mardi, 18 novembre 2014

Megalomanie socialiste

Le 31 décembre 2014, la plateforme de blogs du Télégramme fermera ses portes. Les zèbres en cavales se préparent à une migration, vident le grenier et la cave et remplissent les malles. 

La tour Triangle

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2014 

" Le Conseil de Paris a exprimé, lundi 17 novembre, son refus, par 83 voix contre 78, de lancer le projet de construction de la tour Triangle envisagé dans le sud de la capitale. Mais la mairie va "déférer" le scrutin devant la justice, le vote secret n'ayant pas été "respecté", a annoncé Anne Hidalgo, la maire PS de Paris. Le groupe socialiste, qui avait demandé un vote à bulletin secret, reproche à certains élus d'avoir montré publiquement leur bulletin pendant le scrutin organisé à la mi-journée. "  France 24

2008 

Delanoë, ami des papes et  maire de la capitale, l'agence suisse Herzog , de Meuronet  ainsi que  le promoteur Unibail ont prévu la construction, Porte de Versailles à Paris, d'une tour de 150 à 180 mètres ayant la forme d'une pyramide effilée - ou de suppositoire aplati, pour qui n'a pas voyagé au pays des pharaons. Un suppositoire lumineux toutefois, presque un phare. suppositoire plein de bureaux qui ne trouveront pas preneurs. Suppositoire qui est un hommage grandiose et appuyé à Tonton et sa pyramide du verre sise au milieu de la cour Napoléon du Louvre.

Ce sera la première tour construite dans Paris depuis celle de Montparnasse, remake d'un obélisque de 210 mètres  - ou d'un menhir, pour qui n'a toujours pas quitté sa paroisse - et qui n'en finit plus d'être désamiantée.

A propos de menhir, rappelons aux Bas-Bretons que la Grande Arche de la Défense dans la même capitale française copie non pas un dolmen mais l'Arc de Triomphe sous lequel sont conservés des rogatons anonymes de la Grande Boucherie.

N'ayant rien de neuf à dire, nos grands élus ont un vocabulaire architectural classique et  mégalomaniaque à  la mesure de leur absence tonitruante de pensée.

Dans les petites villes de Province, c'est surtout le tramway qui fait office de merveille, sur le modèle de nos manèges d'enfance - mais en ligne droite.

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07/10/2008, sous le titre diaporama

lundi, 17 novembre 2014

Bientôt Noël !

Musée du Quinquennat
Département ris, jeux et déguisements

le 17 novembre 2007, nous proposions aux femmes de droite qui ne roulent pas sur l'or, et qui ne pètent pas dans la soie, une idée cadeau pour Noël.

17 novembre 2014, les médias officielles nous proposent déjà le retour de Sarkozy, de quoi vider les malles et ressortir les indémodables.

La chauve-sarko

- facile, pas cher -
C'est pas parcequ'on est de droite qu'on est riche et doué !
 
Et comme tous les ans tu te demandes ce que tu offriras à ton chef de service de mari qui prend du bide - Alors je te propose  ce modèle de panoplie de Supersarko à réaliser soi-même.
 
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Une panoplie amaigrissante qui permettra à  ton chef de service de mari de retrouver en quelques semaines sa taille de jeune fille pour peu qu'il volète un minimum d'un quart d'heure par jour.
 
Nos petits trucs 
 
- Les ailes sont en bâche plastique qu'utilisent les SDF
- Le masque en carton d'habitat temporaire qu'affectionne les SDF.
Découpe le portrait du président  dans une des nombreuses affiches de la présidentielle qui te restent sur les bras parce que, pas folle la guêpe, tu n'as jamais osé en coller une.
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V comme vanité

Musée du Quinquennat (2008)
Salle des restaurations.
 
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D'après  Franz Hals
Jeune Homme tenant un crâne (vanité-1626)
National Gallery de Londres
 

La vanité et la crainte du ridicule sont les traits les plus saillants du caractère français.
C'est étrange, à coup sûr, la vanité étant neuf fois sur dix la source du ridicule.

 Elie Faure.

M comme modestie

Musée du Quinquennat - 2008
Caniche royal ( de luxe)

Le 31 décembre 2014, la plateforme de blogs du Télégramme fermera ses portes. Il ne sera plus possible de mettre à jour ce blog (qui sera encore visibles durant 6 mois).  Les zèbres en cavales se préparent à une migration et vident le grenier et la cave avant de boucler les malles. D'ici là bonne fin d'année.

