lundi, 14 mai 2012

La Gauche versaillaise

" Il n'y a rien de plus noble que la grandeur de la passion au service de la grandeur de l'idée".

Prosper-Oliver Lissagaray

1871  Commune de Paris

" L'histoire de la Commune de 1871 a été fabriquée par des escamoteurs. Méconnaître ou haïr la classe qui produit tout est la caractéristique actuelle d'une bourgeoisie jadis grande, qu'affolent aujourd'hui les révolutions d'en bas. Celle du 18 mars 1871." 

(Lissagaray - préface 1896.)

Traîtres et valets

Après avoir capturé Napoléon III et son armée à Sedan, les Prussiens assiègent Paris et battent les armées  de Gambetta. Réfugié à Bordeaux, le "gouvernement de la Défense nationale"  signe l'armistice le 28 janvier 1871 et prépare des élections générales.  A Bordeaux, Adolphe Thiers, bourgeois phillipard de 73 ans,  est élu le 17 février "chef du pouvoir exécutif de la République française " et il obtient de l'Assemblée nationale qu'elle ratifie les préliminaires de paix.

Thiers et Bismarck, grands amis de l’ordre tous deux, sont d’accord pour écraser la révolution parisienne. Bismarck  exige et obtient une répression rapide en échange, notammen, du retour des prisonniers d’Allemagne...

Le 18 mars, le peuple de Paris refuse le coup de force de Thiers qui a donné l'ordre à 4.000 soldats de récupérer les canons de Paris.  C'est au son du tocsin que la foule s'assemble, élève des barricades et fraternise avec les soldats. Thiers gagne Versailles suivi de 100 000 Parisiens ( habitants des quartiers chics de l'ouest parisien ou fonctionnaires). Reste à empêcher la province de rejoindre le combat des parisiens.

CommunebarricadeCharonne.jpg

" Quel est le grand conspirateur contre Paris ? — La Gauche versaillaise.

Le 19 mars, que reste-t-il à M. Thiers pour gouverner la France ? Il n'a ni armée, ni canons, ni les grandes villes. Elles ont des fusils, leurs ouvriers s'agitent. Si cette petite bourgeoisie qui fait accepter à la province les révolutions de la capitale suit le mouvement, imite sa sœur de Paris, M. Thiers ne peut lui opposer un véritable régiment. Bismarck avait bien offert de se substituer à lui ; c'eût été la fin de tout. Pour subsister, contenir la province, l'empêcher d'arrêter les canons qui doivent réduire Paris, quelles sont les seules ressources du chef de la bourgeoisie ? Un mot et une poignée d'hommes. Le mot :  République ;  les hommes : les chefs traditionnels du parti républicain.

Que les ruraux épais aboient au seul nom de République et refusent de l'insérer dans leurs proclamations, M. Thiers, autrement rusé, s'en remplit la bouche et, tordant les votes de l'Assemblée, le donne pour mot d'ordre. Aux premiers soulèvements, tous ses fonctionnaires de province reçoivent la même formule : " Nous défendons la République contre les factieux. »

C'était bien quelque chose. Mais les votes ruraux, le passé de M. Thiers, juraient contre ces protestations républicaines et les anciens héros de la Défense n'offraient plus caution suffisante. M. Thiers le sentit et il invoqua les purs des purs, les chevronnés, que l'exil nous avait rejetés. Leur prestige était encore intact aux yeux des démocrates de province. M. Thiers les prit dans les couloirs, leur dit qu'ils tenaient le sort de la République, flatta leur vanité sénile, les conquit si bien qu'il s'en fit un bouclier, put télégraphier qu'ils avaient applaudi les horribles discours du 21 mars. Quand les républicains de la petite bourgeoisie provinciale virent le fameux Louis Blanc, l'intrépide Schoelcher et les plus célèbres grognards radicaux, insulter le Comité Central, eux-mêmes ne recevant de Paris ni programme, ni émissaires capables d'échafauder une argumentation, ils se détournèrent, on l'a vu, laissèrent éteindre le flambeau allumé par les ouvriers. "

Prosper-Oliver Lissagaray (1838-1901)
Histoire de la Commune de 1871 (Edition de 1929).

