cirque, le président, dont la petite main soulève un "doigt d'Honneur" chryséléphantin qui remplaçe  la rosette de la Légion d'honneur, dite "petit Jésus" en rappel à la charcuterie bien connue (pas comme sur la photo).
Sainte Talonnette en haute-couture Rachida -
On dirait La Maldonne des çondages - marche sur ses talons aiguilles Dati au milieu de nuages, avec des têtes de veaux ailées sous les pieds, en rappel au règne précédent du Chirac.

La niche de droite, où se disent les "Compliments gracieux" au président, est surmonté d’un Ashâ  en carton peint, un avatar présidentiel de la grandeur d’un cochon de lait,  qui,  animé par une bruyante  machinerie qu'actionne la bonne, grimaçe d’une effrayante façon, les épaules secoués de tics, la tête sécouée de tics, les bras secoués de tics  dans toutes  les directions pour indiquer la " Longue marche de la Rénovation" à suivre en réchauffant l'esprit saint.


Les Barambaud de la Gournicotte sont également les heureux propriétaires d'un  "Cécilia délivrant les infirmières bulgares" en pâte à tartiner et sopalin, qui retrace cet hilarant épisode de l'histoire de France qui mériterait d'être enseigné dans les écoles.

07.07.2008

C'est qui qui ?

Il en rigolait, pouffait dans ses braies, tellement il trouvait les ceusses qui triment couillons comme chapons.

Puis il retournait à sa clique :

- La Cégété, la Haipho, la  Céhaiphedété, les pédagos…creux comme des pets, mes zoziaux ! Prout ! Du vent ! Du balai de chiotte ! Chlouf à la jaille ! Rien ces peaux de balle ! Des trous ! Des carpettes à trous ! Vlam ma botte dans le cul ! Vlam la porte dans la gueule ! Eh ho  foutus propres à rien ! Vous m’entendez charognes !
- T’es point très gracieux Sarko qu’a couiné l’un des nôtres. Si qu’y t’entendent leurs gayes y   vont renâcler, y vont descendre  sur eul pavé, et même qu’y foutraient le feu à ton Neuilly avec fifisse, et pis toi y te mettraient à la lanterne !

- Mon Neuilly !  Mon fifisse ! Choléra de peste ! Parle pas malheur Coppet-de-Lapin, ça porte malheur ! Ça va pas ta santé ?  Mais y a pas de risques maudit minet ! Dans ma main qu’y mangent les bourriques du diable  ! Hue ! Hue ! au boulot les feignasses ! Et les ceusses qui gueulent façon putois, hopla  président d’ une grosse commission ! Hopla légion d’honneur !  Hopla chef de télé ! Hopla inspecteur académique ! Hopla ambassadeur ! Quant à leur gayes, je leur fous les foies ! Délinquance ! Immigration ! Bagnole cramée ! Chômage ! Paf dans la tronche ! tremblez guenilles !
C’est qui qui commande ? C’est qui qu’est chef ? Foutues chiasses ! C’est qui qu’est le roi dans ce bordel ? Vous m’entendez les grosses bises ?

Là il rigole plus le colon ! Et hop toute la compagnie qui s’écrase !  Des courbettes ! Des révérences façon Versailles ! Ventres à terre ! Ca devenait un gros tas de barbaques, boudins mâles et femelles, humides puants.

- C’est qui qu’est le roi que je dis ? y redemande.

- C’est toi qu’est le roi , qu’a recouiné l’autre sa tête dans un cul.

- J’aime mieux pour vos matricules !

Il pète de joyeuseté à plein boyaux. Tous les boudins de rigoler.
C’était seulement une fausse alerte.

 

Casse-bonbons
Céline

02.07.2008

Bonjour !

Musée du Quinquennat
Salle des Jeux, ris, naturel et tradition

 

Son insuffisance se leva de grand matin, et fit dire qu’elle voulait « aller aux bonjours » dans quelque lieu où niche le peuple banal, et que tous ses ordinaires ministres, secrétaires d’Etat, présidents de Grosses commissions, eussent à être fin prêts pour l’accompagner, leur ayant fait bailler leur rendez-vous dans les jardins de Versailles où il fit tenir une théorie de berlines blindées et de blindés en forme de berlines.

Son départ fut cependant différé d’heure à heure, tantôt pour essayer de nouvelles talonnettes, tantôt pour une nouvelle mise en plis, tantôt pour joguer dans les allées, tantôt pour essayer des lunettes de soleil, tantôt pour fumer un Havane, tantôt pour essayer une montre, tantôt pour deviser science avec les frères Mogdanov, tantôt pour une leçon de morale qu’il voulait donner à  Téhaifun ou Haifèretrois; tantôt pour autre prétexte.