En octobre 1995, dans une brève, Charlie Hebdo annonçait que, pour les législatives, dans la circonscription de Neuilly, le " caniche de Balladur " (Sarkozy) serait opposé à la "chienne de Buchenwald " (Marie-Caroline Le Pen). Charlie était condamné pour injure.  

En 2012, Sarkozy héritait du surnom de " caniche de Washington " pour avoir fait la promotion de la politique américaine en France et en Europe.

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" Il coûte si peu aux grands à ne donner que des paroles, et leur condition les dispense si fort de tenir les belles promesses qu'ils vous ont faites, que c'est modestie à eux de ne promettre pas encore plus largement."

Jean de La Bruyère - Les Caractères ou les mœurs de ce siècle - 1688

Sur le site  Gutenberg
Auteurs français sur le site http://www.gutenberg.org/browse/languages/fr

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Au liseur benivole
Salut & Paix en Iesus le Christ.

Sarkozine prognostication
Certaine, veritable & infaillible
pour le Quinquennat perpetuel
Nouvellement composée au prouffit & advisement de gens estourdis & musars de nature,
Par maistre Canichus,
Tireur es cartes,
lunapete, & solicuphore,
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Le cartomanchien
 Musée du Quinquennat
 
Considerant infiniz abus estre perpetrez à cause d'un tas de Prognostications esconomiques faictes à l'ombre d'un verre de vin  par moultes pipeurs & tabarins, ie vous en ay presentement calculé une la plus sceure & veritable que feut oncques veue, comme l'experience vous le demonstrera. Car sans doubte veu que dict le Prophete Royal, Psal. v. à Dieu " Tu destruyras tous ceulx qui disent mensonges":
TOUT VA BENE !
 

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Sois jeune...

Le retour des vieilles peaux.

le 31 décembre 2014, la plateforme de blogs du Télégramme fermera ses portes. Il ne sera plus possible de mettre à jour ce blog (qui sera encore visibles durant 6 mois).  Les zèbres en cavales se préparent à une migration. D'ici là bonne fin d'année.

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On reconnaît l'ombre de Mongénéral, le père fondateur de la cinquième république et père spirituel de ses avatars. L'héritage est actuellement entre de bonnes mains.
 
05/05/2008
 
 

 

10:28 Publié dans - Museum des Quinquennats | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mai 68, affiche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

BOUM !

Le 18 mai 2007, 1 visite.  Le 19 mai 2007,  pas de visite.  Le 20 mai, personne. Le 21 mai, pas un pékin. Et le 22 mai, 12 visiteurs d'un coup ! Les zèbres en cavale décidaient alors de poursuivre ce blog !

le 31 décembre 2014, soir du réveillon, la plateforme de blogs du Télégramme fermera ses portes. Il ne sera plus possible de mettre à jour les blogs.

Avant le grand soir, les zèbres en cavales préparent donc à une migration vers de nouvelles pâtures. D'ici là bonne fin d'année.

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jeudi, 13 novembre 2014

Que la Vérité advienne !

"Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville en s'y prenant bien: et nous avons ici des gens d'une adresse!..."

Bazile, dans le Barbier de Séville

 

Invité de France Inter, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a déclaré ne jamais avoir eu échos des informations révélées par Le Monde concernant les conversations des gendarmes lors de la mort de Rémi Fraisse. Les autorités ayant – au minimum – failli dans leur communication puisque les gendarmes présents avaient rapidement su que Rémi Fraisse avait succombé à ses blessures.

Une des perles du ministre qui, ce matin, n'en finissait pas de souhaiter que la "vérité advienne" :  "La grenade offensive, qui vous dit qu'elle a été tirée en direction des manifestants ?"

 

"La vérité n'est pas du côté du plus grand nombre, parce qu'on ne veut pas qu'elle y soit. "

Boris Vian

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Tableau allégorique d'Édouard Debat-Ponsan"La Vérité sortant du puits" avec pour devise " Nec mergitur"(1898)
Le titre complet en dit long sur le rôle du prêtre et du spadassin représentant l'armée: La Vérité, dressant son miroir s'efforce de sortir du puits où la maintiennent l'hypocrisie de Basile et la rude poigne de la force brutale.
Engagé dans la lutte pour la réhabilitation de Dreyfus, Debat-Ponsan exposa au Salon de 1898 son tableau manifeste qui fut offert, par souscription publique, à Émile Zola. 
 
