mardi, 15 avril 2014

Ecouter parler le fracas...

Il faut rappeler, constamment, au chef, qu’il est beaucoup moins chef qu’il ne le croit, et, et que… le dernier mot appartient au peuple."

Entendu par Allan B

Urgent crier

"Parler le Fracas"

album "A Matter of Time" du Peuple de l'herbe

  Marc Nammour de "La Canaille"

Réalisation : Wasaru http://www.wasaru.com/
Character Design : Jebedai http://whozjebedai.blogspot.fr/

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Cambadélis : le meilleur d'entre eux...

"Si les poutres supérieures ne sont pas droites, les poutres inférieures sont également de travers"

Proverbe chinois

"Moi-président-de-la-république" ne serait pas le chef de la majorité promettait-il, et c'est pourquoi il vient d'introniser l'incomparable Cambadélis à la tête du PS - après s'être débarrassé du tout aussi incomparable Harlem Désir par une promotion-sanction dans la foulée des municipales. Chaises musicales, révolution de palais et couacs divers.

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Bruits de godillots froissés et jérémiades à "l'aile gauche" plaintive du PS devant le choix imposé par leur chef suprême de Cambadélis à leur tête - il lorgnait déjà ce poste il y a un an et demi.

" J’apprends par ITV que JC Cambadelis remplacerait Harlem Désir a la tête du PS. Eh ! le premier secrétaire doit être élu par les militants !" glapit Marie-Noëlle  surs twitter.

"On a changé de Premier ministre, c'est le pouvoir constitutionnel du président de la République. En revanche, le changement de premier secrétaire appartient aux militants comme le prévoient les statuts, au terme d'un congrès et d'un vote", grogne Juliette Méadel, l'avocate d'affaires à la tête du think tank Terra Nova et secrétaire nationale du PS à l'Industrie.

" Il revient aux militants et à eux seuls de dire la suite. Un Congrès extraordinaire où les adhérents pourront débattre et voter l’orientation, la stratégie et pour les personnes qui les incarneront, est désormais indispensable", récrimine le courant  " Un Monde d'avance"

" Je demande à Jean-Christophe Cambadélis de bien réfléchir. Soit il est d’accord pour l’organisation d’un congrès avant la fin de l’année, et nous n’aurons aucun problème pour voter pour lui. Soit il refuse, et nous présenterons mardi un candidat lors du conseil national pour rendre la parole aux militants. Il est urgent de reconstruire une synthèse socialiste pour reconstruire ensuite une synthèse à gauche à travers un vrai débat de fond. Car on ne sort pas d’une crise politique de cette ampleur par des combines de couloirs mais en refaisant de la politique au grand jour ",  criaille Pascal Cherki, dans le Figaro.

Pour contrecarrer ces pleurnicheries et bêlements, Cambadélis a promis, si la décision de Hollande était avalisée par le Bureau national du PS, de consulter les socialistes de base avec un vote sur son nom et sa stratégie - mais uniquement lorsqu'il sera installé dans son fauteuil de première secrétaire. Joie de la démocratie. Fin de la Fronde glapissante.

Pour le résumé de cette tambouille écouter les infos à 2'45 du début. 

Jean-Christophe Cambadélis

 cambadelis.png J-C Cambadélis, ex-strauss-khanien,  éliminé lors de la précedente nomination à la tête du PS, rappelle sur son blog, en parlant de lui à la troisième personne, que deux affaires, coup sur coup, ont entravé son ascension remarquable : "Il est accusé d’emploi fictif le même jour qu’Harlem Désir. Les deux responsables seront condamnés à des peines légères."

Entre 1993 et 1995,  il fut salarié ( 20.000 francs par mois) de la société AGOS,  une filiale de l'Agence des foyers et résidences hôtelières privées (AFRP) qui logeait quelques milliers de travailleurs immigrés dans 35 foyers souvent insalubres. L'AFRP fut mise en liquidation judiciaire en 1996. Cette société gestionnaire était alors entre les mains d'Yves Laisné, un ancien cadre du Front national.

