25.07.2009

Mettre en pièces

Musée du Quinquennat
- Les croûtes à démonter -
Pour les enfants des écoles qui n'étaient pas encore nés
lors du  dernier remue-ménage ministériel,
l'homme en pièces est Darcos.
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Le ministre d'époque donne à lire à un enfant pré-maternelle son merveilleux "Traité de pédagogie pragmatique & moderne à l'usage du libéralisme" suivi de "Conseils pour  détruire la résistance au vrai changement et aux bonnes réformes . "
L'enfant, qui  symbolise  ici l'avenir  de la France, ne manque  pas de signifier  au ministre le bien qu'il  pense de cette prose par le lâcher d'une chose réelle qui sait - et pas qu'un peu - ce qu'elle veut dire.

tableau exposé le 20 novembre 2008

16.07.2009

Le viaduc de Morlaix

Le  viaduc en granit bleu, comme un couteau à pain,
coupe Morlaix en deux :
la ville proprement dite et le port.
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- Etat des travaux  le 15 juillet 1862 -

- Croissant photographe -
Source Gallica-BnF
Ecole nationale des Ponts et chaussées

Le 20 juillet 1861  s'ouvrait le chantier de construction du viaduc de Morlaix; le 25 avril 1865, la ligne de chemin de fer était inaugurée et  mise en exploitation dès le lendemain.

> Ligne de Morlaix à Roscoff, et  viaduc de Douarnenez

 

12.07.2009

Le repas d'anniversaire

Le Petit Clairon
"Le journal de lèche-majesté"

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Sa P.D.F* est parvenue avec ponctualité à table où elle s'est installée sans ostentation. En voyant tant de grâce accompagner tant de beauté,  la poignée d'élus conviés au repas qui fêtait les  50 ans de vacances à Royan de la reine mère (un moment rare dans la vie d'une femme), s'écriait  : " C'est notre Marie-Antoinette retrouvée !"

Déjà,
à cette nouvelle de résurrection, une myriade d'insectes accourait pour voir de près cette chair fraîche de belle renommée et assise de si belle façon qu'elle semblait flotter dans les airs à la manière d'une libellule aux ailes diaphanes. Puis, après avoir admiré tout ce qu'il y a de ravissant dans cette noble demeure qui abrite en son sein une voix divine et des talents d'artiste rare, les bêtes, soucieuses de ne point importuner plus longtemps notre patrimoine, la délaissaient à regret et s'en allaient  - qui pour se repaître, qui pour s'abreuver  - dans les campings circonvoisins qui hébergent annuellement leur lot de juilletistes rancis par quelque labeur ouvrier et domestique, et un manque d'éducation qui  fait délaisser la haute cuisine pour une tambouille de pauvres victuailles  qui fatigue le sang et donne à la viande un mauvais fumet avarié de porcherie négligée malgré l'abondance de crème solaire dont les cuirs sont imprégnés.

Autour de fameux mets et de fines boutades, l'ambiance allait bon train quand, soudain,
avec frivolité, un bruit intime se fit entendre ... "Mais, nous ne sommes pourtant point le 14 juillet !"  fit remarquer sa P.D.F, reprenant judicieusement la balle au bond ; " Ni jour de tremblement de terre !" renchérit son époux avec cet humour d'ingénieur des B.T.P. qui le caractérise. Tout ceci mit en joie l'assemblée affable qui ne manqua pas de se faire la réflexion que ces deux-là étaient joliment appariés pour le meilleur et pour le pire.

Et la conservation, loin d'être gênée par l'absorption d'alcools et de spiritueux divers, conservait  jusqu'au dessert la respectueuse aisance des gens bien nés et redoublait d'intérêt, car il y a toujours dans les paroles de Monsieur et de Madame - âme de la conversation - comme des éclairs de génie, de sensibilité et de courage qui  nous sont  généreusement offerts en partage en ces temps de crise.

De notre envoyé spécial

* L'épouse au format Première Dame de France

25.06.2009

Je vous ai compris !


" Lanmè bèl, makak patron"
Quand la mer est belle, le singe est capitaine

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Je vous ai compris !