Le barbier de Séville ou la Précaution inutile de Beaumarchais

BAZILE.   La calomnie, Monsieur! Vous ne savez guère ce que vous dédaignez; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés. Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville en s'y prenant bien: et nous avons ici des gens d'une adresse!... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l'orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné.
Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l'oreille adroitement. Le mal est fait; il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'oeil; elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?  
Acte II scène 8
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Elle était trop nue... 
 

PS & enseignement : le mécanisme d'une escroquerie

Les "socialistes" (?) et l'école

Au pays du mensonge déconcertant

Par Denis Collin 11/11/2014 - La Sociale

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Quand ils parlent du bilan du gouvernement Hollande, les commentateurs autorisés (notamment ceux de radio-gouvernement) n'omettent jamais de citer les créations de poste dans l'Éducation nationale. La réalité est bien différente. Là encore il faut dénoncer les gros mensonges de la centrale de propagande gouvernementale.L'étude réalisée par le SN-FO-LC, à partir des données ministérielles démontre sans l'ombre d'une équivoque que la prétendue création des 60.000 postes (une promesse phare de Hollande) est une gigantesque escroquerie. On peut lire tous les détails ici. L'article publié dans le Monde du 5 novembre 2014 et reproduit ci-dessous démonte le mécanisme de cette escroquerie.

Et ceci n'est que le début. En signant au mois d'août dernier l'aborgation du décret de 1952 qui définissait les statuts des professeurs, Hamon (grand frondeur autoproclamé) a mis en place les moyens réglementaires d'une offensive systématique contre les enseignants et contre l'école. Polyvalence, baisse des salaires, suppressions de postes: c'est le menu du jour. Dans les départements les directions de l'éducation nationale annoncent "un choc" dans les collèges La publication des DHG en janvier prochain réservera des surprises douloureuses. D'autant plus intolérable est donc la position de la FSU (notoirement proche du Front De Gauche) qui pratique à l'égard du ministère une politique de soutien à peine critique. Nous aurons l'occasion d'y revenir.

L'article de Maryline Baumard : 60 000 postes dans l’éducation, vraiment ?  Le Monde  05.11.2014

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François Hollande avait promis 60 000 postes pour l’école à l’horizon 2017. A la moitié du quinquennat, le ministère de l’éducation nationale reconnaît en avoir créé 3 856 dans l’enseignement public (2 906 dans le primaire et 950 en collèges et lycées).

Il s’agit là de vrais postes, d’emplois de titulaires, pérennes, à temps plein devant les élèves – quand l’essentiel des créations faites depuis 2012 concerne des stagiaires. Quelque 28 000 postes consacrés à la formation ont en effet bien vu le jour. Leur nombre autorise le gouvernement à afficher ses « créations massives » et à se féliciter qu’il est bien en route pour les emblématiques 60 000. Sauf qu’un stagiaire ne sera enseignant à temps plein que si un poste de titulaire est créé.

Or, depuis 2012, il n’y a pas de miracle. Le recrutement des stagiaires est savamment calibré pour compenser les départs en retraite des professeurs, à peine plus. La préoccupation n’est ni d’offrir des moyens d’enseignement sur le long terme aux 12,3 millions d’élèves ni de réellement transformer l’école primaire, comme promis. Il s’agit plus de jouer les artifices pour faire du chiffre sans grever les finances publiques que de réinventer une école capable d’enseigner à tous à lire, écrire et compter.

Jeu d’écriture et coupes massives

« Bien sûr qu’on peut créer des postes budgétaires sans créer de postes de titulaires. Ce sont des jeux d’écriture que tous les budgétaires maîtrisent, s’amuse un ex-fonctionnaire rodé aux ruses de Bercy. Depuis 2012, les enseignants en formation sont à nouveau comptés dans les effectifs fonctionnaires. C’est même là que se niche la plus grosse part des postes créés depuis le retour de la gauche. »

Le gouvernement socialiste n’a rien inventé. Il exécute la manœuvre inverse de celle menée par la droite durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Pour faire disparaître massivement des postes du budget, les étudiants en « formation » (ou ce qu’il en restait après la suppression des Instituts universitaires de formation des maîtres) avaient alors été soustraits des effectifs de fonctionnaires, même s’ils assuraient une mission d’enseignement.