" Réputé pour sa qualité d'expert sur le FN. Yves Laisné fut en effet proche de l'Union nationale interuniversitaire (UNI) et membre du Front national dans les années 70. Il a même siégé au comité central du parti d'extrême droite de 1975 à 1977, y incarnant la tendance ultralibérale." (Fabrice Tassel)

 A ce propos,  en 1995, lorsque l'affaire éclate, Cambadélis déclare : "Il m'avait dit que, par le passé, il avait été violemment anticommuniste, mais rien d'autre. Et puis tout le monde a fait des erreurs de jeunesse".

Comment imaginer en effet que le fondateur du " Manifeste contre le Front national" et coauteur de la France blafarde, une étude sur l'histoire du mouvement lepéniste, ait pu naviguer en  compagnie d'Yves Lainé ? ce dernier sera poursuivi pour "abus de confiance, abus de biens sociaux et présentation de bilans inexacts" et condamné à 15 mois de prison avec sursis et 500.000 francs d'amende.

 En 2000, Cambadélis est mis en examen pour abus de confiance dans l'affaire de la MNEF. Il est alors soupçonné d'avoir bénéficié d'un emploi fictif au sein de la mutuelle étudiante MNEF entre 1991 et 1995, pour lequel il aurait touché 620 500 francs au titre d'une activité permanente de conseil :

" De 1991 à 1993, c'est en qualité de "sociologue" que Jean-Christophe Cambadelis a été rétribué à hauteur de 420 499 francs par la Mutuelle interprofessionnelle de France (MIF), une filiale de la Mnef destinée aux étudiants déjà actifs ou étrangers. Cambadelis était alors député, avec revenus afférents. Non réélu en 1993, il reçoit jusqu'en 1995 quelque 200 000 francs supplémentaires de la MIF, en tant qu'administrateur «chargé des contacts auprès des ambassades ou des universités». Seuls «trois documents manuscrits» attestent du "travail" du député. "Des écrits d'une extrême pauvreté", signale le magistrat instructeur, Armand Riberolles. Dans son ordonnance de renvoi, il conclut : "Les emplois occupés par Cambadelis peuvent être qualifiés de complaisance. "  (Karl Laske)

 En 2006,  dans l'affaire des emplois fictifs de la MNEF, il est reconnu « coupable de recel d'abus de confiance » et il est condamné, à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

 Concernant ces affaires judiciaires Cambadélis s'est exprimé dans un communiqué de presse:

" Je ne peux pas dire que j’aborde cette épreuve avec soulagement, mais il s’agit quand même pour moi d’un dénouement bien venu. Car cette épée de Damoclès m’a été opposée à chaque fois qu’une responsabilité politique de premier plan me fut proposée. J’ai été stoïque, mais si j’étais coupable, j’aurais déjà “payé dix fois” par les handicaps, les refus, voire l’opprobre que cette " affaire " m’a causée. Mais tout cela a fini avec le temps — dix ans — par se dégonfler.
Alors je suis serein. L’essentiel des accusations contre moi a été levé. Souvenons-nous des allégations de l’époque : financements occultes, trafic d’influences, vente à vil prix d’une imprimerie, mise en place d’un système d’enrichissement, que sais-je encore… De tout cela l’instruction n’a retenue qu’une mise en cause résiduelle et vraisemblablement prescrite (le parquet l’avait demandé), dans un dossier annexe de l’ “affaire MNEF”. 

"La sauce fait passer le poisson."  

proverbe français

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 *

> " Les passés judiciaires de MM.Cambadélis et Désir suscitent une gêne au PS"  Le Monde 08.09.2012 par Bastien Bonnefous

>Les salaires embarrassants de Harlem Désir. Avec un autre ex-responsable de SOS Racisme, il comparaissait hier devant le tribunal. 6 novembre 1998- Libération, par Beaudoin HUGUES

> " Un homme de réseaux très politique. Yves Laisné, ex-membre du FN, salariait le socialiste Cambadélis",  par Armelle Thoraval, 21 novembre 1995. Libération

>" Cambadélis, employé fictif d'un ex-FN?. Le numéro deux du PS est renvoyé devant le tribunal correctionnel".  Par Tassel Fabrice, 13 février 1999. Libération

> " Pour Cambadelis, le procès de la Mnef n'est plus fictif." Karl Lask, 1 mars 2006 2006. Libération

> L'affaire de la MNEF - Wikipedia

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lundi, 14 avril 2014

Quand on gueule, on est des fous!