Cependant le premier ministre avait mis diverses personnes aux aguets pour avertir le petit personnel du palais de ne pas manquer de dire  bonjour à son insuffisance ; ou plus exactement de lui rendre son bonjour s’il lui venait l’envie de leur donner.
Sur les 11 heures, étant averti de la venue de bas Bretons du Guilvinec et de Penmarc’h portant la marée, il  donna l’ordre de fermer  les hautes grilles et de mettre les gardes en bataille  car il ne manquait pas de connaître le tempérament  de ces indigènes à la tête près du bonnet rouge, ce qui ne leur fait point mâcher leurs mots.    
Sur les 17 heures,  fendant la presse des nombreux porte-cotons qui attendaient le départ de  leur maître pour le flatter, il   avisa le porte-parole qui ronflotait dans une bergère, le secoua, disant : « Son insuffisance n’est point encore  prête pour aller au bonjour? »  Le porte-parole rougissant répondit : « Elle s’entretient en particulier avec sa seconde première dame, mais je ne les entends plus chanter depuis fort longtemps. » Le premier ministre qui en avait ras les couettes d’attendre répliqua :« Font  chier les baiseurs ! » Ce qu’entendant  la gardienne des Sceaux en tailleur Coco d’Armandi et chaussée de pantoufles de vair dit : «  Oh le malpoli , ça va être rapporté ! » échauffant les humeurs bileuses du premier ministre qui la traita de noms d’oiseaux ; ce à quoi elle répliqua en lui donnant un coup de pied dans la rotule droite; ce que voyant la ministre catholique de la ville assena à cette grenouille péteuse qu’elle avait en horreur deux gifles à assommer un bœuf.
La gardienne des Sceaux  tombée  sur le parquet en point de Hongrie ameuta ministres , secrétaires d’Etat et présidents de Grosses commissions qui accoururent et se jetèrent dans une mêlée  pour des raisons qu’ils ignoraient 
encore mais avec délectation car ils ne pouvaient se sentir ni se voir en peinture.

Et ils  jetaient leur tête entre deux yeux, s’agrippaient les gosiers, se déchiraient les oreilles, s’écrasaient les pieds, se claquaient les joues  et ne manquaient  pas de s’écraser les parties molles comme s’ils étaient à la Bourse.

Son insuffisance  dérangée  dans ses devoirs conjugaux sortit brusquement de sa chambre. Il est facile de juger quel effroi ce fut dans la mêlée ; on arrêta de se battre,  et c’est  dans un silence de Panthéon qu’elle  interrogea l’assemblé  : «  Quoi ce ? »   Un homme, pissant le sang , le ministre de la Politesse, du Respect, de la Correction, de la Civilité  & des Révérences  je crois,  ,  hors de lui, répondit fort mal à propos par ce demi alexandrin: « Ta gueule, pauvre con ! » Ce qui mit fin ce jour à sa  prometteuse carrière et  à la chasse aux bonjours.

  s

M. de Marillac.
Relations exactes de tout ce qui s’est passé dans les coulisses du Théâtre de son Insuffisance. 

 

Nota bene
« Aller aux bonjours »  est une activité qui  par certains aspects ressemble à la chasse à courre :
grand équipage, grand train et curée au final.

 

24.04.2008

Nous nous sommes compris !

Musée du Quinquennat
Panthéon
Discours "premier anniversaire".

Nous ne célébrons pas aujourd’hui ma victoire.
Nous ne célébrons pas aujourd’hui la victoire de la droite, ni celle de l’UMP.
Nous ne célébrons pas aujourd’hui la victoire, du patronat ni celle de la Banque.
Nous célébrons la victoire de la raison et du pragmatisme sur l’idéologie frileuse des privilégiés.
Nous célébrons les signes de renouveau et de changement,
Nous célébrons aujourd’hui la victoire des vraies valeurs fières de leur héritage chrétien auxquelles je tends la main. Et je leur tends la main par-dessus les barricades arasées d’un mai 68 enterré, moi, à ces valeurs fières de leur héritage chrétien !
Comprenez -moi, nous célébrons le triomphe du futur sur le passé !