Je sais ce qui s'est passé ici pendant que j'avais le dos tourné.

Je vois aussi ce que les bonnes volontés ont voulu faire en participant à mes Etats généraux.

Je vois que certains les ont boudés. Ces sont les brûleurs de pneus et les éleveurs de barricades pleines de papiers gras qui ont effrayé les lectrices du Figaro chez leur capilliculteur.
Puissent ces têtes brûlées  revenir dans le droit chemin qu'éclaire de ses rayons dorés mon règne.
Elles ont cru, ces têtes, devoir mener sur ce sol un combat dont je reconnais, moi, qu'il est courageux, certes... car le courage, pardon, avec mes 1200 gendarmes mobiles
, je connais un peu,  il ne manque pas sur la terre de Guadeloupe le courage, OK, comme dans les Hauts-de-Seine d'ailleurs, qu'il est courageux l'Antillais, d'accord, mais qu'il n'en est pas moins cruel et fratricide !
Eh bien, à ces mauvaise têtes antillaises, je tends mes mains ouvertes.
Oui, moi, Moi, à ceux qui portent ces têtes-là, j'ouvre les portes de la réconciliation, et je leur dis : " La route que nous ouvrons en Guadeloupe -  et dans les autres colonies comme dans nos banlieues de métropole- c'est celle du dialogue constructif, de la réforme et de la fraternité."

Je dis la réforme à tous égards. Mais très justement vous avez voulu que celle-ci commence sous mes auspices bénis, c'est à dire par mes nouvelles institutions, et c'est pourquoi me voilà. Moi qui ne recule devant rien pour me faire remarquer.
Et je dis la fraternité parce que vous offrez ce spectacle magnifique d'hommes qui, d'un bout à l'autre, quelles que soient leurs communautés, et malgré des couleurs de peau fort différentes, communient dans la même ardeur d'arc-en-ciel et se tiennent par la main comme pour danser la gavotte en usage dans notre bonne Basse Bretagne.

Eh bien ! de tout cela, je prends acte au nom de moi-même et je déclare, qu'à partir d'aujourd'hui, la France considère que, dans toute la Guadeloupe, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants : ceux qui veulent s'avancer résolument sur le chemin de la modernité  avec moi, le pape et le patronat !
Les autres n'ont qu'à rentrer chez-eux. Ce n'est pas la place qui manque.

Cela signifie qu'il faut fermer  des voies qui, depuis peu, se sont ouvertes devant beaucoup.

Cela signifie qu'il faut travailler plus pour travailler plus.

Cela signifie qu'il faut se lever de bon matin.

Cela signifie qu'il faut manger bananes et boire 'tit punch  avant d'aller boulot : bon pour moral, bon pour commerce.

Cela signifie qu'il faut reconnaître la dignité du Medef à qui on la contestait.

Cela veut dire qu'il faut assurer des bénéfices à ceux qui commençaient douter s'en mettre plein les poches.

Jamais plus qu'ici et jamais plus qu'aujourd'hui, je n'ai compris combien c'est beau, combien c'est grand, combien c'est généreux un président comme moi!

Vive Moi !
Vive le pape!
Vive la France !

> Demandez le programme!

> Autre tableau pour les amateurs d'art.

23.03.2009

Dieu vit que la lumière était bonne

Le Nouveau Catéchisme

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Dieu vit que la lumière était bonne, et Il en reprit une seconde fois.
C'est Madame Dieu qui fut aux anges.
" C'est vraiment délicieux ta cochonnerie Bibiche, ça a un arrière-goût d'escargot.
- Tout est dans la farce Pépère, répondit Madame très cordon bleu.

- Je crois que Je vais en reprendre !
- Va pas Te bourrer non plus, T'es déjà plein! faudrait pas qu' T'éclaires toute la nuit."
Et ils rirent un bon coup.
Puis Dieu commanda :  "la Bonne !"
Et la Bonne arriva.
Elle dit : " Monsieur le  marquis m'a sonné ?
- Comment qu'elle Me cause! , fit Dieu,  où c'est-y que tu l'as trouvé c'te pétasse Bibiche?
- C'est de l'intérim, dit Madame Dieu, ça ne sait pas se tenir dans le beau monde. Y'a plus de petit personnel. C'est la crise.
- Nous voilà bien ! fit Dieu."
Puis il regarda la Bonne et rouge colère lui cria : " J'te donne tes 8 jours, file !
- Chouette ! lâcha la Bonne."
Et elle s'envola dans la Lumière, dans le Printemps et dans sa petite robe rouge à pois blancs.