Retour sur la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay avec un ancien gréviste aujourd'hui au chômage.(33mn, mars 2014).

Politique syndicale, pression de la direction, répression étatique, liste noire patronale, chômage et nécessité d’agir collectivement sont les questions abordées. Dans ce court documentaire, Samir, un ouvrier de longue date et actif dans la grève, revient sur les conditions de travail imposées par PSA, sur sa double condition de prolétaire et d’enfant d’immigrés, sur le rôle des syndicats dans la lutte, les moyens d’actions... « Eux, PSA, ont repris l’ancienne politique de Michelin : "Tu travailles, tu fermes ta gueule. T’es pas content, tu prends tes affaires et tu dégages". Et ça c’est hors de question avec les enfants d’immigrés ».

 

acontrechamp

*

 Mardi 9 octobre 2012, une journée particulière...

sur le site là-bas.org

Citoyenactif

"Le matin, donc. Devant les grilles du Salon de l’auto, plus d’un millier d’ouvriers de l’industrie automobile - les "PSA" d’Aulnay, les "Ford" de Blanquefort, les "Renault" de Flins, les "General Motors" en Alsace, mais aussi les "Volkswagen" - font entendre leur voix et veulent entrer dans le Salon. En face d’eux, 200 à 300 CRS qui les neutralisent à coup de gaz lacrymo. En guise de réponse, les jets de pierre fusent. Le climat est plus que tendu. Inédit.

Pour mémoire, des salariés en colère s’étaient déjà massés devant les grilles du Salon de l’auto en 2008 sous le mot d’ordre "Tous au Mondial de l’Auto" puis en 2010 sous la bannière "Mondial de l’automobile : épisode II". Ils avaient pu y entrer, ce qui n’a pas été le cas cette fois-ci...

Refoulés, ils sont donc partis rejoindre les "Good Year", les "Fralib" et autres "Arcelor", dans le cortège de cette journée européenne contre les licenciements.

Une journée, en France, portée par la seule CGT. Selon la centrale syndicale, plus de 90.000 manifestants auraient répondu à cet appel à Paris et à Marseille, mais aussi à Rennes, Toulouse, Epinal, Belfort, Bordeaux, Lyon, Le Havre et Clermont-Ferrand. Avec pour mots d’ordre : la défense de l’industrie et de l’emploi ; la solidarité et les convergences des luttes avec les salariés grecs, portugais, espagnols... "

 Un reportage d’Anaëlle Verzaux, de Sarah Lefèvre, Gaylord Van Wymeersch et d’Antoine Chao.

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14 avril 1834 - Massacre de la rue Transonain

De ministre de l'Intérieur à président de la République :
Adolphe Thiers, le bon sens  en action

Bourgeois monarchiste en début de carrière, l'ambitieux Thiers, modèle d'infamie, finira républicain conservateur et président de la III République.  Pour situer rapidement le personnage, il suffit de citer Bainville : " Agité, aventureux, fanfaron jusqu'à l'âge mûr, Thiers, dans sa vieillesse, apparaissait comme l'incarnation du bon sens ", et Pour Karl Mars, il n'était que" l'expression intellectuelle la plus achevée de sa propre corruption de classe."
Avide de pouvoir et d'argent, Thiers représentait si bien le modèle de la bourgeoisie "louisphilipparde" que Balzac s’en inspira pour camper Rastignac, le type du jeune provincial arriviste. On le surnommait "Foutriquet" ou le " Nabot monstrueux", ou encore le "Mirabeau-mouche".

*

Le 9 avril 1834, une manifestation est organisée à Lyon par la Société des Droits de l’homme et le Conseil exécutif des sociétés ouvrières de secours mutuel. L’émeute des canuts, les ouvriers soyeux de Lyon, des 9 et 12 avril 1834, s’étend à Paris dès le 13 avril. Thiers,  ministre de l'Intérieur, la laisse se développer pour mieux l’écraser. Elle s’achève à Paris, le 14 avril, par le massacre des habitants d’une maison de la rue Transnonain - l'actuelle rue Beaubourg.