Xavier Darcos et Luc Chatel, ministres de l’éducation entre 2007 et 2012, ont ainsi fait disparaître 80 000 postes. Certains par jeu d’écriture, beaucoup plus par coupes massives. La gauche, elle, fait l’exercice inverse : elle réintègre massivement les stagiaires dans le budget et crée à la marge quelques petits milliers de titulaires. Car quel que soit le nombre d’heures et la durée de présence dans les classes, chaque poste créé vaut « un » dans le grand décompte qui mène aux 60 000. Ce qui explique que l’on soit pour certains arrivés à moins de 4 000 postes créés, pour d’autres à 31 627.

Une démographie qui flambe

Le subterfuge permet quoi qu’il en soit à Valérie Rabault, rapporteur général du budget, comme à la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, de se féliciter de cette priorité présidentielle si bien servie et de s’autocongratuler de « dépenser 1,1 milliard d’euros supplémentaire pour l’éducation en 2015, notamment du fait des 9 421 postes supplémentaires dans l’enseignement scolaire ».

9 421 postes ? Qu’il y ait 9 421 visages nouveaux à la rentrée dans les classes, sans doute, mais ce seront massivement des stagiaires, que les élèves ne verront que quelques heures chaque semaine. Sur ce total, seuls 2 261 correspondent à des postes de titulaires (811 en école, 1 450 en collèges et lycées), les autres n’assureront qu’un temps partiel.

Sur le terrain, cela fera en moyens d’enseignement l’équivalent de 2 511 postes dans le primaire, de 2 555 dans le second degré et 668 dans l’enseignement privé. Juste de quoi maintenir le taux d’encadrement face à une démographie qui flambe et appliquer la réforme des zones d’éducation prioritaires.

Les commentaires du projet de loi de finances ne le cachent d’ailleurs pas et précisent que les moyens nouveaux du secondaire « seront consacrés à la couverture des besoins liés à l’augmentation prévisionnelle des effectifs des élèves et à la mise en œuvre du plan pour l’éducation prioritaire ». Dans le primaire, ils iront aussi « à la couverture des besoins liés à l’augmentation des effectifs d’élèves, à l’amélioration du dispositif de décharge des directeurs d’écoles et à la mise en œuvre du plan pour l’éducation prioritaire ».

Voilà qui permet mieux de comprendre pourquoi les enseignants estiment que la gauche n’a pas changé leur quotidien. Sur le terrain, le remplacement est souvent impossible. Le grand appel d’air promis n’est pas au rendez-vous. Il y aura encore moins d’enseignants dans les écoles maternelles et élémentaires à la rentrée 2015 qu’il n’y en avait lors du dernier exercice budgétaire mené par la droite, en 2011.

«  Il est difficile de s’engager »

Dans ce budget, qui arrive à la fin de 80 000 coupes de postes de la droite, 320 000 postes étaient affectés au primaire. Le budget 2015 en prévoit 318 000… En dépit des 2 906 postes de titulaires créés dans le premier degré depuis 2012, on est donc loin du compte. Et à des années-lumière des 14 000 postes promis dans la loi d’orientation de l’été 2013 pour que cette école primaire soit réellement érigée en priorité au sein de cette priorité présidentielle qu’est la jeunesse.

Dans l’entourage de la ministre de l’éducation, on n’exclut pas de créer les 11 094 postes de titulaires manquants pour refonder l’école, aux budgets 2016 et 2017, « même s’il est difficile de s’engager », convient-on prudemment Rue de Grenelle. Pourtant, la promesse paraît d’autant plus irréaliste que le nombre de stagiaires recrutés cette année ne permettra pas de créations massives de postes de titulaires au budget 2016. Il ne resterait donc que 2017 pour redresser la barre et assurer la promesse législative ?

Quoi qu’il en soit et vu la nature des 31 627 premières embauches, tout laisse penser que Bercy a eu raison de la Rue de Grenelle et a « habillé » le budget pour faire en sorte que les 54 000 postes dévolus à l’enseignement scolaire (sur les 60 000) restent ultra-majoritairement des postes de stagiaires. Après tout, le chef de l’Etat n’avait pas promis 60 000 postes pérennes… même si les acteurs de l’école, eux, l’avaient rêvé.