Témoin et acteur de la Commune de Paris, Lissagaray travailla à son Histoire de la Commune de 1871 à 1896 ( avec une  première livraison en 1876).

dimanche, 13 mai 2012

Je me souviens de la Commune

" Parmi les choses à faire avant de mourir dont j’avais fait une liste, je voulais écrire un roman racontant mon expérience pendant la Commune de Paris, me souvenir, 

[1]

je me souviens que c’est sur la barricade de la rue Myrrha que Dombrowski a été tué,

[2]

je me souviens que Victor Hugo a été élu membre de la Commune,

[3]

je me souviens que la Commune annula les trois derniers termes de loyer,

[5]

je me souviens que la Commune supprima les crucifix et madones des écoles, parce que leur présence offensait la liberté de conscience,

[6]

je me souviens que les institutrices recevaient le même salaire que les instituteurs (et je célèbre les femmes de ce temps · femmes de légende · telle excellente et ses textes révérés de ses élèves · telle revêt veste, béret et bretelles · telle est même sergente et défend ses frères · de venelle en venelle elles se pressent vers le Tertre · ensemble fédérés et fédérées se dressent · cernées échevelées blêmes · blessées lèvres desséchées · éventrées démembrées enchevêtrées enterrées · échec de ce bref présent · en cet enfer en même temps de cet éphémère été · et le ferment de l’éternel),

[11]

je me souviens que, dès avril, Victor Hugo avait écrit son poème Pas de représailles,

[14]

je me souviens que les francs-maçons avaient planté leurs étendards sur une barricade pour demander une trêve,

[18]

je me souviens que la Commune a fait démolir la maison de Thiers,

[23]

je me souviens qu’en mai les fédérés avaient réussi à hisser une batterie en haut de l’Arc de Triomphe,

[26]

je me souviens que c’est en référence au 10 août 1792 que la Commune prit ce nom,

[29]

je me souviens qu’avant même la fin des massacres, l’assemblée de Versailles avait voté la reconstruction de la colonne Vendôme,

[30]

je me souviens que le square de la tour Saint-Jacques était un véritable abattoir, et qu’on a fini par y brûler une partie des cadavres,

[33]

je me souviens de femmes du monde qui insultaient les prisonniers et les frappaient de leurs ombrelles,

[39]

je me souviens d’un papillon blanc sur une barricade,


Mai Quai Conti

samedi, 12 mai 2012

La Grèce et le capitalisme à l'agonie

" En cas de nouveau scrutin, l'enquête d'opinion fait apparaître un résultat marquant: l'arrivée en tête du Syriza avec 27% des intentions de vote, suivi par la Nouvelle Démocratie à 20%, la Pasok, toujours troisième à 12,6% puis les Grecs indépendants (droite anti-mémorandum) à 10%. Une telle montée en puissance du Syriza changerait complètement la donne car le parti d'Alexis Tsipras, qui dispose actuellement de 52 sièges, bénéficierait alors de la prime de 50 sièges accordée au parti vainqueur, le mettant en position de force pour nouer des alliances. "

11 mai 2012  AFP

La Grèce dans le contexte d’un effondrement du capitalisme


Paul Jorion - Le temps qu'il fait, le 11 mai 2012 par PaulJorion


> Le blog de Paul Jorion

Le plan de bataille des financiers

Avec le nouveau président

Une petite concession pour une libéralisation du marché du travail

Au Bourget : « Mon adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. »

Au Guardian  : « La gauche a gouverné pendant quinze années, durant lesquelles nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. »

> " François Hollande dévoile son véritable programme à la City : tout le texte " (Partie 1/2) et les commentaires ( Partie 2/2)  - Par Adrien Levrat, François Ruffin,  Fakir23/02/2012

Le plan de bataille des financiers

Les Mutins de Pangée - Coopérative audiovisuelle

Faire passer la pilule

« Les gens de marché s’expriment de façon très directe. » Dans sa note (largement traduite ici), le « chief economist de Cheuvreux » conseille en effet à François Hollande de « tromper le peuple » pour mettre fin au « fameux CDI ». « On ne s’embarrasse pas de finasseries », poursuit-il dans un entretien diffusé dans l’émission Là-bas si j’y suis. Raison de plus, cette franchise, pour aller rencontrer ce « senior advisor », Nicolas Doisy. Car il ne faut pas mépriser l’adversaire : il est prêt à livrer bataille. Il a déjà son plan. Présentation.

Extraits :

7140306119_f0bc75c76b.jpg" Françosi .Rufin. : Vous dites non seulement François Hollande ne va pas tenir ses promesses, mais en plus c’est lui qui va devoir flexibiliser le marché du travail, c’est lui qui doit remettre en cause ce que vous appelez « the famous CDI » le fameux CDI, contrat à durée indéterminée.

 N.D. : C’est lui qui va devoir le faire dans la mesure où c’est lui qui sera élu. En d’autres termes, de toute façon, qui que soit le prochain président de la république française, c’est un travail qu’il va devoir faire, parce que tout simplement il y aura la pression des pairs dans la zone euro, c’est-à-dire de l’Italie, de l’Allemagne, de tous les autres pays. Quand vous regardez bien l’Allemagne au milieu des années 2000 a fait ce genre de réformes, l’Italie, l’Espagne sont obligés de le faire aujourd’hui, la Grèce aussi. Pourquoi la France pourrait-elle s’en dispenser ?