19.03.2009

Galanterie française (1)

Grève & manif : service minimum Rediffusion du 9 septembre. Plaignez-vous !

«  J’exècre la galanterie. On peut bien vivre sans cela, parbleu ! Cette perpétuelle confusion de la culotte et du cœur me fait vomir. »

Vous illustrerez cette remarque de Flaubert par un court récit que vous accompagnerez  d'une jolie gravure.
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Il l’accablait de voluptueuses caresses, s’attardant sur le galbe de ses deux globes à la blancheur éblouissante. Elle le sentait s’enivrer de plaisir.
« Il désire me  posséder sauvagement dans l’alcôve qui recèle une molle couche répondant à la magnificence féérique du palais de l’E*   se fit-elle la réflexion comme  elle venait de percer son secret.
 
Hou ! glapit-elle en témoignage impromptu qu’elle lui donnait de sa flamme, tant elle était en proie à l’imprévu désir de l’amour qui lui enflammait les sens et la laisserait bientôt pantelante dans le plus simple appareil, si elle n’y prenait garde.
Ah ! ah ! mon ami…je brûle…je n’en puis plus ! Qu’est-ce que ces façons ; méchant petit chanoine ? Juste ciel ! à c’t’heure cela ne se fera point…Voyons un peu…ah ! doux Joseph,! cela est inouï ! Ah ciel ! se fit-elle la remarque in-petto. Mais que va-t-il penser de moi ? se morigéna-t-elle soudain sans aménité, Que je suis une raccrocheuse du quart ? Une gourgandine sans foi ? une  gaupe? une turfeuse  ? une goton ? une  nénesse ? une cocotte athée? une michetonneuse ?  une ribaude ? une hétaïre ? une marmite sans Dieu ? bref une bagasse qui n' a pas communié?
Revenue à de meilleurs sentiments par cette correction personnelle, et nantie d'une certitude fraîche émoulue,  elle se leva avec fougue et s’empara avec dextérité  d'un CD qui trainait sur le tapis persan qu'elle engouffra d’une main experte dans un  mange-disque  qui trônait dans les parages.
« Quoi-ce !  »  hoqueta N* sous cette rebuffade, saoul qu’il était encore du désir qu’il souhaitait ardemment rassasier et en  jetant des regards concupiscents à destination de  C*. 
Mais la chanteuse ne l’entendait pas de cette oreille :
- Que regardez-vous donc là ? Baissez les yeux ! rétorqua-t-elle en rougissant  car elle prenait tout à coup conscience d’être dans le plus simple appareil dont il a été fait mention.

-  Point du tout !    se défendit N* qui, de son côté en tenue d’Adam, cachait d’une main moite ses attributs dont une virilité turgescente - tout en se rendant bien compte que personne n’était dupe de son manège.  Mais Ecoutons plutôt votre disque! ,  fit-il d’une galanterie toute française, tandis qu’il lui proposait  un cocktail pour détendre l'atmosphère électrique (tout en  allumant un feu dans la cheminée ): " Coral reef, Monaco, Vodka malabar, Picon bière, Marquisette, Perfect Mojito ,Vodka tagada,  Mojito Créole, Russe Blanc ?
- Un Fernet Branca,  acquiesça-t-elle, très femme du monde".

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"Il écrit dans Arlequin ?
- Un jour il nous fera des poèmes."

11.03.2009

Le rêve du Cartographe

Musée du Quinquennat
Cabinet de géographie appliquée

ballamou.jpgC'est le soir. Dans son palais, plein de fantômes de trente ans,  Ballamou baille,  le doigt sur la carte;  de sa bouche s'échappe un filet de salive.
Ballamou fume de l'herbe à pou; de son immense narguillé s'échappe un filet jaunâtre.
Ballamou sirote une fine Napoléon hors d'âge vieille réserve. Son gros index crochu chemine, sur le vélin, de l'Ain au Morbihan, de la Charente au Bas-Rhin ; à la lame de rasoir il a gratté  les limites de quelques départements.