Chers compatriotes, le monde a bien changé depuis un an.
Je me suis marié pour la troisième fois.
Hier j’étais divorcé, quasi veuf, et j’avais une politique économique adaptée à une croissance à deux chiffres.
Aujourd’hui j’ai une nouvelle femme, l’économie mondiale est en pleine crise, et j’ai la même politique économique !
Je ne serais pas catholique, je crierais au miracle.
Je me comprends.

Aujourd’hui, mon gouvernement, le gouvernement de la France fille aînée de l’Église, est uni, mélomane et dynamique.
Ce gouvernement parle d’une seule voix sous ma baguette.
Ce gouvernement que j’ai voulu multicolore, polysexuel et pluriconfessionnel, est brocardé en toutes circonstances. Mais ce gouvernement accomplit sa mission salvatrice et magnifique de rénovation historique structurelle. Eh bien, moi, à ce gouvernement qui est le mien, je lui rends hommage !
C’est compréhensible.
Oui ! À ce gouvernement de la France que j’ai voulu personnellement, je lui rends hommage.

Je rends hommage à ce levain de la pâte que je pétris.
Je rends hommage à ce bœuf blanc dans l’étable.
Je rends hommage à ce bœuf qui tire la charrue avec toute son énergie, sa foi, son dévouement.
Je rends hommage à ce bœuf qui rallume la flamme de son haleine pour y réchauffer la place de la France dans la crèche du Monde.
Eh bien, moi, à ce bœuf, à qui je rends hommage, je lui exprime ma confiance !
Et je compte sur lui pour aujourd’hui et pour demain.
Et je compte sur la loyauté des amis fidèles.
Et je compte aussi sur vous qui m’avez élu au moins pour cinq ans.

Je sais ce qui s’est passé aux dernières élections municipales.
J’ai entendu ce que vous avez voulu dire.
J’ai lu les chiffres des récents sondages.
J’ai vu ma cote en pente.
J’ai compris votre impatience.
J’ai compris votre soif.
J’ai compris vos rêves.
J’ai compris votre insécurité.
J’ai compris vos envies.
J’ai compris votre faim.
J’ai compris vos craintes
J’ai compris vos désirs.
J’ai compris votre pouvoir d’achat.
J’ai compris vos espoirs.
Je vous ai compris !
Vous m’avez compris !
On s’est compris, et j’en prends acte. 

Je vois que la seule route est celle du Grand Bond. Je dis le « Grand Bond », mais en arrière à tous égard.
Je déclare qu’à partir d’aujourd’hui on accélère à reculons.
Cela signifie qu’il faut embrayer en quatrième vitesse.
Cela signifie qu’il faut ouvrir des routes qui étaient fermés à l’innovation de la Liberté.
Cela signifie qu’il faut fermer les routes qui étaient ouvertes au corporatisme envahissant.
Cela signifie qu’il faut rénover le Code du travail obsolète et réactionnaire.
On se comprend : en arrière marche, toute !

Je vous ai fait des promesses.
Vous m’avez compris, Vous m’avez élu.
Eh bien aujourd’hui je vous fais celle toute particulière de transformer mes bonnes paroles en bonnes actions par une révolution pacifique de l’espoir !
Bien sûr, tout ça ne se fera pas dans les prochains 100 jours. Mais n’est-il pas temps de commencer pour continuer ?
De votre côté, ne baissez pas les bras. Ne jetez pas l’éponge après la cognée, ni la peau de l’ours. Relevez la tête et le défi de la modernité !
Que chacun d’entre vous compte sur ses propres forces pour survivre, et non plus sur l’État providence pour tirer les marrons.
Que chacun d’entre vous éradique ses propres maladies sans attendre l’assistance publique de l’hôpital qui doit fermer ses portes par un juste souci de rentabilité.
Que chacun d’entre vous s’applique à vivre le Libéralisme au quotidien.
Que chacun invoque les merveilles de la mondialisation plutôt que les craintes irrationnelles qu’elle inspire aux frileux non compétitifs.
Que chacun accueille en lui les nouveaux concepts de « sécurité flexible » et de « révolution culturelle ».

Mes chers compatriotes, pour paraphraser Bush, « ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez- vous plutôt ce que vous pouvez faire pour le patronat. »

Jamais plus qu’en cette date anniversaire de mon triomphe, je n’ai compris combien c’est beau, combien c’est grand, combien c’est généreux, moi, à la tête de la France !

Vive la France !

Vive l’Église !

Vive le Patronat !