 F.R. : Quel type de réforme ?

 Nicolas.Doisy. : Quelles réformes ? J’y viens. C’est le package typique de réformes qui a été imposé à la Grèce, qui est demandé aussi à l’Italie, qui est demandé aussi à l’Espagne, et c’est, si vous voulez, si on fait référence aux années 80, c’est ce qu’on appelle l’économie de l’offre, c’est ce qu’avaient fait en leur temps Reagan et Thatcher. L’Europe continentale a estimé qu’elle pouvait ne pas adopter ce modèle, c’est un choix de société, c’est un choix politique. Il se trouve qu’aujourd’hui le modèle traditionnel français, le modèle du CDI que vous mentionnez est en train d’arriver en bout de course. Il est à bout de souffle, quelque part. Et donc ce qu’il faut faire maintenant, c’est tout simplement le genre de réformes qui a été faite en Espagne récemment.

 F.R. : Vous avez un encadré pour dire, en gros, le Royaume Uni et l’Irlande ont flexibilisé leur marché du travail, et ça a marché. En revanche, en Europe continentale, et notamment en France on a fait de la résistance, et finalement, on obtient des moins bons résultats.

 N.D. : Oui, tout à fait. En Europe continentale, on a voulu s’épargner l’idée de faire un contrat de travail unique qui soit suffisamment flexible, et tout est dans le « suffisamment », c’est une question de bon dosage de la flexibilité, mais l’important c’est un contrat de travail unique, donc le CDI tel que nous l’avons connu, nous ne le connaîtrons plus normalement, ça c’est clair.

 F.R. : Alors vous dites, « ça ne s’est pas fait en Europe continentale, alors que ça s’est fait au Royaume-Uni et en Irlande, donc aujourd’hui le moment est venu de flexibiliser le marché du travail en Europe continentale, on le voit en Espagne, on le voit en Italie, on le voit en Grèce… La France ne peut pas être le seul ilot à maintenir une rigidité sur son marché du travail dans une Europe qui flexibilise. »

 N.D. : L’idée c’est de permettre aux entreprises d’avoir une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs ressources humaines, de façon à ajuster au mieux leur personnel, leur force de travail, de façon a être les plus performantes. En d’autres termes, ça revient finalement à réduire substantiellement un certain nombre de garanties dont bénéficient, dont ont bénéficié jusqu’à présent les titulaires de CDI notamment. Et donc à imposer plus de flexibilité aussi sur les travailleurs. C’est là que ça va coincer, c’est là que ce sera problématique, parce que je ne suis pas certain qu’on pourra maintenir le modèle français tel qu’il est. C’est ça le point important. C’est que le conflit d’objectifs que va avoir François Hollande, c’est rester dans la zone euro et satisfaire les demandes de son électorat naturel. Les deux ne sont plus compatibles maintenant, on le voit depuis la crise grecque, il faudra qu’il fasse un choix. C’est pourquoi il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

 F.R. : Juste une question qui vient comme ça… Vous vous êtes en CDI ou vous êtes pas en CDI M. Doisy ?

 N.D. : Je suis en CDI, bien évidemment… Euh voilà… (Rires.)"

> " Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège" Par Adrien Levrat, François Ruffin, 12/04/2012

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Quand le CAC40 prépare l’alternance
Geoffrey Geuens

" En choisissant comme directeur de campagne le vice-président du Cercle de l’Industrie – lobby réunissant les PDG des principaux groupes industriels français – le candidat de la gauche de droite aux prochaines élections présidentielles a envoyé un signal, on ne peut plus clair, aux marchés financiers : l’alternance ne constituera pas une menace, bien au contraire, pour les classes possédantes. Après José Sócrates, José Luis Zapatero, George Papandréou et Elio Di Rupo, François Hollande sera-t-il le prochain dirigeant socialiste à prétexter la « crise des dettes publiques » pour imposer aux travailleurs l’austérité et la régression sociale ? Au vu du pédigrée de ses responsables de campagne, il y a tout lieu de le craindre : c’est que les principaux conseillers dudit candidat se signalent par leur proximité avec le monde des affaires et leur volonté de rassurer l’Europe des marchés. A moins de quatre mois des élections, un passage en revue des troupes s’imposait.