Au cours de la " Sanglante semaine", du 9 au 15 avril 1834, 600 personnes seront tuées et  10.000 arrêtées. Le gouvernement donnait ainsi des gages de fermeté à la classe possédante. Cette répression est la répétition de la " Semaine sanglante " de 1871 où Thiers mettra un terme à la Commune de Paris avant de devenir premier président de la Troisième République.

 "Balayer la vermine"

" En lutte contre la Monarchie de Juillet (1830), les républicains de la Société secrète des Droits de l’Homme (François et Étienne Arago, Louis Blanc, Victor Schœlcher, Alexandre Ledru-Rollin, Auguste Blanqui) entretiennent l’agitation.

Suite à l’interdiction des associations, une émeute républicaine éclate le 14 avril 1834 à Paris. Alors qu’elle se prépare à donner l’assaut à une barricade dans la rue Transnonain, l’armée essuie des tirs depuis les toits du numéro 12 et un officier est tué. Ordre est alors donné aux soldats de « balayer la vermine ». Les portes des appartements sont enfoncées et les habitants (hommes, femmes et enfants) massacrés au pied du lit à coup de baïonnette.

Un autre immeuble est détruit, avec ses habitants, à coups de canon. Cet événement inspira, Le massacre de la rue Transnonain, célèbre dessin d’Honoré Daumier. L’émeute est écrasée, puis les lois de septembre 1835 interdisent toute critique de la personne du roi, tout rassemblement public et imposent la censure préalable à toute chose imprimée, sous peine de bagne. (Grégoire Seither) "

Thiers avait ainsi donné la mesure de son talent.

Le massacre

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" Il n'est aucun de nous, quelle que soit sa nuance politique, qui ne conserve encore vive et profonde l'impression d'horreur dont il a été saisi à cette triste nouvelle. « Dans une seule maison de la rue Transnonain, douze cadavres gisent affreusement mutilés ; quatre personnes ont été dangereusement blessées : femmes, enfants, vieillards, n'ont pas trouvé grâce. »
Au récit de cette scène sanglante, l'âme s'ouvrait à deux sentiments différents : l'un de pitié pour les morts , l'autre tout d'égoïsme et de personnalité. On mesurait de la pensée l'espace qui vous séparait de ce théâtre lugubre ; et, en frissonnant, on remerciait Dieu d'être sorti du sommeil autrement que par la mort.

Déjà, il est vrai, on répandait par la ville qu'il n'y avait point eu de victimes ; qu'il ne s'était rencontré que de lâches assassins, tués les armes à main ; mais à ces insinuations le bon sens public répondait que, parmi les malheureux qui avaient cessé de vivre, il en était qui, par leur âge, par leur sexe par leur sympathie même pour l'ordre de choses actuel, avaient être frappés suppliants, inoffensifs. Pour ceux là, au moins, il fallait en convenir, une mort imméritée était venue les surprendre au milieu de leurs pacifiques projets, de leurs douces affections...  Ledru-Rollin "
 
 

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dimanche, 13 avril 2014

Pages roses : soigner le mal par le mâle

Démon de midi

tentation-saint-antoine-rops.jpgUn prêtre de la fraternité sacerdotale Saint Pie X, congrégation traditionaliste fondée par le délicieux Mgr Lefebvre et  proche des milieux d'extrême droite, a été écroué pour avoir fait subir à trois enseignantes des viols, des tortures et des actes de barbarie : ubi maior, minor cessat. 