> L'article du Monde : 60 000 postes dans l’éducation, vraiment ? par Maryline Baumard,  5 novembre 2014

> à lire également sur le site Sauvons l'Université

09:24 Publié dans Enseignement, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : education, ps, escroquerie, hamon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Impôts : mesures Sarkozy non abrogées par Hollande

Hollande et Cie, ou la continuité de la politique néolibérale

3992716853.pngLe journal Le Télégramme a publié samedi une étude sur l'augmentation des impôts subie par la population Dans les quatre départements de la Bretagne l'impôt sur le revenu moyen a fait un bond de près de 38%, passant de 1566 à 2158 euros.. 930 922 foyers avaient payé l'impôt sur le revenu en 2009, ils étaient 1 033 854 en 2013 soit 102 932 de plus. L'impôt sur le revenu moyen a fait un bond de près de 38% passant de 1566 à 2158 euros.

En cause, les mesures Sarkozy non abrogées par Hollande: la non-indexation du barème de l'impôt sur l'inflation et la suppression progressive, à partir de 2008, de la demi-part "parent isolé". (POI)

> Impôt des Bretons. 53% de plus en quatre ans ! par Yvon Corre / Le Télégramme  8 novembre 2014

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Le gel du barème de l'impôt

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En 2011, le gouvernement Fillon a décidé de geler, de manière exceptionnelle, l'indexation du barème sur l'inflation. Ce système faisait progresser les revenus minimum et maximum de chaque tranche du montant de l'inflation chaque année, afin de ne pas pénaliser les salariés dont les revenus auraient été revalorisés en fonction de la hausse des prix. Un ménage dont les revenus progressaient au même rythme que cette dernière restait donc dans la même tranche et payait le même montant chaque année.

Avec le gel, le barème reste le même d'une année sur l'autre et ne prend donc pas en compte l'inflation (+ 1,9 % en juillet par rapport à juillet 2011). La moindre hausse, même minime, des revenus d'un foyer, peut conduire ce dernier à payer, pour la part dépassant le seuil, la tranche supérieure d'impôt sur le revenu.

Si le maintien de ce gel du barème venait à être confirmé, il en résulterait une hausse générale de l'impôt sur le revenu, pour l'ensemble des 19 millions de foyers imposables.

Le gel du barème, une hausse masquée de l'impôt sur le revenu, par  Alexandre Pouchard /  Le Monde.fr - 03.09.2012

Demi-part des « parents isolés »

Entre 2009 et 2014, une hausse d'impôt de près de 1 milliard d’euros pour plus de 2 millions de personnes

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Jusqu’en 2009, un contribuable célibataire, divorcé ou veuf pouvait bénéficier d’une demi-part supplémentaire sous certaines conditions (vivre seul, avoir eu un ou plusieurs enfant(s)s imposé(s) distinctement ou avoir eu un enfant décédé après l’âge de 16 ans ou avoir adopté un enfant). Plus de 4 millions de contribuables bénéficiaient de cette demi-part en 2009. A compter de l’imposition des revenus de 2009, une condition supplémentaire est venu durcir le dispositif : avoir élevé seul l’enfant pendant au moins 5 ans. Compte tenu de l’évolution de la cellule familiale, un grand nombre de personnes perdront le bénéfice de cette demi-part. On estime ainsi à plus de 2 millions de contribuables le nombre de perdants.

> Communiqué de presse / Syndicat Solidaires-Finances publiques, 2012

" Faibles et puissants face à l’impôt "

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Les travaux du sociologue Alexis Spire démontrent que l’usage de l’impôt et les méthodes de perception sont différenciés selon les revenus. L’administration fiscale a recours à des techniques implacables et mécaniques pour les petits montants. Mais elle se montre bien plus conciliante avec la grande fraude, des entreprises ou des contribuables aisés. Elle cajole les nantis et fait la chasse aux pauvres.

Ainsi, les revenus du travail sont déclarés automatiquement et les fichiers informatiques sont croisés entre les différentes administrations pour généraliser les contrôles des demandeurs des prestations sociales.

Mais la logique est inverse pour les détenteurs de patrimoine et les travailleurs indépendants. Les montants au titre de l’impôt sur la fortune sont ainsi évalués par les contribuables eux-mêmes, avec très peu de contrôles.

En outre, la pénalisation est à deux vitesses : forte avec les pauvres et faible avec les riches. Pour de faibles montants et les classes populaires, l’administration privilégie la répression et la moralisation. Quand les fraudes sont élevées et difficilement détectables, seul l’objectif de rentabilité de l’État détermine les transactions de conciliation avec les fraudeurs.