> " François Hollande et le monde des affaires. Quand le CAC40 prépare l’alternance " Par Geoffrey Geuens   30 01 2012 - le blog des amis des éditions Aden

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Une situation grotesque
Jean Luc Porchet

" Et qui sont donc les marchés ? les grands banquiers, les patrons de compagnies d'assurances et de hedge funds ( les fameux fonds rapaces). Pourquoi sont-ils si puissants ? parce qu'ils disposent d'une arme imparable : les Etats sont obligés de s'adresser à eux pour couvrir leur déficit.

Cela n'a pas toujours été le cas. Jusqu'en 1973, le Trésor public empruntait directement à la Banque de  France. Mais cette année-là Pompidou ( un banquier) interdit cette pratique, obligeant l'Etat à faire appel aux banques privées : celles-ci lui prêtent , en fixant le taux d'intérêt qui leur plait. Depuis, tous les autres pays européens, et l'Europe elle-même, ont fait pareil.

D'où cette situation grotesque : il est interdit aux Etats de se financer auprès de la Banque centrale européenne. Mais celle-ci peut refinancer à de très faibles taux les banques privées lesquelles prêtent ensuite aux Etats à des taux nettement supérieurs ! Pourquoi les Etas se sont-ils livrés ainsi pieds et poings liés aux marchés  ? Parce que ces vingt dernières années, et surtout depuis la chute du Mur, les grands noms de la politique internationale se sont convertis au capitalisme triomphant. "

canard enchainé

> Jean Luc Porchet - Prises de Bec - Le Canard enchainé

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La finance imaginaire

Anatomie du capitalisme : des « marchés financiers » à l'oligarchie
Geoffrey Geuens

aden_finance%20imag%20C1.jpg" Figure imposée de la communication politique, la dénonciation des excès du capitalisme sauvage – aussi virulente qu'inoffensive – a duré le temps nécessaire à la recapitalisation des banques. Les responsables et intellectuels dominants des puissances occidentales l'avaient, pourtant, répété à qui voulait l'entendre : l'État allait reprendre la main sur la finance et contrôler les banquiers. Voilà pour les slogans de campagne.
Sur le terrain, le capitalisme réel voit les plus grands noms de la politique internationale – qu'ils soient démocrates ou républicains, travaillistes ou conservateurs, socialistes ou libéraux – siéger dans les conseils d'administration de trusts et hedge funds assimilant l'économie à un portefeuille géant d'actifs. Quant aux spéculateurs d'hier, dénoncés il y a peu encore pour leur cupidité et leur irresponsabilité, ils ont déjà été réinstallés par les pouvoirs publics à la tête de commissions de sages prônant une meilleure gouvernance de la finance...

Étude détaillée de l'oligarchie financière et analyse serrée du discours social, La finance imaginaire, véritable Who's Who, rompt avec l'image désincarnée des marchés financiers que relaient, jour après jour, les penseurs de la doxa, et qui est bien faite, consciemment ou non, pour laisser impensés les véritables bénéficiaires des mesures de crise et politiques d'austérité à venir.

Chargé de cours au département Arts et Sciences de la communication de l'Université de Liège, Geoffrey Geuens a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels Tous pouvoirs confondus (EPO, 2002) et Les vieilles élites de la nouvelle économie (Presses universitaires de France, 2011). "

Parution: septembre 2011  ISBN: 9782930402062  368 pages  14 x 21 cm 25 €  

> Les illutrations - tableaux et graphqiues - de l'ouvrages

> L'interview de G. Gueuens  l'interview de G. Gueuens dans L'Humanité le 2 mars 2012.

PS et école privée : n'ayez pas peur !

Du concordat permanent et de la laïcité bafouée

DIABLE.jpgFrançois Hollande s’étant engagé à " inscrire les principes fondamentaux de la loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution ", son programme, publié le 26 janvier, précisait la pensée de la sociale démocratie sur cette question. Ainsi la proposition 46 dont on nous dit en termes lénifiants qu'elle " dessine un projet de société apaisée, respectant la culture et l'histoire de chacun " est tout simplement une proposition qui tourne le dos à la laïcité et de l ’article 2 de la loi de 1905 qui précise que " La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte "

" La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des Églises et de l’État, conformément au titre premier de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace et Moselle. "

Le statut dont il ici question bafoue le principe même de la séparation de l'Eglise et de l'Etat qui libère les pouvoirs publics de l’obligation de subventionner les cultes - ces derniers, en contrepartie, ne sont plus soumis aux dictats des politiques. La laïcité n’est pas l’ennemie des religions pour autant tant qu' elles s’expriment comme des démarches spirituelles et n'ont aucune emprise sur l’espace public. Abolir les privilèges des religions, c'est affirmer que la foi religieuse n'engage que les croyants et eux seuls.