Ce prêtre intégriste, ancien directeur de Notre-Dame de la Sablonnière à Goussonville titillé par le démon de midi, doit posséder, pour avoir eu autant d'emprise sur ces trois femmes, un charme et une influence spirituelle de tous les diables ainsi que des talents d'exorciste du feu de Dieu - usus magister est optimus

Lui, jure ses grands dieux qu'il n'y a pas eu viol et qu'il n'a fait que traiter " le mal par le mal " (tout particulièrement  sur une mère de famille qui avait déjà subi des abus sexuels). Traitement en tout bien tout honneur puisqu'il ne faisait que mimer l'acte de chair mais sans consommer et toujours avec le consentement des trois femmes.  Malitiis non est indulgendum

La congrégation religieuse du mime, après un procès canonique maison comme au bon vieux temps, avait tout de même préféré le mettre au vert : Deux ans passés dans un couvent à l'abri de la justice des hommes - erteribilis est locus iste ! Deux ans consacrés à bavoter suffisamment d’Ave Maria & d'oremus divers pour tenir en laisse le démon de la concupiscence.

*

> Le Parisien

> La Tentation de saint Antoine, dessin au pastel de Félicien Rops -1878.

 

samedi, 12 avril 2014

Ouvriers de Lafarge en grève de la faim

Les deux leaders mondiaux du ciment fusionnent : le suisse Holcim et le cimentier français Lafarge donneront naissance à un géant industriel mondial comptant plus de 130 000 personnes pour un chiffre d'affaires de plus de 30 milliards d'euros. Vive la libre concurrence tant vantée !

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"Des ouvriers algériens de Lafarge en grève de la faim depuis plus d’un mois"

11 avril 2014 par Olivier Petitjean

" Seize employés algériens de Lafarge sont en grève de la faim depuis plus d’un mois devant la cimenterie d’Oggaz, dans la région d’Oran. Ils protestent contre leur licenciement et les poursuites judiciaires engagées contre eux par l’entreprise française, suite à un mouvement social.

Fin 2013, la direction de l’usine a suspendu dix-sept ouvriers, leur reprochant d’avoir « interdit l’accès de l’usine aux employés désireux de travailler » et « mis en danger l’intégrité des installations industrielles » [1]. Elle a aussi engagé des poursuites judiciaires contre les employés concernés, leur réclamant plus de deux millions d’euros chacun de dommages et intérêts. "

> L'article sur le site Observatoire des multinationales

Suppression des départements

« Les départements sont inscrits dans la Constitution, à l’instar des communes et des régions. Pour les faire disparaitre, il faudra donc, soit réviser la Constitution – ce qui impose les 3/5 du Congrès – soit consulter le peuple français ». 

Claudy Lebreton,
président de l’Assemblée des Départements de France (ADF)
et du conseil général des Côtes-d’Armor

> La suppression des départements dans la (lointaine) ligne de mire de Manuel Valls par Aurélien Hélias - Courrier des maires.

> Discours de Valls. Suppression des départements : Claudy Lebreton : "trop c'est trop". Le Télgramme

> Manuel Valls signe l'arrêt de mort de la décentralisation - CG du Val-de-Marne -  Christian Favier, sénateur et  président du Conseil général du Val-de-Marne :

" Quand les départements ne seront plus là, qui assurera le RSA, l’APA  la PCH, l’entretien des routes, des collèges, le financement des transports, du logement, des crèches, l’aide au sport, à la culture, aux loisirs, le développement durable, le développement économique pour l’emploi …? Qu’adviendra-t-il des personnels départementaux ?

C’est bien un très mauvais coup pour les français qui vient d’être annoncé : ce que Sarkozy et Balladur rêvaient de faire, Hollande et Valls tiennent à le réaliser."  Christian Favier

De Gaulle, TIM

La voix de leur maître

Charles De Gaulle, à la tête de sa monarchie républicaine, considérait que le département et la commune étaient des circonscriptions inadaptées aux exigences du capitalisme et se posait en défenseur d'un retour aux provinces d'Ancien régime. Cet impérieux progrès ne pouvait voir le jour qu' en s'affranchissant de l’État nation : ce qu'il rêvait de faire - et qui lui coûta sa place lors du réferendum du 27 avril 1969 - la gauche le réalise avec obstination depuis 1981. Et nous sommes invités à bien apprendre ses prières régionalistes avant la messe : " tout ceci est pour notre bien !"