Un petit discours présidentiel express et perpétuel, valable pour toutes les dates anniversaires à venir : un an et un mois, huit ans et 3 mois etc. Un discours de poche, un condensé de pensée qui vibrionne et matraque. Un discours brillant comme ces assiettes en clinquant embouti qu’on offre encore de nos jours, même à des amis. Un mini discours qui dure le temps d’une pub, entre chaque question triée sur le volet  de journalistes triés sur le volet.
Je me suis laissé dire, mais je ne me suis pas beaucoup défendu, que le pince-fesse présidentiel de ce soir aura coûté 280 000 euros en décoration, plantes vertes et rideaux… , 1 836 800 francs, grandiose ! Mais j'avais peut-être enfourné ma tartine dans l'oreille.
Bref, je me devais d’accorder le ton de mon petit discours à ce grandiose présidentiel, passé, présent et à venir. Pour ce faire, j’ai piraté quelques morceaux du discours de Mon Général, prononcé à Alger le 4 juin 1958, et de celui de Kennedy, prononcé le 20 janvier 1961 pour son investiture. A la relecture, c’est un peu messe-rap’, mais la dimension perpétuelle tient la route…je la sens très fort, la dimension perpétuelle. 

20.02.2008

Pow !

Musée du Quinquennat
Salle des Opérations de communication

 

19.02.2008

Après Villiers-le-Bel...

...si je baisse encore dans les sondages, j'envahis la Pologne !

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Musée du Quinquennat
Salle des Opérations

 
"Ce n'est pas pour critiquer, mais son chapeau ne l'avantage pas.
- Les bottes de sa femme non plus."

05.02.2008

Socialèche

La scène se déroule dans un salon du palais de l’Elysée. Suite au  congrès de Versailles et au convolage en justes noces du président, un pince-fesse ultra-mondain est organisé qui voit se précipiter   les représentants des forces vives de la nation, dont de nombreux partisocialistes sans lesquels la France ne serait pas dans un tel état.
 
Un ancien ministre de Mitterand s’était précipité et, s’agenouillant devant la première dame de France qui attaquait un contre-ut dans l’air de « Raphaël, où t’as mis mes ailes ?», avec des tremblements débiles dans tous les membres, il lui avait serré le pied gauche qu’il baisait avec force coups de langue en murmurant de sa voix cassée.
- Ma prima dona, ma prima dona…
Elle, effrayée par tant d’affection, s’accrochait à son amplificateur et donnait des coups de son pied droit sur la tête du mélomane pour s’en débarrasser. Mais il protestait de son dévouement envers la troisième épouse du chef d’Escadrille et refusait de lâcher prise. On profita de ce que l’ancien rocardiste changeait de couleur, afin de se confondre avec le tapis d’Aubusson, pour l’arracher  du pied de  l'égérie de la firme automobile Lancia.
- Jetez-le dehors, dit le président, et qu’il rende la chaussure de madame.

La première cantatrice de France, remise des ses émotions, reprenait l’attaque de son fameux contre-ut, lorsqu’on entendit un bruit de moteur à deux temps.
C’était Citrouille, la pétrolette du fils du président qui, profitant d’une porte ouverte, s’élançait dans le salon suivie de l’ancien jospiniste qui s’écriait :
- ma belle Citrouille ! ma belle Citrouille !
Et, agenouillé, il prenait dans ses bras Citrouille et posait de gros baisers baveux sur sa selle en cuir de Russie .
- Oh qu’elle est belle…elle est si belle.

Des invités craquaient nerveusement et éclataient de rire, cependant que la première diva de France lâchait enfin un contre-ré bémol à couper le souffle.
 
Zola
Leurs Excellences  sans gêne.

02.02.2008

La Maldonne des çondages

Musée du Quinquennat
Salle des Gôches

Légende dorée :

"La Maldonne des çondages fait les poussières."
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Je vois encore des opposants à ma ligne molle ! oui, oui, oui ! Des qui n'aiment pas mon social-démocratisme de droite !  oui, oui, oui ! Des qui veulent dire NON à l'Europe libérale ! oui,oui, oui ! Des qui n'aiment pas mon libéralisme de gôche ! oui, oui, oui ! Des qui veulent me mettre des  bâtons dans les roues ! oui, oui, oui !  des camarades qui veulent qu'on applique les décisions du congrés !  oui, oui, oui ! des qui croient que la démocratie c'est de pouvoir dire non à maman ! oui, oui, oui !  Maman  est fâchée ! oui, oui, oui ! Elle n'aime pas qu'on lui chatouille son désir d'avenir ! Elle va sévir !


Variations sur un thème >>> Judith et Lucrèce par le peintre Lucas Cranach sur le blog " la Boîte à images"  de Korkos  

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