> " Si François Hollande veut vraiment constitutionnaliser la laïcité, il doit revoir sa copie ! " Par Charles Arambourou - UFAL - 30-01-2012

> " Présidentielle 2012, Jean-Michel Quillardet réagit aux propositions de François Hollande sur la Laïcité " - L'Atelier de la République.

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cari.jpgSur les 60.000 postes promis par le PS, 48.000 seraient affectés au  public et 12.000 au privé. Le privé confessionnel qui n’a perdu que 2.500 contrats sous la droite alors que le public perdait 77.500 emplois.

Eric de Labarre, secrétaire général de l'enseignement catholique,  dit tout le bien qu'il pense  de François Hollande, ancien élève des Frères des écoles chrétiennes :

" Il a une vision beaucoup moins caricaturale de l'enseignement privé que d'autres, gauche et droite confondues. C'est un élu local, il sait ce que nous représentons dans les zones rurales." 

La vision caricaturale se résumant, on l'aura compris, à :  fonds publics à l'école publique, fonds privés à l’école privée ; une école publique et laïque dans chaque commune  et enfin  abrogation des lois antilaïques !  Mais il y a longtemps que la gôche caviardisée n' en est plus à ces visions caricaturales qui froissent l'Eglise.

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La trinité des saintes huiles

Le 7 mars Hollande recevait avec bienveillance une délégation d'évêques (!),  pour une onction bien méritée et  lever quelques inquiétudes  intenables :

« À gauche, il y avait, dans les années 1980-1990 un courant catholique identifié au Parti socialiste, derrière des hommes comme Michel Rocard ou Jean-Pierre Chevènement »,  analyse le P. Matthieu Rougé, directeur du Service pastoral d’études politiques. Ce n’est plus le cas. Au contraire même, s’inquiète un évêque, on note un renforcement des tendances très laïques au sein du Parti socialiste, où le débat autour de la laïcité a exacerbé ces tendances. ( La Croix )

Doux Jésus, que c'est inquiétant ! Mais Dieu veille et l''enseignement catholique conserve encore ses relais bénis au sein du PS :

  • Henri Nallet mitterandiste et vice-président de la Fondation Jean-Jaurès est un proche de Fernand Girard,  lobbyiste de l'enseignement catholique.  Il est un des partisans de cette fameuse " paix scolaire" qui consacre toujours la démission de la gôche face à l’Église catholique.  ( Institut Miterrand lire le passage sur l'enseignement agricole )

  • François Peillon, responsable Éducation dans l'équipe de François Hollande, assure quant-à lui que le PS ne touchera pas au dogme du 80/20 qui encadre la répartition des moyens budgétaires entre le public et le privé.  Et si l'école privée veut s'associer aux réflexions sur l'évolution du système le PS  n'y voit bien sûr aucun problème.

  • Jean-Pierre Mignard, avocat de gôche catholique qui, comme d'autres au PS, s’inquiète d’un " raidissement " laïque de Hollande.  " Rajouter la séparation des Églises et de l’État n’apportera rien de plus juridiquement et va au contraire compliquer un peu plus les aides à la construction de lieux de culte " dit-il. Vilaine décision en effet  que de constitutionnaliser le régime de séparation : ce serait la fin du régime concordataire de l’Alsace-Moselle où l’État continue de subventionner les trois cultes catholiques, protestants et juifs, reconnus en 1801.

 L'intouchable Loi Carle

La loi Carle du 28 octobre 2009, qui a maintenu une situation favorable au écoles privées en matière de financement des écoles accueillant des élèves scolarisés hors de leur commune,  ne sera pas non plus remise en question par la gôche.

François Peillon résume en deux mots la position du PS et de ses alliés : " la loi Carle ne me pose pas de problème. Nous ne rouvrirons pas ce dossier " .  Effectivement, il faudrait être fou pour défaire une loi qui fait primer l’intérêt particulier sur l’intérêt général, favorise de fait la scolarisation dans les écoles privées, menace le service de l'enseignement public et laïque,  accroit l'inégalité entre les centres urbains et les banlieues,  défavorise les communes rurales  et donne une prime à l'exode scolaire... 

 Les cathos à la niche fiscale

La conférence des évêques et le secrétariat général de l’enseignement catholique ont créé en février 2010 une fondation Saint Matthieu, destinée à lever 1 milliard d’euros dans les dix prochaines années, pour rénover et construire des établissements catholiques. Laquelle fondation a été aussitôt reconnue d’utilité publique (RUP) par un décret du 16 février 2010 du ministère de l’intérieur. Une jolie niche fiscale pour les Français assujettis à l’impôt sur la fortune, qui pourront défiscaliser 75% de leurs dons à cette fondation jusqu’à un plafond de 50.000 euros. Les particuliers pourront également déduire 60% du montant des dons, et les entreprises 66%.