De Gaulle dans le texte :

" Comme il se trouve que les anciennes provinces ont conservé leur réalité humaine, en dépit de leur officielle abolition, il n’est que de les faire renaître sur le plan économique, par-dessus les départements, sous la forme et le nom de régions, chacune ayant la taille voulu pour devenir le cadre d’une activité déterminée "

« L’évolution générale porte, en effet, notre pays vers un équilibre nouveau. L’effort multiséculaire de centralisation, qui fut longtemps nécessaire à notre pays pour réaliser et maintenir son unité malgré les divergences des provinces qui lui étaient successivement rattachées, ne s’impose plus désormais. Au contraire, ce sont les activités régionales qui  apparaissent comme les ressorts de sa puissance économique de demain ».

Discours sur la réforme régionale, Lyon, 24 mars 1968

C'est sur ce motif que brodent les sociaux-libéraux du PS et les régionalistes :

" L’insertion dans la mondialisation est la clé du développement. Les États-nations sont désormais dépassés, leur cycle électoral court, et leur vision territorialement fermée sont en contradiction avec les enjeux mondiaux et de long terme..."

L’État-nation et la démocratie locale sont les derniers remparts contre la dérégulation généralisée que recherchent les multinationales :

" Pour la Commission européenne  il y a dans l’Union un étage de trop qu’elle ambitionne de réduire, d’éliminer, celui des États. Il est vrai qu’elle se situe dans une logique ultra-libérale qui détruit les solidarités et les services publics, et cela donne la clef de sa politique en direction des Régions, y compris dans le domaine linguistique. Pour la Commission, de toute évidence, mieux vaut trois-cent-cinquante Régions sous sa coupe, que d’avoir en face de soi quinze États dont la force est une source d’ennuis "  Bernard Cassen

Et puis, il faut économiser coûte que coûte et prendre 10 milliards sur les collectivités locales ce qui entraînera automatiquement leur faillite : d'où leur disparition programmée.

caricature de la France gaulliste par TIM

vendredi, 11 avril 2014

Appel national pour le boycott de l'élection européenne

SIGNEZ l'appel national pour le boycott de l'élection européenne 2014

 Le 8 février 2014.

 CNR-RUE-logo.jpgLes signataires de cet Appel créent le Comité national de résistance républicaine à l’Union européenne (CNR-RUE) et s’engagent, en France, dans une campagne de boycott militant de l’élection des représentants de la France au parlement européen, le 25 mai 2014. Ils invitent à la création de comités similaires dans les départements et localités.

 L’Union européenne (U.E.) et sa monnaie unique martyrisent les peuples sous le talon de fer de l’austérité à perpétuité. Le 25 mai 2014, cette politique et ce système devront être sanctionnés. Le meilleur moyen sera de délégitimer l’U.E., l’euro, les traités, la Commission, la Banque centrale européenne et le parlement européen par une abstention massive, une véritable grève du vote.

 Le devoir de tout citoyen, lorsqu’une élection est organisée démocratiquement, et que son résultat peut avoir un effet politique sur les institutions, est d’utiliser son droit de vote conquis de haute lutte. Ce n’est pas le cas de l’élection au parlement européen.

 1.- C’est le principe même de l’élection à un parlement européen qui doit être récusé. Un parlement, à l’échelle européenne, n’a pas lieu d’être car il n’existe aucun peuple européen susceptible, au moyen d’un Etat européen, de se former en communauté politique à l’échelle du continent et d’y exercer sa souveraineté. Si tel était le cas, les pouvoirs de ce parlement européen s’exerceraient nécessairement au détriment des pouvoirs des parlements nationaux.

2.- Le vote du 25 mai 2014 sera totalement stérile puisque le parlement européen n’a pas les pouvoirs de faire évoluer l’Union européenne. Il ne possède aucune des prérogatives d’un vrai parlement : il ne peut pas changer les traités qui fondent l’U.E., ne peut pas voter l’impôt, n’a pas l’initiative des lois… En outre, que les libéraux, les sociaux-démocrates européens, les Verts, le Parti de la gauche européenne gagnent des sièges, cela ne changera rien aux orientations politiques puisque l’eurodroite et la social-démocratie pilotent ensemble les travaux parlementaires.