Le doigt  glisse le long de la Nationale 7, loupe  le pont  d'Avignon, le Palais des papes et Mireille Mathieu — voici Montélimar et ses nougats, les melons de Cavaillon, voici Cassis et son...  Dijon ! le fameux Dijon de Cassis ! hum... le doigt  se lèche les babines. — il caresse Nice,  égratigne Monaco,  un tour au casino : le pactole !  Il file sur la plage, fait des pâtés, plonge dans la mer, barbotte,  nage — et s'arrête...

Le doigt  tressaille, il est arrivé en Corse !  L' île de beauté et son Petit Caporal,  son prizuttu, son Ocatarinetabellatchitchix,  son salamu! quels délices ! De délicieux filets de bave se répandent sur la carte...  Oh! mais la Corse — le doigt fronce les sourcils...— ses plastiquages ! son  berger de  Cargèse ! ses vendettas ! Oh !  oh ! la lame de rasoir gratte, gratte, gratte avec rage...  plus de berger !   plus de Corse ! plus de Corses ! Ah! ah!
Le doigt s'éponge le front — il y est allé un peu fort... tant pis, il  mangera  de la choucroute et des saucisses de  Strasbourg,  ballamou3.jpget  vive la charcuterie ! — il entre dans une narine se reposer; il s'assoupit et d'un coup se réveille en sursaut. 
Et la Guadeloupe ? et  la Martinique ? et leurs vendettas ? Allez,  zou ! même motif, même combat,  même puniton  que pour la Corse !... Mais où sont passés ces deux  points noirs ?  Le doigt  fouille la carte — la carte d'Afrique — il longe les côtes de l'AOF,  de l'AEF, il va et vient du Nord au Sud, du Sud au Nord... fou de rage de ne pas trouver les  DOM chez les Nègres,  le doigt crochu brandit sa lame, montre le poing, tire la langue, montre ses fesses, crache son mépris pour ces macaques qui se planquent chez les cannibales ! Dégonflés ! dégonflés !

La lame  voltige dans les airs ! zip ! zip ! Elle  taille en pièces l'Oubangui-Chari, le Moyen-Congo, tchac ! tchac ! — et plus à l'est Madagascar, la Réunion, tchack ! tchac ! Chandernagor, tchac ! Pondichéry, tchac!  le Tonkin, l'Annam, la Cochinchine, tchac! tchac! tchac!... et   — tchac! tchac! tchac! tchac ! — coupe le doigt — aïe ! aïe ! aïe ! — qui  pisse le sang dans l'Océan.
Fini, le rêve glorieux du cartographe, si mesuré, si diplomate, si politique ! — Cachez, cachez la carte !...  ouille ! ouille ! ouille ! Waterloo ! Waterloo ! 
Voilà, fallait pas jouer à Napoléon !


Voir d'Arthur Rimbaud: le rêve de Bismarck.

08.03.2009

Corbillon

Histoire tangente
Les archives secrètes divulguées

Lettre codée de l'empirâtrice Carlasse à son amant "Journal Intime", en date du 8 mars, journée de la Femme.


Cher Jôurnal Yntyme

Ecôutez-môy avec patyence et rôysôn. Je crôys que je vôys être adôpteuse ôuy ! mère adôpteuse ! C'est  merveylleux, c'est un rêve d'enfance ! Je suys très heureuse, et cômme le peuple va être heureux !  Je pense et rêve tellement à vôus que je crôys que l'enfant vôus ressemblera, en moyns rôse.
D'ôylleurs je pressens qu'yl a vôtre humôur. Nôus pryerôns Dyeu, vôus m'ôymerez, je fylerôy la lôyne de môutôns, je trycoterai des sacs.
Hyer j'ôy senty les premyers sygnes avant côureurs de l'adôptyôn quy ne saurôyent mentyr. Je jôuôys - avec quy vôus savez, suyvez môn regard - au jeu du côrbyllôn. C'est un jeu de sôcyété hônnête et fôrt ennuyeux quy demande  un sens de la répartye et de la ryme : ôynsy à la questyôn "que met-ôn dans môn côrbyllôn ?" yl faut répôndre par une ryme en ôn. Môys à "que met-ôn dans môn côrbyllule ? répôndre évydemment : "dans môn côrbyllule, je mets une renôncule
!" Renôncule est un exemple, byen sûr.
Ôr, à un môment, vynt à nôuveau môn tôur de jôuer, et là - l'espryt tellement ôccupé aux  jôyes futures de l'adôptyôn -
à " que met-ôn dans môn côrbyllard ?" j'ôy bêtement dyt :" tarte à la frayse !" Môy quy n'ôyme ny les tartes ny les frayses !  Je suys ympayable !

Je ne sygne pas.

la lettre décodée, car nous ne parlons pas la même langue  >

Lire la suite

06.03.2009

Petites affaires

Musée du Quinquennat
Salle des codex

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Codex  de l' Economitl

Sarkotl, chapeauté de son petit  bonnet phrygien, rame. Sa dernière épouse Carlatl la Beuglante,
avec son diadème en plumes de paons et de geais, s'est posée à la proue de la barque Palomba pour faire fuir les sirènes.

On note, à l'arrière de la barque, trois gros sacs qui contiennent les petites affaires de Sarkotl qu'il apporte au Pays du Chocolatl et du Cacaotl, car Sarkotl est avant tout le génie des Petites affaires.


03.03.2009

VéloRolex

Musée du Quinquennat
Transport, avenir & développement durable

dans le cadre de la

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VOICI

le moyen de transport privatif et monoplace
avec 2 vraies roues

DU JAMAIS VU !

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Avec VéloRolex*® allez à pied le cul en selle !

Mes chers enfants, vous n'êtes point abandonnés ! Le gouvernement  pense à vous : vous les équipementiers de l'automobile, vous les cultivateurs de caoutchouc, vous les bûcherons de la filière bois, vous  les pauvres cinquantenaires chafouins, vous les  cinquantenaires pauvres aigris que guettent  la vilaine obésité du chômeur sédentaire !

Vous n'alliez plus du tout ? Vous irez en VéloRolex® !

_-_-_

* 92 999 € le modèle VéloRolex® de base : "Pin maritime des landes* plaqué noyer et écailles de tortue avec motifs géométriques en acajou."

Moyeux en orme de Sibérie, rayons en robinier-faux-acacia, jantes en frêne excelsior.
Selle Poutine en cuir de Russie.

Série "Dalmatiens" limitée à 101 exemplaires numérotés et signés par le Rossignol.
VéloRolex® est à  monter soi-même.
1 CD du Rossigol offert.

En option:
Un décor central en bronze  doré représentant Carla Bruni dans la pose de la poseuse qui repose sur six pieds en forme de pattes d'aigle enserrant une boule rouge, OU un décor latéral droit représentant Nicolas Sarkozy  qui  "terrasse la Crise; OU un décor  latéral  gauche représentant  le même qui "pêche la Croissance avec les dents."

Lieux de vente de VéloRolex® : les bonnes boutiques du Faubourg (Paris).

Témoignages:

Mme. *** de N/S : VéloRolex® est en pin des Landes,  ça sent drôlement bon le cerceuil  frais ! Comme au château !
M. *** de N/S :
De mon VéloRolex® j'ai fait un magnifique pied de lampadaire !
Mlle *** de N/S : Tous les matins je fais un tour dans le parc du château en chevauchant mon VéloRolex® !
M.***Jr deN/S:
VéloRolex®? c' est beaucoup plus facile à monter que bien des cuisines aménagées !
Mme.*** de N/S
Ce qui m'a désespérement séduite, c'est le design novateur et turbulent de VéloRolex® concocté notre Rossigol turinois, l' inventeresse de podboudin béké que j'ai également adopté pour notre petit personnel !
Mlle *** de N/S : VéloRolex® ça change du vélo!
M. *** de N/S : comme dit notre jardinier : " VéloRolex®, ça roule ma poule !"


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