Selon le Comité national d’action laïque (Cnal), « cette fondation permet à l’enseignement privé de contourner l’interdiction de financement public pour le primaire, et sa limite à 10 % (loi Falloux) pour le secondaire, concernant les dépenses d’investissement ». De plus, à travers cette RUP, la puissance publique finance désormais, non plus des établissements privés, les seules entités juridiques théoriquement reconnues par la loi, mais le réseau privé catholique lui-même. « Normalement, on finance à partir d’un besoin scolaire reconnu, alors que là ce sont les autorités religieuses qui prennent des décisions en lieu et place de la puissance publique et la mettent devant le fait accompli », explique Eddy Khaldi, enseignant et militant SE-Unsa, auteur de Main basse sur l’école publique. ( Mediapart sur le site Sauvons l'Université )

> " Enseignement catholique: la guerre scolaire n'aura pas lieu ", Par Marie-Caroline Missir, L'Express - 15/03/2012

> " Petits tours de passe-passe de l’enseignement catholique en banlieue - Louise Fessard, Mediapart, 7 juillet 2010 - site " Sauvons l'Université "

> " Ecole, silence on privatise." Caroline Fourest - 04.09.10

> " La délicate stratégie électorale de l’Eglise catholique " -  La Croix  - mercredi matin 7 mars, les responsables de l’Église catholique rencontrent le candidat socialiste François Hollande.

> "Le Sénat transfère 4 millions d'euros à l'enseignement privé" - La Tribune - Un amendement du sénateur UMP Jean-Claude Carle (Haute-Savoie), déjà auteur d’une loi sur le financement des écoles privées

> " La loi Carle subventionne-t-elle les "évadés" de l'école publique ?  " Émission de France Culture - Sauvons l'école poublique

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4 avril 2011 : Marie-Agnès Labarre, sénatrice de l'Essonne (Parti de Gauche) présente devant le Sénat la proposition de loi cadre afin de promouvoir la laïcité et de clarifier les règles de son application concrète :


Marie-Agnès Labarre sur la laïcité par FDGACR

> Parti de Gauche : Proposition de Loi-cadre relative à la promotion de la laïcité et la clarification des règles de son application concrète

La loi, rien que la loi ?

Les élévès étant à la hauteur de leurs maîtres, la région Ile-de-France - sous le haut patronage du PS - verse aux lycées privés sous contrat davantage de subvention que ce que la loi lui impose. De 2008 à 2010 cela a concerné 37% des subventions aux établissements privés, soit la bagatelle de 20 millions d'euros par an.

" Loin de l'équité revendiquée entre les élèves, le financement public des établissements privés conduit donc à plus d'inégalité, d'autant que le pourcentage de lycéens issus des classes sociales défavorisées n'est pas le même dans le public et dans le privé" (Front de Gauche et Alternatifs)

De plus les lycées privés de la région reçoivent une dotation de plus de 2.500 euros par élève (dotations des collectivités auxquelles il ajoute le versement des familles) alors que ceux du public disposent de seulement 1.600 euros par élève.

> le "1er livre noir du financement des lycées privés d'Ile-de-France". Groupe Front de Gauche et Alternatifs au conseil régional d'Ile-de-France

vendredi, 11 mai 2012

Noblesse & vraie France

Noblesse et pouvoir socialo-communisss...

Une pensée à de Villiers... du Puy du Fou( Vendée)

retrouvé dans le " Le vieux monde qui n'en finit pas "

France éternelle

Sous le seuil de l'ISF

"La seule observation de nature générale que je peux faire, c'est que les dirigeants politiques doivent être honnêtes, tout simplement. Et montrer l'exemple."

Ségolène Royal/Hollande - 2007

Hollande possède 1,17 million d'euros, dont une villa de 130 mètres carrés à Mougin, sur les hauteurs de Cannes. Un bien évalué sur une période de  cinq ans, selon les déclarations successives, de 270.000  à 800.000 euros...

Malgré toute cette abondance de biens, si le candidat du PS n'est pas assujetti à l'impôt sur la fortune (ISF) c'est grâce à Sarkozy qui a décidé l'an dernier de relever le seuil d'entrée à l'ISF de 790.000 à 1,3 million d'euros.

On sait de vieil adage que le social-démocrate n'est qu'abnégation, oubli de soi, détachement,  renoncement,  résignation transparence et sacrifice. Comme nous l'apprend le Canard, saint Hollande  a donc décidé, en cas de victoire, de revenir sur le " cadeau fiscal" fait par son concurrent " aux plus riches ".

" Il rétablira donc les  donc les anciens taux de l'impôt sur la fortune (jusqu'à 1,8% de la valauer du patrimoine, contre O,5 % maximum dans la fortune allégée par Sarko). En revanche, il n'abaissera pas son seuil de déclenchement, porté par Sarkozy de 800 000 à 1,3 million d'euros."

Résultat des comptes, Hollande restera légèrement en dessous du nouveau seuil... N'est il point édifiant ce sacrifice ?


Hollande, les banques françaises et la dette grecque

" S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."

Jérôme E. Roos
militant et économiste politique

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Pourquoi Hollande ne fera pas de grosse différence pour l’Europe.
Jérôme  Roos

" Il y a plusieurs raisons pour lesquelles l’élection du candidat socialiste n’aura pas de gros impact sur l’avenir de la crise de la dette de l’Eurozone. Tout d’abord, les banques françaises détiennent encore la majorité de la dette grecque. Elles vont donc exercer d’énormes pressions sur Hollande pour qu’il ne renégocie pas le pacte d’austérité – et elles vont réussir. Deuxièmement, l’Allemagne, la puissance hégémonique incontestée d’Europe, fera la même chose – et là aussi, ils y arriveront. Même si des concessions orwelliennes pourront être faites, comme mettre l’accent sur « l’investissement et la croissance », les données institutionnelles de la crise Eurozone resteront les mêmes.

La seule chose que ces élections pourraient changer, c’est la perception populaire du système. En parlant de croissance, de jobs et d’investissement, Hollande pourrait – tout comme le président Kirchner en Argentine avant lui – aider à nourrir l’illusion que les maladies du système capitaliste peuvent être contenues par un changement de politique. Comme l’économiste néo-keynésien Paul Krugman l’a si simplement dit dans le New York Review of Books :

« La vérité, c’est que la reprise pourrait être atteinte tellement facilement que c’en est ridicule : tout ce que nous avons besoin, c’est le contraire des politiques d’austérité menées ces deux dernières années et temporairement booster les dépenses. »

 

> " Pourquoi Hollande ne fera pas de grosse différence pour l’Europe - " - Investig'action

> "Why Hollande won’t make a big difference for Europe"  by Jerome Roos - Reflections on a Revolution (ROAR)

 

Elisabeth Guigou : une fée au gouvernement ?

300px-%C3%89lisabeth_Guigou_-_Royal_%26_Zapatero%27s_meeting_in_Toulouse_for_the_2007_French_presidential_election_0199_2007-04-19.jpgEn février 2001, Elisabeth Guiguou - ancienne ministre de la justice, actuelle députée socialiste de Seine-Saint-Denis et conseillère pour les affaires européennes de Hollande à la présidentielle - annonçait  sur son blog :" Ne plus exercer la co-présidence du Comité de parrainage politique de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED), pour éviter tout soupçon de confusion" - comprendre " de confusion avec le régime dictatorial de Ben Ali le Tunisien ".

Peu de temps auparavant, Elisabeth Guiguou n'avait pas été tendre - et à juste titre - avec l'inénarable et inoxydable Alliot-Marie, ministre  d'époque  débarquée pour  éviter tout soupçon de collusion avec le régime dictatorial de Ben Ali le Tunisien :

" Non seulement Mme Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, va passer ses vacances en Tunisie au moment où ce pays a une révolution [...] mais en plus, on apprend maintenant qu’à l’occasion de ce séjour, une transaction financière a été opérée par ses parents avec l’homme d’affaires qui les a hébergés"...

Entre les deux tours de la dernière élection présidentielle, Elisabeth Guiguou, a été dépêchée avec diligence à Alger comme chef de la délégation du Parti socialiste français. A lire son interview au journal El Watan on n'est pas totalement convaincue que cette socialiste ait bien compris les causes du succès des dictatures dans la région ni l'impasse pour les peuples de coopérations économiques fondées sur le tourisme, le pétrole et autre "développement" inégal.

*
la mémoire rafraichie

Février 2001

Le  Canard enchaîné nous apprend qu’Élisabeth Guigou est une grande rêveuse, et c'est pour cette raison qu'elle préside le comité de parrainage politique de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen, "IPEMED", un think tank  qui se présente comme une " Une utopie pour le XXIème siècle."

Le mari d'Elisabeth, professeur des Universités et " Haut-Fonctionnaire " avec majuscules,  se trouve être le fondateur et l'actuel délégué général de l'IPEMED et Aziz Miled - ami de la famille Alliot-Marie et de ben Ali ( ex-dictateur dans le coma) - un des financiers et membre du conseil de surveillance et propriétaire de Tunisian Travel Service, la grosse boîte de tourisme du pays.