 3.- Le boycott des élections européennes servira aussi à dénoncer le double jeu politicien du Front national. Ce dernier, en effet, d’un côté prétend vouloir sortir de l’euro et de l’Union européenne, et d’un autre côté veut entrer dans le système – dans lequel il est déjà entré par la présence de madame Le Pen, députée européen - pour se goberger comme les autres. Il cautionne ainsi et profite lui-même de ces institutions qui lui garantissent à la fois des revenus substantiels, et son rôle de verrou du système politique. On comprend pourquoi, car en réalité le FN ne veut pas sortir unilatéralement la France de l’U.E. et de l’euro. La prétendue « sortie concertée et progressive » de l’euro prônée par Mme Le Pen perd toute portée pratique quand on sait que le FN la subordonne très officiellement au feu vert de l’Allemagne.

4.- L’élection au parlement européen n’est qu’une farce électorale. Elle n’a d’autre but que de simuler un acte démocratique et légitimer ainsi tout le système de l’U.E. C’est un devoir citoyen de voter quand le suffrage sert à la souveraineté du peuple, c’est aussi un devoir civique de refuser de voter quand le suffrage vise à détruire la souveraineté nationale et populaire. D’ailleurs, comment se faire prendre deux fois au même piège ? En refusant de tenir compte du « non » français du 29 mai 2005 au traité constitutionnel européen, le système a démontré son caractère tyrannique et dictatorial. Aucune élection juste n’y est possible.

Face à cette entreprise d’effacement national et de régression sociale, aucune des grandes forces politiques françaises en lice lors des prochaines élections européennes ne porte de projet alternatif et progressiste. Certaines de ces forces annoncent leur participation à ces élections pour faire parler d’elles. D’autres, espérant obtenir quelques élus, veulent faire du parlement européen une caisse de résonance à leurs revendications. Ce ne sont qu’illusions et diversions. Illusions, car les grands médias ignorent les petites listes, tandis que l’absence de couverture médiatique des débats de ce parlement d’opérette interdit de donner le moindre écho aux mouvements euro-critiques. Diversions, car en participant à ce simulacre électoral, ces forces politiques cautionnent le système européen qu’elles prétendent dénoncer par ailleurs.

Seuls les citoyens qui se seront abstenus auront clairement délégitimé l’U.E. Leur acte sera un coup de tonnerre politique ôtant toute crédibilité à l’Union européenne, la ridiculisant et ouvrant un espace sans précédent aux luttes populaires. Le véritable enjeu de cette mascarade électorale sera donc l’abstention citoyenne.

 Le 25 mai 2014, le meilleur choix pour manifester son mécontentement à l’égard de l’U.E. sera de boycotter activement l’élection européenne !

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jeudi, 10 avril 2014

Refusons d’aller voter aux élections européennes du 25 mai !

Signez l’appel à tous les travailleurs et citoyens

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POI - Parti ouvrier indépendant

Les 23 et 30 mars, le peuple a exprimé un rejet sans appel de la politique de destruction des acquis sociaux et de la démocratie du gouvernement Hollande ; cette même politique que les gouvernements soumis aux plans de l’Union européenne imposent à tous les peuples du continent.

Le 8 avril, le Premier ministre, Manuel Valls, a soumis à l’Assemblée nationale, au nom du « gouvernement de combat », un programme qui veut aller « plus loin, plus vite » encore dans la mise en œuvre de cette politique de régression sociale.

Aujourd’hui, au nom du respect des critères imposés par l’Union européenne, toutes les forces politiques institutionnelles (y compris le Front national) appellent à voter le 25 mai pour un prétendu Parlement européen !

Les faits le prouvent : l’Union européenne, ses traités, la Banque centrale européenne (BCE) ont été taillés sur mesure par le capital financier international, les banques et les gestionnaires de fonds spéculatifs pour leurs seuls intérêts.

L’Union européenne, ses traités, la BCE, ne servent qu’à :

— déposséder les peuples d’Europe de toutes prérogatives démocratiques et de souveraineté ;

— renflouer les banquiers et les spéculateurs qui ont ainsi bénéficié de milliers de milliards d’euros depuis 2008 ;

— fixer le cadre contraignant des politiques d’austérité et des contre-réformes dans lequel des gouvernements soumis s’attaquent à tous les droits et garanties des peuples, au nom de la dette et des déficits publics.