> Le peuple souverain pour l’impôt juste, Parti de gauche

> Alexis Spire, février 2013 - le Monde diplomatique - Enquête derrière les guichets de l’administration fiscale. Comment contourner l’impôt sans s’exiler :

" Pour les plus riches, nul besoin de frauder ou de s’exiler pour payer moins d’impôts. Une enquête de plusieurs années derrière les guichets du Trésor public vient de dévoiler les mécanismes permettant aux contribuables les plus aisés de profiter soit de la mansuétude de certains agents du fisc, soit du manque de moyens de l’administration fiscale. L’auteur en résume ici les résultats."

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mercredi, 12 novembre 2014

Acrimed : Appel à la manifestation du 15 novembre

15 novembre : pour une alternative à l’austérité et au statu quo sur la question des médias 

communiqué d' Acrimed, le 10 novembre 2014

Un appel à une mobilisation nationale le 15 novembre 2014 a été lancé par le « collectif 3A » (Alternative À l’Austérité). Ce collectif regroupe les syndicats, associations et partis qui ont organisé la manifestation unitaire du 12 avril 2014. « Maintenant ça suffit ! », disaient-ils alors pour appeler à marcher « contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ». Et nous ajoutions « Maintenant, ça suffit !… sur la question des médias aussi », expliquant ainsi pourquoi l’association Action-Critique-Médias (Acrimed) avait décidé de se joindre à cette manifestation. Les organisateurs de la mobilisation du 15 novembre en appellent aujourd’hui à une « alternative à l’austérité ».

Bien qu’elle ne figure pas parmi les urgences économiques, sociales et écologiques, la question des médias ne saurait être négligée. C’est pourquoi l’association Acrimed s’associera à la mobilisation pour en appeler à une alternative à l’austérité et au presque rien sur la question des médias.

Austérité d’un côté : le gouvernement taille dans le budget consacré aux médias (tout en maintenant un système d’aides à la presse particulièrement opaque et revenant à subventionner les grands groupes capitalistes de presse). Presque rien de l’autre : le gouvernement est à ce point mobilisé pour réduire les dépenses publiques (exception faite des dons sans contreparties destinés aux entreprises), qu’il oublie des réformes – lui qui prétend « réformer la France » – qui ne coûteraient pourtant pas un centime d’euros (notamment une loi reconnaissant un statut juridique aux rédactions pour lutter contre le pouvoir des actionnaires, et une autre protégeant le secret des sources). Or, ne rien faire, c’est entériner une situation qui, dans les médias aussi, ne cesse de s’aggraver : en ce qui concerne aussi bien l’emploi (suppressions de postes, précarisation généralisée, etc.) que la qualité de l’information, le pluralisme et l’indépendance des rédactions. À quelques nuances près, nous ne pouvons donc que réaffirmer ce que nous écrivions il y a six mois :

« Sur la question des médias, le candidat François Hollande avait peu promis. Mais il n’a à ce jour presque rien tenu. Une réformette du CSA tient lieu de transformation de la régulation démocratique des médias. L’appropriation des médias par des groupes qui dépendent des marchés publics est restée inchangée. La refonte des aides à la presse, timidement envisagée, a été reportée sine die. La loi sur le secret des sources, pourtant adoptée en commission, a disparu. Des propositions de lois, notamment sur le statut juridique des rédactions et sur le statut d’entreprise de presse sans but lucratif, ont été déposées ou pourraient l’être : il n’existe aucune certitude qu’elles soient effectivement discutées. Les lois Loppsi et Hadopi sont, pour l’essentiel, toujours en vigueur : simplement, au lieu de les abroger, elles sont, faute de moyens, courageusement rendues inapplicables. La financiarisation des entreprises médiatiques continue à faire des ravages, la précarité d’une grande partie des journalistes (notamment les jeunes) ne cesse de se développer, la distribution de la presse imprimée est déstabilisée, les concentrations et les instrumentalisations capitalistes des médias s’intensifient : sur tout cela le gouvernement est de marbre. Mais, notamment pour obéir aux injonctions de l’Europe libérale, le statut de l’AFP est menacé et France Télévisions risque en 2017 d’être privée du soutien du budget public, sans réelle contrepartie. »

C’est pour toutes ces raisons, qu’Acrimed se joindra à la mobilisation du 15 novembre. Et pour les mêmes raisons Acrimed organisera, le 31 janvier 2015, une journée de critique des médias, avec un seul mot d’ordre : si un autre monde est possible, d’autres médias le sont aussi ; pour qu’un autre monde soit possible, d’autres médias sont nécessaires.

- La liste des manifestations du 15 novembre est disponible sur le site du collectif 3A.

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