Un conseil de surveillance ou l'on retrouve des philantropes et ami(e)s du genre humain : Jean-Paul Bailly, Président du groupe La Poste; Jean-Louis Chaussade, Directeur général de SUEZ ENVIRONNEMENT; Pierre-Henri Gourgeon, Directeur général de AIR FRANCE; Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire d’AREVA; Philippe Mellier, Président de ALSTOM TRANSPORT;Gérard Mestrallet, Président de GDF SUEZ; Guillaume Pepy, Président de la SNCF; Augustin de Romanet, Directeur général de la Caisse des dépôts et consignation (CDC); Jean-Marie Sander, Président du rédit Agricole S.A.  ; Jacques Servier, Président des Laboratoires SERVIER. etc.

Dans le comité de parrainage politique,  ni droite ni gauche ( de droite et de gauche), on retrouve l'avant garde de la pensée novatrice et démocrate comme Romano Prodi, Felipe Gonzalez, Hubert Védrine et  Alain Juppé.

Que les esprits chagrins filent doux :

"Financé par des entreprises méditerranéennes, membres fondatrices d’IPEMED, et des personnes physiques qui partagent ses valeurs, il est indépendant des pouvoirs politiques dont il ne reçoit aucun financement." Ipemed

Que les mauvaises langues se mouchent, :

"...organise des séminaires, des colloques mais n’a aucune espèce d’activité commerciale, industrielle ou financière" comme l'a affirmé l’ancienne garde des Sceaux devant la presse parlementaire.

Et que  la Gôche se rassure :

" Bertrand Delanoë et Harlem Désir, qui participaient à la visite de Mme Aubry à Clamart, ont appelé à éviter tout parallèle entre les cas de Mme Guigou et de Mme Alliot-Marie. "Attention pas d'amalgames !", a prévenu le maire de Paris, soulignant qu'Élisabeth Guigou avait "participé à des colloques avec M. Miled", sans avoir "les moindres relations professionnelles" avec lui. Les deux cas n'ont "rien à voir", a renchéri Harlem Désir, numéro deux du PS. " Elisabeth Guigou n'a tiré aucun avantage de sa fréquentation avec M. Miled, elle n'est pas partie en vacances avec lui", ni n'a été "en affaire avec lui". ( Le Figaro)

Pour preuve de sa bonne foi et du " circulez, rien à voir...", Guigou annonce sur son blog :" Ne plus exercer la co-présidence du Comité de parrainage politique de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED), pour éviter tout soupçon de confusion."

Qaunt au mari, dans un communiqué, il est venu régler définitivment leur sort aux amalgames  et à la  rumeur  :

" Le nom de mon épouse a été associé dans les médias à celui d’Aziz Miled de manière imprécise et lapidaire. Je tiens à souligner que si mon épouse a bien rencontré Aziz Miled, c’est par mon intermédiaire et à chaque fois parce qu’elle se trouvait à mes côtés. Et je trouve assez détestable l’amalgame qui semble vouloir être fait, comme on allume un contre-feu, entre Elisabeth Guigou et Madame la ministre Michèle Alliot-Marie. Comme cela a déjà été dit et écrit à plusieurs reprises, leurs situations sont évidemment incomparables et je trouve dommage qu’un contexte politique intérieur vénéneux vienne ainsi polluer la cause Euro-Méditerranéenne, à un moment historique où celle-ci devrait être au cœur de la politique étrangère de la France. "

_-_-_

> " Tunisie : Elisabeth Guigou à son tour mise en cause par le Canard Enchaîné " France-Info. 16 février 2011

 > Le Canard enchaîné pousse Élisabeth Guigou à la démission  Mais c’est Charlie Hebdo qui a levé le lièvre.

jeudi, 10 mai 2012

Justice détruite

La droite a laissé la justice sur le carreau. Trois juges d'instruction, en exercice ou démissionnaire, témoignent sur le site des inrocks de l'instrumentalisation du risque terroriste, de la suppression des juges d’instruction, de l’abaissement de la responsabilité pénale des mineurs à 12 ans proposé par l’UMP, de l'absence de moyens dans les dossiers de santé publique, de la surpopulation carcérale, des stratégies de déstabilisation des juges...


Trois juges en colère par lesinrocks

Marc Trévidic, vice-président du pôle antiterroriste, Marie-Odile Bertella-Geffroy, juge d’instruction spécialiste des affaires de santé publique et Laurent Lèguevaque, ancien juge d’instruction.

> Les Inrocks : " Justice exsangue, malmenée, humiliée: trois juges font le bilan