L’Union européenne, c’est la dévastation de la Grèce, la ruine du Portugal, la misère généralisée en Espagne. L’Union européenne, ce sont les accords imposés à l’Ukraine qui poussent ce pays sur la voie de la ruine.

L’Union européenne, c’est, en France, le pacte de responsabilité de Hollande-Gattaz-Valls

C’est tromper les travailleurs, les jeunes, les retraités que de laisser croire qu’il serait possible au Parlement européen d’infléchir la politique de l’Union européenne et de la BCE !

C’est les tromper que de les appeler à voter au nom d’une « Europe sociale », du « dialogue social européen » ou d’un « pacte social européen », verbiage creux qui nous est servi depuis vingt ans pour accompagner la liquidation pure et simple des droits acquis dans chacun de nos pays !

Le peuple français a dit non à la « Constitution européenne » en mai 2005. Depuis, les gouvernements successifs ont piétiné son choix, ratifié le traité TSCG en 2012, violant la démocratie la plus élémentaire.

C’était non en 2005 ! Ce sera non en 2014 !

Travailleurs, jeunes, militants, affirmons ensemble cette exigence : les traités de l’Union européenne doivent être dénoncés, l’Union européenne, ses institutions, sa Banque centrale, son prétendu Parlement, doivent être démantelés.

Manifestons notre exigence de rupture avec l’Union européenne en refusant d’aller voter ce 25 mai !

En refusant de nous prêter à ce simulacre de démocratie, nous affirmons notre solidarité avec les travailleurs et les peuples de Grèce, du Portugal, d’Espagne… qui se révoltent contre les plans que leur impose l’Union européenne.

Nous appelons les travailleurs, les militants, les jeunes de toutes tendances, engagés comme nous dans le combat contre le pacte de responsabilité, contre chacune des mesures et des contreréformes qui en découlent, à rassembler leur force pour dire :

Non à l’Union européenne ! Non au Parlement européen ! Non aux traités européens ! Non à l’austérité !

Non au pacte de responsabilité !

Oui à l’union libre et fraternelle des peuples et des nations d’Europe débarrassés des traités européens.

Mercredi 9 avril 2014

18:52 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : élections européennes, poi, boycott | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 09 avril 2014

Comité des ogres

  L’appétit vient en bouffant

medefps.jpgDans un communiqué le Medef salue la volonté du gouvernement des  néolibéraux de gauche "de mettre en œuvre le pacte de responsabilité et de réformer l'organisation territoriale des collectivités locales". et c'est pourquoi il "va continuer à se mobiliser pour assurer le succès du Pacte de responsabilité."

Pour Pierre Gattaz, président du Medef :

« Les annonces faites par le Premier ministre cet après-midi doivent être saluées, notamment sur la reconnaissance de la place des entreprises, et le volontarisme sur la baisse des dépenses publiques, élément clé pour le redressement de notre pays, ainsi que la poursuite de la baisse du coût du travail.

Pour autant, les mesures sur la fiscalité des entreprises doivent encore être précisées et le calendrier annoncé ne semble pas répondre à l'urgence économique de la situation.

Nous serons un partenaire exigeant de la mise en œuvre de ce Pacte de responsabilité qui doit être la fois un pacte de compétitivité et de confiance pour les entreprises afin que celles-ci retrouvent rapidement  les chemins de la croissance, de l'investissement et de l'emploi.

Nous prenons nos responsabilités, mais nous serons vigilants afin que l'esprit du Pacte imprègne bien la politique suivie par le Gouvernement et par la majorité parlementaire. Il en va de l'avenir de notre pays. »

Et du même Gattaz qui n'en a pas assez :

« Il ne faut pas qu'il y ait dans les semaines qui viennent de propositions de loi ou projets de loi qui soient toxiques, qui soient anti-pacte anti-économiques, anti-entreprises».

Vous aviez voté pour ça ?

19:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ps, medef, pacte de responsabilité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook